04/01/2019 – Taux de change, immobilier : qu’est-ce qui attend les frontaliers en 2019 ?

Après 2 semaines consacrées à célébrer Noël et le réveillon du 31, nous voici de retour pour une nouvelle année que nous vous souhaitons heureuse et remplie de nombreux projets. A l’aube de 2019 et donc à l’heure des voeux, essayons de tirer les grands lignes de ce qui pourrait attendre les frontaliers tant au niveau de l’évolution du taux de change que de l’immobilier. BONNE ANNEE !

Taux de change, immobilier : qu’est-ce qui attend les frontaliers en 2019 ?

Pour le change, c’est l’euro qui à la main

 

Et la banque nationale Suisse est bien placée pour le savoir, car elle aimerait sortir des taux d’intérêts négatifs qu’elle a dû introduire en 2015 après l’abandon du cours plancher. Le franc suisse demeure une valeur refuge dont l’évolution est fortement dépendantes des événements politico-économiques des autres puissances de ce monde. Si elle a revu à la baisse ses prévisions de croissance, la Suisse conserve de solides fondamentaux et donc un fort pouvoir d’attraction particulièrement apprécié en cas de turbulence. La question est donc plutôt de savoir comment va évoluer la zone euro dans les prochains mois. En la matière les prévisions pour 2019 sont plutôt rassurantes malgré un léger ralentissement de la croissance mais un taux chômage de la zone euro qui devrait passer sous le seuil des 8%. L’euro devrait donc prendre un peu de force par rapport au franc mais de nombreux événements politiques ( Brexit, problème migratoire, départ de Merkel, guerre commerciale avec les USA etc…) pèseront sur la tendance, amenant de la volatilité et donc des opportunités à saisir pour fixer un bon taux de change.

 

Immobilier, pas de hausse de taux avant l’été… en tout cas !

 

Les propos des banquiers centraux européens et suisses, sont très clairs : compte tenu du ralentissement constaté en fin d’année 2018, ils n’envisagent pas de hausse de taux avant cet été, en tout cas. La capacité d’achat des frontaliers ne devrait donc pas être affectée et il est encore temps pour ceux qui ne l’aurait encore pas fait de renégocier son crédit.

2019 sera marqué par l’entrée en fonction du CEVA qui devrait considérablement chambouler les modes de déplacement transfrontaliers et stimuler le marché immobilier sur les secteurs les plus impactés. De nombreux logements vont encore sortir de terre en 2019.  Portés par la demande locale et la dynamique des investissement Pinel, les promoteurs mettront sur le marché de nombreux logements neufs. Comme l’an passé, cela influera sur la valeur des logements anciens, offrant des opportunités sur des biens récents en seconde main. L’évolution des prix étant fortement influencée par la proximité avec les axes de transport en commun, la mise en service des nouveaux moyens ( CEVA, bus à Haut niveau de service) pourrait faire grimper les tarifs.

Des taux d’intérêts bas,  un cours de change euro/chf sous 1,20, un marché de l’emploi solide, la zone frontalière devrait rester dynamique. . Et comme dans le même on voit revenir des genevois s’installer en France, le marché de l’immobilier devrait bien se tenir en 2019.

 


3/08/2018 – Le franc suisse au plus haut depuis 6 mois

Le euro/chf s’envole à 1,1508 ce vendredi après-midi, soit le cours le plus haut depuis le mois de février 2018. Le seuil symbolique des 1,15 pourrait être franchi prochainement et entraînera une hausse encore plus importante de la monnaie helvétique. Comment peut-on l’expliquer ce retour en grâce du franc suisse ? Est-ce l’euro qui plonge ? Quelques unes de nos explications.

Côté franc suisse, cela ne va certainement pas plaire à la Banque Nationale Suisse dont la politique est orientée en faveur d’une baisse de la monnaie nationale. Mais les indicateurs de la croissance de l’activité manufacturière suisse, portée par l’horlogerie, sont meilleurs que prévus. Cela a eu pour effet de booster le cours du franc suisse, l’effet valeur refuge ayant accentué encore la tendance.

 

Car côté euro, les indicateurs laissent entrevoir les uns après les autres des signes de ralentissement de la croissance européenne. L’effet de la guerre commerciale lancée par Trump commence à inquiéter d’autant que l’Europe reste avec des gros dossiers à régler en interne, comme la politique migratoire et le niveau d’endettement de certains pays.

 

Une autre manière de gérer votre rapatriement de salaire

 

Comme annoncé depuis quelques semaines, nous allons bientôt pouvoir proposer une nouvelle alternative pour faire votre change. Nous sommes dans la partie d’intégration des interfaces avec notre partenaire et espérons pouvoir démarrer avec quelques clients d’ici le mois de septembre. N’hésitez à vous inscrire pour être les premiers informés du démarrage. A noter que nous ne ferons aucune publicité (affichage, google et autres) pour ce service afin de pouvoir vous offrir le meilleur taux de change possible. Plutôt que d’investir dans la publicité, nous avons fait le choix de négocier des marges très basses au profit de nos utilisateurs. Nous fonctionnerons donc uniquement sur parrainage et recommandation.


02/08/2018 – Ils ont gagné 29’299 euros !

 

29’299 € ! C’est l’économie que nous avons permis de gagner sur un financement de 315’000 € sur 25 ans pour une première acquisition. Je garde toujours en tête une phrase récurrente l’un de mes anciens “boss” : a quoi sert le service que tu proposes à tes clients ? En quoi es-tu utile à tes utilisateurs ? Ce chiffre illustre une partie de la réponse. Voyons comment nous en sommes arrivés là.

Profil des emprunteurs : Jeune couple, Mr, paysagiste, travaille sur France et sa compagne, frontalière depuis moins d’1 an, travaille dans un bureau d’étude à Genève.

 

Leur projet : acheter leur premier appartement sur plan ( Vente en Etat Futur d’Achèvement VEFA) à quelques kilomètres de la frontière. Prix de l’appartement : 315’000 €.

 

Au niveau apport : Pour ce projet, les clients ont en apport personnel de 18’000 €, soit le montant global des frais et de quoi s’offrir une cuisine.

 

Proposition de leur banque :  Leur première démarche a été de contacter leur banque. S’agissant d’un premier achat et d’un logement neuf, ils peuvent prétendre à un prêt à taux zéro (PTZ) mais ne retiennent pas l’idée du prêt en devise. La proposition de financement étant un peu  complexe (Prêt à Taux Zéro, Prêt spécial primo-accédant, Prêt habitat classique avec des durées différentes de remboursement), nous l’avons synthétisée comme suit : 

 

Mensualité 

coût des frais*

coût des intérêts

coût de l’assurance

coût total

1’205 €

4’120 €

46’993 €

43’818 €

94’391 €

 * Frais de garantie, frais de dossier

Sur recommandation d’un proche, ils nous ont contacté. Afin de ne pas leur faire perdre de temps, nous leur avons demandé de nous faire parvenir par email la proposition de leur banque pour voir si nous pouvions envisager de trouver mieux. Bingo ! Notre analyse fait  rapidement ressortir 2 autres banques susceptibles de proposer un meilleur taux et une assurance emprunteur moins chère avec des garanties équivalentes.

 Après nous avoir transmis par mail leur dossier et validé  notre mandat de recherche en financement directement en ligne, nous entamons les négociations avec les banques !

3 banques sont donc intéressées par le profil des clients (dont leur banque ;-) ))) et prêtent à discuter leurs conditions pour financer ce projet.  

4 jours pour faire le tour des banques

Après 4 jours de négociation avec les établissements bancaires, nous organisons un rendez-vous dans nos bureaux afin de leur présenter 3 propositions de financement. Les clients retiennent logiquement la proposition de leur banque, qui a accepté de revoir ses conditions de taux et d’assurance ( ce qui n’est pas toujours le cas).  Ils vont réaliser une économie de plus de 100 € pendant 25 ans !

Le détails de que le conseiller à obtenu et le pourcentage de variation par rapport à leur proposition initiale :

 

Mensualité

coût des frais*

coût des intérêts

coût de l’assurance

coût total

1’098 €

4’331 €

41’774 €

18’987 €

65’092 €

– 9%

+5%

-11%

-57%

-31.5%

* Frais de garantie, frais de dossier

Au final, et en tenant compte de notre honoraires de 750 €,  le coût total du crédit baisse de 31%, soit une économie de 29’299 euros. Belle opération ! 


25/07/2018 – Tour d’horizon des banques à l’été 2018

La période estivale n’est pas forcément la plus favorable pour faire avancer les dossiers et finaliser des affaires. Nous vous proposons de passer en revue la situation dans les banques à l’été 2018.

business man relaxing and use tablet computer at beautiful tropical beach

Taux d’intérêt : cela reste très favorable tant pour l’euro que pour le franc suisse. La guerre des échanges commerciaux lancée par Donald Trump pèse sur la croissance et laisse entrevoir une plus longue période de taux bas.

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Délais de traitement : avec les vacances il est difficile d’envisager des rendez-vous en banque à moins de 3 semaines. Les principaux acteurs du secteur du crédit immobilier nous donnent actuellement des rendez-vous pour signer les demandes de financement pour fin Août, début septembre. A prendre en compte dans les délais de signature des compromis !

 

 

Conditions d’octroi :

  • Prêt en devise : 8 banques sur 10 exigent 10% d’apport plus les frais.
  • Non-résidents : Caisse d’Epargne et Banque Populaire, n’interviennent plus, même s’ils sont clients alors que dans le même temps BNP Paribas et Crédit Agricole ont rouvert les vannes pour du secondaire et du locatif.
  • Délai édition des offres : auprès des opérateurs historiques, les délais sont fluides. A priori les autres banques annonce une amélioration des délais de traitement.

 

Rappelons que le crédit immobilier est un produit de conquête stratégique pour la plupart des réseaux bancaires. Les objectifs 2018 sont conséquents pour la majorité des banques qui peinent à les atteindre. Nous trouvons donc un peu plus d’écoute et d’attention pour des dossiers plus complexes.

 

 


20/07/2018 – Financement sans apport, âge de fin de prêt 95 ans…

Prêt en devise, prêt en euro, prêt réglementé, la gamme des solutions de financement mis à disposition par les réseaux bancaires de proximité permettent de couvrir en grande partie les besoins des candidats à l’accession à la propriété. Il n’en demeure pas moins que certains profils, ou certaines situations plus complexes, la concrétisation d’un achat immobilier était jusqu’alors impossible. Peut-on trouver un crédit pour un financement à 110% ? Reprendre un encours de crédit personnel pour investir dans un logement ?  Obtenir un financement au quand on plus de 65 ans ?  Nous avons maintenant une solution originale et innovante qui nous permet de couvrir une plus grande partie des besoins des emprunteurs.

Les séniors : âge de fin de prêt 95 ans et sans assurance emprunteur.

 

Paul à 72 ans, veuf, perçoit une retraite de 3500.- CHF. Propriétaire de sa résidence principale à Thonon qu’il souhaite conserver, il veut acheter un T2 à Annecy pour se rapprocher de sa fille. Pour ce pied à terre, qui ne sera considéré comme une résidence secondaire, Paul a pu obtenir un financement de 180’000.- € sur 15 ans au taux de 1,50%. Pour ce crédit et ne s’agissant pas sa résidence principale, la banque a accepté le dossier sans assurance emprunteur !

 

Peu d’apport: devenir propriétaire avec 3’000.- €.

 

Louise a trouvé un travail sur Genève depuis 6 mois. Avec son compagnon Aurélien, ils ont l’opportunité d’acheter un T3 à St Genis Pouilly pour 280’000.- €. Avec leur apport de 3’000.- €, nous avons pu mettre en place un financement de 302’500.- € à 1,85% sur 20 ans, soit 108% du prix d’achat.

 

Investissement locatif : Reprise de prêt consommation, financement à 107%, taux d’endettement 39%

 

Mathias et Virginie, 2 enfants, ont construit leur maison il y a 4 ans à Cranves-Sales.

 

Salaire : 7’700.- € par mois

Prêt en cours sur la maison : 2’500.- CHF/mois

Prêt voiture : 750 €/mois capital restant dû 18’000.-€

Taux d’endettement actuel : 35%

 

Projet : Pour préparer la retraite, ils envisagent l’achat d’un appartement en VEFA à Saint Julien en Genevois à 230’000 €. Ils disposent d’un apport personnel de 10’000.- €

 

Position des banques de réseau : Refus, taux d’endettement trop important.

 

Solution : Nous pourrons mettre un prêt immobilier de 248’000.- € sur 25 ans à 1,85% dont une partie pour solder le crédit voiture. De plus, les clients n’ont pas eu à changer de banque et ont conservé le prêt en cours sur leur résidence principale.

 

Conclusion 

A travers ces quelques illustrations, vous constatez qu’il est encore possible d’innover en terme de crédit immobilier. Cette solution résolument novatrice, réservée aux résidents, ouvre de nouvelles perspectives pour investir dans l’immobilier, pendant que les taux d’intérêts sont encore bas…..

 


13/07/2018 – Une pluie d’étoile illumine Mon-taux.com

Je n’anticipe pas ici sur une deuxième étoile pour l’équipe de France de football, je n’évoque pas non plus le magnifique ciel étoilé de la nuit dernière, mais je voulais vous parler de l’évaluation de la qualité du service assuré par les collaborateurs Mon-taux.com.

L’innovation, l’indépendance, l’équité et la qualité sont les valeurs sur lesquelles j’ai souhaité construire Mon-taux.com en 2010. 8 ans plus tard, quand je prends connaissance de l’avis de nos clients, je constate que nous sommes parfaitement en accord avec ses valeurs. Nous, car c’est le fruit du travail formidable des collaborateurs de Mon-taux.com que je souhaite mettre en avant aujourd’hui. Je veux donc dire ici un grand bravo et mes remerciements à Karine, Hikaru, Clara, Younes, Thibaut et bien évidemment Sandrine pour la qualité de leur travail au quotidien.

 

Dans un monde où le digital prend chaque jour une place de plus en plus importante, ces témoignages me confortent dans l’idée que le contact humain joue un rôle déterminant pour assurer un service de qualité. La proximité avec nos interlocuteurs dans les banques, l’expertise acquise sur les spécificités des frontaliers et l’engagement de nos conseillers aux côtés de nos clients ( quand ça va bien mais surtout quand cela devient compliqué), sont les clés de la réussite de notre service.

 

Le métier de courtier en crédit n’avait pas forcément une bonne image mais je suis convaincu que, pour ces nouveaux propriétaires, l’expérience Mon-taux.com dans leur parcours d’achat immobilier, contribue à faire évoluer la perception de notre métier. Dans le cadre complexe d’un prêt en devise et  sur un territoire ( Chablais, Pays-de-Gex, Genevois) ou les compétences des conseillers bancaires sont très disparates, la contribution d’un courtier en crédit de qualité est un rouage déterminant pour que la partie financement se passe bien. C’est l’avis de nos utilisateurs.

 

Un grand MERCI à nos clients pour leur confiance et à toute l’équipe de Mon-taux.com !


05/07/2018 – Comment obtenir le meilleur taux pour son crédit immobilier en franc suisse ?

Vous êtes frontalier et vous avez décidé de devenir propriétaire de votre maison ou appartement. Vu le prix des loyers en zone frontalière, c’est assurément une bonne idée ! Et si vous avez déjà trouvé le logement, il vous faut maintenant obtenir un bon taux pour votre prêt en devise. Comment faire pour être sûr de trouver la bonne solution pour votre projet ? Quelle est la banque qui pratique le meilleur taux ? Toutes les banques se valent-elles ? Voyons ensemble les points importants qui vous permettront de devenir propriétaire dans les meilleures conditions. 

Présenter un beau dossier

Les banques accordent les meilleures conditions de financement aux emprunteurs présentant les meilleurs dossiers. Même si cela semble évident, il faut avoir en tête que disposer d’un “bon salaire “, comme celui qu’offre le statut de frontalier n’est pas suffisant en soit. Au niveau du financement, le dossier de qualité pour le banquier est celui pour lequel le risque est le plus limité. Dans cette logique, plusieurs critères sont déterminants : l’apport personnel ( 10% + frais), la stabilité professionnelle, le saut de charge ( différence entre la charge future du crédit et le loyer actuel + épargne régulière) et le reste à vivre. La banque accordera des conditions de taux d’autant plus favorables si elle a en face d’elle un client ou futur client qui offre des perspectives commerciales pour les prochaines années. Dans cette optique, le banquier va considérer votre niveau de revenu ( plus il est important plus vous offrez des perspectives pour la banque) mais également le fonctionnement des comptes. Un candidat à l’emprunt disposant d’un solide revenu mais régulièrement à découvert ou avec des rejets d’opérations, ne sera pas forcément accepté auprès de toutes les banques. Pour les étourdis, les banques regardant l’historique des 3 derniers mois de fonctionnement de compte, il faudra faire attention pendant cette période afin de produire des relevés tout beaux, tout propres. Au risque,  de ne pas obtenir le meilleur taux !

 

Faire le tour des banques

 

Face à la poussée des banques en lignes et des fintechs, les banques de réseau se livrent une guerre sans merci pour capter de nouveaux clients de qualité. Et dans cette guerre, le crédit immobilier joue un rôle important car c’est un des rare moment ou le client est prêt à changer de banque en contrepartie de conditions financières avantageuses pour leur financement. Dans ce contexte, vous constaterez que votre banque est souvent moins bien positionnée car vous êtes déjà un client….alors qu’elle fera plus d’effort pour conquérir un prospect qu’elle pourra équiper de nouveaux produits et services. Dès lors, pour espérer bénéficier du meilleur taux, vous aurez intérêt à mettre toutes les banques en concurrence. Si vous avez la patience, vous pouvez le faire vous même ou faire appel à un courtier en crédit immobilier.

 

Ne pas regarder que le taux, mais le coût total

 

Avec le niveau de taux d’intérêt que nous connaissons aujourd’hui pour un prêt en devise, regarder uniquement cet indicateur serait une erreur dans votre démarche de recherche de la meilleure solution pour votre financement. Selon le nombre d’emprunteur et l’ âge, le coût de l’assurance est souvent plus important que la somme des intérêts. Même si cela reste compliqué de changer d’assurance emprunteur pour un crédit immobilier en franc suisse, certains établissements proches de la frontière restent ouverts sur ce sujet ( en même temps c’est la loi….). Pour ce qui concerne les frais annexes à l’opération de financement ( frais de garantie, frais de dossier), s’ils ne sont pas forcément comparables, les écarts entre les uns et les autres sont beaucoup plus faibles, donc moins déterminant que le taux d’intérêt et l’assurance du crédit.

 

Le moins cher n’est pas forcément le meilleur

 

Pour illustrer mon propos sur le sujet, je vous partage un vieille adage familial “ le pas cher et toujours trop cher”, sous entendu que si le prix est bas, la qualité n’est pas forcément au rendez-vous. Cela se vérifie aussi dans le domaine du crédit immobilier et du prêt en franc suisse. D’une part du fait de la concurrence de la Suisse qui touche aussi les banques dont les meilleurs éléments franchissent aussi la frontière pour des meilleures conditions de salaire. Au même titre que bon nombre d’autres entreprises, tout secteurs d’activité confondus, les banques de la zone frontalière peinent à conserver leurs collaborateurs. Par ce fait, les conseillers en agence changent régulièrement, avec des niveaux de formation et de compétence très disparates d’une banque à l’autre. L’autre aspect concerne la spécificité du prêt en devise dans une chaîne de traitement des crédits. Sur ce point, les banques locales qui ont grandi avec les prêts devises seront plus efficaces dans leur processus de traitement que certains acteurs nationaux pour qui le marché des frontaliers représente un goutte d’eau dans leur production de crédit habitat. Malheureusement, le choix du moins disant peu parfois aboutir à des situations “baroques” avec des délais à rallonge pour obtenir les offres de prêt et des opérations qui ne vont pas au terme à défaut d’avoir obtenu le financement.


26/06/2018 – Peut-on devenir propriétaire sans apport personnel ?

Devenir propriétaire de sa résidence principale est un rêve pour beaucoup. Mais pour mener à bien son projet, le candidat à l’accession à la propriété doit trouver le financement nécessaire. Il va donc se tourner vers sa banque ou un courtier en prêt immobilier pour un crédit. Mais la banque peut-elle financer l’intégralité du projet ? Combien d’apport faut-il pour obtenir un prêt en devise ou en euro ? Peut-on compter compter sur son 2ème pilier ? Autant d’interrogation auxquelles nous tenterons d’apporter des réponses pour que votre projet immobilier devienne réalité. 

Financer les frais

 

Si à une certaine époque les banques étaient capables de financer l’intégralité d’un projet immobilier, les choses ont bien évolué depuis la crise des subprimes en 2007. Depuis cette date, le niveau d’exigence en terme d’apport personnel a augmenté portant le minima au financement des frais. Nous parlons ici des frais inhérents à l’acte d’achat à savoir:

  • les frais de notaire : +/- 7,5% pour un bien existant, 3% pour un logement neuf
  • les frais de garantie de la banque : hypothèque ou organisme de caution environ 1% du montant du prêt
  • frais de dossier bancaire/courtier : très variables mais compter entre 1500.- € et 2500.- €.

Cela représente environ 9% du prix d’achat pour un logement ancien et 4,5% pour un logement neuf. Les emprunteurs devront pouvoir justifier de cette somme au moment de la demande de financement, à travers des relevés de comptes, acte de donation …..

L’apport du 2ème pilier, c’est pas pour les frais

Les frontaliers ont la possibilité d’utiliser une partie de leur prévoyance professionnelle pour financer leur résidence principale en France. Pour retirer le 2ème pilier, il faut que le capital soit supérieur à 20’000.- CHF . Un impôt est prélevé à la source ( compter environ 4% sur Genève) qui pourra être récupéré après avoir justifié d’avoir été imposé en France au taux de 6,75%. Les fonds sont transférés directement par la caisse de pension chez le notaire et doivent servir à financer le bien immobilier uniquement. C’est à dire pas les frais. Jusqu’à récemment, certains banques de la zone frontalière acceptaient de financer les frais ce qui permettait de trouver une solution pour les emprunteurs n’ayant que pour unique apport leur 2ème pilier. Les établissements de crédit  ont revu leur position et cela rend, depuis quelques mois,  l’opération de financement uniquement avec des fonds provenant de la LPP beaucoup plus compliquée. Dernièrement, une caisse de  pension a accepté l’affectation des fonds de prévoyance au paiement des frais. Les caisses de prévoyance en Suisse ayant toute leur propre règlement, il est important, dès lors que vous envisagez d’utiliser votre LPP pour votre achat immobilier, de vous rapprocher des gestionnaires de votre caisse afin de connaître la procédure pour libérer les fonds. Faites le très en amont dans votre démarche car les délais peuvent être longs, très longs.

 

Un financement à 110% : c’est encore possible !

Comme évoqué, le niveau d’apport usuel minimal est le montant des frais.

Nous distinguerons ici les prêts en franc suisse des prêts en euro. 

  • Prêt en devise : Dans la grande majorité des banques, l’apport minimum est de 10% du montant du prix d’achat + les frais. Quelques acteurs régionaux acceptent encore un financement à 100% notamment pour les moins de 35 ans.
  • Prêt en euro : Les banques de la zone frontalière acceptent des financements à 100% voir 102% pour des jeunes. Certains acteurs spécialisés sont susceptibles de mettre en place des financements jusqu’à 110% du prix d’achat avec des conditions de taux tout à fait acceptable ( taux fixe 1,60% sur 15 ans en Juin 2018).

 

L’apport personnel est un élément déterminant dans l’obtention d’un crédit immobilier et il favorise la négociation de meilleures conditions de financement. Si votre apport est limité, il existe malgré tout des solutions qui vont vous permettre de devenir propriétaire et surtout d’économiser de payer un loyer !


22/06/2018 – Pourquoi faut-il profiter des taux bas pour devenir propriétaire ?

Au risque de nous répéter et de passer pour des “marchands de soupe”, la période est super favorable pour emprunter et devenir propriétaire. On le doit à des taux d’intérêt des crédits immobiliers qui demeurent très bas, que ce soit pour le prêt en devise ou en euro, combiné à un retour de l’inflation. Véritable opportunité ou tendance durable ? Nos explications sur une situation qui pourrait vous amener à réfléchir sur vos projets d’achat immobilier. 

Prêt en devise à taux fixe à moins 0,85% sur 20 ans

 

Pas mal ! Certes, nous avons connu des taux encore plus bas à l’été 2016 avec meilleur taux à 0,65% sur 20 ans, mais au regard de l’historique, ces conditions sont proches de la fourchette basse. Pourtant en tenant compte de l’environnement économique actuel, les conditions sont pourtant beaucoup plus favorables aux emprunteurs et c’est pourquoi nous pensons que devenir propriétaire de sa résidence principale pour un frontalier est vraiment une opportunité. Au delà du montant élevé des loyers en zone frontalière, nous appuyons notre affirmation sur 2 points essentiels : L’inflation et le marché de l’immobilier.

 

Avec le retour de l’inflation, on pourrait parler de taux négatifs

 

L’inflation est la hausse générale des prix et des services qui à notamment pour conséquence une augmentation des salaires. En Suisse en 2016, l’inflation était de -0,01% alors que pour 2018 le taux attendu sera de 0,9%. Cela signifie que les intérêts d’un prêt en devise contracté en ce mois de juin à 0,85% sur 20 ans seront absorbés par l’augmentation de 0,9% du salaire des emprunteurs. En restant dans le cadre d’un crédit immobilier en franc suisse pour un travailleur frontalier ayant des revenus en CHF (sans tenir compte de l’impact du change euro/chf), le taux d’inflation étant supérieur au taux du crédit nous pourrions parler de taux négatif. Dans ces conditions, il est très intéressant d’emprunter pour acheter sa résidence principale !

 

Un marché de l’immobilier qui ronronne

 

Bien que de nouveaux logements fleurissent autour de la frontière suisse (ils ont été vendus en 2016 et 2017), ce début d’année 2018 n’est pas forcément euphorique en terme de transaction. Le marché de l’immobilier de la Haute-Savoie et du Pays-de-Gex restent dynamique par rapport au niveau national, mais les retours de nos partenaires bancaires font ressortir des retards par rapport aux objectifs de production de crédit immobilier. Difficile de donner une explication à cette évolution sinon une baisse du taux de change, qui limite le pouvoir d’achat des frontaliers combiné au ralentissement migratoire de la population genevoise (sous le coup des menaces en terme d’emploi, scolarité des enfants, déclaration en France etc…). Pour le coup, cela offre des opportunités de négociation avec les vendeurs mais aussi avec les banquiers. Tous deux devront faire preuve d’un peu plus de souplesse s’ils veulent atteindre leurs objectifs. Et ça, c’est bon pour l’acheteur.

 

La conjonction des éléments est donc très favorable aux acquéreurs. Il s’agit donc d’une bonne période pour devenir propriétaire pour acquérir sa résidence principale. Pour vous engager sereinement dans vos démarches et pour gagner en crédibilité face aux vendeurs, faites valider gratuitement votre budget par un conseiller Mon-taux.com. 


15/06/18 – Draghi et la BCE ont fait plonger l’euro

L’intervention de Mario Draghi  hier à la mi-journée n’a pas vraiment rassuré, provoquant même une baisse de la monnaie unique et une hausse du CHF. Qu’a-t-il dit ? L’euro va-t-il vraiment mal ? Explications.

Picture of young community workers with european union flags

Le patron de la BCE est venu confirmer ce qui était attendu, à savoir l’arrêt d’injection massive de liquidités sur le marché. Mais alors que les marchés attendaient une hausse des taux d’intérêts à court terme, Mario Draghi a évoqué l’été 2019 en étant beaucoup plus prudent sur l’évolution de l’économie en zone euro. Ses propos mesurés sur la croissance et la position de la BCE qui demeure accommodante ont eu pour effet de semer le doute dans l’esprit des investisseurs.

 

La zone euro fait preuve d’une croissance solide malgré quelques signes de tassement. Si la situation économique européenne est donc plutôt bien orientée, l’Europe demeure sous la menace de crises découlant des problèmes d’immigration massive et de la situation en Italie. Pour rappel, alors que la 3ème économie européenne porte une dette de plus de 130% de son PIB, que son industrie a perdu en compétitivité par faute d’investissement, le gouvernement en place depuis quelques semaines envisage une relance par des dépenses publiques. Les leaders politiques européens devront rapidement trouver des solutions pour s’éviter une nouvelle crise majeure. La solution  passant  probablement par plus de solidarité entre les pays européens, nous sommes en droit de penser que cela ne pas être simple….. A défaut et après avoir vécu la crise grecque, nous risquons à moyen terme, d’ouvrir un nouveau feuilleton de crise à la sauce italienne ;-( 

Dans ce contexte, le cours euro/chf flotte autour de 1,16. Sans nouvel événement géopolitique, il pourrait reprendre sa route vers 1,20 mais la moindre crise profitera à la monnaie helvétique.

Une nouvelle solution pour reprendre la main sur votre change

Nous sommes dans la dernière ligne droite avant de pouvoir vous proposer une nouvelle solution pour rapatrier votre salaire. Nous avons négocier des conditions avantageuses avec notre partenaire, ainsi que la possibilité de fixer votre cours en direct, bloquer un taux de change pour plusieurs semaines etc…. N’hésitez pas à vous inscrire afin d’être informé en priorité dès son lancement.