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26/10/2020 – La crise sanitaire bouscule toute l’Europe

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L’épidémie de coronavirus laisse planer le spectre de nouveaux en Europe ! L’Irlande a notamment décidé cette semaine de reconfiner sa population pour six semaines. Au programme notamment : fermeture des commerces non-essentiels, bars et restaurants qui ne pourront servir qu’à emporter.. Lire la suite


19/10/2020 – Le COVID pèse sur l’euro

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En Europe, la semaine dernière a été compliquée notamment pour la France. En effet, le nombre de cas de coronavirus est en croissance exponentielle et il semble dorénavant impossible d’enrayer la crise sanitaire qui touche le monde sans prendre des mesures radicales. Lire la suite

12/10/2020 – L’indépendance de la Banque Nationale suisse

 

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Toute la semaine dernière, l’épidémie s’est accélérée en France, selon des chiffres de Santé Public France publiés samedi, 26 896 nouveaux cas ont été enregistré en 24 heures. Ce chiffre record jamais atteint depuis le début de l’épidémie, a fait basculer quatre nouvelles villes (Lille, Saint-Etienne, Lyon et Grenoble) en alerte maximale. Le Président de la République française Emmanuel Macron avait déjà parlé mercredi de plus de « restrictions dans les zones où le virus circule trop vite ». Déjà actuellement en place à Aix-Marseille, en Guadeloupe, à Paris et sa petite couronne, ces mesures comprennent notamment la fermeture des bars, la mise en place d’un protocole sanitaire strict pour les restaurants ou encore la réduction de moitié des effectifs en présentiel dans les universités. Le chef de l’Etat a cependant exclu un nouveau reconfinement et mise sur la responsabilité des français pour lutter contre la propagation du virus.

Mardi, lors d’une réunion de l’Eurogroupe, le Commissaire Européen aux Affaires Économiques Paolo Gentiloni a déclaré que les règles européennes en termes de politique budgétaire (règle des 3% de déficit et de 60% de dette publique rapportés au PIB) resteront suspendues l’an prochain afin de soutenir les mesures expansionnistes des gouvernements pour faire face à la crise économique provoquée par le coronavirus.

Face à l’inquiétude grandissante dans la plupart des pays du vieux continent, la course au vaccin s’accélère une nouvelle fois ! La Commission Européenne a annoncé ce jeudi avoir conclu un accord avec le laboratoire pharmaceutique américain Johnson & Johnson pour la réservation de 400 millions de doses de son vaccin contre le coronavirus qui est en phase de développement au sein de sa filiale Janssen. Il s’agit du troisième contrat de ce type signé par l’Union Européenne avec les laboratoires après deux précommandes passées auprès d’AstraZeneca et de Sanofi, ce qui élève les stocks à 1,1 milliard de doses pour une population de 450 millions d’habitants.

En Europe, nous serons tous suspendus au discours de Christine Lagarde, présidente de la BCE qui aura lieu aujourd’hui. 

 

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Le président de la direction générale de la Banque nationale suisse (BNS), Thomas Jordan a livré jeudi un plaidoyer pour l’indépendance de la BNS. A l’occasion d’une conférence organisée par la fondation Progress, il a rappelé à Zurich que la mise en place d’un système de monnaie fiduciaire solide visant la stabilité des prix et des finances publiques repose sur une indépendance entre la BNS et le gouvernement. Rattacher la Banque Centrale suisse à l’état fédéral ne serait qu’une mauvaise décision car il expliqué qu’il « n’en résulterait qu’un fiasco économique ». 

 

Annoncé par le secrétariat d’Etat à l’économique (SECO), les chiffres du chômage en Suisse ont reculé à 3.2%, soit 2 551 personnes de moins au chômage que le mois précédent. Le recours au chômage partiel a également diminué de 28.8% par rapport au mois d‘août.  Cette baisse du nombre de chômeurs a permis au SECO de revoir ses prévisions et de s’attendre à une récession moins forte qu’initialement redoutée grâce notamment au redémarrage plus rapide que prévu de l’économie suisse.

 

En Suisse, nous attendons la publication des prix à la production du mois de septembre.

L’AGENDA ÉCONOMIQUE DE LA SEMAINE

13/10/2020 : Discours de Lagarde (BCE) (EUR)

13/10/2020 : Publication de l’indice ZEW du sentiment économique (mensuel) (EUR)

14/10/2020 : Publication des chiffres de la production industriel d’Aout (mensuel) (EUR)

15/10/2020 : Publication des prix à la production (mensuel) (CHF)

16/10/2020 : Publication de l’indice des prix à la consommation (EUR)


31/08/2020 – La Suisse sous quarantaine


 

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Cette dernière semaine de vacances n’a pas été épargnée par le Covid-19, la France, l’Espagne, la Belgique ainsi que l’Italie demeurent les principaux impactés de cette nouvelle vague de l’épidémie, l’Europe reste cependant positive vis-à-vis de sa capacité à contrôler cette nouvelle vague. En France notamment, malgré les chiffres les plus inquiétants de l’Europe avec 7379 nouveaux cas le 28 Août, le président de la république Emmanuel Macron et le ministre de la santé Olivier Véran disent être confiants vis-à-vis de la capacité de l’hexagone à confronter cette seconde vague. Cela peut peut-être s’expliquer par la baisse du nombre de contaminés hospitalisés ou en réanimation. En ce qui concerne les voyages intra-européen la Belgique a ajouté entre autres, Paris et le Val-de-Marne à sa liste de régions où le voyage est restreint, à moins d’être confronté à une période d’isolement au retour, ainsi qu’un dépistage.
La Banque centrale Européenne se montre réticente en ce qui concerne les taux d’intérêts négatifs. En effet il n’est pas difficile d’imaginer que la nomination au board de la politique allemande Isabel Schnabel implique une gouvernance similaire au modèle Allemand qui préfère généralement des taux directeurs élevés en parallèle à une action modérée. Ainsi elle a annoncé que les taux d’intérêts négatifs pourraient « augmenter avec le temps ».
Par ailleurs, lors du symposium de Jackson Hole, Philip R. Lane qui est membre du comité décisionnaire de la BCE est revenu sur les mesures prisent par la BCE pour faire face à la crise du COVID-19 et a affirmé la volonté de la BCE de faire tourner la planche à billets autant que nécessaire pour soutenir les secteurs et économies les plus fragiles.
Enfin, la résignation de Phil Hogan de son poste de commissaire européen au commerce pour donner suite au scandale « Golfgate » où il n’aurait pas respecté les mesures sanitaires irlandaises. Cette nouvelle se montre problématique pour Ursula Von der Leyen qui va devoir rapidement lui trouver un remplaçant au milieu de négociations difficiles avec la Chine, Le Royaume-Uni et les Etats-Unis.

 

En Allemagne, nous attendons pour la semaine prochaine une augmentation du taux de chômage de 6.4%. Un indice des directeurs d’achat positif de 53.0. Une production liée aux commandes à l’industrie augmentant de 5%.
En France, nous attendons pour la semaine prochaine un indice de directeurs d’achat du secteur des services français positif de 51.9.  Un indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier positif de 53.7.
En Europe, nous attendons un indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier positif de 51.7. Nous attendons une hausse de l’indice des prix à la consommation. Une augmentation du taux de chômage.  Un indice des directeurs d’achat du secteur des services de 50.1. Une augmentation de la vente au détail.

 

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En Suisse pour la première fois depuis le 19 Avril, le nombre de cas a dépassé la barre des 300. En effet l’impact du Covid-19 est en légère augmentation avec 376 nouveaux cas ce Samedi 29 Août contre 340 Vendredi et 361 Jeudi. En conséquence, la Suisse s’est vue ajoutée à la liste des voyageurs mis en quarantaine une fois arrivé au Royaume-Uni.
En parallèle à tout cela, A Zurich, le mouvement des “corona-skeptiker” s’est vu rassembler plus d’un millier de manifestants venant de toute la Suisse, ne portant pas de masque et ne respectant pas les gestes barrières. Ces sceptiques du Coronavirus montrent du doigt l’OMS et le gouvernement qui selon eux auraient mis en place des mesures “liberticides”. La foule mécontente souhaite la levée des restrictions imposées car ils considèrent que le masque les empêcherait d’attraper le virus et ainsi d’obtenir une immunité créée par les anticorps qu’ils développeraient et qu’en conséquence, seront obligés de se faire vacciner.

En Suisse nous attendons pour la semaine prochaine un indice des directeurs d’achat positif de 52.0. Une baisse de l’indice des prix à la consommation.

 

 

 

L’AGENDA ÉCONOMIQUE DE LA SEMAINE

30/08/2020: IPC Allemagne  (EUR)
01/09/2020: PMI procure Suisse  (Mensuel) (CHF)

01/09/2020: PMI Manufacturier France (Mensuel) (EUR)

01/09/2020: Taux de chômage Allemagne +6.4%. Taux de chômage Europe  (Mensuel) (EUR)
03/09/2020: IPC Suisse (Mensuel). 

03/09/2020: PMI Services France (Mensuel) (EUR)

03/09/2020: PMI Services Allemagne (Mensuel) (EUR)

03/09/2020: PMI Services Europe  (Mensuel) (EUR)
04/09/2020: Commande à l’industrie Allemagne (Mensuel) (EUR)


29/06/2020 – L’Euro est encore fébrile face à un franc suisse plombé par les taux négatifs

Les publications de la semaine passée concernant l’euro sont rassurantes mais n’offrent pas encore de certitudes aux investisseurs. De son côté,  le franc Suisse continue de jouer les valeurs refuges, au grand dam des autorités monétaires du pays et malgré des taux d’intérêts négatifs.

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La semaine dernière s’est révélée être en dents de scie pour l’Europe. En effet, la semaine commençait difficilement puisque l’on apprenait que l’Allemagne voyait son taux de contamination de coronavirus repartir à la hausse, et de ce fait procéder à un confinement partiel, en fonction des foyers de contamination.

Par la suite, au cours d’une réunion entre la commission européenne et la Chine, la présidente Ursula Von Der Leyen s’était montrée intransigeante face au président chinois Xi Jinping concernant la lente mise en place des accords commerciaux entre l’Empire du Milieu et les entreprises de l’Union Européenne.

Malgré tout, les très bons chiffres affichés par l’UE, en termes de PMI manufacturiers et services, ont permis de soutenir l’euro face aux autres valeurs.

En fin de semaine, la France affichait également d’excellents chiffres concernant la confiance des consommateurs pour le mois de Juin. Résultat très important, quand on sait que depuis plusieurs mois maintenant, la crise du coronavirus paralysait la majorité des pays européens.

Lors de son discours de vendredi dernier, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, s’est exprimée favorablement en une reprise de l’activité économique européenne dans les prochains mois. En effet, selon elle, le pire de la crise est passée, bien qu’il faille faire preuve de prudence face à une potentielle deuxième vague de contamination par le coronavirus. Après avoir subi une baisse de 6% du PIB européen, la BCE prévoit un rebond de 5,2% pour 2021, et 3,3% pour 2022. Christine Lagarde, au cours de son discours, a par ailleurs confirmé que la banque centrale continuera son programme de rachat d’obligations pour soutenir l’économie européenne, à hauteur de 1 350 milliards d’euros jusqu’en Juin 2021.

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Difficile semaine pour la paire EURCHF. En effet, si cette dernière s’est appréciée au cours de la journée de Lundi 22 Juin 2020, la paire évoluait à la hausse, atteignant un pic à 1.0724, nous avons pu constater un retournement de marché à partir de Mardi 23 Juin 2020. Et cette chute du taux de change s’est étendue sur toute la semaine passée, pour clôturer vendredi soir à 1.0630.

Symbole de stabilité monétaire, le franc suisse jouit encore et toujours de son statut de valeur refuge. En effet, la paire EURCHF reste tiraillée entre les très bonnes annonces économiques globales, et la crise sanitaire qui n’en finit plus de s’éterniser au profit du franc suisse.

Du côté économique, c’est le marché de l’immobilier suisse qui fait parler de lui. Depuis 2015, les taux d’intérêts sont négatifs, permettant aux investisseurs de pouvoir acquérir à bas coûts des biens immobiliers. Pari réussi, puisque depuis près de 5 ans  les capitaux affluent en masse. Les immeubles de rendement ont donc été pris d’assaut par les investisseurs. Par ailleurs, la crise de coronavirus que nous subissons depuis plus de 3 mois, a totalement ralenti le marché, et de ce fait fait tomber les prix, puisque la demande n’est plus. Il est donc fort probable que l’immobilier soit encore pour une période indéterminée, l’investissement le plus attrayant.

 

Enfin, concernant la pandémie, le pays a vu au cours de la semaine son nombre de cas de contamination repartir à la hausse et cela inquiéte l’Office Fédéral de la Santé Publique. En effet, après un pic atteint samedi, les autorités suisses ont rappelé l’importance des mesures de protections.

 

L’AGENDA ÉCONOMIQUE DE LA SEMAINE

Mardi 30 Juin 2020 08h30 : Ventes au détail annuelles (CHF)

Mardi 30 Juin 2020 09h00  : Indicateur avancé KOF pour le mois de Juin (CHF)

Mardi 30 Juin 2020 11h00  : IPC annuel (EUR)

Mercredi 01 Juillet 2020 09h30 : PMI pour le mois de Juin (CHF)

Mercredi 01 Juillet 2020 10h00 : PMI manufacturier pour le mois de Juin (EUR)

Jeudi 02 Juillet 2020 08h30 : IPC mensuel pour le mois de Juin (CHF)

Jeudi 02 Juillet 2020 11h00 : Taux de chômage pour le mois de Mai (EUR)

Vendredi 03 Juillet 2020 10h00 : PMI services pour le mois de Juin (EUR)

Vendredi 03 Juillet 2020 21h30 : Positions nettes spéculatives sur l’Euro (EUR) 


23/06/2020 – L’euro va-t-il réussir à regagner du terrain face au franc suisse ?

Après avoir passé le 1,09 franc suisse pour 1 euro début juin, la monnaie unique reprend un peu de vitalité par rapport au franc depuis la fin de semaine passée. Tendance durable ou éphémère ?

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Le début de semaine dernière marquait la réouverture de la plupart des frontières intra-européennes tandis que le déconfinement s’accélérait en même temps que la chute de l’EUR face au CHF tout au long de la semaine.

La course contre la montre pour le vaccin contre le Coronavirus a notamment commencé à porter ses fruits mais n’a pas réussi à sauver l’euro. En effet, L’Allemagne, la France, l’Italie et les Pays-Bas annonçaient avoir signé un contrat avec AstraZeneca portant sur la fourniture de 400 millions de doses du vaccin contre le COVID-19 qu’elle développe actuellement en collaboration avec l’université d’Oxford. L’expérimentation est en phase avancée et une première tranche sera disponible d’ici la fin d’année. Également, l’entreprise biopharmaceutique allemande CureVac recevait l’aval du gouvernement pour lancer la phase d’essais cliniques pour un vaccin expérimental. En France, Emmanuel Macron était lui mercredi en visite chez Sanofi où il annonçait un accord pour le déblocage de 200 millions d’euros afin de “financer des infrastructures de production et de la recherche et développement”.

Cette semaine, il s’agira de surveiller le sujet qui terrorise les bourses en ce moment: la deuxième vague de Coronavirus, qui pourrait même déjà exister d’après certaines statistiques. En effet, des chiffres inquiétants continuent d’entretenir un sentiment d’aversion au risque sur les marchés, défavorable à l’euro … et favorable au franc ! On apprenait par exemple qu’en Allemagne le taux de reproduction du virus dépassait les 2.88 dimanche, contre 1.79 samedi, alors que celui-ci doit être maintenu sous 1 pour que l’épidémie soit considérée comme contenue. Un reconfinement est donc plus que jamais d’actualité.

 

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Lundi dernier, l’indice des prix à la production est sorti meilleur que prévu, ce qui a par la suite marqué la remontée du franc suisse face à l’euro.

Jeudi, la Banque Nationale Suisse décidait de maintenir son taux négatif à -0.75%, mais a nettement réduit ses prévisions d’inflation face à la forte récession attendue en 2020. Cette dernière s’attend désormais à un recul des prix de 0.7% en 2020 (contre -0.3% attendu précédemment). Les prix devraient également chuter de 0.2% en 2021 (contre +0.3% auparavant).

 

L’AGENDA ÉCONOMIQUE DE LA SEMAINE

 

Lundi 22 juin – 16h15 : Discours de De Guindos (BCE) (EUR)

Mardi 23 Juin – 10h00 : PMI manufacturier et services (EUR)

Jeudi 25 Juin – 14h30 : Discours de Schnabel (BCE) (EUR)

Jeudi 25 Juin – 15h30 : Discours de Mersch (BCE) (EUR)

 

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16/06/2020 – La crainte de la seconde vague pèse sur l’Euro

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Les bourses européennes ont très bien débuté la semaine passée, dynamisées par le plan de relance de la Banque Centrale Européenne. La majorité des indices européens étaient ainsi revenus à leur plus haut niveau depuis trois mois, enregistrant la plus rapide hausse depuis 2011. Christine Lagarde s’est d’ailleurs exprimée devant le Parlement Européen afin de défendre la proportion des mesures déployées par l’institution, notamment face aux critiques de l’Allemagne et des Pays-Bas. “Nos mesures contre cette crise sont temporaires, ciblées et proportionnées” déclarait-elle.

 

À l’heure de l’accélération du déconfinement européen, comme en témoigne le discours d’Emmanuel Macron hier soir et la réouverture de la plupart des frontières intra-européennes, c’est la crainte d’une deuxième vague qui pèse sur l’euro et les places boursières depuis 2 séances.

 

Ansi, la Chine enregistrait dimanche un rebond des nouveaux cas avec son plus haut chiffre quotidien depuis le mois d’avril. On remarque notamment l’apparition d’un nouveau foyer dans le marché de gros de Xinfadi, à Pékin, qui a entraîné sa clôture immédiate et le confinement de 11 zones résidentielles locales. Le Japon confirmait lui dimanche son plus haut bilan depuis le 5 mai. Aux États-Unis, c’est pas moins de vingt États qui ont constaté une recrudescence des cas depuis l’assouplissement des mesures de confinement.

 

Nous attendrons cette semaine des potentielles avancées concernant un accord commercial entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni puisque Boris Johnson, Ursula von der Leyen (Présidente de la Commission Européenne) et d’autres leaders européens se réunissent à ce propos aujourd’hui. C’est la première implication directe du Premier Ministre britannique depuis le mois de janvier. Nous surveillerons également la parution des données relatives à l’inflation mercredi et le bulletin économique de la BCE jeudi.

 

 

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La semaine dernière l’OCDE nous apprenait que le PIB suisse pourrait chuter de 7.7% cette année, dans le cadre où la pandémie serait endiguée d’ici l’été. Cependant, dans le scénario où une deuxième vague de contamination apparaîtrait, il pourrait s’effondrer de plus de 10%. 

 

Rappelons qu’en ces temps d’incertitudes l’aversion pour le risque des investisseurs favorise la devise helvétique.

 

Aujourd’hui sonne aussi la fin des contrôles aux frontières pour la Suisse, avec une réouverture totale pour les voyageurs en provenance de l’espace Schengen.

 

Du côté du calendrier économique nous suivrons de près la décision de politique monétaire de la Banque Nationale Suisse qui se tiendra jeudi. Les analystes n’écartent pas une possible baisse de taux directeur. Affaire à suivre !

 

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L’AGENDA ÉCONOMIQUE DE LA SEMAINE

 

Mardi 16 Juin – 11h00 : Indice ZEW du sentiment économique (Juin) (EUR)

Mercredi 17 Juin – 11h00 : IPC (EUR)

Jeudi 18 Juin – 09h30 : Décision de politique monétaire de la BNS (CHF)

Jeudi 18 Juin – 10h00 : Conférence de presse de la BNS (CHF)

Jeudi 18 Juin – 10h00 : Bulletin économique de la BCE (EUR)

Vendredi 29 Mai – 11h00 : IPC (EUR)


06/06/2020 – Au secours, l’euro remonte !

Pour la première fois de l’année 2020, l’euro repasse au dessus des 1,0870. Qui l’eut cru il y a encore 2 mois ? (Les frontaliers qui ont signé des ventes à terme à 1,05, sans doute). Moins d’un mois après le déconfinement, quelques jours seulement après l’ouverture des terrasses et des restaurants, l’euro fait un retour remarqué au premier rang face au franc suisse mais également face au dollar et aux valeurs refuges. Essayons de comprendre ce changement de cap et voir ou cela pourrait nous mener.

 

L’Europe resserrée sort l’artillerie lourde

 

Après un début de gestion de crise compliqué, l’Europe se montre solide et rassurante à l’heure du déconfinement. Aux 4 coins du vieux continent, les plans de relance de l’économie sont massifs, mettant sous couvert les limites d’endettement fixées à la création de l’euro. L’Allemagne, maître es orthodoxie financière, s’engage à hauteur de 130 milliards d’aide pour son économie, sans précédent. Dans le même temps, la Banque Centrale Européenne annonce un plan de soutien de plus de 600 milliards par l’intermédiaire d’un rachat de dettes. Une bouffée d’air pour l’Italie, qui a travers ce soutien a pu constater une baisse significative de ses taux d’emprunts. Dans cette solidarité européenne, les marchés financiers ont vu des signes positifs poussant l’euro vers des niveaux que nous n’avions plus connus depuis quelques mois. 

 

En Suisse, on respire beaucoup mieux 

 

Avec la crise du COVID, la Banque Nationale Suisse est intervenue sur les marchés pour soutenir le franc et l’empêcher de passer sous les 1,05. Avec ce regain de confiance en la monnaie unique, cela n’est plus nécessaire et le cours euro/chf retrouve une “certaine indépendance”. Le franc suisse flirte avec le 1,09 et pourrait poursuivre sa tendance haussière dans les prochaines semaines.  Il faut voir ici une bonne nouvelle pour les exportateurs suisses dont les principaux partenaires commerciaux sont situés en zone euro. Un franc un peu moins fort favorise la reprise de l’économie et donc de l’emploi. 

 

L’euro remonte, et c’est une bonne nouvelle pour les frontaliers !

 

Incontestablement, un taux de change à 1,087 et moins favorable qu’à 1,05 pour un travailleur frontalier ( en même vous aviez la possibilité de bloquer votre taux de change pendant 24 mois, je vous explique comment ici).  Toutefois, au regard de la crise sévère que nous traversons, si quelques centimes sur un change permettent de préserver des emplois, alors  il me semble qu’il faut accueillir ce mouvement sur le change comme une heureuse perspective pour l’économie helvétique, et pour l’emploi sur les cantons limitrophes.

 

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26/05/2020 – Pourquoi le franc suisse baisse-t-il légèrement par rapport à l’euro ? Les explications de nos experts Chang-privé.com

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Il y a très exactement une semaine, Macron et Merkel s’unissait pour une réponse européenne à la crise. Les figures de proue de l’Union Européenne proposaient un plan de relance économique à hauteur de 500 milliards d’euros. Un évènement très bien reçu par les investisseurs puisqu’il constituait un tournant dans la posture de l’Allemagne, jusqu’à présent catégoriquement opposée à l’idée de l’émission d’une dette commune. Point crucial, il ne s’agirait là pas de “prêts” mais bien de “dotations” directes aux pays les plus touchés. Mais l’euphorie initiale a vite laissé place au doute. Alors qu’une telle action nécessite l’aval des 27, l’Autriche, le Danemark, les Pays-Bas et la Suède ont déclaré ce week-end être opposés à cette proposition ! Ces pays seraient plus enclins à opter pour un système de prêts. Un fonctionnement qui ne ferait que repousser les problèmes économiques des pays les plus gravement touchés et qui ferait ressurgir le spectre de la rigueur économique. La solidarité européenne est plus que jamais mise à l’épreuve et nous suivrons avec attention les déclarations à venir cette semaine.

Le compte-rendu de la dernière réunion de la BCE publié vendredi dernier fut instructif. “Si les consommateurs ne regagnent pas confiance rapidement après la fin du confinement, le risque existe que la demande reste plombée”. Un constat qui incite la Banque Centrale à se tenir “prête” à renforcer son arsenal contre la crise traversée, alors que l’institution s’attend à un repli de 5 à 12% du PIB de la zone euro pour 2020. Christine Lagarde rappelle d’ailleurs que l’amplitude des prévisions reflète la “grande incertitude” autour des dégâts réels de la pandémie sur l’économie.

Nous attendrons ce mercredi un nouveau discours de Christine Lagarde, Présidente de la BCE. Il faudra également surveiller les données de l’inflation à paraitre vendredi, puisqu’elles conditionnent entièrement l’action de la Banque Centrale.

 

CHF

Alors que le franc suisse avait atteint son plus haut niveau face à l’euro depuis 2015 dans un climat d’aversion au risque, la semaine dernière a laissé place à une correction d’origine triple. 

 

La première est évidemment l’initiative franco-allemande, qui a dynamisé l’euro. 

 

La deuxième est le regain léger d’appétit pour le risque. Même si l’OMS s’alarmait jeudi en déclarant que “nous avons beaucoup de chemin à faire dans cette pandémie”, les avancées concrètes dans la recherche d’un vaccin rassurent. AstraZeneca expliquait ainsi la semaine dernière collaborer avec plusieurs pays et organisations pour rendre celui développé par Oxford largement disponible à travers le monde. Si les essais sont concluants, la firme annonce pouvoir produire un milliard de doses.

 

Enfin, la troisième est de source macro-économique: selon des analystes d’UBS, la Banque Nationale Suisse, mise sous pression par les perspectives déflationnistes, pourrait intervenir sur les marchés pour baisser la valeur du franc.

 

Le calendrier économique suisse de cette semaine sera concentré sur la journée de mardi avec la parution de la balance commerciale et du niveau d’emploi pour le premier trimestre.

 

 

L’AGENDA ÉCONOMIQUE DE LA SEMAINE

Mardi 26 Mai – 08h00 : Balance commerciale (avril) (CHF)

Mardi 26 Mai – 08h30 : Niveau d’emploi 1er Trimestre (CHF)

Mercredi 27 Mai – 9h30 : Discours de Lagarde (BCE) (EUR)

Vendredi 29 Mai – 11h00 : IPC (EUR)

 

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Les explications de nos experts par

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05/05/2020 – Le franc suisse est-il toujours une valeur refuge ?

Nous entamons en France notre 8ème de confinement, l’économie tourne au ralenti depuis le 16 mars et tous nos espoirs de retour à une vie ordinaire sont portés par le mot “déconfinement”. Le COVID a mis à bas en quelques semaines une économie mondialisée. Aucun pays, de proche ou de loin, n’a été épargné par le virus et les conséquences gouvernementales de confinement ou non. La situation économique des états et des entreprises s’est considérablement dégradé en 8 semaines ! Pour autant, le cours de change euro/franc suisse n’a presque pas bougé pendant cette période ( 1.055 au 16/03/20 vs 1.05349 au 4/05/20). Alors qu’en période de crise le franc suisse prend de la valeur, pourquoi le cours n’a-t-il presque pas évolué ? 

 

 

 

 

La Suisse conserve ses valeurs fortes

 

La crise du COVID n’a pas épargnée la confédération. La population et l’économie ont été touchée mais en ce qui fait son intérêt pour les investisseurs, rien n’a changé : les fondamentaux sont toujours là. Le pays reste peu endetté, le chômage demeure très bas ( peut-être au détriment des travailleurs frontaliers qui pourraient servir de valeur d’ajustement dans certains cantons). La crise a été géré avec pragmatisme, en témoigne la formule du “ministre de l’intérieur” Alain Berset  “ Nous souhaitons agir aussi vite que possible, mais aussi lentement que nécessaire”.  La Suisse offre toujours les mêmes garanties aux investisseurs en période de turbulence. Alors pourquoi le franc suisse n’a-t-il pas pris plus de valeur par rapport à l’euro ?

 

Les banques centrales à la rescousse  

 

 

La réponse se trouve du côté des banques centrales ( celle qui émettent la monnaie) et qui sont depuis la crise des subprimes les anges gardiens de nos économies. Côté euro, avec avoir un peu tergiversé, Christine Lagarde, la présidence de la BCE a montré son soutien à l’euro en empêchant la hausse des taux d’intérêts, tandis que dans le même temps les pays membres de la zone euro trouvait un accord à 500 Milliard pour sauver l’économie de ses pays membres, donnant du crédit à la monnaie unique. De son côté la BNS ( Banque Nationale Suisse), achète des volumes colossaux d’euros pour éviter que le franc suisse s’envole et mette en péril les exportations de la Suisse vers son principal partenaire économique, l’Europe.

 

 

1,05 le nouveau cours plancher ?  

 

Le cours euro/chf est aujourd’hui “piloté” par la BNS et ne répond plus à un logique de marché. Dès lors, le cours de 1,05 semble s’imposer “officieusement”  comme un nouveau cours plancher pour le cours euro/chf. Dès lors, la seule fluctuation à envisager dans les prochaines semaines, est une hausse de l’euro qui pourrait rapidement remonter vers 1.08. La solution de la vente à terme semble d’actualité pour le frontalier pour préserver son pouvoir d’achat.

 

 

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Christophe

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