15/09/2017 – Baisse du franc suisse, une bonne nouvelle pour renégocier son crédit immobilier

Le franc suisse a franchi hier la barre des 1.15 par rapport à l’euro ( il faut 1.15 chf pour avoir 1 € avoir qu’il fallait 1.07 chf durant une grande partie de 2017) , ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour les frontaliers car cela a pour effet de faire baisser leur pouvoir d’achat. Tous, sauf ceux qui n’avaient pas encore pu renégocier leur crédit immobilier en devise, explications.

 

Dans le cadre d’une renégociation de taux de prêt immobilier en francs suisses, le banquier va vouloir s’assurer que la contre-valeur en euro du crédit qu’il rachète est inférieur au prix d’acquisition du bien. En général, la majorité des banques autour de Genève n’interviennent que lorsque le montant du prêt ne dépasse pas 90% du prix d’acquisition.  Avec la hausse spectaculaire du francs au cours des 5 dernières années, les frontaliers qui ont emprunté en franc suisse ont vu leur dette augmenter (en contrevaleur euro) et ne peuvent pas prétendre à renégocier leur prêt. Je vous donne un exemple d’un cas que nous avons suivi ces derniers mois ( bien entendu il ne s’agit pas de l’identité réelle ni du lieu de nos clients !).

 

En Septembre 2014, Pierre et Camille achète une maison à Reignier pour 410’000 €. Disposant d’économies pour financer les frais et une partie de l’acquisition, ils ont besoin d’emprunter 400’000 €. Camille étant frontalière, ils décident de souscrire un prêt en devise qui offre de meilleures conditions de taux. Le taux de change de l’époque étant à 1.22, ils empruntent une somme de 488’000 CHF ( 400’000 € x 1.22) sur 25 ans au taux de 2.45%, hors assurance. Ils nous contactent en Mai 2017 pour renégocier les conditions de taux de leur crédit, avec à la clé une économie potentielle de plus de 50’000.- CHF. Super, sauf qu’aucune banque de la place n’accepte de reprendre le financement, car en Mai 2017, le capital restant du prêt de Pierre et Camille s’élève à 450’256 CHF. Et en Mai 2017 avec un change à 1.08 cela représente une dette de  416’903 €, soit plus que le prix d’achat en 2014….En Septembre 2017, le taux de change est maintenant à 1.15 et le capital restant dû du prêt s’élève maintenant à 443’942 CHF soit 386’036 € ! Pierre et Camille ont maintenant la possibilité de renégocier leur crédit et comme ils souhaitent profiter de cette baisse de taux pour réduire la durée de leur prêt, on envisage pour eux une économie sur 20 ans(hors assurance) de plus de l’ordre de 77’000 CHF tous frais inclus. Une bonne nouvelle non ?    

 

Vous aurez compris qu’avec la baisse du franc suisse, cela ouvre de nouvelles possibilités de négocier les conditions de son crédit immobilier et de compenser la perte de pouvoir d’achat ;-) )) Attention, car les possibilités risquent d’être peut-être limitées dans le temps. Selon l’évolution de la situation géopolitique, notamment en Corée du Nord, le franc suisse pourrait reprendre de la valeur et vous empêcher de faire cette opération.  

Calculez combien vous pouvez economiser

 


15/09/2017 – Le franc suisse repasse la barre des 1.15, notre analyse en vidéo

Depuis l’abandon du cours plancher l’euro n’avait jamais été aussi fort par rapport à la monnaie helvétique. Il faut maintenant 1.15 chf pour avoir 1 euro. Nos explications et perspectives en vidéo.


04/07/2017 – Assurance de prêt en francs suisses, pas si libre de choisir !

Cela a commencé il y a déjà plusieurs années avec la loi Lagarde, puis est venue la loi Hamon, mais choisir son assurance emprunteur lorsque l’on contracte un crédit immobilier en francs suisses, ce n’est pas si facile qu’on pourrait le penser.

Petit rappel, la loi hamon permet à l’emprunteur de choisir librement l’assurance qui va couvrir les risques décès et invalidité de son prêt immobilier. Le conseiller de la banque doit remettre à son client une liste des critères de référence permettant de comparer le contrat d’assurance proposé par la banque à d’autres contrats proposés par des compagnies d’assurances ou des courtiers.

Si pour les financements en €uros cela ne pose pas de difficulté, le problème dans le cadre d’un prêt en devises suisses, réside dans le fait que la majorité des banques de la zone frontalière proposent des contrats d’assurance emprunteur en francs suisses, et qu’il n’existe pas pour le coup pas d’équivalent sur le marché….

Avec ces établissements, il est très difficile d’envisager la délégation d’assurance, c’est pourquoi il est très important de comparer en amont le choix de votre partenaire financier.

Mais ça c’est normalement le travail de votre courtier en crédit immobilier !


03/07/2017 – Hausse des taux et de l’euro

Comme nous l’annonçons maintenant depuis plusieurs semaines, la monnaie unique devrait retrouver un plus grand intérêt sur les marchés au détriment du franc suisse. L’amélioration de la conjoncture économique de la zone euro, marquée par un retour de la croissance, amène la banque centrale européenne(BCE) à revoir sa stratégie. Pour sortir de la crise, la BCE avait fait le choix de baisser fortement ses taux d’intérêts afin de favoriser la reprise. Cette politique de taux bas facilitent la consommation mais cela a eu pour effet de faire chuter le cours de l’euro, favorisant par la même les exportations.  Mario Draghi, patron de la BCE, a laissé entendre la semaine passée que nous avions changé de séquence, et qu’avec le retour de la croissance il fallait plutôt s’attendre à moins d’intervention de sa part, soit à terme une hausse des taux d’intérêts.

 

Avec un couple Macron-Merckel bien installé à la tête de l’Europe et une situation économique plus favorable, l’euro retrouve de l’intérêt et notamment face au franc suisse. C’est pourquoi nous estimons que l’hypothèse d’un cours euro/chf à 1,15 pour la fin de l’année semble la plus probable. Un baisse de pouvoir d’achat en perspective pour les frontaliers, sauf pour ceux qui auront la bonne idée de conclure une couverture de change auprès de leur banque. Cette évolution est évidemment accueillie de manière position par les milieux économiques suisses, afin de redonner un peu de compétitivité, et peut-être sauver des emplois. Un mal pour un bien pour les frontaliers.

 

Intéressant l’article de la Tribune de Genève sur l’évolution de la prévoyance en Suisse avec les votations de Septembre. Au menu, hausse de la TVA de 0,6%, l’âge de la retraite porté de 64 à 65 ans pour les femmes, augmentation du taux de cotisation AVS mais surtout un baisse du taux de conversion de la LPP qui passerait de 6,8% à 6%.  Les travailleurs frontaliers seront évidemment impactés par ces dispositions qui ont pour vocation de réduire, mais surtout protéger leurs retraites. Intéressant de voir que pour cette enquête, un romand sur trois n’avait pas d’avis sur le sujet. Nous prendrons prochainement le sujet la prévoyance en Suisse  pour rentrer plus en détails dans son fonctionnement.

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


03/07/2017 – Assurer un jeune conducteur : comment réduire les frais ?

C’est connu, les tarifs des jeunes conducteurs sont élevés, très élevés.

Il existe des moyens en amont de réduire la facture comme la conduite accompagnée (jusqu’à 500 € de réduction sur une prime d’assurance annuelle).

Vous pouvez également   faire le choix stratégique d’acquérir une “vieille” voiture avec un contrat d’assurance avec des garanties minimum, pendant 3 ans !

Mais la technologie vient maintenant à l’aide des jeunes conducteurs, en utilisant le smartphone. Et oui, vous avez bien lu, l’utilisation du smartphone peut réduire la facture de l’assurance auto d’un jeune conducteur. Le principe est assez simple : le jeune conducteur autorise la compagnie d’assurance à suivre ses déplacements en automobile à travers la géolocalisation de son téléphone. En fonction de son comportement sur la route, il marque des points qui au bout d’une année lui permettent de bénéficier d’une réduction du montant de la prime. La remise peut-être conséquente, chez certains assureurs, elle peut monter jusqu’à 30%. Finalement le contrat établi un rapport gagnant gagnant entre l’assureur et l’assuré, “mieux tu te comportes et moins je te fais payer cher”. L’histoire ne dit pas si le jeune assuré ne se comporte pas bien, si son contrat sera revu à la hausse.

Comme quoi le smartphone peut aussi trouver un usage bénéfique en voiture. 

Plus d’info auprès de votre conseiller ilassurearthur.


22/06/2017 – Engagé avec sa banque pour 10 ans !

Si on devait expliquer la chose version troc  :

 

“ Moi donner bon taux à toi pour crédit immobilier et moi offrir toi frais de dossier mais toi obligé verser salaire à moi pendant dix ans, sinon moi reprendre bon taux”

 

En version Juin 2017, c’est le contenu du décret N°2017-1099 paru au journal officiel le 16, qui fixe à 10 ans la durée maximale pendant laquelle la banque, qui vous aura consenti votre crédit immobilier, pourra exiger la domiciliation de votre salaire. Au delà de cette période de 10 ans, l’avantage consenti par la banque (taux négocié, exonération de frais) est considéré comme définitivement acquis. Cet engagement ne vaudra que si la banque mentionne cette clause dans l’offre de prêt immobilier.

 

Mais comment cela va se passer pour les travailleurs frontaliers dont le salaire est versé en Suisse ? Si on en reste sur la pratique des ces dernières années, les banques de la zone frontalière exigent la domiciliation des revenus et un certain fonctionnement du compte, mais peu l’inscrivent dans leurs offres de prêt. En tout état de cause, aucune ne demande le versement du salaire en francs suisses sur un compte euro, mais le rapatriement de la part destinée à la vie en France, en plus du montant de l’échéance de prêt en francs suisses.

 

Ce décret concerne les offres de prêts et avenant établis à partir du 1er Janvier 2018.

 

 

 


19/06/2017 – Le retour des articles du lundi

Après de longs mois de silence, nous reprenons notre plume afin de vous informer régulièrement de l’actualité qui concerne les frontaliers et leur région. Et comme on aime l’innovation, nous vous proposons maintenant de suivre cette info en direct sur facebook. Nous nous retrouverons donc chaque lundi à 12h15 facebook pour parler de l’évolution du cours de change euro/chf, de la tendance des taux d’intérêt et toute l’actualité de ceux qui travaillent en Suisse et habitent en France.

 

Le franc suisse reste fort

 

Malgré une activité économique soutenue de la zone euro et des indicateurs de croissance positifs sur la zone €uro, la monnaie helvétique reste forte autour de 1.09. Elle prend encore un peu plus de valeur ce matin sous l’effet de l’ouverture de négociation du Brexit. Il faut comprendre que si la croissance est de retour, il demeure de nombreuses sources d’inquiétudes au niveau géopolitique amenant les investisseurs à la prudence et donc vers les valeurs refuges. Malgré tout nous continuons de penser que le cours euro/chf devrait terminer l’année autour 1.15/1.20. Dans cette hypothèse le recours à la couverture de change ne nous semble pas une mauvaise idée

 

Pas de hausse de taux significative à court terme

 

Malgré la décision de la FED la semaine passée de remonter ses taux d’intérêts d’¼ de point, cela n’a pas eu de conséquence sur les taux €uro et CHF. Les taux des crédits immobiliers devraient donc rester stable dans les prochaines semaines et ce d’autant que l’on arrive au terme de la vague des renégociations qui ont largement occupées les établissements bancaires de la place depuis janvier 2015. Cela signifie donc une plus grande concurrence entre les banques afin de tenir des objectifs ambitieux, cela devrait profiter aux emprunteurs et notamment les frontaliers en quête d’un prêt immobilier.

 

Des changements des conditions de sortie du 2ème pilier

 

Afin de protéger les futurs retraités, le Conseil des Etats a interdit le retrait en capital de la part obligatoire de la prévoyance professionnelle pour l’accession à la propriété. Cette décision a pour but d’assurer, grâce à la rente LPP, un revenu complémentaire à l’AVS afin d’assurer un minimum vital aux retraités. D’un autre côté, cela va donc limiter le montant disponible pour l’accession à la propriété. Nous reviendrons dans une prochaine vidéo sur les évolutions du 2ème pilier.

 

Ca vous intéresse ? ou pas ?

 

Les élus LR sauvent presque tous leur place en zone frontalière. Bien que mal engagés après le premier tour des élections, les députés LR de haute-savoie ont été réélus, le chablais aura un En Marche, tout comme le Pays de Gex ou la députée sortante paye la note de son prédécesseur qui n’avait pas vu venir la CMU…(trop de médecins, d’hôpitaux). Les frontaliers sur le grill, mais au sens propre cette fois avec l’incendie des bureaux du groupement transfrontalier ( c’est moyen d’accord). Bonne semaine en frontalier.

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !

 

 


27/06/2016 – Brexit, tremblement de terre…de faible intensité

Le vote anglais en faveur d’une sortie de l’Europe a beaucoup affolé les médias, secoué les marchés mais l’impact reste pour le moment limité pour le change euro/chf. Le choc est violent car dans l’esprit de beaucoup, il n’était pas envisageable que le OUT l’emporte. Alors que la position du Royaume-Uni était presque plus à l’extérieure de l’union, pourquoi sa sortie à un impact sur le cours du franc suisse et sur l’euro ?

 

Les anglais, très attachés à leur monnaie n’ont jamais vraiment envisagé d’entrer dans l’euro. A travers le vote de jeudi, ils soulèvent des interrogations quand à la construction européenne. L’Angleterre, 5ème puissance mondiale, est la première nation à sortir de l’union européenne. Cette décision aura des conséquences économiques plus lourdes pour les anglais que pour les européens mais elle amène des questions de fonds sur les buts et les objectifs de l’Europe. Indirectement, cela repose la question de l’existence de la monnaie unique, entraînant une baisse du cours de l’euro.

 

Dans le même temps, à chaque fois que cela secoue sur les marchés, les investisseurs viennent chercher de la sécurité sur le franc suisse qui a une nouvelle fois servi de valeur refuge. Le cours euro/chf a donc été beaucoup chahuté vendredi, mais sans passer sous les 1.06 alors que nous avions débuté la semaine autour de 1.09. La BNS, comme les autres banques centrales, est très largement intervenue pour empêcher de trop fortes variations. Nous devrions encore subir quelques secousses dans les prochaines semaines mais le plus gros semble passé.

 

Pour les frontaliers, il s’agit à court terme d’une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat et ce à quelques jours des vacances. Il faudra rester prudent pour ceux qui envisagent de vendre leur logement financé par un prêt en devise. Avec un cours à 1.07, il faudra plus d’euros pour solder le crédit immobilier.

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.


09/05/2016 – Les taux bas fleurissent avec le printemps !

De mémoire d’emprunteur, on a jamais connu un tel niveau de taux d’intérêt tant pour les financements en euros que pour les prêts en francs suisses. Ce mouvement baissier des taux d’intérêt, amorcé il y a plusieurs mois, est lié à un contexte économique mondial préoccupant mais surtout en panne de croissance. A toute chose malheur est bon, et cela permet à un plus grand nombre d’accéder à la propriété ou d’acheter un logement plus spacieux.

 

C’est le moment de devenir propriétaire de sa résidence principale

 

Cela sonne un peu comme une phrase d’un marchand qui veut vendre sa marchandise et pourtant si on réfléchit sérieusement, c’est la meilleure opération patrimoniale du moment.

A des taux d’intérêt au plus bas, vous ajoutez, pour ceux qui sont éligibles, un prêt à taux zéro très nettement plus favorable, un marché de l’immobilier ancien dont les prix ont été largement réajustés en zone frontalière et une importante offre de logements neufs sur le bassin lémanique, tous les ingrédients sont au rendez-vous pour accéder à la propriété dans les meilleures conditions. Cette position est renforcée avec des loyers qui demeurent élevés autour de la frontière et encore plus à Genève. Alors qu’il devient de plus en plus évident que les niveaux de retraites vont largement être revus à la baisse dans les prochaines années, tant en France qu’en Suisse, devenir propriétaire de sa résidence principale s’impose comme une protection de son niveau de vie.

 

Un emprunteur disposant de revenus en francs suisses a augmenté son pouvoir d’achat immobilier de 85’000 € en moins de 5 ans

 

Par la force du franc suisse par rapport à l’euro et des niveaux de taux d’intérêt en fort recul, un emprunteur salarié en Suisse bénéficie d’une capacité d’achat en hausse de 30%. Prenons l’exemple d’une famille bénéficiant d’un revenu net mensuel de 6’000.- CHF et qui peut supporter une échéance mensuelle de crédit de 2’000.- CHF. Fin 2011, pour un prêt immobilier en devises, cette famille empruntait en moyenne à 3.17% pour une durée de 20 ans soit une somme 350’000 CHF. En avril 2016, pour la même mensualité, notre famille peut obtenir un financement au taux moyen de 1.45% sur 20 ans pour un montant de 420’000 CHF. En plus de l’effet de la baisse des taux des crédits immobiliers en francs suisses, notre famille bénéficie de l’appréciation de la monnaie helvétique par rapport à l’euro. Pour notre exemple, avec un taux de change fin 2011 à 1.20, nos emprunteurs frontaliers ayant obtenu un financement de 350’000 CHF disposaient de 296’000 €uro. En avril 2016, le prêt de 420’000 CHF avec un taux de change à 1.10 permet de disposer de 381’800 €. Dans la même période, le prix de l’immobilier s’étant stabilisé, on peut donc estimer qu’avec un capital de 85’000 €, l’acquéreur s’offre 20 m2 supplémentaires sur Annemasse, 26 m2 sur le secteur de Douvaine !

 

Les primes d’assurance emprunteur sous pression

 

Sous les effets de la loi Hamon qui donne plus de facilités aux emprunteurs pour choisir l’assurance de leur crédit immobilier, nous avons constaté, à niveau de couverture équivalent, une baisse significative des primes. Avec la problématique du risque de change, c’est un peu moins vrai dans le cadre des prêts en devises mais cela demeure une bonne nouvelle supplémentaire pour les futurs propriétaires.


09/05/2016 – Obtenir les meilleures conditions pour son crédit immobilier

La décision de devenir propriétaire d’un logement repose sur la négociation d’un prix de vente entre acheteur et vendeur. La plus grande partie de cette somme étant financée par un crédit immobilier sur une durée pouvant aller jusqu’à 25 ans, il est d’autant plus important de s’attacher à obtenir les meilleures conditions de financement. Où trouver le meilleur taux ? Comment obtenir les meilleures conditions d’assurance ? Comment négocier avec son banquier ? Nous allons passer en revue les différentes actions à entreprendre pour emprunter aux meilleures conditions.

 

Les démarches pour obtenir un financement sont souvent longues, parfois complexes, voire même compliquées, sans pour autant être assuré d’emprunter au meilleur prix. Pour un financement en devise, de 300’000 € sur 25 ans, il y a un différentiel de coût de plus de 40% entre le taux le plus bas et le taux moyen. Sur la durée, cela représente une différence de plus de 20’000 €. La différence est d’autant plus importante si la somme empruntée est conséquente et si la durée du crédit est longue.

 

Les banquiers adorent votre apport personnel.

 

Après la crise de 2007 et le durcissement des règles prudentielles, la notion d’apport personnel est devenue prépondérante pour les banquiers. Dès lors, l’obtention du meilleur taux est directement liée à la proportion d’apport personnel que vous pourrez mobiliser. Actuellement, et selon les banques, il faut pouvoir disposer d’un capital représentant entre 10% et 20% du prix d’achat hors frais pour prétendre aux conditions dites “premium”. Les différents frais liés à l’opération d’acquisition (frais de notaire,de garantie, de dossier) devront être également financés par les acheteurs. Au delà du fait qu’en vous prêtant moins le banquier voit son niveau de risque baisser, disposer d’un apport personnel provenant idéalement d’une épargne régulière, va faire de vous le client parfait que la banque voudra à tout prix conquérir et conserver. A noter qu’est considéré comme apport personnel, toute somme disponible provenant d’épargne, plus values, donations etc….mais également des capitaux de prévoyance des 2ème et 3ème piliers, du PERP. A noter que l’accession au meilleur taux grâce à votre apport personnel peut vous faire gagner 0,6% sur le taux de votre crédit immobilier. Autre critère déterminant pour négocier le meilleur taux : votre niveau de revenus. Mais sur ce point, à part demander une augmentation à votre patron, vous ne pouvez pas faire grand chose…..

 

Le taux d’intérêt c’est bien, le coût de l’assurance emprunteur, ce n’est pas rien !

 

Dans votre quête de recherche des meilleures conditions, le taux d’intérêt proposé n’est pas le seul paramètre à prendre en compte. Avec la baisse des taux d’intérêts, le montant des primes d’assurance représente une part de plus en plus importante du coût total du crédit. C’est donc d’autant plus vrai pour les crédits immobiliers en devise dont les meilleurs taux sur 20 ans sont proche de 1,05% contre 2,75% 2 ans auparavant. Avec une prime d’assurance à hauteur de 0,42% du montant du crédit (pour un emprunteur âgé de plus de 40 ans), la part de l’assurance représente 43,5% du coût du crédit contre 21,8% en 2014. C’est donc bien le couple taux d’intérêt/assurance emprunteur sur lequel il faut s’appuyer pour pouvoir retenir la meilleure solution de financement. Le choix de l’assurance emprunteur est maintenant facilité par la loi Hamon, qui permet à celui ou celle qui a contracté un crédit de changer librement de compagnie d’assurance dans l’année qui suit la date d’émission des offres de prêt. Si les frais de dossier rentrent pleinement dans le coût d’un crédit, il ne faut pas focaliser votre négociation sur ce point. Il est plus pertinent de négocier avec votre banquier une délégation d’assurance ou une remise sur le taux. Sur la durée du crédit, vous serez très largement gagnant. Enfin, si vous devez comparer différentes propositions, comparez le coût total en euros ou en francs suisses, c’est beaucoup plus parlant que le TAEG imposé par la loi.

 

Faire appel à un bon courtier, de proximité.

 

L’intermédiaire en opérations de banque et services de paiement dans la version légale, ou plus communément appelé courtier en crédits immobiliers, pourra dans le cadre d’un mandat de recherche de financement, vous faire gagner du temps et souvent économiser beaucoup d’argent. Le courtier, après avoir pris connaissance de votre demande, va s’adresser aux établissements bancaires de votre secteur afin d’obtenir les meilleures conditions de financement. Vous gagnerez ainsi un temps précieux, et en sa qualité de professionnel, il saura mettre en valeur les points forts de votre dossier afin d’obtenir les conditions les plus favorables. L’activité de courtier en crédits immobiliers est relativement développée sur la zone frontalière et sur internet. Nous recommandons de choisir un courtier local qui a des contacts directs et privilégiés avec les banques et les décideurs de votre secteur, alors que les grandes enseignes de courtage nationales à distance ne font que transférer votre demande dans les banques et vous appliquer les conditions standards. C’est d’autant plus vrai dans la zone frontalière où les télé-conseillers parisiens ou lyonnais ont des connaissances limitées du prêt en devise. Enfin, optez pour un courtier organisé autour de plusieurs collaborateurs qui représente vis à vis des banques un plus gros volume de crédits immobiliers et  pourra vous assurez un meilleur suivi de votre dossier en cas d’absence ou de défaillance de votre interlocuteur privilégié.

 



17/03/2016 – Les 4 étapes clés pour bien renégocier son crédit immobilier

 

Avec l’abandon du cours plancher et l’introduction des taux d’intérêts négatifs début 2015, de nombreux emprunteurs avaient saisi l’opportunité de renégocier leur crédit immobilier en francs suisses comme en euros. Nous pensions alors que les conditions de financement avaient atteint leur niveau le plus bas. Une année après, avec une économie mondiale en croissance molle et des interventions massives des banques centrales, force est de constater que les niveaux de taux sont encore plus bas de 0.25% à 0.30% ! Dans ces conditions, les emprunteurs qui ont manqué la première vague, pourront largement trouver les bénéfices de cette nouvelle baisse. Pour autant, passons en détail les 4 étapes importantes permettant de renégocier au mieux son crédit immobilier :

 

1) Demander à votre banquier s’il tient à vous ?

 

La première étape consiste à prendre contact avec le conseiller qui gère votre dossier de crédit et lui demander ce qu’il peut faire pour votre crédit en cours. Ne vous attendez pas à recevoir des taux incroyables de sa part ! Il est parfaitement conscient qu’aux taux alléchants proposés par ses concurrents, vous devrez ajouter des frais fixes (pénalités de remboursement anticipé, frais de constitution d’une nouvelle garantie, frais de dossier). De plus, en acceptant de renégocier votre taux, il va accepter de moins gagner sur votre dossier. En fonction des conditions que votre banque vous proposera, vous allez très vite vous rendre compte combien il tient à vous…ou pas !

 

2) Combien pouvez-vous espérer économiser dans cette opération ?

 

Vous avez la proposition de votre banque entre les mains mais elle ne vous satisfait pas complètement. Il faut maintenant regarder ce que la concurrence peut vous proposer en tenant compte des frais fixes que votre banquier n’a pas oublié de vous mentionner. Vous pouvez faire les calculs de votre côté, mais si vous ne voulez pas vous embêtez, vous pouvez faire une simulation directement sur notre site :

 


Qu’il s’agisse d’un financement en euros comme en francs suisses, vous pourrez connaître immédiatement le gain que vous pourrez réaliser en conservant la même durée ou en réduisant la durée de votre crédit. Si vous estimez que le gain est intéressant, vous pouvez faire le tour des banques de la place afin d’avoir les conditions financières détaillées de chacun ou passez par un courtier en crédits immobiliers; vous gagnerez ainsi beaucoup de temps et l’assurance d’avoir les meilleures conditions de taux du moment.

 

3) Des papiers, des papiers, encore des papiers

 

C’est la partie la moins sympathique de l’opération ! Il faut préparer un dossier complet pour la banque qui va reprendre votre crédit immobilier. Même si cela n’est pas très compliqué (copie des pièces d’identité, 3 dernières fiches de salaire, relevé de compte etc….), il faut prendre un peu de temps pour le faire. Il est très important d’avoir un dossier complet et bien présenté, c’est un peu de votre image que vous envoyez au nouveau banquier. Si vous voulez qu’il s’occupe bien de votre dossier, simplifiez lui la tâche.

 

4) Ma banque je l’aime, un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout ?

 

Une banque vous fait d’excellentes propositions pour reprendre votre crédit immobilier, chouette ! Mais il va falloir quitter votre banque actuelle. En effet, le charmant conseiller qui vous veut comme client ne cherche pas qu’à vous faire faire des économies…..il veut gagner des sous. Comment ? En vous demandant de devenir votre banque principale, en souscrivant des services (cartes de crédit, services de base, les assurances, etc..). Vous pouvez éplucher les conditions tarifaires de votre nouvelle banque, mais n’oubliez pas que grâce à elle vous allez peut-être économiser plusieurs dizaines de milliers d’euros. Il faut envisager la comparaison d’un point de vue global, donc si la carte de crédit coûte 2€ euros de plus par an, vous serez toujours gagnant. En revanche et plus particulièrement en zone frontalière, il vous faut vérifier si les services qu’elle propose vous conviennent, notamment en termes de rapatriement de salaire depuis la Suisse, couverture de change, etc…

 

Vous êtes prêt à passer à l’action ? Encore quelques astuces pour les candidats à la renégociation :

 

  • Si vous avez eu des problèmes de santé depuis la demande de financement initiale, la nouvelle banque risque de majorer le coût de l’assurance, voire de vous exclure de certains risques

  • Pour un prêt en francs suisses, vous devez vous assurer que la contre valeur euro actuel de votre prêt en devises est inférieure au prix d’achat initial de votre logement ou à sa valeur sur le marché. A défaut, aucune banque n’acceptera de rentrer en matière.

  • Pour les frontaliers qui ont fait un financement adossé à des troisième piliers, c’est l’occasion de sortir de cette solution devenue obsolète par l’évolution de la fiscalité et les rendements des contrats d’assurance.

Bonne renégociation !


23/02/2016 – Faut-il encore emprunter EN FRANCS SUISSES ?

 

Solution star des emprunteurs depuis 25 ans, le crédit immobilier en francs suisses a été largement mis en avant par les banques de la zone frontalière notamment grâce à des taux d’intérêts très avantageux. Depuis 5 ans, avec la forte hausse du franc suisse par rapport à l’euro, ce type de financement est pourtant devenu le cauchemar de certains propriétaires. Essayons de comprendre pourquoi et voir comment choisir la devise de son crédit immobilier ?

 

Dans notre région frontalière, les emprunteurs travaillant en Suisse ont la faculté de contracter un emprunt en euros ou en francs suisses pour acquérir leur logement sur France. Avec un niveau de taux nettement plus favorable, le prêt en devise est largement plébiscité par les emprunteurs frontaliers. Encore aujourd’hui, emprunter sur 20 ans en francs suisses permet de bénéficier d’un gain de 0.60 points de base par rapport à un financement en euros. En clair, c’est un taux fixe à 1.30% pour un crédit en CHF contre 1.90% pour un crédit en €, soit, sur la durée du crédit, un différentiel de 20’000 € pour un emprunt de 300’000 €. Si on arrête la comparaison ici, il n’y a pas photo ! 

 

Mais ce calcul n’est valable que si les emprunteurs vont au terme de leur crédit immobilier. En revanche, une revente du logement, pendant la période de détention du crédit, peut considérablement remettre en question l’intérêt de l’opération. En effet, à la signature de l’acte de cession, le notaire remettra au vendeur le produit de la vente en euros, pour solder une dette en francs suisses. La banque devra donc procéder à une opération de change, à savoir acheter des francs suisses pour solder le crédit immobilier. Dès lors, l’emprunteur est soumis au risque de change. Si le franc suisse s’est apprécié entre le début du crédit et son remboursement anticipé, il faudra plus d’euros pour solder l’emprunt. C’est comme cela que bon nombre de frontaliers ayant emprunté alors que le taux de change était entre 1.20 et 1.50, se retrouvent avec une dette, en contre valeur euro, supérieure au prix d’achat du bien! 

 

Exemple : Sarah Genevois a contracté, en Janvier 2009, un crédit immobilier en francs suisses de 300’000 CHF pour acheter un appartement de 200’000 €. Le taux de change était alors de 1.50. En Janvier 2016, Sarah souhaite revendre son logement mais son conseiller bancaire lui indique qu’elle doit 240’000 CHF, soit 218’000 € ! L’agent immobilier de Sarah lui a trouvé un acheteur pour son logement à 210’000 €…. Si elle accepte la proposition, il faudra qu’elle apporte de ses économies 8’000 € pour solder son prêt, sinon elle devra patienter pour un nouveau projet.

 

 

La durée de détention du logement est déterminante pour diminuer le risque de change

 

Dans une période de forte volatilité des cours de change, le choix du prêt en francs suisses peut donc s’avérer périlleux en cas de vente anticipée du bien. Le risque est au plus fort dans la première partie du crédit, lorsque le capital restant dû demeure important. Plus l’emprunteur avancera dans le temps, plus le montant de sa dette diminuera et moins il sera impacté par le risque de change. Pour une famille qui construit la maison de ses rêves ou pour en emprunteur qui n’envisage pas de revendre son bien, le prêt en devise reste une excellente solution de financement. En revanche, nous conseillerons aux jeunes emprunteurs que nous accompagnons dans la négociation d’un financement pour l’achat d’un T2 ou T3 de réfléchir aussi à un financement en €uros. En effet, pour eux, la durée de détention du bien est, en général, courte, et en empruntant en devise, ils s’exposent au risque de change. De plus, si la différence de coût liée au taux d’intérêt est conséquente sur 25 ans, elle est nettement plus limitée sur une durée de 3 à 5 ans.

 

Enfin, contracter un emprunt en euros permet de bénéficier pleinement de la loi Hamon. Vous pouvez souscrire votre assurance emprunteur auprès d’une compagnie extérieure à la banque, ce qui est souvent bien moins chère pour des garanties équivalentes ! Vous l’aurez compris, le taux d’intérêt du crédit ne doit donc pas être le seul élément déterminant pour le choix de votre crédit immobilier.

 



01/02/2016 – Le cours euro/chf flirte avec le 1.11

Le franc suisse n’en fini pas de reculer par rapport à l’euro, se positionnant ce matin  à 1.11 CHF, un cours qui n’avait plus été atteint depuis l’abandon du cours plancher. La baisse régulière de la monnaie helvétique prouve la confiance des marchés en la monnaie unique et la politique de la Banque centrale européenne. Si cela ne fait pas les affaires des travailleurs frontaliers, cela apporte un soulagement à la banque nationale suisse mis sous pression par les milieux économiques helvétiques.

Étrangement, alors que la croissance chinoise ralentie, que les places financières mondiales tangues, cela ne suffit pas pour redonner au franc suisse son statut de valeur refuge. Dans ces conditions, les investisseurs, peu enclins à prendre des risques, s’orientent vers des monnaies proposant des taux de rémunération plus favorables. Un investissement à long terme sur le yen par exemple, ne rapportera certes pas beaucoup, mais n’est pas encore négatif. Nous pouvons aussi imaginer que les questions que posent la situation de l’économie suisse pèsent sur la monnaie. En effet la balance commerciale helvétique est moins bonne que ce qui était attendue et les exportations continuent de ralentir.

Néanmoins, nous estimons que nous ne sommes plus très loin d’un niveau de risque qui ramènera les investisseurs vers le franc suisse. Pour le moment, les marchés gardent la confiance dans la capacité des banques centrales à aider les pays à retrouver de la croissance. C’est pourquoi,nous estimons que le cours EURO/CHF ne devrait pas dépasser 1.12.

Pour les travailleurs frontaliers, il convient donc d’attendre un peu avant d’opérer un change important et espérer le retour de jours meilleurs.

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


25/01/2016 – PTZ 2016 : Les Nouveautés

Afficher l'image d'origineLe PTZ permet toujours à des personnes qui acquièrent pour la première fois leur résidence principale de profiter d’un prêt à taux 0% pour un achat dans le neuf, ou dans l’ancien sous conditions.

Depuis le 1er janvier 2016, les conditions d’attribution du PTZ et ses modalités de mise en place ont été assouplies.

 

Le nouveau PTZ, c’est :

  • une augmentation de la quotité de financement jusqu’à 40% de l’achat d’un logement neuf ou ancien (hors frais de notaire) et dans la limite des plafonds du tableau ci-dessous; pour mémoire, ce montant était jusqu’ici limité à 26% pour certaines zones et encore moins ailleurs…

Nombre de personnes destinées à occuper le logement

Zone A

Zone B1

Zone B2

Zone C

1

150.000 €

135.000 €

110.000 €

100.000 €

2

210.000 €

189.000 €

154.000 €

140.000 €

3

255.000 €

230.000 €

187.000 €

170.000 €

4

300.000 €

270.000 €

220.000 €

200.000 €

5 et plus

345.000 €

311.000 €

253.000 €

230.000 €

 

Exemple : un couple avec 2 enfants achète un bien neuf à Douvaine (zone B1) pour 300000 €; le PTZ sera limité à 270000 € x 40 % = 108000 €.

 

  • l’accès d’un plus grand nombre de ménages à ce dispositif avec l’augmentation des plafonds de revenus pris en compte (74 000 € contre 72 000 € auparavant en zone A pour un couple avec deux enfants); à noter que les ressources prises en compte pour l’éligibilité au PTZ restent dans tous les cas, les revenus fiscaux de référence de l’année n-2, de l’ensemble des occupants.

  • une durée de remboursement de 20 ans minimum et un différé systématique de 5, 10 ou 15 ans (en fonction des revenus);

  • une occupation du bien en résidence principale au moins 6 ans à compter du versement du prêt (jusqu’à maintenant, le bien devait être la résidence principale de l’emprunteur pendant toute la durée du financement); par conséquent, l’emprunteur peut, au bout de 6 ans, louer son bien et conserver son PTZ;

 

A noter que pour l’achat dans l’ancien, le prêt à taux 0% est élargi à l’ensemble du territoire, sans exceptions. Pour y être éligibles, les opérations d’acquisition devront, dans tous les cas, comporter 25% de travaux sur le coût total de l’acquisition.

Le PTZ peut être assorti de tout autre prêt immobilier : Prêt à l’accession Sociale, Prêt Classique € ou Prêt Immobilier en Francs Suisses.

 

Pour plus de précisions, nos conseillers se tiennent à votre disposition : 09.87.87.74.40

Et pour calculer vos droits au PTZ, rendez-vous sur notre simulateur : http://www.territoires.gouv.fr/spip.php?page=article-sous-site&id_article=313&sommaire=88

 


25/01/2016 – Les taux crédits immobiliers baissent malgré…la hausse !

Pour être honnête, nous attendions une hausse et finalement les banques de la zone frontalière ont toutes baissé leurs conditions d’intervention pour le financement des crédits immobiliers en francs suisses comme en euros.

 

Pour ce premier mois de l’année, les taux moyens sur 15, 20 et 25 ans se situent respectivement à 1.62%,1.78% et 2.10%, soit un  recul de 0,5 à 0,10 par rapport au dernier mois de l’année 2015. Il s’agit pour nous d’une surprise, car dans le même temps, le rendement des obligations de la confédération remontaient d’environ 0,30 sur les durées de 10 à 25 ans. Sur les premiers jours de Janvier et pour un très bon dossier, nous avons pu négocier un taux fixe inférieur à 0,95% sur 15 ans.

 

La situation est identique pour les financements en euros, avec une baisse de 0,50 sur l’ensemble des durées et des taux moyens à 2.49%, 2,73% et 3,15% sur 15, 20 et 25 ans. A noter qu’un très bon dossier (apport hors frais supérieur à 20% et revenus supérieurs à 100’000 €) peut se négocier à 2.05% sur 25 ans.

 

Alors pourquoi les taux de crédit immobiliers proposés aux clients sont à la baisse alors que dans le même temps les conditions de préfinancement sur les marchés augmentent ? Tout simplement parce que les banques ont accepté de réduire leur marge, de gagner moins.

Des discussions que nous avons pu avoir avec nos partenaires, il ressort que les objectifs 2016 sont significativement en hausse par rapport à l’exercice précédent. Alors que les compteurs ont été remis à zéro, les banques cherchent donc à atteindre rapidement ces objectifs de production de crédits immobiliers : en baissant leur marge (ce que nous avons pu constater dès les premiers jours de janvier), mais également en faisant preuve d’une plus grande ouverture à étudier des dossiers, même parfois plus complexes.

 

Encore une bonne nouvelle pour les emprunteurs, qui pourront donc bénéficier de conditions de crédits favorables dans un marché immobilier encore calme.


25/01/2016 – Devenir propriétaire en 2016 ? L’avis des pros de l’immobilier.

Du côté des conditions de financement, le feu est au vert. Alors que les taux des crédits immobiliers en euros et en devises demeurent très bas, les banques de la zone frontalière sont plutôt agressives en ce début d’année. L’arrivée du nouveau Prêt à Taux Zéro, beaucoup plus favorable que la version 2015, est un avantage certain au moment de se porter acquéreur.

 

A priori, c’est plutôt une bonne idée quand on écoute les avis des agents immobilier de la région. Les professionnels de l’immobilier du Chablais et du bassin genevois s’accordent à dire que les prix sont en baisse. Il y a pléthore d’offres sur le marché, dans le neuf, comme dans l’ancien. Annecy et son agglomération restent une exception puisque les prix moyens sur ce secteur sont en constante augmentation selon Anthony BARATIN, responsable Développement chez Canal Immobilier.

 

Les prix des loyers restent très élevés, il est donc préférable d’acheter. C’est ce que font beaucoup d’emprunteurs entre 25 et 45 ans en se dirigeant vers des programmes neufs pour un 1er achat : les frais de notaire sont réduits (2,5 % du prix d’acquisition contre 7,5 % pour de l’ancien); pour Nicolas BAZILE, gérant de l’agence Côté Immo à Thonon “les clients qui achètent du neuf recherchent des bâtiments aux normes actuelles pour de la résidence principale ou pour de l’investissement locatif” tandis que “les clients qui achètent de l’ancien recherchent un rapport prix / superficie intéressant ou alors veulent bien payer plus cher pour un emplacement privilégié.”  S’il en est de même pour le secteur d’Annecy, l’ancien semble présenter plus d’intérêt sur le secteur du Genevois selon Samuel BONHOMME, commercial chez FONCIA “ l’ancien est nettement moins cher, les surfaces plus agréables et il n’y a pas de souci de retard de livraison, ni de procédure “.

 

Si pour les professionnels que nous avons interrogés, le moment est opportun pour devenir propriétaire, ils justifient leurs positions par un taux de change euro/chf favorable, des taux des crédits immobiliers bas et le nouveau prêt à taux zéro (PTZ). Mais certaines spécificités locales orientent leurs avis. Pour Anthony Baratin, les choses sont claires “  Annecy bénéficie d’une attractivité démographique, économique et touristique qui n’est plus à démontrer. De plus, tous les projets récents ou en cours (Centre des congrès d’Albigny, liaison ferroviaire avec Genève, etc….) ne vont que renforcer cette situation . Par conséquent, les prix vont se maintenir ou même continuer  à progresser dans certains secteurs demandés. “  Alors que le nombre d’habitants a explosé dans le Genevois au cours des 15 dernières années et par la même compliqué les conditions de mobilité, Samuel BONHOMME nous fait remarquer que “ tout le monde n’aura pas le privilège de se loger proche de la frontière”.

 

Les avis semblent converger, devenir propriétaire en 2016 est une bonne chose. Alors il ne reste plus qu’à trouver le logement de vos rêves ?

 

 

Nos spécialistes :

 


17/12/2015 – Taux des crédits immobiliers : c’est pas loin d’être cadeau

A l’approche de Noël, il était difficile de faire l’impasse de cette métaphore tant les conditions de financement sont favorables aux emprunteurs. Et ce n’est pas fini, car les taux d’intérêts des crédits immobiliers baissent encore en ce mois de décembre, tant pour le franc suisse que pour l’euro. Pour les crédits immobiliers en devises, les conditions moyennes sont en recul de 0.05% sur toutes les durées avec des taux moyens de 1.66 % sur 15 ans, 1.83 % sur 20 ans et 2.23% sur 25 ans. Sous l’offensive de certains réseaux bancaires, les conditions que nous avons pu négocier pour les meilleurs dossiers chutent de manière spectaculaire à 0.90% sur 15 ans, 1.20% sur 20 ans et 1.40% sur 25 ans.

 

La situation demeure très temporaire car sous l’impulsion de la hausse des taux d’intérêts par la banque centrale américaine nous attendons une hausse de 0.10% à  0.20% le mois prochain.

 

Pour les financements en euros, la baisse est également au rendez-vous ce mois avec des taux moyens à 2.56% sur 15 ans, 2.81% sur 20 ans et 3.28% sur 25 ans. Mais la baisse la plus significative porte sur les dossiers qui offrent le plus de garanties (Apport net > 20%) et pour lesquels il est possible d’obtenir 1.7% sur 15 ans, 1.90% sur 20 ans et 2.05 % sur 25 ans.  

 

Par rapport à fin 2011, le coût d’un crédit immobilier en francs suisses a été quasiment divisé par 2 ! Prenons l’exemple d’un crédit immobilier de 300’000 CHF à taux fixe sur 20 ans : en 2011 le taux moyen était de 3.23% contre 1.83% aujourd’hui. Pour ce financement fait en 2011, l’emprunteur doit faire face à une mensualité de 1’699 CHF/mois pour un coût total de 107’651 CHF. En 2015, le montant de la mensualité tombe à 1’494 CHF/mois et un montant total d’intérêt de 58’468 CHF. L’emprunteur de 2015 fait une économie de l’ordre 49’000 CHF. Énorme !

 

Vous avez contracté un crédit immobilier en 2011 ? Vous pouvez également bénéficiez de la baisse des taux d’intérêts en renégociant les conditions de votre emprunt, soit auprès de votre banque, soit auprès d’une banque concurrente.  Sur les bases de notre exemple, vous pourrez réaliser une économie de plus de 32’000 CHF tout frais compris (Pénalités de remboursement anticipé, frais de garantie, frais de dossier).  De quoi offrir de jolis cadeaux de Noël ?

 


26/11/2015 – Super Mario plombe le franc suisse….et fait le bonheur des frontaliers et des emprunteurs

Le président de la banque centrale européenne, Mario Draghi, est décidément un tenace. Il avait promis de tout faire pour relancer l’inflation en zone euro et le voilà à nouveau à la manoeuvre en introduisant l’idée des taux d’intérêts négatifs. Tiens, tiens, amis frontaliers, cela ne vous rappelle pas quelque chose ? C’est exactement ce qu’a fait la BNS en début d’année mais avec un objectif complètement différent, à savoir : faire baisser le cours de sa monnaie. L’initiative novatrice de la Banque Nationale Suisse prend donc du plomb dans l’aile puisqu’en agissant de la sorte la BCE dégrade les conditions de rendement de sa monnaie et redonne de l’intérêt au franc suisse. Annoncée vendredi, cette décision a immédiatement amené une correction du taux de change euro/chf qui va maintenant vers 1.08. A l’approche de la paye, c’est toujours une bonne nouvelle pour les travailleurs frontaliers ! Est-ce que cela va relancer l’économie européenne ? Pas sûr, si cela ne s’accompagne pas de mesures structurelles fortes des pays membres (on pense notamment à la France) et surtout après les attentats du 13 novembre.

 

Côté Suisse, le temps est venu de la révolte contre la politique de la Banque Nationale Suisse. Après une baisse spectaculaire de plus de 12% des commandes de l’industrie des machines, les milieux économiques et certains banquiers appellent à l’introduction d’un  nouveau cours plancher. La BNS en a-t-elle les moyens ?

 

Baisse des taux rime évidement avec emprunteurs heureux, qui devraient continuer de bénéficier de conditions d’emprunts très favorables. A défaut de relever toute l’économie du pays, cela permettra au moins de dynamiser le secteur de la construction, secteur à fort création d’emploi local. Vu le niveau élevé des loyers en zone frontalière et à Genève, une nouvelle baisse des taux devrait inciter les locataires à accéder à la propriété, d’autant que les banques de la zone frontalière semblent ouvertes à ne pas perdre de temps pour atteindre leurs objectifs de crédits immobiliers pour 2016. Pour les meilleurs dossiers (apport net >20%), il est maintenant possible d’envisager, pour un prêt en devise suisse à taux fixe, entre 1.50% et 1.65% sur 25 ans !  

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !   


19/11/2015 – Les taux baissent…moins que prévu

Pour ce mois de novembre 2015, nous constatons une légère baisse des taux des crédits immobiliers tant pour les prêts en euros que pour les prêts en francs suisses. Devant l’évolution des taux directeurs, nous devons avouer que nous attendions une baisse plus conséquente. En effet, pour les prêts en devises, alors que le taux des obligations de la confédération à 10 ans passait sous la barre des – 0.25, contre – 0.10 le mois précédent, le taux moyen des crédits en francs suisses baissait (seulement) de 0.01% sur 25 ans, 0.05% sur 15 et 20 ans.  Pour les meilleurs dossiers, la baisse est identique avec un meilleur taux constaté à 1.25 sur 15 ans, 1.40 sur 20 ans et 1.65 sur 25 ans. Pour cette fin d’année, les banques n’ont donc pas complètement répercuté la baisse et en ont profité pour améliorer leur marge.

Pour les financements en euros, la tendance est identique avec une baisse des taux d’intérêts de l’ordre de 0.05% sur toutes les durées portant les taux moyens à 2.56% sur 15 ans, 2.81% sur 20 et 3.28% sur 25 ans. La baisse est un peu plus importante pour les meilleurs dossiers (apport > 15% plus les frais et revenus >35’000 € pour un célibataire et 60’000 € pour un couple) avec un taux de 1.80% sur 15 ans, 2.10% sur 20 ans et 2.50% sur 25 ans.

 

L’écart de taux entre l’euro et le franc suisse se maintient, mais on notera qu’il augmente en fonction de la durée du crédit. Le prêt en devises demeure donc plus attractif que le financement en euro mais compte tenu du risque de change, nous continuons de préconiser la conclusion d’un prêt en francs suisses pour des financements qui s’inscrivent dans une stratégie à long terme. Même si le taux d’intérêt se révèle supérieur, nous préconisons un financement en euros pour le financement d’un logement qui sera revendu dans les 5/7 ans (1ère acquisition par exemple) et pour les investissements locatifs.

 

A noter que l’activité des crédits immobiliers a connu un vif succès dans les banques ce qui pourrait expliquer l’attitude parfois suffisante des conseillers qui se concentrent sur les dossiers faciles et rémunérateurs (avec de nombreuses contreparties) en cette fin d’année. Néanmoins, certains réseaux bancaires se sont déjà mis en ordre de marche pour le futur exercice avec des objectifs commerciaux conséquents. Une bonne nouvelle pour les futurs emprunteurs ! 


28/10/2015 – La BNS et le franc suisse pris au piège

 

Les annonces en fin de semaine dernière de Mario Draghi, patron de la banque centrale européenne, ont fait plonger l’euro et grimper le cours du franc suisse portant le cours euro/chf sous 1.08. Le président de la BCE a annoncé qu’il allait maintenir sa politique de taux bas et qu’une nouvelle baisse de 0,20% pourrait être envisagée dans les prochaines semaines. Ce renforcement du franc suisse est une bonne nouvelle pour les travailleurs frontaliers et ceux qui empruntent en francs suisses, mais ne va pas arranger les affaires pour les entreprises suisses.

 

En supprimant le cours plancher à 1.20 en début d’année, la BNS avait changé sa stratégie en misant sur l’introduction de taux d’intérêts négatifs pour dissuader les investisseurs et ainsi faire baisser le franc suisse. Malheureusement pour l’économie suisse, les effets attendus ne sont pas au rendez-vous, car dans le même temps, les banques centrales, pour soutenir leur économie, ont toutes fait marcher la planche à billets et fait baisser leur taux d’intérêt. La monnaie helvétique se retrouve donc prise au piège, et en l’état, on voit mal comment la BNS pourrait inverser la tendance.  

 

Ce matin, le taux des obligations de la confédération à 10 ans est à – 0.29%, proche de son plus bas niveau de janvier 2015. Cet indicateur sert de référence pour les taux des crédits immobiliers qui s’annoncent donc encore en baisse pour le mois prochain. Si vous avez raté le train pour renégocier votre crédit immobilier en devises, de nouvelles opportunités vont s’ouvrir dans les prochains jours !

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.


15/10/2015 – Les taux des crédits immobiliers en francs suisses en légère baisse

En ce mois d’octobre, les conditions de financement des prêts en devise demeurent très favorables avec une très légère baisse des taux moyens sur toutes les durées. Pour un dossier standard, les taux à 15 ans se situent à 1.76%, 1,93 % sur 20 ans et 2.24% sur 25 ans. Les banques sont toujours très intéressées par les beaux profils (apport hors frais > à 10%, voire 20%, et revenus > 100’000.- CHF). Pour ce type de crédits immobiliers en francs suisses, nous arrivons à négocier  des taux jusqu’à 1.30% sur 15 ans, 1.50% sur 20 ans et 1.75% sur 25 ans.

Compte tenu du volume important de dossiers qu’elles ont traité en 2015, les banques de la zone frontalière ont clairement orienté leurs ambitions en direction des clients aux revenus conséquents mais surtout disposant d’un apport net minimum de 10%. L’augmentation de l’écart entre les conditions standards et les meilleurs taux est le reflet de cette stratégie. Sous l’impulsion des organismes de caution, nous constatons également depuis quelques semaines, un durcissement des conditions d’octroi sur les prêts en devise principalement sur les critères de l’antériorité professionnelle et de l’apport personnel.

Avec ces niveaux de taux d’intérêt, la période demeure très favorable pour les renégociations de taux des prêts en devises suisses. Le simulateur que nous avons mis en ligne vous permet de mesurer l’intérêt de procéder au rachat de votre crédit par une autre banque. Avant d’engager la demande, vous devez vérifier que la contre valeur euro actuelle de votre prêt en devises soit inférieure ou égal au prix de revient ou au prix d’acquisition de votre bien.

Pour les crédits immobiliers en €, les conditions de taux remontent légèrement en octobre pour atteindre en moyenne 2.61% sur 15 ans, 2.86% sur 20 ans et 3.36% sur 25 ans. Pour un très bon dossier (apport hors frais >10% et revenu annuel supérieur à 85’000 €), les meilleurs taux se négocient environ à 0.70 en dessous des conditions standards.

Si les conditions de taux des prêts immobiliers en €uros demeurent supérieures aux conditions de celle d’un prêt en devises, nous continuons de conseiller le financement dans cette monnaie pour un bien qui ne sera détenu que quelques années ou pour un investissement locatif.

Notre outil de simulation vous permettra de faire le comparatif entre le financement de votre logement avec un prêt en euros et un prêt en devises.

Malgré les hésitations de la banque centrale centrale américaine sur une  future hausse des taux d’intérêts, nous allons rester durablement dans un cycle de taux bas, tant pour les prêts en €uros que les prêts en francs suisses.


05/10/2015 – Encore du nouveau pour l’assurance emprunteur !

Alors que la loi Lagarde en 2010, instituait la liberté de choix à l’emprunteur pour l’assurance de son crédit, dans les faits, cela restait extrêmement marginal. En effet, les banques trouvant tous les prétextes pour refuser le principe de l’assurance extérieure (délégation d’assurance dans le jargon bancaire), les emprunteurs, souvent bousculés par le temps, devaient se résoudre à accepter l’assurance emprunteur proposée par la banque, quand bien même son prix était souvent largement plus avec des garanties équivalentes.

 

Nouvelle tentative en 2014, avec l’entrée en vigueur de la loi Hamon, qui offre à l’emprunteur la faculté de changer son assurance de prêt dans l’année qui suit la date d’émission des offres de prêts. Si certains établissements se sont un peu ouverts sur la question, la plupart évoquait des différences de couvertures, parfois des plus improbables, pour refuser la délégation.

 

Sous la pression des associations de consommateurs, le Comité Consultatif du secteur Financier à défini une liste limitative de garantie minimales, pour toutes les banques, en cas de demande d’assurance extérieure. Parmi cette liste de 18 critères, la banque devra en retenir 11 pour la couverture assurance du prêt, et 4 (au plus) sur 8, pour la couverture perte d’emploi, si celle-ci est demandée. Cette dernière mesure est entrée en vigueur le 1er Octobre 2015 et concerne également les crédits immobiliers en devises. Il s’agit d’une excellente nouvelle pour l’emprunteur puisqu’il pourra économiser jusqu’à 10’000 € sur le coût total de son crédit immobilier.

 

Pour les frontaliers qui ont contracté un crédit immobilier en francs suisses, la mise en oeuvre n’est malheureusement pas aussi simple.  

D’une part, certains établissements bancaires de la place, proposant des assurances emprunteurs en devises (francs suisses), pourront mettre en avant la monnaie du contrat pour refuser la  délégation (il n’existe pas, à ce jour, de contrats d’assurance en francs suisses).

D’autre part, il faudra veiller à ce qu’il soit mentionné dans le contrat d’assurance, que ce dernier couvre les prêts immobiliers en devises. Si ce n’est pas le cas de la plupart des contrats sur le marché, certains assureurs locaux offrent la possibilité de majorer le taux de couverture, jusqu’à 120%, afin de couvrir le risque de change.

 

En résumé :

  • Seuls quelques contrats d’assurance emprunteur couvrent les crédits immobiliers en devises (de part la mention ci-dessus évoquée et la possibilité de la majoration du taux de couverture)

  • Pour les crédits immobiliers en devise, la mise en place de la délégation sera plus ou moins facile, selon la devise du contrat d’assurance demandée par la banque

Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à contacter un conseiller au 0987877440 ou faites directement votre devis en ligne !     


15/09/2015 – L’euro passe le cap des 1,10

Cela n’était plus arrivé depuis le mois de Janvier 2015 et l’abandon du cours planché, l’euro repasse ce matin le cap des 1,10 face au franc suisse. Cela n’a durée que quelques heures, mais voilà une barrière symbolique qui vient de tomber.

 

Si cela ne fait pas les affaires des travailleurs frontaliers et des commerces de la zone frontalière, il s’agit tout de même d’une bonne nouvelle pour l’économie helvétique. L’abandon du cours plancher à 1,20 en Janvier pèse sur la compétitivité des entreprises suisses, représentant, à terme une menace sur l’emploi. Le retour autour de 1,10 va être apprécié par les milieux économiques et des salariés suisses.

 

Le marché des changes est devenu peu lisible mais surtout imprévisible tant les monnaies sont devenues des armes utilisées avec opportunisme par les banques centrales pour  relancer la compétitivité du pays. L’euro bénéficie depuis quelques semaines du ralentissement de l’économie chinoise et de la dévaluation de sa monnaie. Dans un contexte de crise “des pays émergents”, les investisseurs se sont recentrés sur les monnaies fortes du négoce international, dollar, euro, sterling.  Face au franc suisse et ses taux négatifs, l’euro bénéficie des perspectives de croissances des économies européennes alors que les effluves du feuilleton grec semble s’estomper.

 

Heureux sont donc les frontaliers qui ont signé des couvertures de change en Janvier. Le bonus par rapport au cours plancher s’est réduit de moitié, mais devrait permettre de faire face à la première échéance de CMU prévue en Octobre !

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.


10/09/2015 – Pourquoi, comment l’assurance scolaire?

Chaque année à la rentrée, il faut fournir l’attestation d’assurance scolaire….. mais à quoi est utile cette assurance ? pourquoi est-elle obligatoire ?…..

 

Cette garantie couvre trois risques :

 

  • La responsabilité civile : tous les dommages que votre enfant peut faire à un tiers (élève, maîtresse,….)ou à un bien matériel (matériel informatique, vitres…..)

 

  • l’individuel accident : garantie des conséquences d’un accident (décès ou invalidité). Si votre enfant se casse la main, votre assurance santé payera les soins (plâtre, opération, rééducation…..) mais si sa main ne fonctionne plus correctement, il sera indemnisé à hauteur du pourcentage d’invalidité qui lui sera reconnu

 

  • les biens de l’élève : cartable, calculatrice, matériel de musique…….

 

Vous avez deux choix de couvertures :

 

  • l’assurance scolaire (MAE, MMA, Groupama,……) : Contrats regroupant les trois couvertures, avec plusieurs niveaux d’assurances, et les primes ne sont pas excessives (entre 8 et 20 € par an selon les garanties que vous souscrivez)

 

  • Le pack assurance maison pour la responsabilité civile et un contrat garantie des accidents de la vie pour l’individuel accident : pas de doublons de garanties, le contrat GAV (garantie accident de la vie) est plus cher mais il couvre toute la famille (parents et enfants) avec une indemnisation plus élevée

 

Quel choix pour vous ?

 

Si votre budget est serré, la premier choix, car le contrat couvre les besoins de votre enfant, avec une extension pour son matériel (pas négligeable si celui-ci fait de la musique : violon,… ou possède du matériel scolaire : portable, calculatrice scientifique…). Par ailleurs, vous en tant que frontalier actif avez une bonne couverture d’accident (voir les garanties auprès de votre caisse accident en Suisse)

 

Si vous et vos enfants pratiquez des activités sportives, ou votre conjoint travaille en France, ou par choix de couverture plus élevées en indemnisations, vous pouvez préférez le second choix (assurance habitation + Garantie des accidents de la vie avec ajout des biens matériels sur certains contrats…)

 

Dans tous les cas nous vous conseillons une garantie scolaire (dans l’enceinte de l’école) et extra-scolaire (club de sport, randonnée en famille…)


01/09/2015 – Les infos – ASSURANCE SANTE

Quelques étapes importantes de mon affiliation à la sécurité sociale…..

 

1/ Certificat d’affiliation :

la sécurité sociale vous prévient que vous êtes bien enregistrez auprès de votre caisse (numéro provisoire ou définitif).

 

2/ Déclaration médecin traitant :

à faire remplir par votre médecin avec la date identique à votre affiliation, et faire parvenir le document avant vos premiers remboursements de soins à votre centre d’affiliation

 

2/ Attestation Carte Vitale :

votre dossier d’affiliation est terminé, vous pouvez bénéficier du tiers payant ( transmission automatique entre la sécurité sociale et votre mutuelle de vos factures). Cette attestation indique le nom des personnes assurés sous la carte vitale, et le numéro d’organisme de rattachement (caisse haute-savoie, ain,……)

 

3/ Création de mon espace personnel AMELI.FR :

activer cet espace vous permet de commander votre carte Européenne de soins (utile en Suisse, ou séjour dans un pays europééen, pour des destinations plus lointaines, nous vous conseillons de vous assurer soit annuellement, soit temporairement le temps du séjour)

Vous pouvez également télécharger vos décomptes de remboursements (certaines mutuelles accepte les mails pour les demandes de remboursements…), et modifiez vos données personnelles……

 

4/ Paiement de votre cotisation :

Une fois votre dossier à jour, la sécurité sociale le transmet à L’URSSAF, qui vous indiquera le montant à payer rétroactivement à votre date d’affiliation…. 


06/07/2015 – “ Résiste, prouve que tu existes “

 

Les fans de France Gall apprécieront peut-être cet hommage, ( je vous mets le lien vers la vidéo si vous lisez l’article jusqu’au bout ) mais les paroles de son tube me semble les plus appropriées pour commenter la situation de ce matin.

“Résiste, prouve que tu existes “

C’est le cas du peuple grec qui a dit non hier à de nouveaux sacrifices. La démocratie en guise de pare feu à la pression européenne. Le peuple résiste et  refuse largement un nouveau plan d’austérité. On peut les comprendre vu la situation de ce pays qui s’est “tiers-mondisé” avec les différents plans imposés par ses créanciers. Mais maintenant on fait quoi ? Il n’y a pas dix mille solutions. L’Europe doit accepter ses erreurs d’avoir pendant tant d’années ignoré la situation de la Grèce et doit accepter de rayer une partie des dettes et en suspendre le remboursement pendant quelques années. En 1953, c’est l’Allemagne qui a vu sa dette réduite de plus de 60% par ses créanciers ( sous l’impulsion des américains). Nous n’avons plus le choix, Angela.

“Résiste, prouve que tu existes “

C’est le cas de la monnaie unique, qui malgré les incertitudes liées à la situation de la Grèce, continue à bien se tenir sur les marchés des changes et notamment face au franc suisse. Si la BNS a expliqué la semaine dernière qu’elle était intervenue sur les marchés pour éviter une nouvelle hausse du franc suisse, il semble que cela ne soit plus nécessaire pour le moment car l’euro résiste. Il résiste car plus personne ne parle aujourd’hui de la disparition de la monnaie unique et c’est cela le gros changement par rapport au plus haut de la crise en 2011. Les investisseurs sont confiants sur la volonté des européens de continuer d’avancer avec une monnaie unique. Il est même probable que la sortie de la Grèce ( Grexit pour les plus techniques) s’accompagne d’une hausse de l’euro, car c’est la crédibilité de la zone euro qui gagnerait aux yeux du marché. Au contraire, un nouvel accord avec la Grèce et une rallonge de quelques dizaines de milliards, que nous ne reverrons jamais, pourrait peser sur la monnaie unique.  

Les travailleurs frontaliers devront bientôt résister à la nouvelle taxe imaginée par Luc Barthassat d’instaurer un péage urbain à la frontière du canton. Et alors que l’autoroute de contournement coté français est gratuit, il me semblait que la vignette autoroute à 40.- CHF constituait déjà une forme de péage pour l’accès à Genève…..

Et comme promis, la vidéo de France Gall, résiste !

www.youtube.com/watch?v=JvOuDdAYvcA

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.


26/05/2015- Votre immatriculation à la sécurité sociale n’est pas validée ?

Les délais de validation de vos immatriculations sont bien aléatoires. Certains dossiers sont traités en quelques semaines et d’autres sont toujours en attente bien qu’ils aient été envoyés il y a  plusieurs semaines, voir plusieurs mois…..

 

Ces retards de traitement ne vous empêchent pas de consulter un professionnel de santé et ni de souscrire une assurance complémentaire dès la fin de votre contrat privé car les remboursements seront validés rétroactivement.

 

Le fait de ne pas avoir votre immatriculation, ou votre carte vitale ne vous empêche pas d’être couverts et de vous faire soigner durant cette période de transition, le suivi sera surtout administratif.

 

Si vous avez une consultation chez votre médecin généraliste, n’oubliez pas de lui faire signer votre déclaration de médecin traitant (si bien sûr il accepte). Vous paierez votre facture et votre praticien vous donnera  un document officiel pour la sécurité sociale (imprimé Cerfa).

 

A réception de votre numéro d’immatriculation et bien que vous n’ayez toujours pas votre carte vital, il faudra compléter le document de votre médecin : numéro sécurité sociale, nom de l’assuré (si un ayant droit : conjoint, enfant), signature et l’adresser par courrier, avec un RIB ( Vous l’avez déjà donné, mais deux précautions valent mieux qu’une) et la déclaration de médecin traitant à votre centre de gestion.

 

Celui-ci va vous retourner ou vous pourrez télécharger sur AMELI (sous réserve que votre espace personnel soit ouvert…), le décompte de votre remboursement qu’il vous faudra transmettre à votre mutuelle pour que celle-ci fasse le complément du remboursement

 

Pour résumer, si vous souscrivez un contrat complémentaire santé le 1er juin, avec une immatriculation à la sécurité sociale confirmée au 1er juillet et que vous avez une visite chez votre médecin le 15 juin, vous serez remboursé par la sécurité sociale de 70 % sur leur base et votre mutuelle courant juillet/août. Si votre mutuelle a été souscrite après  le 15 juin, seule la sécurité sociale vous remboursera…….


27/05/2015 – Renégocier le taux de votre crédit immobilier, vous pourrez économiser combien ?

“ Est-ce que cela vaut la peine que je renégocie le taux de mon crédit immobilier ? Combien je vais économiser si je renégocie mon prêt en devises ? Pensez vous que revoir le taux de mon emprunt en francs suisses me permettrait de réduire la durée de mon crédit ? “

 

Face à la forte demande de nos clients frontaliers sur le sujet, nous avons mis au point un simulateur qui vous permet de calculer immédiatement, en ligne, les gains sur la renégociation du taux de votre crédit immobilier. En vous appuyant sur votre tableau d’amortissement actuel, le simulateur, simple et facile d’utilisation, vous donnera le montant de votre future mensualité et le gain potentiel à réaliser, en tenant compte de tout les frais annexes. Pour être complet, il convient également de comparer l’assurance emprunteur.

 

L’économie générée par la renégociation d’un crédit immobilier doit s’envisager dans le temps. Vu le montant des frais fixes inhérents à cette opération (pénalités de remboursement anticipé, frais de dossier, frais de garantie), l’opération n’aura pas de sens si vous envisagez de revendre le bien à court terme.

 

Pour les frontaliers qui ont emprunté en francs suisses, il faut absolument que la contre valeur euro de votre prêt en devises soit inférieure au prix d’achat initial ou à la valeur actuelle du bien. A défaut, il sera très difficile de faire racheter votre crédit immobilier par une banque concurrente.


11/05/2015 – Des taux encore très bas, mais ça ne durera pas

Sur le marché des crédits immobiliers en devise, nous constatons encore des niveaux de taux records pour ce mois de Mai, avec pour les meilleurs dossiers, des taux fixes à 1,10% sur 15 ans et 1,20% sur 20 ans. Pour ce faire il faut disposer d’un apport net d’au moins 20% et d’un revenu supérieur à 100’000.- CHF/an. Pour des jeunes qui vont solliciter un financement sur 25 ans, et dès lors qu’ils ont un apport de 5% plus les frais, ils peuvent espérer un taux à 1,80%. C’est du jamais vu, mais attention car cela ne durera plus très longtemps.

En effet, nous anticipons, dans les prochaines semaines, une légère hausse des taux d’intérêt en raison d’une récente hausse de taux sur le marché et des problèmes de rentabilité pour les banques. La hausse des taux est proportionnellement spectaculaire puisque les obligations de la confédération à 10 ans sont brutalement passées de -0,17% le 23 Avril à + 0,18% le 7 Mai. Cette variation de 30 cts, nous la retrouvons sur tous les marchés obligataires des pays occidentaux. Il est encore difficile d’expliquer ce changement brutal et non prévu. Mais l’on peut s’interroger sur la suite. Cela étant, même si la hausse est spectaculaire en terme de pourcentage de variation, le niveau des taux demeure très bas.

Les banques doivent de leur côté reconstituer de la marge sur les crédits immobiliers pour compenser les pertes sur l’épargne. En effet, avec les niveaux de taux pratiqués sur les marchés, les établissements bancaires perdent de l’argent sur l’épargne qu’elles collectent. Difficile de servir 2% pour un PEL, alors que dans le même temps le taux des OAT à 10 ans passe sous les 0,50%. Et comme pour faire du crédit, les banques doivent détenir de l’épargne, nous devrions constater une hausse de 20 à 30 cts liée à la reconstitution de marge pour les banques.

Les taux d’intérêts pour les crédits immobiliers, euro et chf, demeureront bas, mais devraient, selon nos estimations reprendre 0,30 à 0,50 dans les prochains mois.

Rien de dramatique, mais il vaut mieux se presser pour profiter des taux actuels.


01/05/2015 – Fermeture Vendredi 1er Mai

En raison du 1er Mai nos bureaux sont fermés. Nos conseillers seront à votre diposition dès lundi 8h30.Nous vous souhaitons un bon week-end (pluvieux…)


08/04/2015 – La sécu ou les assurances européennes ? That is the question.

A l’approche de l’échéance du mois de Mai 2015, nombreux sont les travailleurs frontaliers qui se lancent, souvent à contre coeur, dans les démarches concernant leurs assurances maladie. Vous êtes de plus en plus à consulter notre site et faire vos devis en ligne (vous avez raison, nous sommes les mieux placés en terme de prix et de garantie), mais aussi à nous interroger sur la pertinence de s’assurer auprès d’une assurance européenne plutôt que s’affilier à la sécurité sociale.

Sur ce sujet, et en l’état actuel de nos connaissances, nous privilégions la prudence et recommandons l’affiliation à la sécurité sociale. En effet, si nous avons pu lire multiples articles sur le sujet, nous sommes dans l’incapacité d’affirmer qu’il est possible, ou non, de sortir du cadre de la sécurité sociale. C’est pourquoi nous avons fait le choix de ne pas proposer de contrat d’assurance santé dit “européen”, cette solution présentant, à notre sens, un trop grand risque.

Le risque n’est pas situé dans la prise en charge des soins de santé, car de nombreux expatriés fonctionnent avec ce type de contrat et cela se passe très bien (sous réserve d’avoir vérifié la fiabilité de la compagnie ! Attention aux arnaques !). Nous estimons que le risque réside dans les prochaines décisions de justice en matière d’affiliation. Si au final, la sortie de la sécurité sociale n’est pas validée par les tribunaux, alors il faudra s’acquitter des cotisations des années de retards, majorées de pénalités et amendes. Sans compter que pendant cette période (1 an ? 3 ans ? 5 ans ?), il faudra vivre avec des recommandés de l’URSSAF, visites de l’huissier, saisies sur vos comptes bancaires etc…. Nous ne souhaitons pas faire vivre cette expérience à nos clients quand bien même l’issue pourrait être heureuse.

Ces quelques lignes n’ont pas vocation à encourager, ni dissuader, mais simplement de clarifier notre position sur ce sujet.


07/04/2015 – En Avril, des taux bas pour tout les profils

Décidément, l’onde de choc de la baisse du taux plancher et l’introduction des taux d’intérêts négatifs continuent d’avoir des répercussions sur les conditions de financement prêts en devises. Si certains établissements avaient immédiatement répercuté la baisse, tout le monde est en train de s’ajuster pour offrir des conditions de financement au plus bas. Pour les emprunteurs bénéficiant d’un apport conséquent et d’un solide niveau de revenus, nous pouvons négocier des taux fixes à 15 ans à 1,10%, 1,20% sur 20 ans ! En une année, pour un somme de 300’000.- CHF, cela représente une économie de plus de 50% sur les intérêts, soit 37’000.-CHF. Cet avantage profite aux nouveaux propriétaires mais peut-être accessible également à ceux qui font le choix de renégocier leur crédit immobilier. Les banques n’oublient pas les primo accédants est demeurent très intéressées à ce type de client, développant même des offres spécifiques bonifiées. Pour ce profil d’emprunteur, nous constatons un taux moyen à 2,09% sur 25 ans, avec un meilleur taux constaté pouvant aller jusqu’à 1,45%.

La fin des taux capés

L’introduction par la BNS des taux d’intérêts négatifs a signé la fin des taux capés pour les financements en francs suisses. Devant les difficultés techniques et économiques des établissements bancaires de la zone frontalière à répercuter un taux d’intérêt LIBOR devenu négatif, ces derniers ont décidé de supprimer cette offre de leur gamme de prêts. Ces décisions concernent les nouveaux dossiers mais ne concernent pas les crédits en devise en cours, pour lesquels la répercussion des taux négatifs pourrait amener à de nombreuses discussions….


07/04/2015 – ça bouscule à la sécu

Vous serez affilié à la sécurité sociale Française d’ici quelques semaines, voir quelques mois …. mais ce changement n’est pas automatique et nous vous conseillons de prendre les devants… mieux vaut prévenir que guérir !!!

Vous trouverez sur notre site un récapitulatif des documents (pavé accompagnement des frontaliers) à envoyer à la caisse de votre département.

Une fois votre immatriculation faite, n’oubliez pas de demander votre carte vitale et surtout de déclarer votre médecin traitant afin de ne pas être pénalisé pour les remboursements de vos consultations.

Vous pourrez ouvrir votre compte AMELI afin d’avoir en ligne les informations de la sécurité sociale (montant des remboursements, procédure pour les traitements longs…) ainsi que l’ accès à vos décomptes.

Si vous devez partir en zone Europe, il faudra également penser à demander votre carte européenne de soins qui sera valable une année (une pour chaque membre de votre famille). En revanche,  si vous décidez de visiter des pays plus lointains (Indonésie, Russie…..), nous vous conseillons de payer avec votre carte VISA (garantie Assistance tout en vérifiant les couvertures…) ou de souscrire une garantie spécifique pour le pays, le temps du voyage.

Pour plus de renseignements complémentaires, la sécurité sociale a mis en place un numéro : 0 811 910 024 disponible du lundi au vendredi de 8H00-18H00 sinon vous pouvez vous rendre dans l’agence la plus proche :

 

HAUTE -SAVOIE


Annecy 2 Rue Robert Schuman Lundi au vendredi 8H30-12H00 sans rendez-vous / 14H00 16H00 avec rendez-vous
Annemasse 27 Rue du parc
8H30-12H00 / 14H00-16H00
Bonneville 245 Avenue du côteau
8H30-12H00 / 14H00-16H00
Cluses 3 Allée des Saules
8H30-12H00 sans rendez-vous / 14H00-16H00 avec rendez-vous
Faverges Rue Asghil Favre Bat Administratif
8H30-12H00 / 14H00-16H00
Meythet 21 Route de Frangy Imm le Rabelais
8H30-12H00 / 14H00-16H00
Rumilly 25 Rue Charles de Gaulle Maison action sociale
8H30-12H00 / 14H00-16H00
AIN


Bellegarde 8 Rue Zéphirin Jeante Lundi au vendredi 8H30-12H00 / 14H00-16H00
St Genis Pouilly 62 Rue de Genève Mardi uniquement 9H00-11H00 sur rendez-vous / 14H00-16H00 sur rendez-vous
Bourg en Bresse 1 place de la grenouillère Lundi au vendredi 8H30-12H00 / 14H00-16H00

 

 

Nous restons à vos côtés pour tous renseignements ou offre de mutuelle en complément de la sécurité sociale à  contact@mon-taux.com

 

 


05/03/2015 – ACTUALITES FISCALES Premier trimestre 2015

Côté réduction d’impôts

Le nouveau dispositif « Pinel » succède au « Duflot » controversé : l’acquisition d’un immeuble locatif intermédiaire neuf peut, sous conditions, bénéficier d’une réduction d’impôt qui varie selon la durée de l’engagement de location :

Durée de l’engagement de location

Taux de la réduction métropole

Taux de la réduction Outre mer

6 ans

12 %

(2 % x 6 ans)

23 %

(3,83 % x 6 ans)

9 ans

18 %

(2 % x 9 ans)

29 %

(3,83 % x 6 ans puis 2 % x 3 ans)

12 ans

21 %

(2 % x 9 ans puis 1 % x 3 ans)

32 % (3,83 % x 6 ans, puis

2 % x 3 ans, puis 1 % x 3 ans)

 

Il est possible de choisir la durée d’engagement et de louer le bien à un ascendant ou un descendant pour les investissements réalisés à compter de 2015.

Ex : un achat de 300 000 € en métropole peut générer une réduction d’impôt de 6 000 € pendant 9 ans, puis 3 000 € pendant 3 ans. On peut y loger un enfant, s’il verse un loyer normal et respecte les conditions de ressources.

  • Question : dans quels cas peut-on louer à un ascendant ou un descendant dans le cadre de la loi PINEL ?

  • Réponse
    Pour bénéficier des avantages du dispositif, l’investisseur doit louer  à une personne physique autre qu’elle-même ou un membre de son foyer fiscal.
    Les investisseurs peuvent donner en location leur logement à leurs descendants ou ascendants (hors membre de son foyer fiscal) sans que cela n’interrompe l’avantage fiscal si les conditions tenant aux plafonds de loyer et de ressources du locataire sont respectées.
    Cet assouplissement s’applique uniquement aux investissements réalisés à compter du 1er janvier 2015 (les investissements réalisés entre le 1er septembre 2014 et le 31 décembre 2014 ne le permettent pas)

 

Côté plus-values

Le régime des plus-values immobilières des terrains à bâtir est aligné sur celui des immeubles bâtis : elles bénéficient d’une exonération progressive pour l’impôt (22 ans) et les prélèvements sociaux (30 ans).

En outre, il est prévu un abattement spécifique de 30 % pour les cessions de terrains à bâtir avec promesse de vente réalisée avant 2016.

 

Côté travaux

Le crédit d’impôt  développement durable est transformé en « crédit d’impôt pour la transition énergétique ». Le taux de l’avantage fiscal passe à 30 % pour des dépenses éligibles plus nombreuses ; la notion de bouquet de travaux disparait.

 

Les nouveaux dispositifs en faveur du logement

Votre donataire (celui à qui vous consentez la donation) peut désormais bénéficier d’un abattement fiscal de 100 000 € s’il est votre descendant (enfant, petit-enfant…), ascendant, conjoint (marié) ou partenaire (PACS), de 45 000 € si c’est votre frère ou votre sœur, ou de 35 000 € dans tous les autres cas.

Concrètement, il ne paiera pas de droit de donation dans ces limites, à condition que vous lui donniez, en pleine propriété, un terrain à bâtir sur lequel il devra construire, dans un délai de 4 ans, des locaux neufs destinés à l’habitation. La donation doit impérativement avoir lieu entre le 1er janvier et le 31 décembre 2015.

En outre, un autre abattement, de même montant mais distinct, porte dorénavant sur la donation d’un logement neuf (jamais utilisé) pour lequel un permis de construire a été obtenu entre le 1er septembre 2014 et le 31 décembre 2016, à condition que la donation intervienne dans les trois ans suivant l’obtention de ce permis.

 

L’ensemble des donations consenties par un même donateur, pour chacun de ces deux dispositifs, ne peut être exonéré qu’à hauteur de 100 000 € maximum.

 

 

Extraits de la base Patrimoniale Fidroit

 

 

l’article publié par notre partenaire :

Tél : 04.79.44.11.82 – m.ferrier@mgfpatrimoine.fr
Bureau : 13, place de l’hôtel de Ville – 73000 CHAMBERY
Site internet : www.mgfpatrimoine.fr

 


23/02/2015 – L’euro reprend de la vigueur

Semaine après semaine, le franc suisse lâche du terrain face à la monnaie unique. Le 1 euro pour 1 chf est déjà bien loin ( sauf pour ceux qui ont signé une vente à terme) et nous nous acheminons vers un cours à eur/chf à 1.10. La stratégie de la banque nationale Suisse est en train de payer, même si au passage l’envolée brutale du franc aura probablement coûté quelques emplois. Les taux d’intérêts négatifs sont en train de produire leurs effets dissuasifs et nous maintenons nos prévisions pour les prochaines semaines de fluctuation du cours euro/chf entre 1.05 et 1.10.

 

Les promesses grecs

 

Les belles intentions de Syrisa auront fait long feu. En fait d’accord annoncé vendredi, le gouvernement grec qui n’avait vraiment le choix à céder face à la pression des européens et se voit dans l’obligation de poursuivre la politique d’austérité appliquée par le précédent gouvernement. Le premier ministre Tsipras va être obligé d’expliquer au peuple grec qu’il ne pourra mener la politique pour laquelle il a été élu….les promesses n’engagent que ceux qui y croient !

 

Anti-frontalier

 

Choquante une nouvelle fois l’affiche du MCGE contre le vote sur la loi sur la police. Choquante car l’unique argument mentionné sur l’affiche est le refus de la possibilité d’engager des frontaliers. Alors que le mouvement apporte sur son site d’autres points de divergence sur le sujet, qui sont probablement très respectables, il est vraiment détestable d’utiliser ainsi l’image d’une communauté.    

 

UKRAINE

 

Un an maintenant que l’Ukraine a voulu se libérer de l’emprise russe mais aussi un an de guerre et des milliers de morts. Poutine signe des accords de paix d’une main alors que dans le même temps il renvoie des chars. Qui pourra arrêter ce mec ? Je ne sais pas mais cela fait peur.

 

49.3

 

Encore une grande leçon de démocratie pour le gouvernement français qui fait passer en force son projet de loi Macron. Voilà encore un sujet sur lequel la Suisse peut donner des grandes leçons à la France et l’Europe.

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


10/02/2015 – Taux des crédits immobiliers en devise, du jamais vu.

Il faut bien avouer que nous vivons une période unique tant au niveau du taux de change que des taux des crédits immobiliers. Avec des intérêts négatifs, nous sommes dans des territoires de taux jamais envisagés ! Cette situation est difficile pour la plupart des banques qui ont rapidement supprimé les crédits à taux variables de leurs offres. Il semble que l’intégration d’un taux  Libor 3 mois actuellement à -0,89% pose des problèmes aux établissements bancaires tant d’un point de vue technique que financier. Ce mois, les conditions des crédits à taux capé que nous communiquons se basent uniquement sur les données d’un établissement bancaire mais sont spectaculaires : 0,42% marge comprise pour un financement sur 20 ans.

Baisse spectaculaire également pour les crédits immobiliers à taux fixe en CHF qui plongent (pour les meilleurs dossiers) jusqu’à 1,17% sur 15 ans, 1,29% sur 20 ans voir 1,50% sur 25 ans, incroyable ! Nous notons toutefois que tous les établissements bancaires n’ont pas tous répercuté la baisse. Les écarts entre les banques se creusent notamment sur le 25 ans ou nous constatons une différence de 0,85% entre le mieux et le moins bien placé. (Cela représente une différence de 24’698.- CHF pour un financement de 200’000.- CHF).Notre rôle de courtier devient encore plus important dans ce contexte et vous permet de faire de sympathiques économiques. Nous attirons votre attention sur la différence de prestation que pourra vous offrir un courtier selon s’il est basé en France ou en Suisse. Avec la réglementation sur les IOBSP (Intermédiaire en Opération de Banque et Services de Paiement) en vigueur côté français depuis début 2014, les courtiers suisses ne remplissant  pas toutes les exigences nécessaires ( expérience, transparence, responsabilité civile) n’ont plus accès à tous les établissements bancaires de la place. Son conseil pourra être faussé car il ne prendra en compte qu’une partie des offres disponibles sur le marché.   


09/02/2015 – La semaine de la peur ?

Oh toi, qui cette semaine n’a pas congé,

qui n’a pas la chance, les pistes, dévaler,

Tu pourras au moins te réconforter

avec une actualité très mouvementée…

( C’est pas du Verlaine, mais c’est bien essayé ? Ok j’arrête)

 

La Grèce fait à nouveau trembler l’Europe

 

Suite du feuilleton cette semaine avec des réunions décisives autour de la dette grecque. La tournée des capitales du premier ministre et de son ministre des finances est un échec. Ils n’ont rien obtenu et Tsipras a réaffirmé hier lors de son discours à l’assemblée grecque qu’il accepterait plus le plan de “la troïka” ( BCE,FMI, UE) car il ne fonctionnait pas. Le bras de fer est engagé et il faut maintenant trouver une porte de sortie favorable aux protagonistes. Pas facile et cela pèsera sur le cours de la monnaie européenne dans les prochains jours d’autant que certains analystes ont revu à la hausse le risque de sortie de la Grèce de l’euro…..

 

On repasse sous 1.05

 

Nous pensions que la résistance du cours euro/chf à 1.05 était solide mais nous revoilà déjà à 1.04 ce matin. L’euro paye une nouvelle fois pour les incertitudes autour du sort de la Grèce et alors que l’intervention de la BNS semble limitée. Voyons comment nous sortirons à la fin pour envisager une tendance à plus long terme.

 

9 février et après ?

 

Moins sexy que la St Valentin ( petit rappel Messieurs, c’est le 14 Février et c’est ce Samedi !!!), mais il y a un an jour pour jour le peuple Suisse souverain mettait un coup de canif dans son engagement avec l’UE en réintroduisant la politique des quotas. Le Conseil Fédéral doit présenter dans les prochains jours sont projet pour la mise en oeuvre. François Longchamp, président du conseil d’état propose de nouvelles votations pour clarifier la position de la Suisse vis à vis de l’Europe. L’incertitude perdure.

 

Et si Mon-taux.com proposait les meilleurs tarifs pour les complémentaires santé ?

 

D’après les derniers avis de nos clients, il semblerait que nous soyons les mieux placés en terme de prix et de garantie…. mais chut ! Faites le test et vous nous direz.

 

 

Le secret bancaire c’était avant

 

Et les médias donnent en pâture les noms de ceux qui ont profité du système HSBC pour cacher de l’argent au fisc ( la pub de Gad Elmaleh pour LCL prend tout son sens ).

Concernant les méthodes, rien de bien nouveau avec la création de sociétés écran dans les paradis fiscaux etc…il y a quelques mois encore c’était chose courante à Genève, mais ça c’était avant, non ?

 

Curieux

 

Les bornes frontières entre la France et le canton de Genève sont à parrainer. Sur le site  www.re-borne.ch, et à partir de 200.- CHF vous pourrez choisir votre borne et participer à son entretien. Il serait intéressant de connaître l’origine des donateurs pour savoir qui est le plus attaché à sa frontière. On pourrait aussi faire le match des plaques 01,74 qui passent la frontière le matin pour aller travailler contre les plaques GE et VD sur les parkings des centres commerciaux de la zone frontalière le week-end. C’est ça le Grand Genève ?

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous!


05/02/2015 – Complémentaire santé frontaliers

Nous avons fait le choix depuis la fin de l’année d’accompagner les frontaliers dans le choix de leur complémentaire santé. Pour se faire, nous avons décider de travailler sur 2 axes qui nous semblent importants pour les travailleurs frontaliers, le conseil et le prix. Nous vous proposons de découvrir les avantages de nos offres :

 

Le conseil et la prise en charge de votre demande d’affiliation : nous mettons a disposition des frontaliers un conseiller expérimenté qui saura les guider dans les démarches d’affiliation à la sécurité sociale, identifier les besoins en matière de couverture et proposer des solutions d’assurances complémentaires couvrant aussi bien les soins en France qu’en Suisse.

 

Le prix : conscient de l’impact financier que représente l’adhésion à la sécurité sociale nous avons chercher à offrir des solutions très compétitives tant en terme de coût que de couverture. Nous pouvons affirmer aujourd’hui que nous pouvons proposer des complémentaires santé les mieux positionnées en terme de prix et de garanties.

 

Pratique : Vous choisissez votre complémentaire directement en ligne, selon vos besoins. En direct vous pouvez éditer un devis, souscrire votre contrat et plus tard gérer vos remboursements, votre carte de tiers payant etc….

Après quelques semaines de mise en route, nous sommes à même d’offrir ce service à nos clients. Testez nous !


03/02/2015 – Un mois de Janvier complètement fou

Nous venons de refermer la porte sur un mois de Janvier qui marquera l’année 2015 voir les années à venir. Entre les attentats à Charlie Hebdo et la mobilisation populaire qui s’en suivie, la suppression du cours plancher et la BCE qui va injecter d’importantes liquidités en rachetant des créances des pays de la zone euro, nous avons été servis.

 

Le cours euro/chf entre 1.05 et 1.10

 

Comme nous l’avions évoqué ces dernières semaines ( pour une fois que l’on ne se trompe pas !), le cours euro/chf devrait revenir dans un tunnel ( limites de variations) 1.05 et 1.10,  le journal Zeitung Schweiz  de dimanche annonçait même l’introduction d’un nouveau cours plancher à 1.05. Aucune confirmation officielle du côté de la BNS et il semble difficile d’envisager un retour d’un cours plancher. En effet, la nouvelle stratégie mis en place par la banque nationale suisse lui permet d’intervenir de manière discrétionnaire alors que le cours plancher lui imposait d’intervenir à la hauteur des transactions réalisées sur les marchés. A l’heure actuelle, la BNS continue de vendre du CHF sur le marché ce qui a permis de revenir à un cours euro/chf de 1.05. Ces interventions et l’effet à moyen terme des taux d’intérêts négatifs devrait nous tenir dans un canal 1.05/1.10.

 

Les taux des crédits immobiliers en devise sont-ils au plus bas ?

 

Cette fois on peut le penser avec une baisse de l’ordre de 0.40 des obligations de la confédération à 10 ans pour être situé en négatif à -0.10 vendredi. Nous avons reçu ce matin les premières grilles de taux et un taux fixe 20 ans à 1.56% !!! En revanche, les emprunts à taux variable ne sont été plus proposés par les banques de la place. Les conditions sont donc super favorables pour les frontaliers pour renégocier, sous réserve que la contre valeur € de votre prêt aujourd’hui demeure inférieure au prix d’achat initial de votre logement.

 

Et les grecs dans tout ça

 

Une semaine après avoir joué les héros de l’Europe en refusant une enveloppe de 7 Milliards, le gouvernement grec entame des discussions avec les gouvernements européens en la jouant profil bas. Ils souhaitent obtenir un abandon partiel de leur dette, Sapin a dit on peut discuter renégociation et Angela a dit non….. Ils sont mal barrés, et nous avec. A suivre.

 

Avec l’arrivée, le retour des emmerdeurs

 

A ceux ou celles qui ne savent pas encore qu’en vivant à Genève ou sa périphérie, il faut équiper son véhicule de pneus neiges, l’ensemble des personnes bloquées sur la route vendredi soir vous remercie. Des centaines de voitures immobilisées à cause de 2 ou 3 malins qui pensent que l’hiver dure de Noël à Nouvel An ! Un grand merci à eux.

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


26/01/2015 – Revoilà la Grèce !

L’euro est à nouveau malmené ce matin sur les marchés avec la victoire du parti Syrisa lors des élections en Grèce ce week-end. Le parti de gauche a mené campagne en annonçant qu’il allait renégocier les dettes du pays pour mettre fin à l’austérité imposée par ses créanciers. Le bras de fer s’engage maintenant et pour les 6 prochains mois entre la Grèce et l’Europe avec en ligne de mire une échéance en Juillet 2015. L’euro souffre de cette élection, principalement par rapport au dollar mais se maintient autour de 1 pour 1 pour le franc suisse.

La Grèce et la menace de la crise

 

5 ans après avoir mis en péril la zone euro, la Grèce fait poindre de nouveaux risques pour l’Europe. Syrisa veut mettre la pression sur la troika afin de renégocier, voir obtenir l’abandon d’une partie de ses dettes en misant sur le fait qu’ils ne peuvent pas se faire sortir de la zone euro et que cela oblige de fait une solidarité européenne. Mais l’Europe ne peut pas lâcher au risque de voir débouler le Portugal, l’Espagne demander la même chose. La partie s’annonce serrée et pèsera sur la monnaie unique dans les prochains mois.

 

Et pendant ce temps Mario arrose

 

Le président de la banque centrale européenne a annoncé en fin de semaine passée une injection massive de liquidité sur les marchés afin de faire baisser les taux d’intérêts et l’euro. C’est une bonne nouvelle pour les entreprises exportatrices et pour ceux qui investissent sur les marchés mais c’est le dernier espoir de voir des réformes en France s’éteindre. En effet avec des taux de financement à 0.60%, le cancre français emprunte au même taux que les meilleurs élèves de la classe. Alors pourquoi changer ? et puis nous aurons la loi Macron….

 

Les entreprises suisses s’organisent

 

Après l’abandon du cours plancher, les entreprises suisses menacées par le niveau du franc suisse, s’organisent. Certains employeurs envisagent de demander à leurs collaborateurs de travailler gratuitement 2 heures de plus par semaine pour maintenir la compétitivité de l’entreprise….D’autres proposent des augmentations de salaire uniquement aux résidents suisses, les frontaliers bénéficiant d’une hausse de pouvoir d’achat de 20% grâce au taux de change…et d’autres on déjà pris la décision de dé-localiser une partie de la production. Ca va être chaud !

 

Les taux d’intérêts négatifs

 

Nous vivons dans une aire où avoir de l’avoir francs suisses vous coûte et avoir des dettes rapporte ! Complètement fou ! A vendredi soir, la BNS, annonçait un taux LIBOR 3 mois à -0.954% et le taux des obligations de la confédération à 10 ans à -0.30% ( indice de base pour les taux fixes). Reste maintenant à voir comment les banques vont répercuter cela sur les taux des crédits immobiliers. Nous aurons des informations dans les prochains jours mais plutôt sur les premiers de Février. Pour vos renégociations de crédit immobilier en devise, nous recommandons d’attendre quelques jours avant de bloquer de nouvelles conditions.

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !

 

 


19/01/2015 – La vie avec la parité €/CHF !

Quelques jours après l’annonce de l’abandon de la suppression du taux plancher, l’onde de choc continue à porter son effet sur le Grande Genève et toute la zone frontalière. Bingo pour les uns avec une augmentation de pouvoir d’achat de plus de 20% mais dur, dur, pour les entreprises suisses exportatrices et pour ceux qui sont en train de vendre un logement financé par un prêt en devise….et une question qui revient : mais comment va évoluer le cours euro/chf ?

 

La décision brutale de la BNS a été une surprise pour tout le monde mais il ne pouvait en être autrement car cela aurait fait le jeu des spéculateurs. Avec cette annonce, les ordres automatiques d’achat et de vente se sont été exécutés en masse entraînant le cours légèrement en dessous de 0.86 avant que la raison nous ramène au cours pivot de 1 pour 1.

Nous sommes maintenant dans une seconde phase où “l’humain” va reprendre la main sur la tendance. En annonçant l’abolition du cours plancher, la BNS a également abaissé à -0.75% le taux des dépôts et porté la marge de fluctuation du taux Libor 3 mois entre -0.25% et 1.25%. Cela signifie qu’un investisseur qui dispose de francs suisses devra payer un intérêt à la banque pour déposer son argent ! A défaut d’acheter des euros contre des francs suisses, la Banque Nationale mise sur des taux d’intérêts négatifs élevés pour décourager les investisseurs. Nous estimons que cette notion de taux négatifs va porter ces fruits dans les prochaines semaines. Nous n’étions pas préparé à l’annonce de la BNS et nous voilà dans des territoires inconnus. A court terme, le 1 € pour 1 CHF représente un repaire psychologique bien pratique mais nous estimons que le franc devrait perdre un peu de sa superbe dans les prochaines semaines pour revenir d’abord vers 1.05 CHF. Nous vivons une période unique mais passionnante !

 

La CMU, c’est quoi déjà ?

 

Pour les travailleurs frontaliers, la hausse du cours du franc suisse a très largement absorbé les 6% de CMU. Les démarches d’affiliation à la sécurité sociale deviennent nettement moins désagréables n’est ce pas ? Et nous qui avions trouvé pour les frontaliers des solutions pour des assurances complémentaires avec des conditions super avantageuses…

 

Les taux d’intérêt chutent également

 

Les taux d’intérêts à long terme en francs suisses ont chuté de l’ordre de 0.30 depuis le début du mois de janvier. Nous devrions donc avoir encore une nouvelle baisse des taux des crédits immobiliers pour le début du mois de Février. Cette fois, il faudra saisir l’opportunité de renégocier votre crédit en devise, on vous aura prévenu ! En revanche, renégocier le taux d’intérêt de votre crédit n’aura aucun impact sur le taux de change. En la matière, la renégociation est une opération neutre car nous allons solder un prêt en devise par un autre prêt en devise, donc sans opération de change.

 

Attention, il remonte

 

Ce n’est pas le franc suisse, ni le thermomètre et personne ne l’avait vu venir, mais il remonte ! C’est ……François Hollande qui passe à 40% d’opinion favorable. Cela nous laisse tout chose.

 

Merci

 

La hausse spectaculaire du franc suisse a fait exploser le trafic sur notre site en fin de semaine dernière et nous vous en remercions. Vous avez été également extrêmement nombreux à nous solliciter pour renégocier vos crédits immobiliers, avoir des informations sur le change, sur l’impact sur votre situation. Notre équipe est largement mobilisée pour traiter toutes vos demandes mais pour maintenir un niveau de conseil de qualité, nous sommes dans l’obligation de différer de quelques jours les prises de contacts concernant les projets de renégociation. Et comme les taux devraient encore baisser …..il est urgent d’attendre !

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !

 

 


15/01/2015 – La BNS lâche le cours plancher

La BNS a surpris son monde ce matin en annonçant qu’elle mettait un terme immédiat aux mesures de cours plancher. La baisse change sont fusils d’épaule en baissant encore les objectifs de taux à cours terme (Libor 3 mois) à -0.75%. Le cours euro/chf plonge immédiatement vers le 1 euro pour 1 franc suisse…puis le 0.85 CHF pour 1 € pour remonter à 1.05 CHF pour 1 €. Nous rentrons dans une très forte période de turbulence sur le cours euro/chf avec beaucoup de spéculations.

Il s’agit d’un changement de stratégie de la BNS qui informe que les mesures provisoires qu’elle avait mis en place avait permis aux entreprises de se préparer à un franc suisse fort. Dans son communiqué de 10h30, la banque nationale annonce avoir pris cette décision en regards de la baisse de l’euro par rapport au dollar mais qu’elle demeurera attentive à l’évolution du cours, se reservant la possibilité d’intervenir à nouveau.

Pour ceux qui sont en train de faire un acquisition avec un prêt en devise, c’est plutôt une bonne nouvelle car il faudra moins de francs suisse.

Nous suivrons également avec attention l’évolution du taux Libor 3 mois qui pourrait amener certains emprunteur à avoir des taux d’intérêts proche de 0…..

Vous êtes très nombreux à vous connecter sur notre site ce qui génère quelques perturbations pour l’accès au cours en live. Nous travaillons actuellement à l’amélioration de ce service et vous remercions de votre compréhension.

 


12/01/2015 – Historique

Après une semaine d’émois, la mobilisation historique du peuple français a été impressionnante. Les rassemblements de soutien en Suisse, en Europe et dans le reste du monde sont signes d’espoir pour la paix et la liberté. Voyons maintenant ce qu’il va être fait de tout cela, en espérant que les politiques soient à la hauteur des enjeux…

 

Mobilisation pour sauver le 1.20

 

La BNS est sous pression pour maintenir le cours plancher euro/chf à 1.20. Le retour des inquiétudes autour du sort des élections en Grèce, l’absence de réforme dans des grands pays européens et des taux d’intérêts à zéro poussent les investisseurs vers d’autres monnaies. Bonne nouvelle donc pour la croissance européenne, avec un euro plus faible, les entreprises vont pouvoir être plus compétitives à l’export. Bonne nouvelle pour les travailleurs frontaliers qui pourront continuer à bénéficier d’un taux de change favorable. Mais il y a fort à parier que sans intervention de la BNS le cours euro/chf serait sous la parité 1 pour 1.

 

Des taux historiquement bas

 

Le taux du Libor 3 mois a fini la semaine à -0.117% !  Pour un financement en devise sur 25 ans et pour les très bons dossiers nous arrivons à négocier des taux fixes à 1.70%…C’est complètement fou ! En un an, pour une mensualité de 1’500.- CHF sur 25 ans, avec la baisse des taux d’intérêt, la capacité des acheteurs a augmenté de 38’000 CHF, soit environ 31’000 €. Combiné avec la baisse des prix de l’immobilier, cela représente quasiment une pièce de plus pour les nouveaux acquéreurs, pas mal non ?

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


05/01/2015 – Bonne et heureuse année 2015 !

Voilà, c’est fait, 2014 est derrière nous et nous voilà partis pour une nouvelle année pleine de projets et de surprises. Nous aurons le plaisir à continuer à vous informer et à vous conseiller pour trouver les meilleurs solutions dans vos choix de crédit immobilier et d’assurance.

Les prévisions, ça donne quoi ?

Comme chaque année, tout ceux qui se sont amusés à faire des anticipations sur l’année à venir se sont largement trompés. Qui aurait pu prévoir en 2014, la remise en cause de la libre circulation après les votations du 9 Février, la chute des cours du pétrole de 50%, des taux d’intérêt négatifs pour l’euro et le franc suisse ? Pour les frontaliers, 2014 n’a pas été de tout repos avec l’affiliation à la sécurité sociale, le changement de calcul de l’impôt à la source, un marché de l’immobilier en berne sans compter un sentiment anti-frontalier qui ne cesse de se renforcer à Genève mais un taux de change euro/chf solidement ancré à 1.20 et des taux de crédit historiquement bas !

Et pour 2015 ?

La complexité des situations à travers la planète ( Crise en Ukraine, Daesh en Syrie, conflit Israel Palestine, situation économique européenne et en Chine) et leurs évolutions pèseront fortement sur les événements de 2015. Difficile de se mouiller dans ces conditions ! Alors je dirais que la BNS va continuer de soutenir le franc suisse pour maintenir la parité euro/chf à 1.20 et essayer d’éviter de tomber à 1, que les taux d’intérêt pourraient remonter ( ils n’ont jamais été aussi bas !). Si la confiance revient dans la zone frontalière, l’activité immobilière pourrait repartir avec des taux d’intérêt historiquement bas ( on parle aujourd’hui de taux fixes à 25 ans à 2.08% !!!). Pour les frontaliers, il faudra surtout prévoir dans les budgets l’affiliation à la sécurité sociale qui va se généraliser à partir de Mai 2015. ( je sais que cela ne fait pas plaisir mais il faut mieux anticiper).

Et les bonnes nouvelles ?

C’est vrai que le tableau n’est pas très réjouissant mais de notre côté nous avons tout de même d’excellentes nouvelles pour les travailleurs frontaliers. Avec des niveaux de taux comme nous les connaissons actuellement ( 1.38% pour du Capé +1 sur 25 ans), vous allez forcément pouvoir réaliser d’importantes économies en renégociant les conditions de votre crédit immobilier. L’entrée en vigueur de la loi Hamon sur l’assurance va également vous permettre de gagner des euros sur vos contrats habitation, auto et même sur l’assurance emprunteur.

François assume mais François s’inquiète

Le premier c’est François Hollande qui assume l’évolution catastrophique du chômage en France. Ça nous fait une belle jambe, comme dirait l’autre, mais que va-t-il faire pour que cela change : espérer ! Espérer que la croissance atteigne 1% en 2015. Voilà ce qu’est l’action politique en France en 2015, l’espoir. Comme pour la neige finalement ?

Le second, c’est Francois Longchamps ( Président du Conseil d’Etat Genevois) qui s’inquiète des conséquences de la création de la “super-région” Rhone-Alpes-Auvergne sur la compensation financière sur les impôts des frontaliers versée par Genève. Il craint que l’intégration de territoires dont la situation économique est plus difficile pèse sur les investissements pour le développement du Grand-Genève. Anticiper, prévoir, voilà ce qu’est l’action politique en Suisse en 2015. Sacré François !

 

Encore une toute bonne année 2015 de la part de l’équipe de Mon-taux.com.

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !

 


22/12/2014 – La BNS a introduit les taux d’intérêts négatifs !

La BNS ne laisse pas tomber le franc suisse. En introduisant un taux d’intérêt négatif de -0.25 sur les avoirs en compte de virement, elle cherche à réduire l’attrait de la monnaie nationale. Cette mesure annoncée en fin de semaine passée concerne les dépôts des établissements bancaires auprès de la banque nationale. Elle a pour but de maintenir le taux plancher de 1.20 par rapport à l’euro. Si l’idée de l’introduction de taux d’intérêts négatifs était dans l’air depuis longtemps, l’annonce surprise est probablement liée au regain d’intérêt de la monnaie helvétique pour les investisseurs russes dont la monnaie s’écroule jour après jour.

Cela a eu pour effet de faire rebondir le cours du franc suisse par rapport à l’euro, sans pour autant décoller de  la zone des 1.20. Mais l’objectif demeure clairement de faire baisser le taux du Libor en territoire négatif !

Et pour les crédits immobiliers en devise ?

Ce matin le LIBOR 3 mois en francs suisse, qui a été largement utilisé par le passé pour les crédits immobiliers des frontaliers, s’inscrit donc en négatif à -0.05%. La baisse en elle-même n’est pas spectaculaire, car le taux était très proche de 0 depuis de nombreux mois, mais c’est surtout le symbole que représente le symbole négatif qui est à noter. Les travailleurs frontaliers qui ont contracté un crédit indexé sur le LIBOR 3 mois n’ont plus qu’à se plonger dans les conditions générales de leurs contrats afin d’identifier l’impact de ces taux négatifs. Logiquement, ils devraient voir baisser le taux de leurs emprunts le mois prochain.

 

Pour les particuliers, la mauvaise nouvelle réside dans les dépôts et l’épargne dont les rendements devraient encore reculer. Pour les travailleurs frontaliers qui ne sont pas propriétaires de leur résidence principale, il s’agit peut-être d’une opportunité à saisir : emprunter à taux bas plutôt que voir le rendement de son épargne chuter.

Reste maintenant à suivre l’attitude des banques qui vont maintenant devoir payer pour placer leurs dépôt à la BNS. Peut-être préfèreront-elles placer ces capitaux auprès des particuliers et des entreprises en étant plus accommodantes dans leur politique d’attribution des crédits ? Début de réponse sur les premiers jours de 2015.


17/12/14 PROBLEME ACCES TAUX DE CHANGE en direct

Nous rencontrons un problème technique concernant l’affichage du taux de change euro/chf en direct. Nous sommes en train de faire le nécessaire pour régler ce dysfonctionnement dans les meilleurs délais et vous prions de bien vouloir nous excuser pour ce désagrément.

L’équipe Mon-taux


02/12/2014 – Le Plan d’Epargne Retraite Populaire (PERP)

 

Pour l’activité gestion de patrimoine, nous avons établi un partenariat avec le cabinet MGF Patrimoine. Cette société implantée depuis plus de 15 ans sur les pays de Savoie, pourra vous accompagner dans le choix de vos investissements, la transmission du patrimoine et la fiscalité. Un conseiller en gestion de patrimoine indépendant construira avec vous votre stratégie patrimoniale dans une environnement réglementaire en constante évolution. 

 

Nous vous présentons aujourd’hui une solution qui permet de se constituer un complément de retraite tout en optimisant sa fiscalité ( Frontaliers hors Genève). Le PERP peut-être considéré sous de nombreux aspects comme le pendant du 3ème pilier A pour les frontaliers vaudois. Attention, il ne reste que quelques jours pour profiter de la réduction d’impôt au titre de l’année 2014.

 

 

LE PERP

Le Plan d’Epargne Retraite Populaire

 Lire cet article en PDF : Fiche Synthétique PERP

Vos objectifs : anticiper l’érosion des pensions de retraite en vous constituant une retraite complémentaire de qualité et en optimisant votre fiscalité 2014.

Nous vous offrons une solution : Le plan épargne retraite populaire (PERP)

Le PERP est un contrat d’épargne souscrit dans le but de vous assurer des revenus complémentaires au moment de votre départ en retraite. Les sommes investies permettent d’acquérir des droits à rente viagère, rente modulable qui vous sera versée à l’âge de la retraite.

 
Vous êtes fortement fiscalisé(e) ?
Tout ou partie des versements effectués dans votre contrat PERP sont déductibles de votre revenu net global et ne rentrent pas dans le plafonnement des niches fiscales.

 → Plus votre taux marginal d’imposition (TMI) est élevé, plus l’économie d’impôt est importante.

 

Vous souhaitez constituer une épargne retraite souple, vous permettant d’ajuster vos versements en fonction de votre trésorerie et de votre fiscalité ?

Le PERP permet de procéder à des versements libres ou programmés et ses avantages ne sont soumis à aucune durée de détention minimum.

→ Vous préparez votre retraite à votre rythme…même si c’est un choix tardif.

 

Votre entreprise n’a pas mis en place de solution retraite (Article 83, PERCO…) ou votre conjoint n’a pas eu d’activité professionnelle régulière ?

→ Vous pouvez encore faire quelque chose !

 Les versements effectués au titre de l’épargne retraite facultative (versements sur un PERP, cotisations Madelin, cotisations Art. 83, abondement PERCO) sont déductibles du revenu imposable. Une enveloppe de déduction est accordée tous les ans à chacun des membres du foyer fiscal.

*Plafond Annuel de la Sécurité Sociale ( PASS) : 37 548€ en 2014

 

Atouts supplémentaires :
- Les plafonds de déduction non utilisés lors des 3 dernières années sont reportables.
- Mutualisation des plafonds : les époux ou partenaires pacsés peuvent utiliser le plafond de leur conjoint ou partenaire.

 

Quelles options de sortie ?
A votre départ en retraite, 3 options de sortie possibles en fonction de vos objectifs :

 

LE PERP en quelques exemples….

 

 

l’article publié par notre partenaire :

  Tél : 04.79.44.11.82 – m.ferrier@mgfpatrimoine.fr
Bureau : 13, place de l’hôtel de Ville – 73000 CHAMBERY
Site internet : www.mgfpatrimoine.fr

 


17/09/2014 – Renégocier son prêt en devises, les 5 questions indispensables à se poser !

Renégocier son prêt en devises, les 5 questions indispensables à se poser
Combien puis-je économiser ?


 

 

Les taux des crédits immobiliers sont aujourd’hui à un niveau historiquement bas, tant sur l’euro que sur le franc suisse. Cela représente donc une opportunité pour bon nombre de frontaliers propriétaires de renégocier son crédit immobilier. Avant de se lancer dans une telle opération, il convient au préalable de s’assurer des points suivants :

 

1) Combien vais-je gagner ?

C’est le point de départ de l’opération, il faut calculer la pertinence de la renégociation, car si les taux d’intérêts sont plus intéressants, ce type d’opération génère des frais fixes non négligeables qu’il faudra prendre en considération dans l’opération. Pour ce faire, il faut dans un premier temps calculer ce que va vous coûter votre crédit actuel. Facile, il suffit de multiplier le montant de votre échéance par le nombre d’échéance restant. Dans un second, temps, il faut identifier le capital restant du (CRD) de vos crédits auquel vous devrez ajouter 6 mois d’intérêts ou au maximum 3% du CRD. Ce montant correspond à la somme à emprunter, vous pouvez faire une simulation de financement sur une durée qui ne devra pas excéder la date de fin du crédit à reprendre. Vous pourrez calculer le coût de ce nouveau crédit en multipliant la nouvelle mensualité par le nombre d’échéance. Avant de le comparer au coût du crédit initial, il faudra ajouter les frais de garantie (compter environ 1.3% du montant du financement) et environ 1000 € de frais de dossier bancaire. Vous savez maintenant combien vous allez économiser.

 

2) Et si je gagnai aussi sur l’assurance emprunteur ?

Renégocier le taux de son crédit, c’est aussi l’opportunité de revoir les conditions de l’assurance emprunteur. Avec la loi “Lagarde”, puis la loi “Hamon”, l’emprunteur a aujourd’hui plus de facilité pour négocier les conditions de son assurance emprunteur en obtenant des délégations d’assurance. Le montant des primes étant dépendant de l’âge de souscription, vous pouvez aussi avoir de mauvaises surprises car vous avez quelques années de plus qu’au moment ou vous avez contracté le crédit initial… Petit bémol sur les délégations d’assurance dans notre région, car les crédits étant en francs suisses, de nombreux établissements de la place refusent la délégation d’assurance au prétexte que leurs contrats d’assurance sont en francs suisses alors que les contrats d’assurance emprunteurs en délégation, proposés sur le marché, couvre un capital en euros.

 

3) Comment obtenir le meilleur taux ?

Les établissements bancaires ne sont pas forcément les plus agressifs sur les conditions de taux dans le cas des rachats de crédit. Ils savent que sur leurs conditions de base,  vous allez  pouvoir réaliser d’importantes économies, les banquiers ne cassent donc pas trop leur marge sur ce type de financement. Cette attitude à plutôt tendance à s’estomper avec une plus grande concurrence et certains établissements, qui sont arrivés récemment sur ce business marché et  qui profitent de la situation pour prendre des parts de marché. Dans tous les cas, il faut présenter un “joli” dossier qui va plaire au banquier. C’est à dire, un montant de capital restant dû avec une contre valeur € inférieure au prix d’achat initial, des situations professionnelles “stables” et surtout des relevés de comptes propres (solde créditeur en fin de mois, de l’épargne, pas de rejet d’opération….). Si ces conditions ne sont pas remplies, pas sûr de trouver un banquier intéressé par votre projet.

 

4) Sommes nous prêts à changer de banque ?

En reprenant votre crédit immobilier, le nouvel établissement bancaire souhaite avant tout développer une relation au quotidien avec vous. Il vous demandera de faire transférer vos salaires auprès de son établissement ainsi que de souscrire aux prestations de base (carte bancaire, autorisation de découvert, contrat d’accès internet etc…) Quand bien même vous ayez le plus beau profil, la banque ne partira pas sur un crédit dit “sec” ( sans prestations complémentaires). Ces contre parties ne sont pas contractuelles (ou très rarement), mais faciliteront la négociation des conditions de votre crédit.

 

5) Ou trouver les meilleures conditions pour mon nouveau crédit ?

A priori, pas auprès de votre banque actuelle qui aura du mal à vous proposer les meilleurs conditions et qui, connaissant les coûts liés à cette opération (pénalité de remboursement anticipé, frais de dossier, frais de nouvelle garantie),va essayé de vous faire plaisir tout en sauvegardant ses marges. Pour des crédits dont la durée restant à payer est courte, c’est une option qu’il convient de ne pas négliger. Les politiques et stratégies commerciales des banques évoluant régulièrement, il est important d’obtenir des offres de plusieurs banques afin d’avoir une bonne vision des conditions du marché.

 

 

Il n’y a plus qu’à ! Et les économies sont significatives. Sur certains dossiers, nous sommes arrivés à faire des économies de plus de 60’000 € à nos clients. Pour optimiser au mieux de cette opération, profitez de la baisse de taux pour réduire la durée de votre financement en conservant la même échéance. L’impact sur le coût total de l’opération est alors très largement amplifié. Enfin, il faut bien avoir en tête que la renégociation de votre crédit aura du sens si vous conservez durablement votre logement. En effet, vu le montant des frais fixes, il faudra plusieurs années pour les amortir donc si vous revendez rapidement, vous n’aurez pas forcément été gagnant.

 Allez, bonne renégociation !


03/09/2014 Crédit immobilier, les taux n’ont jamais été si bas !

home

Alors que les banques commencent à publier leurs conditions de taux pour le mois de septembre, un constat s’impose : les taux sont au plus bas.

Sur le prêt en devise qui demeure le financement le plus recherché en zone frontalière, nous trouvons sur 20 ans, des taux fixes inférieurs à 2%, soit actuellement 1.91% alors que sur 25 ans, pour un dossier avec un apport supérieur à 10%, nous pouvons négocier des taux fixes inférieurs à 2.30%. La baisse est encore plus significative sur les durées courtes ( 15 ans et moins), cela offre de belles opportunités pour renégocier son crédit immobilier.

Les taux capé présentent à nouveau de l’intérêt sur les durées longues ou nous arrivons à négocie,r pour un dossier avec un apport supérieur à 10%, un taux de départ à 1.55% capé + 1.

Les conditions d’assurances liées au crédit pouvant représenter jusqu’à 30% du coût total du crédit, il convient de ne pas se focaliser que sur le taux du crédit immobilier, mais tenir compte du coût total ( montant des intérêts, prix de l’assurance, les frais de dossiers et les frais de garantie). Le recours à un courtier en crédit prend tout son sens pour établir ce comparatif.

RENÉGOCIER VOTRE CRÉDIT IMMOBILIER EN FRANCS SUISSES !

   Après la pluie, le beau temps ! Avec la baisse des taux d’intérêts, voilà une magnifique opportunité pour les frontaliers qui ont contracté un crédit ces dernières années pour réduire le cout de leur emprunt.  En renégociant votre prêt en devise, vous allez pouvoir réduire le montant de vos mensualités tout en réduisant la durée de votre crédit. Dans un dossier récent, nos clients avaient contracté un prêt en devise sur 25 ans à 2.95% pour un montant de 517’000 €. Compte tenu de leur dossier, nous avons pu obtenir un nouveau financement sur 20 ans à 2.05% avec de nouvelles conditions d’assurances. Pénalités et frais inclus, nos clients vont économiser 74’000 € ! Soit largement de quoi amortir le coût de la CMU !


08/07/2014 – Vers la fin des crédits immobiliers à taux fixes ?

taux

Cest ce que laisse entendre ce matin le quotidien “Les Echos” qui rapporte une intervention des fédérations des banques françaises, allemandes, belges et japonaises auprès du Comité de Bâle ( lieu où se font les grandes règles du secteur bancaire). Le Comité souhaiterait revoir les manières dont les banques gèrent “le risque de taux”. C’est à dire l’impact sur les comptes des établissements bancaires que pourrait avoir une forte hausse ou une forte baisse des taux d’intérêt. Cela pourrait induire de nouvelles règles qui auraient pour effet de limiter les banques dans leur capacité à prêter à taux fixe. Une orientation quelque peu surprenante quand on sait combien les crédits immobiliers à taux fixe ont permis, aux établissements bancaires, de limiter la casse lors de la dernière crise des subprimes.

 

Il faudra donc suivre l’évolution du sujet dans les prochaines semaines car il s’agit à ce stade uniquement de réflexions.
Mais comme le dit le vieil adage, “il n’y a pas de fumée sans feu”.

Si de telles mesures devaient voir le jour, elles n’impacteraient pas les prêts en cours, mais uniquement les nouveaux dossiers de crédit. En attendant, vu le niveau des taux d’intérêts en euros ou francs suisses, les personnes qui ont contracté des crédits immobiliers à taux variable seraient bien inspirées de renégocier leurs financements pour profiter des conditions actuelles et des taux fixes !

maison


27/06/14 – Evolution du PTZ + / Crédit Foncier

Evolution du PTZ +

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonne nouvelle ! Le PTZ+ est prolongé au-delà de 2014.
Le PTZ+ est recentré sur les zones géographiques où son effet levier est le plus important pour les ménages modestes et les classes moyennes.
Ces évolutions ont pour objectif d’augmenter de plus de 60 % le nombre de PTZ + distribués, qui passerait de 44 000 à plus de 70 000 par an.

 

Les modifications annoncées lors du Conseil des Ministres du 25 juin 2014 portent sur les points suivants :

A compter du 1er octobre 2014 :

- Augmentation des plafonds de ressources* : le plafond de revenu sera élargi pour les classes moyennes.

- Augmentation des quotités et des montants maximum de prêt* : pour les opérations dans le neuf.

- Amélioration des conditions de remboursement : introduction d’un nouveau profil de prêt avec un différé total (DT) de 7 ans sur le PTZ+ probablement d’une durée globale de 25 ans (7 ans de DT + 18 ans d’amortissement).

- Révision du zonage : ajustement du zonage A/B1/B2/C pour certaines villes afin de favoriser la construction de logements en zones tendues.

 

A compter de 2015 :

- Ouverture du PTZ + à l’achat de logements anciens à réhabiliter sur quelques territoires en zone rurale.

Le Prêt à l’Accession Sociale (PAS) est également concerné par ces mesures : tous les plafonds de ressources du PAS seraient ainsi alignés sur ceux du PTZ + afin de sécuriser l’accession sociale et de permettre à un plus grand nombre d’acquéreurs de bénéficier d’un PAS (évolution prévue pour le 1er octobre 2014)

Nous vous tiendrons informés par la suite des évolutions de ces nouvelles mesures !

 

*A ce jour, les zones géographiques impactées par ces évolutions ne sont pas précisément connues.

Source : Crédit Foncier


05/05/2014 – Euro ou devise, le choix cornélien de tous les frontaliers

 

Lorsqu’un frontalier emprunte, il se pose souvent la question de faire un prêt en devise (CHF) ou en Euro.
Mais avant de prendre sa décision, il doit d’abord s’interroger sur les avantages et les inconvénients de chacun de ces deux types de financement.

 

Le principal avantage, non négligeable, du prêt en devise est son coût ; en effet, les taux d’intérêts sont en moyenne 0.5 points inférieurs, ce qui peut représenter une différence d’environ 17% sur 25 ans sur le coût total ! De surcroit, la capacité d’emprunt est améliorée puisque le montant des intérêts mensuels est plus faible.

Il existe aussi un autre intérêt à emprunter dans la devise de ses revenus, c’est la stabilité du niveau de vie.
Les mensualités du prêt ne varient pas, et donc le reste à vivre (salaire après déduction des mensualités) ne change jamais.

Cependant, au moment de la revente du bien, il faut bien prendre en compte la variation du taux de change.

• Exemple :
Si vous achetez un bien 100 000€, il vous faudra emprunter 122 000 CHF avec le taux actuel de 1.22.
Pour solder votre prêt, si le taux de change est à 1.40, vous n’aurez besoin que de 87 140 euros, alors que si le taux de change passe à 1, il vous faudra 122 000 euros.
Une façon simple pour éviter de perdre de l’argent sur le prêt consiste à conserver son bien plus longtemps (dans la mesure du possible). Plus la durée de détention est importante, plus le montant à rembourser sera faible (et donc la variation du change sera diminuée)

Il convient donc de bien se préparer pour son achat immobilier, se documenter sur les tendances des taux de change pour savoir dans quelle monnaie emprunter afin de réaliser la meilleure opération possible, d’où l’intérêt de faire appel à un professionnel du crédit.

 

A ce propos, vous pouvez consulter notre vidéo “Le risque de change pour les prêts en devise” :

 


26/02/14 : Les taux d’intérêts de retour à la baisse !

Alors que les taux fixes avaient amorcé une légère remontée en début d’année 2014, voici qu’ils sont, en moyenne, en recul.
Les taux variables capé 1, quant à eux, continuent la baisse entamée depuis 09/2013.

Taux février 2014

Les taux fixes :

- En moyenne, toutes durées confondues, les taux baissent de 0.04 points.

- Le taux moyen, sur 25 ans, retrouve son niveau d’août 2013 et s’établit à 3.13 % !

- Le meilleur taux fixe, sur 25 ans, est aujourd’hui à 2.60 %, ce qui reste une belle opportunité sur cette durée !

- Sur 15 ans, on peut trouver des taux à 2.20 % : c’est 10 centimes de mieux que le mois dernier.

 
Les taux capé 1 :

- Ils continuent leur baisse en ce mois de février, de 3 centimes en moyenne, toutes durées confondues.

- Un de nos partenaires bancaires a revu ses marges à la baisse sur ce type de taux, et enregistre une baisse moyenne de 13 centimes sur l’ensemble des durées. Ceci se traduit par un taux de départ à 1.88 % sur 25 ans avec un maximum à 2.88 % (taux libor de 0.02 inclus) !
Le taux Capé 1 redeviendrait-il intéressant ?

 

Malgré quelques facteurs négatifs, (mesures fiscales pénalisantes, incertitude sur les mécanismes de mise en place de la fin de l’assurance privée pour les frontaliers, retour à une politique de quotas d’immigration entre la Suisse et l’Union Européenne), plusieurs facteurs restent positifs pour le marché de l’immobilier et encouragent à devenir propriétaire:

Les taux d’intérêt conservent un niveau très attractif.

Les banques souhaitent en majorité, accompagner un maximum de clients, et sont, dans certains cas, un peu plus souples dans les conditions d’octroi de crédits immobiliers qu’à la même période l’an dernier

L’offre de logements reste très inférieure aux besoins dans notre région.

Nos conseillers sont à votre disposition pour étudier vos demandes de prêts immobiliers en CHF.


17/02/14 – Ca commence à bouger

Nous sommes une semaine après le choc des votations du 9 Février et l’on commence à mesurer les premiers effets de ce vote pour l’introduction d’une politique de quotas.

Du côté du change euro/chf, cela ne change pas (bon je ne l’avais encore jamais faite celle là, mais je ne recommencerai plus…). Le cours demeure stable autour de 1,22. A terme, les effets des votations du 9 Février pourraient peser sur le franc suisse, ce qui n’est pas le cas pour le moment. Les chiffres de l’économie européenne, publiés la semaine passée, sont encourageants, avec des frémissements de croissance positive dans les pays du sud de l’Europe; mais avec un tel niveau de chômage, l’Europe aura des difficultés a retrouver plus de prospérité.

Permis à tout prix

Un copilote de l’air a détourné un avion d’Ethiopian Airlines avec 200 personnes à bord, pour effectuer un atterrissage d’urgence à Genève. Décidément, ces clandestins sont prêts à tout pour obtenir les premiers permis à quotas de la Suisse !

Pas de Croatie, budgets ERASMUS et HORIZON 2020 partis….

Il fallait s’attendre à une réplique de l’UE face à la décision du conseil fédéral de refuser de signer l’accord sur la Croatie. Elle est tombée en suspendant avec effet immédiat les budgets recherches et Erasmus. Même si la partie est loin d’être terminée, c’est un sale coup pour les jeunes et les scientifiques (au titre des programmes qui s’achèvent, les chercheurs suisses avaient bénéficié de 1,8 Milliards d’Euros de fonds européens). 60% des étudiants suisses, qui poursuivent leurs études à l’étranger, passent par le programme Erasmus. Les jeunes se sont mobilisés ce week-end (environ 450 à Genève vendredi soir) contre cette loi qui leur ferme des portes aux nez.

François le séducteur

Avec la nouvelle année, c’est un tout nouveau président qui est aux manettes du pays. Il a commencé par éjecter son rottweiler et complètement changé son discours à destination des entreprises ! Incroyable ! Après le pacte de responsabilité, il s’attaque aux dépenses de l’état et fonce aux USA séduire les jeunes français de la Silicon Valley. Sa cote de popularité est toujours au plus bas, mais s’il continue comme cela, il va finir par pouvoir envisager un second mandat !  Vas y François, foutu pour foutu, autant faire des choses utiles pour le pays.

Renzi, c’est tout l’Italie

Il faudra s’y faire, l’Italie est toujours capable de beaucoup d’originalité pour sa gouvernance. Le premier ministre italien a été forcé à la démission par ….son propre camps ! Le tout pour faire la place au jeune maire de Florence, Mario Renzi, qui promet la stabilité. Les marchés sont tellement positifs sur l’Europe, qu’il n’ont même pas réagi à cette nouvelle.

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


10/02/14 – Recherche douaniers pour cause fermeture de frontières

Voilà le genre d’annonce qui pourrait fleurir dans les prochaines années après les votations de ce week-end. Le peuple suisse, surtout alémanique en réalité, a donc décidé d’introduire à nouveau des quotas pour gérer ses flux migratoires. C’est un choc pour beaucoup et il faudra du temps pour en mesurer les conséquences. A priori, il s’agit d’une mauvaise nouvelle pour l’économie du pays et donc pour notre zone frontalière. Le conseil fédéral a maintenant 3 ans pour mettre en place cette politique de quotas tout en essayant de préserver ses relations avec l’Union Européenne. La remise en cause de la libre circulation fait tomber avec elle tout un pan d’accords entre la Suisse et l’Europe, qui auront des impacts négatifs pour la Suisse. Les discussions avec l’Union Européenne s’annoncent très compliquées mais seront déterminantes pour l’économie du pays. La balle est dans les mains des européens.

• Le franc reste fort, l’euro aussi

Sur le marché des changes, les 2 monnaies demeurent à des niveaux très élevés, alors que les monnaies de nombreux pays émergents s’effondrent. La parité euro/chf est en train de s’ancrer vers 1.22. Malgré les signes de reprise, les économies des pays européens demeurent très fragiles, avec des niveaux de chômage records. Malgré tout, les effets du vote de dimanche pourraient avoir un impact négatif sur le franc suisse.

• L’euro est trop fort !

Le ministre en marinière le crie haut et fort, l’euro fort plombe l’économie française. Il faudra lui rappeler que nous avons la même monnaie que les allemands, qui explosent leur chiffre du commerce extérieur, ou lui présenter le cas de la Suisse. Pas sûr qu’il obtienne un permis de séjour helvétique.

• Le chômage est en légère hausse en Suisse

A 3.5% au niveau national, 5.7% pour le canton de Genève, le taux de chômage demeure à des niveaux que jalousent bien des européens. Pour 2014, le niveau de chômage devrait baisser, porter par une croissance supérieur à 2%. Mais comment cela va-t-il évoluer avec cette nouvelle politique de quotas ? Pas sûr que cela soit dans le sens espéré…

• Les taux baissent

Bonne nouvelle pour les futurs acquéreurs, en ce début février, les taux des crédits immobiliers en francs suisses s’orientent à nouveau à la baisse. Certes modeste, nous parlons ici de 0.5% à 0.10%, mais cela contribue à maintenir d’excellentes conditions de financement et l’on constate que les banques se montrent à nouveau très ouvertes à la réalisation de nouvelles affaires ou à racheter des crédits à la concurrence.

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


20/01/2014 – Jusque là, tout va bien

Si l’année 2014 s’annonce périlleuse pour les frontaliers, les premiers jours sont plutôt positifs, en tout cas du côté du cours de change euro/chf. Soutenue par un retour en grâce des futurs ex (ou ex futur) mauvais élèves de la zone euro, la monnaie unique a repris un peu de force face à la monnaie helvétique. Mais ce rebond demeure mesuré car si les perspectives économiques de la zone euro sont moins sombres, toutes les inquiétudes ne sont pas levées et le niveau de chômage demeure élevé pour toute la zone euro. Nous demeurons donc solidement amarré à 1.23 et cela ne devrait pas bouger énormément.

En ce début d’année, nous nous risquons au petit jeu des pronostics, et privilégions la perspective d’une très lente reprise dans la zone euro et un cours euro/chf qui devrait rester, pour les 12 prochains mois, dans une fourchette 1,20 à 1,25.

Et vous, vous le voyez comment le cours euro/chf cette année ?
Donnez-nous votre avis sur notre page facebook :
https://www.facebook.com/MonTauxCom.ComparateurFrontalier

 

Conjoncture favorable en Suisse

Le dernier baromètre conjoncturel publié en début d’année demeure très bien orienté et les perspectives de croissance de l’économie suisse se renforcent, le tout dans un contexte de taux de change élevé. Bravo ! Une bonne leçon pour M Montebourg qui reportait, sur la force de la monnaie unique, les déboires de la France en terme d’exportation.

François, fait nous rêver

Voilà ce qu’attendaient les chefs d’entreprise de la conférence de presse du chef d’état français, après qu’il ait créé un peu d’espoir lors de son message télévisé des vœux de fin d’année. Il n’a pas encore sorti Julie Gayet de son chapeau, mais des allégements de charges en contrepartie de la création d’emplois. Un pacte de responsabilité qui semble séduire les patrons et qui pourrait amener la création de vrais emplois (en opposition aux emplois aidés). Un bon début d’année je vous dis !

Putain, trois ans et demi

C’est le temps qu’il a fallu pour construire la tranchée de Vesenaz qui entre en fonction ce matin. Une bonne nouvelle pour les habitants du Chablais qui vont gagner en temps sur leur trajet. Prochaine étape : la traversée de la rade ?

Quasi-résident, c’est maintenant

Pour ceux qui peuvent en bénéficier (90% des revenus d’origine Suisse) et alors que les nouvelles conditions de taxation à la source vont tomber pour la fin du mois, il nous semble pertinent d’explorer cette piste qui peut s’avérer très avantageuse (si vous faîtes de nombreux kilomètres pour venir travailler en particulier). Attention, la période est limitée dans le temps car il faut que la déclaration soit transmise avant le 31 Mars 2014. Comme vous êtes de plus en plus nombreux à opter pour ce statut, je vous encourage à prendre rapidement rendez-vous avec une fiduciaire spécialisée ou le groupement transfrontalier.

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


16/12/2013 – Alors on tremble ?

Plus pour l’euro en tout cas, qui est toujours bien présent, alors qu’il y a 2 ans en arrière à la même période une bonne partie des spécialistes le voyait disparaître. La situation est beaucoup plus confortable aujourd’hui, même si la situation européenne demeure inquiétante. L’euro est donc bien là et même en léger recul par rapport au franc suisse avec un cours proche de 1.22. Le franc bénéficie des craintes de l’impact sur l’économie d’une réduction du soutien de la banque centrale américaine. La réunion de la FED demain est donc très attendue. En attendant, les pays continuent de jouer avec leurs monnaies pour gagner en compétitivité et booster leur croissance, sauf la Suisse et les pays européens. Le change est donc favorable pour le Père Noël des frontaliers, tant mieux aux vues de ce qui les attend en 2014.

• Les Maldives en Janvier, c’est la dernière année

Pour les frontaliers, 2014 s’annonce assez compliquée au niveau de l’équilibre du budget avec, dès le mois de Janvier, la modification de l’imposition à la source, qui sera suivie en Mai de l’intégration à la sécurité sociale. Enfin, si on sait maintenant assez précisément ce qui va se passer pour l’impôt à la source, pour l’assurance santé, toujours beaucoup d’incertitude. Vive la France ! A 5 mois de l’échéance, tout le monde vit dans l’inconnu et envisage dans son coin la meilleure solution pour sauvegarder son pouvoir d’achat.

• Blanc se fâche tout rouge

Tremblez résidents Genevois installés impunément en résidence secondaire dans le Pays-de-Gex. On apprend dans la Tribune de Genève que le président de la communauté de commune a mandaté son ancien directeur de cabinet (celui qui taguait les murs de slogans ?) pour faire la chasse aux fausses résidences secondaires. Il y a du boulot, mais s’il est aussi efficace que pour défendre les conditions de soin de ses contribuables, les faux résidents peuvent dormir sur leurs 2 oreilles. Pour mémoire, le Pays de Gex c’est 80’000 habitants et 0 hôpital !

• La solidarité à la sauce MCG !

Un élu du MCG propose d’utiliser les capitaux dus à la France sur les impôts à la source des frontaliers Genevois pour renflouer ses petits copains du canton de Vaud. C’est le sujet que nous avions évoqué la semaine passée : la France est redevable d’un demi milliard de francs à la Suisse dans le cadre des impôts des travailleurs frontaliers, dont 270 millions pour le seul canton de Vaud.

 http://www.20min.ch/ro/news/geneve/story/Il-veut-aider-les-Vaudois-en-depouillant-la-France-16115692

• L’Allemagne, c’est la grande classe

En tout cas au niveau politique, Mme Merkel donne une grand leçon notamment à ses amis français. Alors qu’elle avait largement gagné les dernières élections, elle est allée chercher son principal parti d’opposition pour former une grande coalition et défendre au mieux les intérêts du pays ! Bravo.

• Soleil où t’es ?

C’est la question du moment pour tout ceux vivent en dessous de 650 m d’altitude. Bientôt 2 semaines dans le brouillard, c’est pas top. Bonne nouvelle, le temps change jeudi et nous aurons…de la pluie et de la neige. Cool non ?

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.

Bonnes fêtes et RDV en janvier 2014 !


09/12/2013 – Une question de bon sens

Les signes positifs envoyés en fin de semaine dernière par l’économie américaine (baisse du chômage et hausse de la croissance) ont d’abord bousculé les places financières avant de les rassurer. Bousculé, car depuis des mois l’économie américaine vit sous perfusion d’injection de liquidités par la banque centrale américaine, et avec une croissance en hausse, les marchés craignaient la fin de ce soutien artificiel. Il semble que nous ayons passé un cap et que le bon sens des investisseurs refasse surface : si la banque centrale ralentit ses interventions, c’est vraiment que l’économie va mieux ! Même si d’autres paramètres influent le cours euro/chf, nous avons assisté la semaine passée à une baisse de l’euro par rapport au chf avant de se reprendre avec le retour de la confiance. L’amplitude des mouvements demeure limitée avec un cours durablement établit entre 1.22 et 1.23.

• Les taux d’intérêts des crédits immobiliers vont remonter en Janvier

C’est aussi une des conséquences du prochain ralentissement du soutien de la banque centrale américaine. Il y aura moins d’argent sur les marchés donc cela coûtera un peu plus cher. Nous parlons ici des taux à long terme, et non des taux courts (Libor, Euribor), qui devraient encore se maintenir durablement à un niveau bas.

• Une année pour tout changer

C’est la proposition du ministre Benoit Hamond au sujet de l’assurance emprunteur dans le cadre d’un crédit immobilier. L’emprunteur aurait la possibilité, dans les 12 mois qui suivent la signature de son offre de prêt, de changer d’assurance emprunteur. Une bonne nouvelle sous réserve que les banques jouent le jeu, et là c’est pas gagné.

• Frontalier ne rime pas avec mobilisé

Les travailleurs frontaliers se mobilisent pour défendre leurs droits en terme d’assurance maladie. Enfin pas trop, car il n’était que 60 …. dans les rues de Saint Julien pour défendre leurs droits. Mais où étaient les 68’840 autres frontaliers Genevois ? A moins que le sujet ne les passionne pas ? Cession de rattrapage promis par les manifestants, le blocage des péages autoroutiers pendant les vacances.  A 10, cela risque tout de même d’être compliqué.

Chère Eveline,

C’est en ces termes courtois que le patron de Bercy, Pierre Moscovici, s’est adressé à la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf pour s’inquiéter de la fiscalité des frontaliers Vaudois installés à plus d’1h30 de leur lieu de travail. Une fois de plus, les politiques français font la démonstration de leur arrogance et de leur méconnaissance des dossiers. Ce brave Mr Moscovici vient faire la morale alors que la France ne s’est pas acquittée d’un demi milliard de francs qu’elle doit à la Suisse pour 2012 et 2013, dans le cadre des impôts des frontaliers. Le ministre des finances Vaudois, Pascal Broulis, fait part de toute son inquiétude sur la capacité de la France à honorer ses engagements et explique les fondements de cette taxation. A écouter son intervention sur la RTS,  que de bon sens !

 http://www.rts.ch/info/regions/vaud/5425236-replique-de-pascal-broulis-aux-critiques-francaises-sur-les-frontaliers.html

• Faut-il raser le Stade de Genève ?

C’est ce que propose le conseiller d’état, Charles Beer, si des rénovations ne sont pas apportées dans les prochains mois. Depuis le temps que ce stade coûte de l’argent, les Genevois auraient pu le vendre au français. L’ETG cherche un stade (Zlatan et Cavani à la Praille ça aurait eu de la gueule, hein Michel ?) et en matière de gestion des déficits les français sont probablement plus forts que les Genevois.

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


18/11/2013 – Au fond ou au plafond

Au fond ou au plafond

Pour le cours euro/chf, la question ne se pose plus tellement, nous sommes habitués à voir l’euro autour de 1.23 CHF, sans trop s’éloigner du cours plancher de 1.20 fixé par la BNS . Sans vouloir plomber l’ambiance, la situation économique et les niveaux de chômage sont tellement mauvais en Europe que le franc suisse demeurera, encore pour longtemps, une monnaie recherchée. Comme nous l’annoncions il y a quelques semaines, le scénario du 1.23 perdurera, en tout cas jusqu’à la fin de l’année, et dans tout les cas, le franc demeurera durablement une monnaie forte.

• Les frontaliers, ça double énormément !

Le nombre de frontaliers du bassin lémanique (Genève, Vaud, Valais) a doublé en dix ans, passant de 44’500 en 2002 à 90’300 en 2012, selon une étude de “Statistique Vaud”. Cette augmentation accompagne la croissance économique la plus forte d’Europe, selon Guy Larmanjat, président du Conseil du Léman (CdL). Dans un contexte de fort repli identitaire, saluons les propos du Conseiller d’Etat Vaudois, Pascal Broulis “on a besoin les uns des autres”.  Mais que fait le MCG ?

• Hollande au fond du trou ?

Le président français vient de battre un nouveau record d’impopularité avec moins de 20% d’opinions favorables (ou plutôt 80% d’opinions défavorables). Et si finalement c’était sa chance ? A plus de 3 ans de l’échéance de son mandat, il n’a plus aucune chance d’être réélu. Perdu pour perdu, il pourrait se lancer dans une politique de réforme et dans l’unique intérêt du pays. Et si c’était lui l’homme providentiel ? Vas-y Francois, on ne compte plus sur toi.

• La CMU pour 2014, aucune chance

C’est le propos du vice président du groupement transfrontalier européen, Jacques Delque, lors d’une conférence organisée vendredi dernier à Archamps par BNP Paribas pour les intermédiaires en crédits immobiliers. Selon lui, les caisses primaires d’assurance maladie françaises n’auront tout simplement pas les effectifs, ni les moyens techniques pour mettre en oeuvre cette réforme. Le groupement reste sur ses positions d’un refus total de ce changement et envisagerait des actions plus fortes  afin d’avoir un retour médiatique plus important. En attendant, de nombreuses questions subsistent, faisant naître d’importantes inquiétudes. En la matière, on a peut-être pas encore touché le fond.

• A fond les taux

La future patronne de la banque centrale américaine a confirmé la politique d’injection massive de liquidités dans l’économie pour relancer la croissance. L’afflux de monnaie fait baisser les taux d’intérêts qui demeurent à des niveaux très bas, tant pour les crédits en Euro qu’en CHF. La période actuelle demeure donc très favorable pour renégocier son crédit ou acquérir sa résidence principale, d’autant que le marché immobilier semble marquer le pas.

• A fond derrière l’équipe de football….Suisse

Après le brillant résultat ramené d’Ukraine par les footballeurs français, la chance des frontaliers est de pouvoir supporter l’équipe de leur vie professionnelle. 8 Millions d’habitants et une équipe qualifiée haut la main et tête de série pour le Brésil. Il n’y a pas qu’en matière d’économie que la France pourra prendre les leçons.

• Au dessus du plafond, le soleil

Il faudra s’y faire, nous sommes partis pour vivre 3 mois sous la couche de brouillard. Et cette fois, ce n’est ni la faute à Hollande, ni aux frontaliers !

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


04/11/2013 – Le change euro/chf ne bougera pas

Il faudra donc s’en satisfaire, ou en profiter: nous terminerons l’année avec un cours euro/ franc suisse au niveau actuel. Malgré quelques signes positifs ici ou là,  la reprise de l’activité économique est lente et comme nous partons de très bas, il faudra du temps, probablement beaucoup de temps. Dans ce contexte, la recherche d’une monnaie de référence perdure et le franc suisse demeure une belle garantie pour nombre d’investisseurs. Si la dynamique économique sera longue à lancer, il faut être conscient qu’avec de tels endettements et des taux de chômages aussi élevés, les européens ne sont pas encore sortis de l’auberge. Cela pèse également sur la monnaie unique, même si le risque de crise s’est largement estompé. Mais l’euro, comme le franc, sont aujourd’hui victimes de la guerre des changes, que se livrent notamment américains et japonais. Il est plus facile d’exporter lorsque sa monnaie est basse, cela redonne de la compétitivité aux entreprises à l’export. Activité économique fragilisée + guerre des changes, voilà les ingrédients d’un cours qui ne bouge plus beaucoup depuis plusieurs semaines.

En Suisse, tout les indicateurs sont au vert. Le chômage est contenu à 5% de la population active, tandis que les perspectives de croissance se consolident. Le dernier baromètre conjoncturel sur l’emploi, publié ce matin, montre que les entreprises suisses voient l’avenir avec plus d’optimisme et des embauches sont à venir.

En France, les bonnets rouges bretons pourraient inspirer d’autres régions. La crise de l’écotaxe va coûter 1 milliard d’euros au pays, il est donc urgent de trouver une nouvelle taxe ! Le gouvernement est complètement dépassé par les événements, mais n’envisage aucun changement de cap. Au moins, on sait ou on va, dans le mur ! Quelle tristesse de voir la 5ème puissance mondiale partir en déliquescence. 2017 est encore très loin et surtout personne de cette classe “politico affairiste”, de droite, comme de gauche, qui soit capable de faire passer les intérêts du pays avant les siens !

L’optimisme doit demeurer (même si nous sommes lundi et qu’il fait très mauvais) autour de la frontière et pas seulement pour le taux de change, qui devrait permettre d’envisager les fêtes avec sérénité. Si au niveau national, la classe politique est en dessous de tout, j’ai relevé, sans idéologie politique, que de jeunes élus de notre région semblent vouloir vraiment défendre leurs administrés avec la plume et avec bon sens. Tout d’abord sur le sujet douloureux de l’assurance maladie, je vous recommande le billet d’Antoine Vieillard

http://www.vive-saint-julien-en-genevois.fr/archive/2013/10/20/assurance-maladie-des-frontaliers-ouvrir-l-acces-aux-soins-e.html

Joli article du maire de St Cergues sur la mobilité et le développement Du Grand Genève   

http://sanfargan.hautetfort.com/media/01/00/925166676.jpg

Allez, tout de bon comme on dit chez nous !


30/10/2013 – Choisir son courtier pour son crédit immobilier

Le métier d’intermédiaire en crédits immobiliers a vu le jour il y a une vingtaine d’années avec le fort développement de l’immobilier. Si les courtiers sont devenus un atout majeur pour obtenir auprès des banques les meilleures conditions de financement, leurs conseils s’avèrent aussi très précieux pour le montage du dossier, ainsi que pour le choix de l’assurance. L’image des courtiers n’est pas forcément très positive auprès du grand public, car sous le couvert de conseils financiers avisés, certains prétendu conseillers ont profité de la complexité de l’opération pour placer des contrats d’assurances ou d’autres frais exorbitants. Pour le bassin lémanique, vous trouverez des courtiers installés en France et en Suisse avec des obligations et des garanties bien différents. Quelques pistes pour vous aider à y voir plus clair et trouver le meilleur interlocuteur.

 

La France réglemente pour protéger le consommateur

 

Si en Suisse n’importe qui peut s’improviser “courtier en crédits” , en France, sous la pression des principaux acteurs du secteur, le législateur a donné un cadre légal à ce métier afin de le professionnaliser et ainsi protéger le consommateur. Depuis le 1er Janvier 2013, les courtiers en crédits immobiliers, officiellement intitulés Intermédiaires en Opérations de Banque et Services de Paiement (IOBSP), doivent remplir un certain nombre d’obligations afin de pouvoir exercer leur profession (disposer de 5 ans d’expérience bancaire ou 150 h de formation, être au bénéfice d’une assurance responsabilité civile, être inscrit dans le registre unique ORIAS). De plus, pour chaque dossier, le courtier doit :

 

- faire signer un mandat de recherche de financement dans lequel est mentionné, entre autres, le coût de son intervention, le nom de tous les établissements bancaires avec lesquels il travaille, le montant des commissions perçues.

 

- remettre à son client un nombre suffisant de propositions afin qu’il puisse se faire sa propre opinion.

 

- mentionner, par écrit, la proposition recommandée, ainsi que les motifs qui justifient ce choix.

 

Coté helvétique, l’activité n’est pas réglementée

 

En Suisse, il n’existe donc aucune obligation à remplir pour devenir intermédiaire en crédits immobiliers. Si bien qu’au fil des années, de nombreux conseillers en assurances sont rentrés sur ce marché, profitant du financement immobilier pour placer, dans le dossier, de très lucratifs (pour le conseiller) 3èmes piliers. Bien que ce type de montage soit devenu complètement obsolète par le surcoût qu’il génère, en termes de taux d’intérêt et d’imposition, il est encore largement proposé aux frontaliers et aux genevois qui font le choix de devenir propriétaires en France voisine.

 

Heureusement, il demeure de bons professionnels qui sauront faire ce travail de courtage dans le respect de vos intérêts, mais ils sont plus difficiles à identifier, alors comment faire :

 

- évitez les profils multispecialistes,  conseiller financier, assureur, agent immobilier, spécialiste défiscalisation, gestion de patrimoine etc…. Avec toutes ces casquettes, à tout les coups, c’est vous qui allez payer le chapeau…Choisir un interlocuteur dont le métier est le courtage en crédits immobiliers.

 

- demandez à tout comprendre ! Bannissez les solutions complexes et privilégiez les solutions simples.

 

- demandez à avoir plusieurs propositions de plusieurs banques différentes. Trop souvent, le “courtier” ne remet qu’une seule proposition : la soit disant moins chère (comment pouvez-vous comparer?) mais bien souvent la plus lucrative pour lui.

 

- bannissez celui qui vous parle d’abord de 3ème pilier avant de parler de votre projet. Le 3ème pilier est un placement de prévoyance à long terme, pour la retraite; il est devenu complètement inapproprié de l’inclure dans un plan de financement de résidence principale.

 

Une dernière astuce qui peut vous en dire beaucoup sur les qualités de votre interlocuteur : ses outils de communication (site internet par exemple) et surtout l’actualisation et la pertinence des informations transmises. Ces informations doivent vous permettre d’y voir clair dans votre projet immobilier et vous aider à comprendre le marché actuel.

 

Le choix de Mon-taux.com

 

Dans un souci de transparence et de qualité à l’égard de nos clients et de nos partenaires, nous avons fait le choix, depuis ce printemps, d’opter pour le statut français IOBSP. Pour chaque dossier, cela nécessite plus de travail, d’avantage d’engagement et d’obligations de nos conseillers, mais une plus grande transparence pour nos clients et l’assurance d’avoir retenu la solution la meilleure.  Nous avons introduit une facturation forfaitaire de notre prestation qui est clairement mentionnée dans le mandat de recherche de financement. Oui nous prenons des frais, mais nous offrons plus de transparence, de conseil  et une économie de plusieurs milliers d’euros pour nos clients.

 

Bien choisir son courtier, cela peut vous éviter bien des soucis et cela peut vous rapporter gros!

 


07/10/2013 – Côté change ça va, pour le reste c’est la cata ?

Le moral des travailleurs frontaliers a été durement touché ces derniers jours. La bonne tenue du Franc Suisse pourra être considérée comme un réconfort.  Le cours euro/chf s’est maintenu entre 1,2220 et 1,2290 la semaine passée. La situation de blocage des USA depuis une semaine a amené les investisseurs à délaisser le dollar en faveur du Franc Suisse et de l’Euro. Cela n’aura donc pas affecté le cours euro/chf, qui demeurera encore à ce niveau dans les prochains jours, voire semaines.

Sale semaine pour les travailleurs frontaliers, qui devront donc rejoindre la sécurité sociale avec des cotisations à 6% puis 8% du revenu fiscal de référence. C’est la cata pour les gros revenus et les célibataires de moins de quarante ans, surtout s’il sont propriétaires de leur logement depuis moins de 4 ans. En revanche, les familles de plus de 2 enfants, dont les parents ont plus de quarante ans, avec des revenus “moyens”, devraient trouver des avantages tarifaires à cette mesure.  La difficulté la plus importante, à mon sens, sera de trouver une offre de soins satisfaisante et  principalement pour le Pays de Gex. La bataille n’est pas terminée car il demeure de nombreux points à négocier, dont l’assiette de “cotisation” qui me semble essentielle. Nous avons lu régulièrement que la base de calcul serait  le revenu fiscal de référence alors que le rapport parle du revenu brut. Pour ceux qui l’ignorent, le revenu fiscal  de référence tient compte de l’ensemble des revenus perçus en France. Cela pose un problème lorsque le conjoint exerce une activité salariée en France (qui sera taxé deux fois?), ou lorsque le foyer perçoit des revenus locatifs.  Quid des avoirs de prévoyance (2ème pilier) utilisés aujourd’hui régulièrement comme apport personnel pour un projet immobilier et dont le montant est ajouté au revenu fiscal de référence. L’affaire est donc à suivre de prêt.

Sale temps après les élections du week-end à Genève avec le triomphe du MCG. Pas vraiment une surprise de voir progresser les partis populistes en période difficile ,mais très décevant pour Genève. La Genève internationale est maintenant à une portée de main de politiciens qui surfent sur la peur de l’autre et des étrangers; pas terrible comme image. C’est même triste et décevant, mais le résultat d’une élection avec une participation de 40% de la population est l’expression d’une faillite d’une politique menée depuis plusieurs décennies, et plus particulièrement  celle du logement. Genève ne grandira pas sans la zone frontalière française et inversement. Le Grand Genève franco-suisse n’est plus un projet pour demain mais le quotidien de 850’000 personnes. La coopération transfrontalière est au coeur du développement de notre agglomération et cela n’ira dans l’intérêt de personne si chacun tire la couverture à soi. Malheureusement côté français, les prochaines échéance municipales et européennes devraient renforcer la place du Front National qui sortira en tête de ces élections.

Au moins, on n’est pas mieux loti d’un côté ou de l’autre de la frontière !

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


30/09/2013 – Le retour des incertitudes profite au franc suisse

Alors que nous pensions être sortis de la période de flottement, de nouvelles inquiétudes font leurs apparitions, ramenant le cours euro/chf sous les 1,2220. La crise politique dans laquelle s’engage l’Italie, les négociations autour du budget américain, sont autant d’interrogations qui pèsent à nouveau sur les perspectives de reprise de l’activité économique. Alors que nous aurions pu penser que le malade était guéri, nous voilà à l’aube d’une nouvelle poussée de fièvre. Peut-on envisager de nous retrouver 18 mois en arrière avec des questions sur la pérennité de l’euro ? Très clairement non. Les menaces pesant sur l’existence de la monnaie unique sont derrière nous; en revanche, la situation des pays de la zone euro demeure très fragile et le retour vers la croissance s’annonce long et difficile. D’où le maintien de politiques monétaires accommodantes de la part des principales banques centrales, afin d’éviter une hausse trop rapide des taux d’intérêts.

En résumé, la situation s’arrange, un peu, mais il subsiste encore de nombreux foyers d’inquiétudes. Dans cette période, le franc suisse demeurera fort face à l’euro et nous restons sur le canal 1,22 à 1,25 jusqu’à la fin de l’année.

En Suisse, le dernier baromètre conjoncturel fait ressortir pour le mois de septembre une amélioration plus rapide de la croissance. Alors que les prévisions en juin étaient de 1,4% en 2013 et 2% en 2014, on table plutôt sur 1,9% pour l’année en cours et 2,1% en 2014. Vive la Suisse !

La France continue de marcher sur la tête ! Après le cas du Sephora des Champs Elysées, voilà maintenant Castorama et Leroy-Merlin qui bravent l’interdiction d’ouverture du dimanche pour répondre à la demande de leurs clients et de leurs employés ! Un nouvel exemple qui illustre combien la classe politique de ce pays est complètement dépassée par les réalités et les préoccupations de ses habitants.  Vive la France…

Sale semaine pour les frontaliers, avec le rapport des experts nommés par le gouvernement sur l’assurance maladie. Vu le sens de la mission qui leur a été confiée, il était difficile d’envisager d’avoir un autre résultat que celui qui a été rendu. La bataille n’est pas encore terminée, mais s’annonce compliquée. Depuis quelques jours, cette nouvelle fait l’effet de fin du monde et je lis tout et n’importe quoi sur le sujet. A ce stade, et même si cela semble mal engagé, aucune décision n’a été prise sur rien (ni le taux, ni l’assiette de taxation). Certains envisagent de retourner habiter en Suisse. Oui, mais où ? Ce week-end, 800 personnes  défilaient à Genève pour réclamer des logements, alors où vont aller tous ceux qui souhaitent habiter en Suisse. Il n’y aura pas de crise immobilière en zone frontalière, probablement un ajustement des prix en fonction de la nouvelle capacité financière des acquéreurs et une nouvelle répartition de la population : les gros salaires vivront en Suisse et les classes moyennes en France voisine. A suivre !

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.


23/09/2013 – Fin de la partie

 

Après plusieurs semaines d’hésitation, la banque centrale américaine a pris une position qui nous permet de voir plus clairement ce qui nous attend jusqu’à la fin de l’année. En annonçant jeudi qu’elle poursuivrait son injection massive de liquidités, la FED retient l’option d’une fragile reprise de l’économie qui a encore besoin d’être largement soutenue. Autrement dit, cela commence à aller mieux, mais il ne faut pas arrêter le traitement sous peine de rechute. Le risque de catastrophe s’éloigne mais l’embellie est encore loin. Cela aura pour effet de maintenir les positions au niveau actuel, notamment pour le cours euro/chf qui devrait s’inscrire jusqu’à la fin de l’année dans un canal 1,22 à 1,25.

 

L’autre impact de l’annonce de FED, c’est une baisse des taux à long terme. Nous l’avons constaté immédiatement sur les taux de rendements des obligations de la confédération à 10 ans qui sont tombés de 1,26 à 1,14 en 3 jours. Il s’agit d’une bonne nouvelle pour les futurs propriétaires, puisque nous devrions assister à une baisse du taux des crédits immobiliers en francs suisses dans les prochains jours (probablement dès les premiers jours d’octobre).

 

Angela triomphe en Allemagne alors que tous ses confrères européens sont passés par la fenêtre depuis le début de la crise. C’est la victoire du courage politique et la recherche de l’intérêt collectif ! Bravo. Ce résultat l’installe définitivement à la tête de l’Europe, une bonne nouvelle au moment ou la Grèce, le Portugal et l’Italie montrent à nouveau des signes de faiblesse.

 

La France rêve d’une Angela pour redresser la barre, car elle souffre de sa classe politique (vous me direz cela fait un moment, mais là on a vraiment touché le fond aussi bien à droite qu’à gauche). Pour exemple alors qu’en Suisse nous avons voté le maintient du service militaire et l’ouverture des shop 24/24, en France cela donne ça :

 

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Snwuh89c_ZI#t=105

 

Pour les frontaliers, le change devrait donc demeurer durablement favorable. Pour ceux qui envisagent de renégocier leur crédit en devise, la fin de l’année s’annonce plus bien. Malheureusement, la possibilité de faire racheter son crédit n’est pas ouverte à tous car les banques frontalières sont attentives à la valeur de capital restant dû en euro par rapport au prix d’achat. Avec l’effet négatif du change, le nombre d’élu est limité.

Pour les résidents genevois qui envisagent de devenir propriétaires en France voisine, les taux de change et de crédit demeurent très favorables. Alors que le marché de l’immobilier marque un fort ralentissement, surtout dans l’ancien, cela ouvre de belles possibilités de négociation.

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !

 


09/09/2013 – En attendant la reprise….

Le cours euro/chf marque une pause dans son mouvement de hausse, après être passé de 1,23 à 1,24 la semaine dernière. Les bonnes nouvelles venues d’outre atlantique, le renforcement de la monnaie unique, et les perspectives de croissance portent l’euro. La hausse demeure modérée, freinée par les inquiétudes d’une intervention militaire en Syrie et par la fin de l’intervention massive de la banque centrale américaine. Rappelons que cette dernière injecte dans l’économie des milliards de dollars depuis 5 ans et que les perspectives de reprise l’amènent à réduire la voilure. Oui mais voilà, les investisseurs sont devenus accros à ces injections et se montrent inquiets à l’idée d’un sevrage trop rapide. Nous naviguons donc entre optimisme de reprise de l’activité économique et inquiétude autour du ralentissement du soutien apporté par la banque centrale américaine. Pour la semaine a venir, nous n’écartons pas l’idée de passer le cap de 1,24 qui pourrait nous conduire vers une hausse plus ferme de l’euro par rapport au franc suisse.

En revanche, l’exil fiscal n’attendra pas la reprise, en témoigne le nombre de saisies d’argent liquide aux frontières, en hausse de 500% ! Etrangement, les pays bénéficiaires seraient la Suisse et le Luxembourg. Et voilà pourquoi il y a tellement de monde à la douane de Bardonnex le matin !

Côté helvétique, les chiffres du chômage sont stables, avec même une baisse de 24 demandeurs d’emploi à Genève. Procter et Gamble confirme son intérêt pour demeurer en Suisse, sous réserve d’une fiscalité accommodante, tandis que Micheline Calmy-Rey s’inquiète d’un éventuel départ du HCR, et que Londres organise des opérations séductions auprès des multinationales lémaniques. La Genève internationale n’est pas menacée, mais on est en train de se rendre compte que se statut pourrait être remis en question. A suivre.

Les frontaliers n’ont jamais été aussi nombreux selon l’OCSTAT et c’est une bonne nouvelle pour :

- l’administration fiscale genevoise

- le financement de l’AVS

- le MCG, à l’avant veille des élections….

…mais pas pour la circulation qui demeure compliquée en zone frontalière. Il faudra attendre 2017/2018 pour le CEVA ou le tram en France voisine.

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


02/09/2013 – Une rentrée qui risque d’être animée

Après un été plutôt tranquille du côté du change euro/chf, nous pourrions connaître une rentrée un peu mouvementée, d’où pourrait se dessiner  une tendance solide pour la fin de l’année. Les signes de reprise en Europe, venant s’ajouter aux garanties données par les dirigeants européens, vont jouer en faveur de la monnaie unique. Tout cela demeure très fragile, avec de nouvelles rumeurs négatives sur la Grèce, l’instabilité politique qui se dessine en Italie après la condamnation de Berlusconi, et un taux de chômage qui reste très élevé.

Côté Suisse, le dernier baromètre conjoncturel repart à la hausse avec une économie qui profite de la reprise aux USA et de la croissance asiatique. Malgré tout, la politique de taux bas pèse sur le franc, alors que dans le même temps, les investisseurs ne sont plus autant en recherche de valeur refuge à tout prix.

L’équilibre demeure donc précaire sur fond d’intervention en Syrie et ne nous permet pas de dégager une réelle tendance . Nous devrions voir le cours euro/chf fluctuer entre 1,22 et 1,24. Ces bornes constituant des résistances à la hausse comme à la baisse, qui, une fois franchies, pourraient nous donner une orientation pour la fin de l’année. Pour ce qui nous concerne, nous demeurons sur le scénario d’un cours euro/chf à 1,30 pour la fin de l’année.

Pour les frontaliers, c’est donc toujours grand beau temps au niveau du change. Les couvertures de change à terme pour le rapatriement de vos salaires demeurent une opportunité pour protéger votre budget. Une certaine manière de voir l’été indien !

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


05/08/2013 – Un été tranquille

En tout cas sur le front du cours euro/chf, nous ne pouvons que constater que de très faibles fluctuations entre 1.23 et 1.24. C’est les vacances pour nombre d’entre vous, mais c’est surtout des positions affirmées qui donnent à la parité cette stabilité. La semaine dernière le patron de la BCE a réaffirmé que la situation économique de la zone euro demeurait préoccupante et que malgré quelques signes positifs de reprise, la zone euro ne devrait pas connaître d’inflation. Il a donc logiquement confirmé les niveaux de taux actuels et pour une longue période ! Pas dramatique ni trop optimiste, le père Draghi a juste parlé pour rassurer tout le monde mais sans euphorie.

 

En Suisse, le baromètre conjoncturel de l’emploi publié ce matin est en baisse. Les entreprises n’envisagent pas de suppressions massives de postes mais misent sur une stabilité des effectifs. Les secteurs d’activité les plus en difficultés : l’industrie, l’hôtellerie, le transport et la banque envisagent des compressions de personnel.

 

En France, on semble apercevoir des signes positifs de reprise avec un secteur privé qui continue de ralentir mais de façon moins forte qu’au cours des 17 derniers mois. En clair, “ on a bientôt touché le fond donc on pourra que remonter “ ! Cool !  Il convient d’être prudent sur une éventuelle reprise car il pourrait plus s’agir d’un rebond que d’une tendance à long terme. Les francais se sont tellement serré la ceinture depuis des mois qu’il faut bien qu’ils se lâchent un peu. La rentrée s’annonce périlleuse avec notamment la réforme des retraites au programme. Nous parions sur un rebond temporaire.

 

Pour les frontaliers, comme pour les genevois qui s’exilent en “France voisine” soit pour y faire leurs courses et/ ou y habiter, les conditions de change demeurent très favorables. En revanche, les choses évoluent sur les conditions de financement qui se dégradent quelque peu auprès de certains établissements bancaires de la zone frontalière. Le marché de l’immobilier sur la partie française du Grand Genève, semble marquer le pas avec un ralentissement de l’ordre de – 30 % du nombre d’actes par rapport à 2012 selon certains professionnels du secteur.Deux explications a cette variation : d’un coté le  fort nombre de transactions début 2012 avec la fin du régime Scellier a boosté les statistiques, de l’autre l’attentisme lié à l’inquiétude concernant le sort de l’assurance santé privée des travailleurs frontaliers pourrait freiner les acquéreurs. Ce frein devrait tomber dans les prochaines semaines car une décision est attendue à l’automne. De plus, un résident genevois qui signe un compromis pour l’achat d’un logement en Août, déménagera probablement en Octobre et que son droit d’option courra jusqu’à fin Décembre. Le nouveau résident français aura le loisir de choisir entre la France et la Suisse pour son assurance maladie et en toute connaissance de cause ! Un marché de l’immobilier qui se calme, un taux de change inférieur à 1.25 et des taux de crédits encore historiquement bas, nous demeurons convaincu que la période est très favorable à l’investissement immobilier pour sa résidence principale.

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


29/07/2013 – C’est la pause estivale, mais après ?

Cela fait maintenant quelques semaines que le cours euro/chf navigue entre 1.23 et 1.24 avec pour seule exception une hausse jusqu’à 1.244 le temps d’une journée. Les variations sont donc réduites et il est probable que cela dure encore en tout cas jusqu’à mi-août. Et après à quoi faut-il s’attendre ? Le cours euro/chf va-t-il repartir vers le cours plancher à 1.20 ou plutôt nous remonter vers 1.30 ? Essayons d’identifier les points qui pourraient orienter la tendance.

Un retour vers le cours plancher à 1.20 est à prévoir car :

- la situation économique dans la zone euro demeure très difficile et les perspectives de reprise sont encore faibles. Avec un niveau de chômage record, l’Europe retrouvera difficilement le chemin de la croissance. Sans croissance, les perspectives de la monnaie unique sont limitées.

 

- le niveau des dettes publiques ne cesse d’augmenter et les impôts avec. Prenons le cas de la France qui est incapable de se réformer et pratique le matraquage fiscal ( et ce n’est pas fini !). Une trop forte pression fiscale bloque tout espoir de reprise de l’économie et pourrait pousser les marchés à augmenter les taux d’intérêts sur la dette française . A l’heure où la dette de la France dépasse 90% de son PIB, une hausse des conditions d’emprunt, d’un des plus important pays de la zone euro, pourrait relancer une crise de confiance sur toute la zone euro.

 

Il faut plutôt prévoir un retour du change euro/chf à 1.30 pour la fin de l’année car :

 

- L’Europe a fait du chemin depuis 2007, son fonctionnement et  son organisation se sont  renforcés. En la personne de Mario Draghi, nous avons découvert que l’Europe disposait d’un vrai patron de l’autorité monétaire. N’oublions pas que nous “surfons” sur son intervention du 24 Juillet 2012 ou il déclarait l’euro “irréversible”. Si l’Europe s’est trouvée une patronne avec Angela Merckel, elle a fait un pas vers une union bancaire qui pourrait superviser les banques européennes et les renflouer si nécessaire pour éviter les contrecoups de la crise des subprimes.

 

- L’appel à la croissance et à la détente des plans d’austérité des membres du G20 devrait profiter aux pays européens, tout comme la reprise aux Etats-Unis. Cela pourrait avoir un effet positif sur la croissance en Europe et favoriser l’intérêt pour la monnaie unique.

 

- L’Europe du Sud se redresse, doucement. En Espagne, le chômage baisse pour la première fois depuis plusieurs mois, même s’il demeure encore à 26% de la population active. A défaut de pouvoir pratiquer la dévaluation de sa monnaie, on assiste à une dévaluation salariale dans les pays du Sud ce qui les rend à nouveau compétitifs au niveau mondial.

 

Cette liste n’est évidement pas exhaustive, et je serai ravi que vous puissiez la compléter d’autres arguments ou avis.

 

Allez, tout de bon comme, on dit chez nous ! 


22/07/2013 – La croissance au secours de l’euro ?

Après plusieurs semaines d’atonie, le cours euro/ Chf pourrait connaître de nouveaux rebondissements après la dernière réunion des ministres des finances du G20 et des principales banques centrales. Les “grands” de ce monde ont clairement exprimé leurs intentions : croissance, croissance, croissance ! Il s’agit à priori d’un changement de séquence pour l’Europe après une cure d’austérité méthode germanique. Reste à voir comment Angela conçoit la croissance. Cela étant, de telles annonces devraient redonner des perspectives favorables à l’économie européenne et par là même à sa monnaie. Dans cette hypothèse, le scénario d’un retour du cours euro/chf à 1.30 pour la fin de l’année semble privilégié.

En Suisse, selon une étude trimestrielle de Deloitte, les directeurs financiers des principales entreprises du pays sont positifs sur la conjoncture des 12 prochains mois. La baisse du cours du franc suisse est mentionnée comme un des motifs de cette amélioration. Une bonne nouvelle pour l’emploi dans notre région !

 

En France,les réformes structurelles on ne connait pas mais le concept de l’augmentation des impôts est parfaitement maîtrisé….Pour les prochains mois, il faut attendre une hausse des frais de notaire pour l’achat de biens immobiliers ( +0.7%) et probablement une taxation des grosses plus-values dans le cadre de la résidence principale. Dans ces conditions, j’ai de plus en plus de mal à imaginer que le gouvernement va passer à côté du “pactole” de la CMU sur les travailleurs frontaliers.

 

Pour la semaine à venir, pas de grand changement à attendre sur le front du cours euro/chf pour lequel nous devrions rester entre 1.23 et 1.25 jusqu’à la fin de l’été.

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous ! 

08/07/2013 – Paroles, paroles et paroles

 

Il a suffi qu’ils s’expriment à nouveau pour que tout le monde soit rassuré. Ils nous ont dit que la crise européenne était loin d’être réglée et que par conséquent les taux d’intérêts demeuraient bas pour longtemps….et les marchés sont repartis à la hausse, l’euro a repris de la valeur notamment vis-à-vis du franc suisse en finissant la semaine à 1.236 contre 1.23 en début de semaine. Ils, ce sont les patrons des banques centrales, en l’occurrence celui de la banque centrale européenne et le nouveau patron de la banque d’Angleterre. Ils font aujourd’hui la pluie et le beau temps tant les investisseurs sont devenus accro à leur injection de monnaie pour soutenir l’économie. Donc l’euro remonte car la situation en Europe n’est pas bonne ….mais comme Mario Draghi (patron de la BCE) a dit qu’il allait soutenir la monnaie, les investisseurs sont rassurés et achètent de l’euro.  Bizarre non ?

 

En Suisse, l’activité économique demeure solide. Les chiffres du chômage sont en recul pour le mois de juin avec un taux qui passe sous les 3% à 2.9%. Genève demeure le mauvais élève mais voit tout de même une légère baisse des demandeurs d’emplois (hors frontaliers).

 

En France, on sait que les hommes politiques ne comptent pas, surtout quand il s’agit d’argent public mais cette fois cela va leur coûter cher. Le candidat Sarkozy a dépassé son budget de campagne de 400’000 € avec pour conséquence le non remboursement de ses dépenses de campagne pour 11 millions. Et il nous annonce qu’il assumera ses responsabilités et lance un Sarkothon pour sauver l’UMP. Notez qu’il s’agit d’une bonne nouvelle pour les dépenses publiques. L’état a déjà trouvé 2.75%  sur « le pactole » de 400 Millions d’Euros que le gouvernement voudrait récupérer avec la CMU des frontaliers. Merci Sarko.

 

Les difficultés éprouvées par les pays du sud de l’Europe pourraient rallumer les inquiétudes autour des perspectives économiques de la zone euro qui ne redémarre pas. Bien sûr , il faudra compter sur le parole de Mario Draghi, mais cela va-t-il suffire ? Dans ces conditions, nous pourrions assister à court terme à un nouveau repli de la monnaie unique face au franc suisse. Pour la semaine à venir, le cours euro/chf devrait demeurer dans une fourchette 1.225 à 1.24 avec une orientation plutôt vers le bas de la fourchette.

 

Pour les frontaliers (et futurs frontaliers), la hausse des taux des crédits immobiliers en francs suisses  est bien présente sur les barèmes des banques de la zone frontalière mais demeure modérée (+0.20% en moyenne). Nous n’attendons pas forcément une hausse pour les prochains mois mais une stabilisation autour des niveaux actuels.

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


01/07/2013 – On se calme, tout va bien

C’est le message de réconfort que les patrons de banques américaines et chinoises ont fait passer au marché en fin de semaine pour les rassurer sur leur intervention et l’injection de liquidités. Les paroles ont eu l’effet escompté, permettant de constater une reprise de la bourse et par là même de la monnaie unique pour finir la semaine légèrement sous 1,23. Rappelons que Bernanke, patron de la banque centrale américaine avait expliqué que la FED allait réduire son intervention sur les marchés car la reprise de l’activité économique était au rendez-vous.

Donc la situation économique s’arrange aux USA, est mieux maitrisée en Chine mais peine encore en Europe où l’activité manufacturière semble se stabiliser après des mois de recul. Le chemin vers le retour de la croissance en Europe est encore long, très long.

Dans ces conditions, le franc suisse conserve un fort pouvoir d’attraction qui pourrait baisser dans les prochains mois si les marchés retrouvent de la confiance.

Côté Suisse, la croissance est présente au rendez-vous malgré la récession de la zone euro. L’économie profite de la consommation intérieure et bénéficie pleinement de la reprise mondiale avec une perspective de croissance du PIB de 2% pour 2013. L’activité demeure donc solide et c’est une excellente nouvelle pour notre région.

En France, le ralentissement de l’activité entraîne une baisse significative des recettes fiscales. Le gouvernement cherche 20  milliards  mais nous annonce qu’il n’y aura pas de nouvelle hausse d’impôt.  Vu la situation, je vois mal le gouvernement se passer de 400 millions de recettes annuellles avec le passage des frontaliers à la CMU. Réponse courant octobre.

En attendant les taux des crédits immobiliers en francs suisses remontent ce mois de 20 à 30 centimes selon les établissements bancaires et les durées. Les conditions demeurent très intéressantes pour les nouveaux acquéreurs et pour ceux qui souhaitent renégocier leur crédit.

Pour la semaine à venir, il faudra suivre l’attitude de la BCE jeudi pour répondre aux inquiétudes sur la zone euro. A priori, cela devrait-être rassurant et donc voir remonter le cours de l’euro. On se calme, tout va bien …..et c’est l’été !

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.


24/06/2013 – Un changement de séquence qui profite au franc suisse

Le franc suisse a poursuivi sa hausse la semaine passée en terminant la semaine  à 1.226 face à l’euro, profitant pleinement des annonces de la Fed et de la Chine. Les banques centrales des deux plus grosses économies du monde ont annoncé en coeur qu’elles allaient ralentir l’injection massive de liquidités sur le marché. Rappelons que ces mesures avaient pour objectif de relancer l’économie dans une période difficile. Pour la banque centrale américaine (FED), la vitalité de la croissance ces derniers mois doit permettre à l’économie de fonctionner de manière autonome. En Chine, la croissance à 2 chiffres est terminée, et on se dirige vers un développement mieux maîtrisé et en freinant la spirale de l’endettement. A long terme, il s’agit de bonnes décisions car cet apport de liquidités sur les marchés va ralentir le rythme de croissance des dettes et des bulles spéculatives. Les marchés financiers n’ont guère apprécié ces coupes dans les mesures de soutient à l’économie, nous avons vu le franc vers son retour sur le devant de la scène.

C’est la fin de l’époque des liquidités abondantes et cela signifie le retour à la hausse des taux d’intérêts, tant pour les états que pour les entreprises ou particuliers. Pour les états européens, le montant des intérêts des dettes publiques va augmenter créant de nouvelles inquiétudes concernant l’équilibre budgétaire. Pour les particuliers, il faut s’attendre à une hausse des taux des crédits immobiliers dès le mois de Juillet que ce soit pour les crédits en francs suisses ou en euro. Rien de catastrophique encore, mais il faudra compter 20 à 30 cts de plus que le mois dernier. On vous avait prévenu !

La France est incontestablement sur la bonne voie. A l’heure des grandes réformes chez nos voisins européens, la France avance et j’en veux pour preuve les résultats de la conférence sociale  : 3.2 millions de demandeurs d’emploi et la grande annonce qui va tout changer : 30’000 chômeurs de plus qui entrent en formation…dans les 4 prochains mois ! Le président Hollande annonce toujours une baisse du chômage pour la fin de l’année et dans la foulée, l’INSEE dit le contraire….mais de qui se moque-t-on ?  et une petite vidéo du journal Les Echos spéciale dédicace pour Montebourg ( Arnaud si tu nous lis )

http://videos.lesechos.fr/news/graphiques-vittori/le-sourire-d-apple-la-grimace-de-montebourg-les-graphiques-de-vittori-10-2493297865001.html

Pour la semaine à venir et juste avant les vacances, à défaut de profiter du soleil et de la chaleur estivale,les frontaliers pourront bénéficier d’un taux de change accommodant. Nous maintenons nos recommandations de couverture de change pour le salaire et pour le financement de vos constructions. Le cours euro/chf ne descendra pas plus bas que 1.20, donc en bloquant votre cours de change maintenant, vous assurez votre pouvoir d’achat pour les 12 prochains mois. Et vive l’été au soleil !

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


17/06/2013 – Panique sur les marchés, le franc suisse recherché

Les temps changent mais la règle demeure toujours d’actualité : le franc suisse représente toujours un refuge en cas d’instabilité sur les marchés. Nous le vérifions encore ces derniers jours avec un retour du cours euro/chf sous les 1.23 après avoir frôlé 1.24 en début de semaine. Pourtant dans le même temps l’euro reprenait de la force face au dollar, mais cela n’a pas été suffisant pour résister à l’attrait de la monnaie helvétique. Deux explications à ces variations : l’euro a “bénéficié” de la liquidation de positions de fonds spéculatifs qui jouaient un effondrement de la monnaie unique. En passant le cap des 1.330 face au dollar, ils ont liquidé en masse leurs options  en achetant de l’euro. L’autre événement, c’est le retour de l’inquiétude sur les marchés, sur fond de baisse spectaculaire du Nikkei et de nouvelles inquiétudes autour de la Grèce, ramenant les investisseurs vers le franc suisse. 

Au risque de nous répéter, nous continuons de penser que nous pourrons finir l’année vers 1.30, car l’ Europe a encore fait un pas en avant dans le renforcement de ses structures. Il semble que le projet d’union bancaire européenne ait  fait un pas déterminant la semaine dernière. Pour mémoire, cette entité doit “superviser” les banques européennes et les renflouer en cas de difficulté, se substituant ainsi aux états. Rappelons que c’est le sauvetage des banques en 2007 qui a fait exploser les dettes publiques des pays de la zone euro. Et bien ce projet, pour lequel les Allemands  mettaient un blocage, semble avoir trouvé son chemin et nous pourrions avoir une bonne nouvelle dans les prochains jours.

Cela devrait redonner confiance dans la monnaie et donc faire remonter son cours par rapport au franc suisse. 

Pour les frontaliers qui souhaitent emprunter ou renégocier leur crédit immobilier, il ne faudra pas trainer car les taux fixes repartent à la hausse. Nous devrions constater le mois prochain une hausse de 15 à 20 centimes sur les conditions de financement en francs suisses.

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


10/06/2013 – Repli temporaire

L’évolution du cours euro/chf est finalement bien proche de la météo de ce printemps, une journée de soleil avant de replonger dans la pluie et la grisaille. Pour l’euro, c’est donc un peu la même chose : après avoir constaté une embellie pour la monnaie unique, le cours replonge dès les premiers signes d’inquiétude sur les marchés. Résultat, nous avons terminé la semaine à 1.237 après avoir connu un pic en début de semaine à 1.244. Rien d’alarmant, mais quelques indices négatifs entrainent immédiatement un retour des investisseurs vers la sécurité qu’offre le franc suisse.  Malgré tout, nous gardons la conviction d’un cours proche de 1.30 pour la fin de l’année. Ce qui signifie qu’il faudra protéger votre cours de change, à travers une vente à terme, si vous  financez la construction de votre logement grâce à un prêt en devise.

Si la France décroche petit à petit, l’économie helvétique marche toujours sur le chemin de la croissance. Ce matin, les chiffres du chômage en Suisse sont à la baisse, à l’exception du canton genevois, qui continue de mener la course en tête des mauvais élèves, avec un taux de 5.5% de la population. De leur côté, les perspectives d’investissement des entreprises sont revues à la hausse ; encore des signes encourageant d’une économie forte. Une bonne nouvelle pour notre région.

En France, après avoir annoncé que les impôts n’augmenteraient pas, le gouvernement baisse le quotient familial, impliquant une nouvelle hausse d’impôt pour les familles. Youpi !

La bonne nouvelle, c’est que le gouvernement, pressé par Bruxelles, s’apprête à entamer une vraie réforme du financement des retraites. Il va falloir cotiser plus, pendant plus longtemps, pour avoir moins. Super, mais surtout super raisonnable. Enfin une bonne chose. Nous reviendrons dans quelques mois sur la situation des retraites, car si le système suisse semble plus résistant, les rentes baisseront aussi dans le futur. On vous parle a tout va du 3ème pilier, mais est-il vraiment la solution miracle annoncé  ? Pas si sûr…..

Pour la semaine à venir, nous estimons que le cours fluctuera entre 1.23 et 1.255 avec une orientation plutôt à la hausse de la monnaie unique.

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


03/06/2013 – Une semaine pour rien ?

Pour le cours euro/chf, si la semaine aura été agitée, elle n’aura pas dégagé de tendance, puisque nous avons fini vendredi à 1.2425 ; soit au même niveau que lundi, à 1.2430, après avoir touché 1.2557 dans la semaine. Les fluctuations de la semaine passée  n’auront donc pas donné d’indice sur l’évolution du cours euro/chf. Toutefois, nous continuons de penser que le franc va perdre un peu de son intérêt et que l’orientation vers 1.30 pour la fin de l’année demeure un scénario plausible.

La souplesse budgétaire accordée par Bruxelles à la France, l’Espagne et le Pays-Bas devrait leur permettre de favoriser le retour de la  croissance. Cet assouplissement a fait le bonheur du président François ; les conditions qui l’accompagnent, beaucoup moins. A l’heure où l’Europe est dénoncée par les partis populistes, je trouve rassurant qu’une autorité se penche sur la situation des états qui la composent, afin d’éviter de nouvelles dégradations budgétaires liées à des politiques clientélistes….

Evénement majeur de la semaine passée en Suisse : l’accord fiscal entre la Suisse et les USA en matière de secret bancaire. La confédération a abdiqué rapidement et on ne mesure pas encore l’impact sur l’emploi dans les banques. A suivre …

En Suisse, il y a encore de bonnes nouvelles. Je ne parle pas de la descente du Servette FC en challenge league devant 2700 Spectateurs, alors que l’ETG emmène plus de 12’000 supporters au stade de France à Paris…. (Michel, je sais que tu nous lis régulièrement, alors  laisse jouer l’ETG à La Praille STP). Après le PIB romand la semaine passée, c’est le baromètre conjoncturel qui monte  en Mai, renforçant la tendance positive pour l’économie Suisse. Une bonne nouvelle qui donne des perspectives et de la confiance pour les prochains mois.

Cela doit aussi contribuer à rassurer les frontaliers en termes d’emplois dans notre région. En revanche, ils ne pourront probablement pas se rendre au travail en tram depuis St Genis, car Berne remet en question l’intérêt d’une telle opération, alors que les travaux sont planifiés pour 2015-2018. Les bouchons à la douane de Meyrin ont encore de beaux jours devant eux ! Dommage.

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


27/05/2013 – Le retour de la volatilité

Après plusieurs mois scotché au cours plancher, avec des fluctuations de quelques dixièmes  de centimes, le cours euro/chf a retrouvé  de la volatilité la semaine passée, avec un cours qui est passé en 48 h de 1.2638 à 1.2407, pour finir la semaine à 1.243. Nous n’étions plus habitués à de tels mouvements, mais il va probablement vite falloir s’y faire. Les prochains jours pourraient être à nouveau animés, avec probablement une tendance orientée vers la baisse du cours. Il faut se souvenir que la BNS a acheté, pendant des mois, des euros à 1.20 et qu’elle peut les revendre aujourd’hui avec une sympathique plus-value. Les marchés ont flambé, et l’euro également, en début de semaine avec l’annonce du patron de la banque centrale américaine qui a confirmé qu’il continuerait à injecter des liquidités sur les marchés pour soutenir l’économie. Les cours ont replongé dans la foulée, quand on a appris les divergences de stratégie au sein de la banque centrale américaine, et sur les perspectives de croissance en Chine, qui s’annoncent très en retrait par rapport aux attentes. Dans ces conditions, c’est toujours le même mécanisme qui fonctionne : l’inquiétude ramène toujours les investisseurs vers le franc suisse.

Si l’évolution du cours euro/chf n’est pas forcément  favorable au pouvoir d’achat des frontaliers, les perspectives d’évolution du PIB Romand sont plutôt rassurantes pour notre région. 1.4 % en 2013 et 2.3 % en 2014, de quoi redonner le sourire quand on les compare avec la France et les autres pays européens. Pour plus de détails, je vous recommande l’étude publiée par la banque Cantonale de Genève : http://www.bcge.ch/pdf/rapport-pib-romand.pdf

En attendant, le soleil est de retour, c’est déjà ça ! Mais cela ne va pas durer. C’est ça aussi la volatilité !

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !

 


21/05/2013 – Une semaine de consolidation

Comme nous l’avions envisagé la semaine passée, le cours euro/chf a consolidé sa position au delà de 1.24, passant même la barrière des 1.25. Après 3 semaines consécutives de hausse, le cours euro/chf marque donc une pause dans un contexte d’euphorie sur les places financières du monde entier. La crise est-elle terminée, a-t-on retrouvé le chemin de la croissance ? Ni l’un, ni l’autre, mais quelques indicateurs économiques qui rassurent les investisseurs, et surtout l’effet des banques centrales qui ont arrosé l’économie de monnaie, pour relancer la machine. Dans ces conditions de taux bas, la recherche de rendement emmène les gestionnaires de fonds vers des supports plus risqués, mais offrant une meilleure rémunération. C’est le cas avec les dettes de certains pays de la zone euro, au détriment du franc suisse.

Les français ont de quoi être rassurés, le président Hollande a promis  de passer à l’offensive pour la 2ème année de son mandat. Il va s’attaquer aux vrais problèmes. Enfin ! On ne sait pas encore comment il va s’y prendre, mais vous allez voir, cela va saigner. Il est incroyable ce type.

Météo pourrie, attaque en règle du MCG, le franc qui baisse (un peu), la CMU dans 1 an….pas facile pour les frontaliers de garder le moral dans ces conditions. Heureusement, nous pouvons vous redonner le sourire en renégociant vos crédits immobiliers avec des taux au plus bas. Si vous avez financé votre logement avec un prêt en euro, ou si votre dette est inférieure au prix d’achat du logement, contactez nous, nous pouvons vous faire économiser quelques dizaines de milliers d’euros. C’est pas une bonne nouvelle à quelques semaines des grandes vacances ?

Allez, tout de bon, comme on dit chez !


13/05/2013 – Le cours euro/chf bientôt à 1.25 ?

La fin de semaine fut mouvementée sur le marché des changes, et notamment pour le cours euro/chf, qui a bondi jusqu’à 1.2450, soit son plus haut niveau depuis fin janvier. Nous nous éloignons donc du cours plancher à 1.20 fixé par la BNS, dont l’intervention n’est donc plus nécessaire à ce stade. Cette bonne nouvelle, l’économie suisse le doit à la politique monétaire agressive menée par le Japon. Explications : pour relancer une économie atone depuis 10 ans, le nouveau gouvernement japonais a décidé de faire baisser fortement sa monnaie pour favoriser la compétitivité des entreprises exportatrices. Elle a donc mis en circulation beaucoup de monnaie pour se lancer dans un programme d’achat massif de dollar et d’euro. Devenues à nouveau très recherchées sur les marchés, la devise américaine et la monnaie unique ont vu leur cours grimper face au yen, mais également face au franc suisse.

Faut-il s’attendre à une nouvelle hausse de l’euro ? Oui, c’est possible, d’autant que les investisseurs ne semblent plus trop à la recherche de la sécurité qu’offre le franc suisse, mais de rendement. On peut le constater à travers l’émission d’obligations du Portugal, qui a remporté un vif succès, tout comme l’intérêt marqué par certains fonds d’investissement dans la recapitalisation des banques grecques. Les très faibles niveaux de rendement offerts sur le franc suisse vont encourager les investisseurs à se réorienter vers des monnaies offrant de meilleures conditions de rémunération, donc l’euro. Malgré tout, la crise européenne n’est pas encore derrière nous, et il faut s’attendre à de nouvelles rechutes dans les prochaines semaines.

Pour la semaine à venir, nous devrions assister à une consolidation au delà de 1.24, pour un cours qui fluctuera entre 1.23 et 1.255.

Pour les frontaliers, cette remontée de l’euro n’affectera pour le moment que marginalement leur pouvoir d’achat.  Ceux qui ont fait des couvertures de change à 1.22 peuvent garder le sourire, et cela pourra le redonner un peu aux propriétaires qui ont financé leurs logements avec un prêt en devises entre 2005 et 2011. Cette évolution du cours euro/chf  devrait leur faciliter la vente de leur logement ou la renégociation de leur crédit immobilier.

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.


06/05/2013 – L’euro fait de la résistance

Soutenue par l’intervention de la BCE, la monnaie unique résiste par rapport au franc suisse pour remonter vers 1.23, après un début de semaine clairement orienté vers 1.22. Mario Draghi, patron de la Banque Centre Européenne a montré une nouvelle fois toute sa détermination à faire redémarrer la croissance dans la zone euro.

Après l’Espagne, qui annonce de manière unilatérale qu’elle ne respecterait pas ses déficits budgétaires, voilà la commission européenne qui, vendredi, donne 2 années supplémentaires à la France pour revenir dans les objectifs de déficit de 3%. Un sacré coup de pouce au moment où le gouvernement français semble en panne d’imagination et de solutions. Cette souplesse budgétaire doit permettre de redonner un peu d’air aux pays concernés, pour peu qu’ils l’utilisent à bon effet….

En Suisse, le dernier baromètre conjoncturel, publié ce matin, est moins bon. La situation des entreprises s’assombrie. Elles se montrent toutefois plus confiantes et estiment que les affaires  devraient reprendre dans les six mois à venir.

En France, on fête le 1er anniversaire de l’élection de François Hollande ! A priori, derrière le « on », ils ne sont plus très nombreux….no comment !

Les Frontaliers sont sur tous les fronts. Après les manifs le week-end précédent, pour défendre le droit à l’assurance privée, c’est au tour du MCG de dénoncer les travailleurs frontaliers. Populisme, quand tu nous tiens….no comment !

Pour la semaine à venir, l’euro devrait passer le cap des 1.23, qui pourrait le ramener rapidement vers 1.24. Nous estimons que le cours devrait fluctuer entre 1.22 et 1.245  pour les 5 prochains jours.

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


29/04/2013 – L’euro remonte sur fond de mauvaises nouvelles !

Tout le paradoxe de la semaine passée : nous avons assisté à une hausse d’intérêt pour la monnaie unique, alors que tous les indicateurs sortaient dans le rouge. Chute de la production en Europe, baisse de la confiance, et un baromètre du climat des affaires en France au plus bas depuis 2009, ont eu pour effet de voir remonter les bourses européennes, et l’euro dans la foulée. Logique ? Pas si évident, sauf pour les investisseurs, qui à travers ces dégradations, anticipent une intervention de la BCE avec une nouvelle baisse des taux et l’injection massive de liquidités pour relancer l’économie.  L’intervention de Mario Draghi, le patron de la BCE, est donc particuliérement attendue. Mais ceci permet de mieux comprendre le rebond de l’euro face au franc suisse, faisant passer le cours euro/chf de 1,2175 à 1,2350.

Les dernières publications conjoncturelles de l’activité économique en  Suisse demeurent positives. Les perspectives sur le marché du travail demeurent dynamiques et ne devraient pas connaître de changement notable. De même le taux de croissance du PIB hélvétique devrait se maintenir dans le positif et de manière durable dans les prochains mois.

La Suisse se protège contre l’immigration de l’union européenne en activant la clause de sauvegarde et impose un contingent pour l’installation sur le territoire helvétique. A ce stade, cela ne concerne que les permis B, et pas les permis G.

C’est le grand froid entre la France et l’Allemagne. Si cela va mal en France, c’est la  faute à l’Allemagne et à Merckel ! Voilà le nouveau créneau des socialistes et du gouvernement ; c’est effrayant. Les élus de gauche dénoncent l’austérité imposée par l’Allemagne, alors que  sous prétexte de prendre des mesures, la France a fait un mattraquage fiscal, et refuse de s’attaquer à ses problèmes de dépenses publiques (dénoncés régulièrement par la cour des comptes).

Si la France est le mauvais élève de l’Europe, c’est la faute du bon élève Allemand….Allo, non mais allo quoi !

Pendant ce temps, pour favoriser la reprise de leur économie, de nombreux pays en Europe baissent le taux de taxation des entreprises, et c’est la faute à Merckel peut-être ?….Allo, non mais allo quoi !

Pour la semaine à venir, il faudra surveiller l’intervention de Mario Draghi, jeudi, qui pourrait faire rechuter le cours euro/chf. Sinon, le cours devrait rester entre 1,215 et 1,24.

Mobilisation contrastée des frontaliers ce week-end pour défendre le droit à l’assurance privée avec 2500 à 3500 personnes du côté de Pontarlier, et 500 à St Julien en Genevois….plus d’info sur la page facebook « Frontaliers Ou Bien » ?

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


22/04/2013 – Le cours euro/chf marque une pause

 

Après plusieurs semaines de baisse, le cours euro/chf se stabilise  entre 1,214 et 1,219, alors que la situation économique ne montre toujours aucune perspective d’amélioration. Dans ce contexte, le franc suisse continue d’être très recherché.

Pendant ce temps, la tension s’accentue sur les dirigeants européens au FMI et au G20, pour que l’Europe marque une pose dans l’austérité et relance sa croissance économique. Mais l’Allemagne veille : « il n’y a pas d’alternative à la réduction des déficits ».

Dire que tout cela c’est la faute à Excel ! Incroyable. Trois américains ont identifié de nombreuses erreurs dans un fichier Excel qui a servi de support à une étude qui fait référence auprès des économistes du monde entier. L’impact sur la croissance du ratio dettes publiques/PIB doit être complètement reconsidéré.  Un pays  endetté  à 90% aurait un taux de croissance de 2,2% contre – 0,1% selon les calculs initiaux ! D’où les divergences de vue sur le règlement de la crise. Evidemment, les pays qui réclament une pause dans la réduction des déficits sont ceux qui n’arriveront pas à tenir leurs engagements d’équilibre des comptes publics. Je doute que l’Allemagne se fasse avoir 2 fois.

En Suisse, l’activité économique reste soutenue, mais sous la pression des américains et des européens, la confédération est sur le point de faire voler en éclat le secret bancaire avec l’échange automatique d’informations. Nous pourrions assister dans les prochaines semaines à des sorties massives de capitaux et des suppressions de postes dans les banques.  La Suisse serait également sur le point de faire des concessions aux Français sur les frais de successions. Désormais, c’est le pays de résidence de l’héritier, plutôt que celui du défunt, qui sera déterminant pour la taxation de la succession.

Il ne faut donc pas s’attendre à court terme à des fluctuations importantes sur le cours euro/chf. Nous resterons calés entre 1,21 et 1,23 pour la semaine à venir.

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


15/04/2013 – Retour vers 1.20 ?

A regarder la courbe de la parité euro/chf sur 6 ou 12 mois, la tendance semble clairement orientée vers un retour au cours plancher à 1.20. La semaine passée a légèrement contredit cette orientation,  puisque nous avons terminé à 1.2156 alors que nous avions commencé lundi sous 1.2140. Si le début de l’année laissait entrevoir une amélioration de la situation pour la zone euro, les dernières informations, qui sont tombées sur la santé de la zone euro, sont mauvaises (Chypre, taux de chômage, déficit budgétaire non maîtrisé, etc…). Et comme dans le même temps la Suisse affiche des perspectives de croissance à faire rêver un européen, et un taux de chômage toujours très légèrement  supérieur à 5%, il est aisé de comprendre pourquoi le franc suisse continue de reprendre de la valeur face à l’euro. Et cela risque de durer !

Pauvre France ! Au cœur de cette Europe en crise, la voix française, par l’inconsistance de ses dirigeants, perd de son importance de semaine en semaine, au profit de l’Allemagne  qui renforce son leadership. Une mauvaise nouvelle pour la France, mais une bonne nouvelle pour l’Europe. Angela, elle au moins, elle sait où elle va … Le spectacle offert par la classe politique française est décidément pathétique.  A quand un gouvernement de techniciens à l’Italienne, ou d’unité nationale pour lutter vraiment contre le chômage ?

Pour les frontaliers, c’est soleil à tous les étages après un week-end estival et un taux de change qui demeure très favorable. Encore une fois, nous maintenons l’intérêt de la couverture du risque pour le salaire, et nous conseillons de profiter de ce taux de change élevé pour faire de l’épargne.

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


8/04/2013 – C’est pas joli, joli

Devant les mauvaises nouvelles qui s’accumulent sur les pays de la zone Euro, la monnaie unique a cédé du terrain face au franc suisse pour se diriger vers 1.21, après avoir longtemps résisté autour de 1.22. La tendance à la baisse de l’euro face au franc suisse semble maintenant  bien ancrée et l’intervention jeudi dernier, du patron de la BCE, n’y a rien fait. Avec un niveau de chômage qui ne cesse de progresser, il y a urgence pour que l’Europe retrouve de la croissance, mais pour cela il faudra une nouvelle fois compter sur Angela plutôt que sur François. Il faut lire François Hollande, et non François le Pape, encore qu’à ce stade, on puisse s’interroger si l’intervention de ce dernier ne pourrait pas être plus efficace.

La situation de la France devient vraiment inquiétante, tant le gouvernement et le président semblent à mille lieux des urgences du pays. Hollande est empêtré dans les suites de l’affaire Cahuzac ; Moscovici, ministre des finances, se fait recadrer par Bruxelles sur les chiffres de la croissance pour 2013 à 0.1%, alors qu’il y a 4 mois il nous annonçait un 0.8% facile ,(l’homme a du flair et prévoit plus de 2% en 2015…..) ; le soldat Montebourg est porté disparu (c’est plutôt une bonne nouvelle), et pendant ce temps le chômage progresse, la précarité gagne du terrain et les impôts ne cessent d’augmenter.

En Suisse, les temps changent et le sacro-saint secret bancaire a bien volé en éclats. Outre les comptes du père Cahuzac, les fuites sortent de toutes parts sur la situation des uns et des autres, et les banques suisses sont montrées du doigt pour des montages ayant favorisé l’évasion fiscale ( no comment !) . Les prochaines semaines devraient nous ravir de nouvelles affaires… Ce n’est vraiment pas joli tout cela.

Sur le marché des changes, le Japon se lâche sur la planche à billets pour faire baisser le cours de sa monnaie et relancer son économie. Ca commence à énerver le voisin chinois, mais cela semble produire du résultat, en tout cas, à court terme. Pour l’euro, pas de rebond attendu avant quelques semaines probablement. La monnaie unique devrait rester entre 1.21 et 1.22 pour les jours à venir.

La bonne nouvelle de la semaine pour les frontaliers reste l’évolution du cours de change. Nous nous rapprochons du cours plancher et l’idée de la couverture de change pour vos salaires ,et pour le financement de votre construction, reste d’actualité. Si une nouvelle baisse du cours vers 1.20 n’est pas exclue, bloquer le cours à 1.21/1.22 offre une certaine sécurité en cas de retour vers 1.25, et au-delà  en fin d’année.

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


25/03/2013 – L’euro résiste et l’Europe renforce sa crédibilité

Malgré les secousses liées à la crise à Chypre et les nouvelles interrogations sur l’avenir de la zone euro, la monnaie unique a connu une baisse limitée par rapport au franc suisse. Le cours euro/chf a débuté la semaine à 1,227 pour la terminer  à 1,2215 avec de nombreuses inconnues sur le dossier chypriote.

Une issue a finalement été trouvée ce matin pour régler le problème  de Chypre avec notamment la liquidation de la deuxième banque du pays. L’Europe n’a pas cédé et sort renforcée de ce nouvel épisode de crise. Le signal envoyé aux états est clair : si le pays n’est pas capable d’assumer le remboursement de ses dettes, alors ce sera aux épargnants du pays de payer ! Bien sur les avoirs jusqu’à 100’000 €uros sont épargnés, mais pour les autres ils doivent s’attendre à une perte de 30% à 40% de leur capital. Cette effort va permettre de ramener le secteur bancaire à une taille adaptée à l’économie du pays et d’obtenir une enveloppe de 10 Milliards d’€uro de financement.

La construction européenne avance et avec elle le renforcement de la crédibilité de sa monnaie, et ce malgré une activité économique qui demeure  molle. C’est pourquoi nous maintenons nos perspectives de cours euro/chf entre 1,25 et 1,30 pour la fin de l’année et rappelons que la période demeure très favorable pour les couvertures de change à terme.

Une catastrophe en appelle une autre, Berlusconi pourrait être de retour au gouvernement en Italie ! Il n’y a bien que les italiens pour faire cela……et  les français qui sont  capable d’élire Francois Hollande ! Finalement la chance de l’Europe, cela reste  Angela Merckel. Ca fait moins rigoler que les bunga, bunga ou l’imposition à 75%, mais c’est sérieux, rigoureux.  Das Angela !

Pour la semaine à venir, nous estimons que l’Euro pourrait reprendre un peu de vigueur pour fluctuer entre 1,22 et 1,25.

Pour les frontaliers les perspectives du change demeurent heureusement bien plus favorables que la météo, c’est déjà ça. Autre bonne nouvelle, Vendredi, c’est férié.  

Allez, tout de bon, comme on dit chez !


18/03/2013 – Chypre fait plonger l’Euro

Ce n’est pas tant l’importance de la dette chypriote qui  refroidit les investisseurs ce matin,  (ce pays représente 0,2% du PIB de la zone Euro), mais au-delà de la méthode, l’inquiétude porte sur le retour des plans de sauvetage en Europe. La monnaie unique qui marquait un affaiblissement régulier face au Franc Suisse la semaine passée, a naturellement chuté ce matin jusqu’à 1,2164. Les investisseurs craignent à nouveau de revivre le scénario Grec de 2012 et délaissent l’Euro pour des monnaies offrant d’avantage de sécurité.

Et cette fois Européens et FMI ont frappé fort. En imposant une taxe sur les avoirs bancaires, ils ont montré que l’Europe n’était pas la vache à lait de pays en mal de gestion. Cette solution, à la symbolique importante, représente, me semble-t-il, la réponse juste à la situation de ce pays. Chypre vit principalement de son activité bancaire et offre des solutions avantageuses pour les Russes en mal de placement de fonds d’origine « douteuse »….. La dette ayant explosé avec le renflouement des banques, elle est devenue disproportionnée par rapport au PIB du pays. Augmenter les impôts alors même qu’ils ne savent pas les collecter n’aurait pas eu beaucoup de sens. La taxation des avoirs bancaires, va épargner les plus pauvres et sa progressivité limitera l’impact pour les classes moyennes. Et au final, ne vaut-il pas mieux perdre entre 6,75% et 10% des ses avoirs que voir les banques faire faillite ? Et en plus, ce sont les Russes qui vont le plus  payer…..

Pendant ce temps là, la Suisse continue de donner la leçon. Le secrétariat à l’économie revoit à la hausse ses objectifs de croissance pour 2014. Le SECO prévoit que l’économie  helvétique  devrait profiter de la reprise amorcée aux  USA et en Chine et maintenir un niveau de chômage limité à 3,3%.

Pour la semaine à venir, l’évolution de la situation à Chypre sera le principal influent de la variation du cours euro/chf. Nous pourrions retomber jusqu’à 1,21 sans dépasser 1,25.

Si l’évolution du change permet au frontalier de garder le sourire, je saluerai l’évolution de l’économie Suisse qui permet de maintenir du dynamisme dans toute la zone frontalière. La couverture de change reste à mon sens une bonne solution quand bien même la situation soit instable. Le cours euro/chf ne descendra pas sous les 1,20, donc bloqué un cours actuellement permet de se protéger en cas de retour vers 1,25/1,30 en fin d’année et sans trop prendre le risque de « rater » une baisse importante.

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


11/03/2013 – L’Euro fait de la résistance grâce à Mario Draghi

Dormez en paix braves gens, l’Europe s’enfonce dans la récession et l’austérité, mais le patron de la Banque Centrale Européenne veille au grain, et fera tout ce qu’il est nécessaire pour éviter un nouveau chao. Voilà en quelques lignes l’explication du redressement de la monnaie unique, notamment face au franc suisse, que nous avons vécu la semaine passée. En 7 jours, l’Euro a regagné 0.01 pour arriver à 1.237 en ce début de semaine.

Alors qu’est-ce qu’il dit ce Mr Draghi ? Rien de bien neuf en vérité ; il rappelle juste que si l’Italie connaît une impasse de gouvernance, les plans de réduction des déficits sont en place et en mode pilotage automatique. En réalité, depuis son intervention de Septembre l’année passée, où il avait clairement annoncé que l’Euro était irréversible et qu’il disposait de moyens illimités pour le sauver, chaque intervention du patron de la BCE ramène le calme et l’apaisement sur les marchés.  Résultat : les taux d’intérêt sur la dette italienne ont rapidement baissé et l’Euro a retrouvé de la vigueur. Même l’Espagne, avec un taux de chômage supérieur à 26%, a vu ses taux baisser.

Tant que super Mario sera là, tout ira !

En Suisse, et en l’absence de nouvel indicateur économique, on reste sur des perspectives de croissance mesurées et toujours portées par des secteurs à forte valeur ajoutée comme l’horlogerie. On appréciera les perspectives de croissance de Swatch Group, qui mise sur 5% à 10% par an à long terme pour l’industrie horlogère suisse.

Quand l’horlogerie va, tout va !

Pour les frontaliers, ce lundi est signe de reprise pour tout le monde. Les conditions de change demeurent toujours très favorables, contribuant à l’amélioration du pouvoir d’achat. Il faut profiter de cette opportunité pour faire de l’épargne en prévision des jours moins heureux.

Pour la semaine à venir, il faudra surveiller l’Italie, qui verra la nomination d’un nouveau pape (et non ce ne sera pas Mario Draghi), mais surtout la nomination d’un gouvernement de transition. Pour le cours euro/chf, nous estimons qu’il devrait se maintenir entre 1.225 et 1.25.

Allez, tout de bon, comme  on dit chez nous.


04/03/2013 – Solidement accroché à 1.22

Malgré l’accumulation des  mauvaises nouvelles, le cours euro/chf a fini la semaine comme il l’avait commencé, à 1.22, après avoir baissé à 1.2130, après les résultats des élections italiennes. La monnaie unique a bien résisté, alors que les déboires se sont encore accumulés pour la zone Euro.

Au premier chef des inquiétudes, la crise de gouvernance dans laquelle s’est installée l’Italie suite  aux résultats des dernières élections. La forte poussée des partis populistes, la noyade de Monti  et l’absence de majorité entre l’assemblée et le sénat, entraînent un blocage. A ce stade, nul ne sait si la politique courageuse menée par Mario Monti sera poursuivie ou complètement remise en cause. Nous devrions assister à la nomination d’un gouvernement technique avant de nouvelles élections en Juin. Les taux des emprunts italiens sont immédiatement repartis à la hausse avant de revenir à un niveau plus raisonnable.

Le chômage en Europe atteint des sommets à près de 12% de la population active (pour la zone Euro) avec des niveaux catastrophiques en Grèce et en Espagne où l’on dépasse les 25% !!! Dans ce contexte, il est bien difficile d’imaginer, à court terme, une reprise de la croissance. En France, alors que les députés sont capables de passer la nuit à l’assemblée pour discuter du mariage gay, la réponse donnée par les politiques demeure  très très molle ; alors que le chômage se rapproche du record historique de 1997 avec 4.68 Millions de chômeurs. Je ne remets pas en cause les discussions concernant le mariage gay, mais je condamne la gestion des priorités de nos gouvernements. La lutte contre le chômage doit être LA cause au centre de toutes les attentions. Toutes mes excuses, j’oubliais que la France avait un ministère dédié « au redressement productif ». En plus, Montebourg a de supers idées pour sauver l’industrie automobile nationale : une prime à la casse pour les véhicules diesel…..

A défaut de retrouver de la croissance dans la zone Euro, on comptait un peu sur les américains et les chinois pour stimuler les économies de la vieille Europe. Et bien raté ! En Chine, la croissance est moins forte que prévue, et aux USA, Barack Obama a échoué dans ses discussions budgétaires et il devra procéder à de sévères économies pour réduire la dette du pays.

Heureusement, la Suisse continue de nous montrer qu’il existe un endroit dans le monde où le bon sens et la démocratie valent mieux que de grands discours.  Et le peuple est bien plus raisonnable que tous les politiques !  Outre l’initiative Minder  contre les rémunérations abusives, je saluerai le courage des Genevois pour réformer les caisses de pensions des fonctionnaires. Cela nécessitera des efforts de tous, mais la pérennité de l’insitution est assurée. Vive la Suisse !

Pour la semaine à venir, il faudrait surveiller les positions des ministres des finances européens qui vont se réunir pendant 2 jours, pour des discussions orientées entre croissance et réduction des déficits. Pour le cours euro/chf, nous resterons dans une fourchette 1.215 /1.24.

Allez, tout de bon comme on dit chez nous !  


25/02/2013 – De nouvelles craintes sur l’Europe font reculer l’euro

Après un début d’année teinté d’euphorie, de nouvelles inquiétudes sont venues peser sur la monnaie unique, avec pour effet un repli marqué sous 1.23 pour le cours euro/chf. 

Le cours euro / chf s’affichait, en fin de semaine, à 1.226, contre 1.236 lundi dernier.

 

Si côté suisse le dernier baromètre conjoncturel fait ressortir de nombreuses incertitudes sur les investissements des entreprises, les nouvelles en provenance de la zone euro sont beaucoup plus inquiétantes.

 

 L’Union Européenne a revu à la baisse les perspectives de de croissance de la zone euro et ramène les dirigeants francais à la réalité sur leurs objectifs budgétaires. La croissance en France ne sera pas de 0.8 comme prévu par le gouvernement, mais 0.1, ce qui ne permettra pas d’atteindre le 3% de déficit budgétaire. Mais n’ayez craintes braves gens, le gouvernement va trouver une nouvelle taxe (suppression de la ½ part pour les étudiants)…..et pendant ce temps on supprime le 1er jour de carence dans la fonction publique ! 60 Millions d’euros par an !!!!! Si c’est pas du clientèlisme…..

 

Puisqu’on y est, et pour se réconcilier avec la politique, il faut saluer la nomination de Ségolène, l’ex ex, à la Banque Publique d’Investissement ! Bon, j’arrête avant d’être désagréable.

 

Autre inquiétude pour l’Europe, le résultat des élections en Italie. Monti s’est enlisé pendant la campagne et Berlusconi s’est refait une santé (comme quoi cela doit avoir du bon d’avoir des avenutures avec de très jeunes femmes !). Même si à priori, une coalition de centre gauche devrait l’emporter, le doute s’est installé ces dernières semaines. Pourvu que l’Italie ne retombe pas dans ses vieux démons. Si cela tourne mal, je propose officiellement que Mario Monti remplace Jean-Marc Ayrault !

 

Pour les frontaliers, le niveau de change actuel reste très favorable. Dans ce contexte  nous continuons de recommander la couverture de change pour le salaire comme pour votre crédit immobilier pendant la période de construction.

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.


18/02/2013 – La guerre des changes n’aura pas lieu

Le cours euro/chf a encore renforcé ses positions la semaine passée, en montrant qu’il n’était plus collé  au cours plancher fixé par la BNS. La parité se stabilise donc autour de 1.23, avec un plus bas à 1.226, pour un pic a 1.238.

Nous pouvons lire a travers cette évolution de cours que les marchés demeurent prudents sur le redressement de la zone euro, mais considèrent que les risques de disparition de la monnaie unique sont maintenant dissipés.

La guerre des changes n’aura pas lieu. Les ministres des finances du G20 et les banquiers centraux, réunis en fin de semaine à Moscou, se sont engagés à ne pas se livrer une bataille de sous évaluation de leurs monnaies, pour relancer leurs exportations. Les Japonais se sont fait tirer l’oreille. Nous devrions donc assister à des achats moins massifs d’€uros dans les prochaines semaines, ce qui pourrait faire baisser un peu le cours de la monnaie unique.

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La Suisse, invitée à participer à ce sommet, en a profité pour donner une petit leçon de gestion budgétaire et défendre ses positions en terme de fiscalité des entreprises. Et si François le guerrier partait en stage, non rémunéré, chez Eveline Widmer-Schlumpf ?

 

234.25 Millions de Francs pour 2 kilomètres ! C’est ce que va couter la partie française du CEVA. C’est pas cadeau, mais un vrai plus pour le Grand Genève.

Mais à ce prix là, facile de comprendre pourquoi les élus de Haute-Savoie ne veulent pas investir encore 80 Millions d’€uros pour construire un nouveau stade de foot pour l’ETG.

 

Pour la semaine à venir, et en l’absence d’événement majeur, le cours euro/chf devrait fluctuer dans les limites 1.225 à 1.25.

 

Pour les frontaliers, c’est la dernière ligne droite avant les vacances. Bonne nouvelle pour la circulation et pour les restaurants d’altitudes, avec ce niveau de change, ce sera fromage et dessert !

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.


11/02/2013 – Retour au calme

 

Après plusieurs semaines animées, le cours euro/chf se stabilise entre 1,225 et 1,23. Porté par un vent d’optimisme sur la zone euro et sa monnaie, le marché retrouve son calme après l’intervention jeudi dernier du patron de la BCE, Mario Draghi. Ce dernier a rappelé que son organisme n’avait pas à influencer le cours de la monnaie, mais qu’un euro fort pourrait créer de la déflation en Europe, qu’il pourrait combattre en baissant encore les taux. Cette crise aura montré que l’Europe s’est trouvée, avec Angela Merckel, une patronne pour la politique, et avec Draghi, un patron pour l’économie!

Autres sujets qui ont pesé sur la monnaie unique : l’Espagne, avec un scandale de corruption autour du 1er ministre Rajoy, et l’Italie, avec le retour en force de Berlusconi dans les sondages. Comme dans le même temps, le Japon a cessé ses achats massifs d’euros, en prévision du prochain G7 ce week-end, le cours de l’euro s’est replié.

En Suisse, l’enquête conjoncturelle de Janvier laisse entrevoir une « Nette amélioration de la situation des affaires ». Si l’activité n’a guère évolué, les perspectives sont plus positives que le mois passé. Dans l’industrie, comme dans l’hôtellerie, le léger recul du franc suisse permet aux entreprises d’être à nouveau positives. Le commerce de détail et le secteur financier, plus nettement les assurances, persistent d’optimisme. De très bonnes nouvelles pour l’emploi !

De son coté, la BNS, malgré l’affaiblissement de la monnaie helvétique, maintient la limite de cours plancher à 1,20. Même si le franc reste surévalué par rapport à l’euro, la BNS a rappelé que la fixation du cours plancher demeure une action exceptionnelle, avec pour objectif  de sauvegarder l’activité économique en Suisse, mais ne constitue pas un outil monétaire, excluant donc toutes perspectives de relèvement du cours plancher.

Pour la semaine à venir, nous estimons que le cours euro/chf devrait se maintenir entre 1,22 et 1,25.

Les frontaliers sauvent les meubles avec un cours qui reste sous les 1,25. Nous maintenons l’intérêt de la couverture de change pour le salaire comme pour la construction. En ce  moment, c’est un peu comme les pneus neiges, un gage de sécurité !

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.


4/02/2013 – L’euro et le franc suisse surévalués!

Le cours euro/chf est en léger recul sur une semaine. Après avoir tutoyé 1,25, il s’est replié, vendredi, autour de 1,235. Il semblerait que le marché retrouve un peu de calme autour de la parité euro/chf après des prises de bénéfices des investisseurs.

En raison de son effet valeur refuge, nous savons, déjà depuis plusieurs mois, que le franc suisse est surévalué. L’euro rejoint maintenant cette catégorie, victime de l’effet de la guerre des changes. Pour rappel, pour relancer leurs exportations, les principales économies du monde dévaluent artificiellement leur monnaie afin d’être  plus compétitives. Cette surévaluation est mise en lumière à travers l’indice BIg Mac. Indice  créé par le très sérieux  The Economist, qui permet de comparer le cours des monnaies par rapport à un produit standardisé à travers le monde.  Pour plus de détails, je vous recommande la lecture d’un article de la tribune.fr http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20130201trib000746361/l-indice-big-mac-confirme-la-realite-de-la-guerre-des-monnaies.html

Si la Suisse et son économie sont habituées à travailler avec une monnaie forte en travaillant sur des secteurs à forte valeur ajoutée, c’est nouveau pour l’Europe, et cela représente un handicap pour la relance de la croissance. Prenons le secteur de l’automobile, où les allemands, qui s’appuient sur des marques haut de gamme, explosent leurs chiffres de ventes, malgré la valeur de l’euro ; alors que pendant le même temps PSA et RENAULT sont à la peine. Toute une stratégie industrielle à revoir et cela prendra du temps.

Côté suisse, le dernier baromètre conjoncturel de l’emploi s’est légèrement amélioré avec des perspectives de stagnation durant les 3 prochains mois. C’est pas l’euphorie, mais il faut savoir parfois apprécier la stabilité.

Pour la semaine à venir, les discussions sur le budget européen pourraient faire reculer le cours de la monnaie unique. François Hollande, tout auréolé de son succès au Mali, a déjà annoncé qu’il était encore trop tôt pour trouver un accord. Le cours euro/chf devrait se maintenir entre 1,22 et 1,25. Avec la précision d’une stabilisation du cours entre 1,25 et 1,30 selon les économistes d’UBS, nous maintenons notre recommandation de couverture de change pour le salaire des frontaliers.

Allez, tout de bon comme on dit chez nous !


28/01/2013 – L’euro bénéficie d’un regain de confiance

Comme nous l’avions envisagé, le cours euro/chf a consolidé sa position autour de 1,24, la monnaie unique bénéficiant d’un retour de confiance de la part des investisseurs. Nous entrons dans un cycle complètement inversé par rapport à ces 18 derniers mois. Après avoir cherché pendant des mois des supports sans risque (Franc Suisse, Yen, obligations  Allemandes), les investisseurs n’ont plus peur et orientent leurs stratégies vers des solutions qui offrent de meilleurs rendements, dont l’Euro !

Ils ont été rassurés ces derniers jours par des remboursements des banques européennes à la BCE  plus importants que prévus. Souvenez-vous qu’au plus fort de la crise, la Banque Centrale Européenne avait accordé des prêts à 1% sur 3 ans aux établissements bancaires pour un total de 468  Milliards d’euros. La BCE a annoncé, Mercredi, que 248 banques avaient déjà remboursé 137,17 milliards par anticipation, signe d’amélioration de leur situation.

Autre élément à même de rassurer les marchés, la publication vendredi du principal baromètre de confiance des entrepreneurs Allemands, l’indice IFO, fait ressortir un résultat  meilleur que prévu, renforçant l’appétit des investisseurs pour l’Euro.

Vu  de Suisse, le regain pour le la monnaie unique est une très bonne nouvelle, tant pour la BNS qui a acheté des milliards d’euro pour soutenir le cours plancher, que pour les entreprises qui vont retrouver un peu de compétitivité.

Pour les frontaliers,  l’impact restera pour le moment limité, mais rappelons ici que nous n’excluons pas à retour vers 1,30 dans l’année 2013. De notre point de vue, la couverture du risque de change pour son salaire ou dans le cadre d’un crédit immobilier en devises, demeure vivement recommandée.

Pour la semaine à venir, le cours euro/chf va s’attaquer au cap des 1,25 mais il semble encore un peu tôt pour envisager beaucoup plus. Pour le Franc Suisse, nous attendrons la publication, Mercredi, du baromètre conjoncturel pour l’économie helvétique. Nous estimons  pour les prochains jours que le cours euro/chf  devrait  rester entre 1,23 et 1,26.

Allez, tout de bon comme on dit chez nous.

  


21/01/2013 – Vent d’euphorie, l’euro s’envole !


Après 18 mois de pessimisme, ou semaine après semaine « les spécialistes » nous annonçaient la fin du monde, la fin de l’euro, voilà que le vent a tourné, que la confiance revient et que la monnaie unique s’envole. Pour le cours euro/chf cela s’est traduit par une pointe au-delà de 1,25 en fin de semaine, un sommet qui n’avait plus été atteint depuis fin 2011. 


Et tant pis si cela ne doit durer qu’un temps et que nous succombons facilement à l’embellie des marchés, mais il faut avouer que cela fait du bien de retrouver un peu d’optimisme après des mois de torpeur. La fin du monde est derrière nous, nous sommes toujours vivants !


 Même le FMI va de son couplet en saluant les efforts extraordinaires de l’Irlande et du Portugal pour réduire leurs dettes et  Christine Lagarde a son tour fait preuve d’un large optimisme sur l’avenir de la Grèce ! Le monde a changé je vous dis…


Malgré tout il convient de rester mesuré car la situation économique en Europe n’est pas très bonne avec un taux de chômage très élevé. Alors si les marchés redonnent du crédit à la monnaie unique sur la base des garanties données par les dirigeants européens, le chemin du retour vers la croissance sera long. La hausse de l’euro reste donc fragile mais surtout stratégique pour les grandes puissances économiques mondiales qui cherchent à relancer la croissance dans leurs pays en affaiblissant leur monnaie pour favoriser leurs exportations.


La BNS a gagné la partie. Le pari audacieux de racheter de l’euro afin de garantir un cours à 1,20, a été critiqué, contesté, dénoncé, mais fut salutaire pour l’économie helvétique. Et revoir l’euro à 1,25 doit redonner un peu d’espoir aux entreprises suisses.


Pour la semaine à venir, le cours euro/chf devrait consolider sa position autour de 1,25 dans une fourchette 1,22 à 1,27. Nous n’envisageons pas à court terme un retour vers 1,30, mais il semble possible dans le courant de l’année.


Pour les frontaliers c’est forcément un peu moins bien, même si au regard des années passées les conditions restent très favorables. La période nous semble toute indiquée pour la signature de couvertures de change, avant que l’euro ne s’envole encore un peu plus haut !


Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.




14/01/2013 – L’euro remonte !

 

Après plusieurs semaines de stagnation, l’euro reprend de la vigueur pour franchir allègrement ce matin la barre des 1.22 contre le franc suisse. Une grande première depuis plus d’un an ! Comme nous l’avions annoncé à plusieurs reprises, l’euro retrouve de la crédibilité sur le marché avec les mesures décidées par les gouvernements européens ces derniers mois. Pour preuve, les taux d’intérêts des obligations espagnoles et italiennes baissent et sont maintenant inférieurs à 5%. L’ombre d’un éclatement qui planait au-dessus de l’Europe et de sa monnaie est en train de se dissiper. Les investisseurs reprennent confiance et délaissent  petit à petit le franc suisse, une monnaie sûre aux rendements très faibles, pour espérer une meilleure rentabilité sur une monnaie qui offre certaines garanties.

 

La conséquence c’est le léger recul du franc suisse qui perd un peu de son effet valeur refuge. Une mauvaise nouvelle à court terme pour les frontaliers mais assurément une bonne nouvelle à long terme pour l’activité économique en Suisse.

 

Après une année consacrée au règlement de la crise des dettes publiques, 2013 est l’année de la reprise économique. Et pour retrouver de la croissance, quoi de mieux que de favoriser ses exportations en baissant le cours de sa monnaie. C’est clairement l’attitude retenue par le Japon, qui achète massivement de l’euro, pour officiellement soutenir la construction européenne, mais qui a pour effet de faire baisser le yen….la Chine et les États-Unis, grands spécialistes du sujet, n’ont pas attendu avant de rentrer dans la bataille. L’euro remonte donc sur le marché, pour le bonheur des autres puissances économiques.

 

Pour la semaine à venir, nous estimons que le cours euro/chf pourrait consolider sa position au-delà de 1.22 avant de partir en direction de 1.25.

 

Pour les frontaliers, la couverture de change pour le rapatriement de votre salaire, même à 1.22, restera une bonne affaire.

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !

 


07/01/2012 – Bonne et heureuse année 2013

 

Toute l’équipe de Mon-taux.com vous adresse ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Une bonne santé pour vous, vos proches et votre patrimoine…..

 

Nous débutons l’année dans un contexte un peu moins stressant concernant les perspectives sur l’avenir de l’euro. La crise n’est pas terminée, mais la construction européenne a progressé sous la pression des marchés. Il faudra encore du temps pour que la monnaie unique retrouve de la force, mais elle est sur la bonne voie. Les débuts d’année étant propices aux prédictions, nous estimons que sous l’effet des mesures prises par les pays européens et malgré l’absence de croissance, l’euro devrait reprendre de la force face au franc suisse. Un retour vers 1,50 ne semble pas envisageable mais nous pourrions revenir vers 1,30 avant la fin de l’année.

 

Pour emprunter, c’est le bon moment !

 

Les taux des crédits immobiliers n’ont jamais été aussi bas, qu’il s’agisse des taux des crédits immobiliers en Euros ou en francs suisses. Avec le niveau de change actuel et compte tenu du niveau des loyers à Genève mais aussi en France voisine, devenir propriétaire de sa résidence principale demeurera une excellente opération patrimoniale. Mais le plus difficile sera probablement de trouver un logement….La période est aussi propice à la renégociation de son crédit, principalement pour ceux qui ont contracté un crédit immobilier à taux variable adossé à un 3ème pilier. Entre la taxation des avoirs de prévoyance et le risque à moyen terme de hausse des taux, il est opportun de revoir son crédit.

 

Fiscalité, égalité, fraternité.

 

La version 2013 de la devise de la France va être revue pour être plus en phase avec la réalité du moment. Plus concrètement, le prélèvement libératoire disparaît au 1er Janvier 2013 ce qui implique une taxation au même titre que les revenus du travail.  Pour les plus chanceux qui rentre dans la nouvelle tranche d’imposition à 45%, cela porte l’impôt à 60,5% pour les intérêts des comptes sur livret. Pour le 75%, il faudra encore patienter…

 

Ca chauffe entre la France et la Suisse.

 

Le fisc français a décidé de taxer les revenus français des exilés fiscaux en Suisse. A priori, il s’agit des premiers épisodes d’une longue série. L’administration fiscale française cherche des ressources de toutes parts et la Suisse est très isolée pour tenir tête. Savez-vous comment on appel un français qui cherche l’exil fiscal ? Un russe. Encore faut-il réussir son alcootest !

 

Allez tout de bon, comme on dit chez nous.

 


17/12/2012 – Sans surprise

L’orientation n’est pas vraiment marquée et il est difficile de conclure à une vraie tendance, mais l’euro semble reprendre un peu de force sur le marché. Depuis quelques semaines, le cours euro/chf a décollé de 1,205  pour taquiner 1,21. Rien d’extraordinaire encore, mais on pourrait  observer les premiers signes d’une orientation à la hausse de l’euro qui symbolise  le début du  retour de la confiance dans la monnaie unique.  Il convient d’être prudent, car si l’Europe a fait d’énormes progrès dans sa construction au cours des 12 derniers mois, il n’en demeure pas moins que les états sont en panne de croissance au moment où ils doivent faire des économies sur leurs dépenses. Il faudra donc du temps pour que la monnaie unique retrouve de sa splendeur.

Nous finirons donc l’année entre 1,205 et 1,215. Une bonne nouvelle pour le Père Noël s’il a un budget en francs suisse, et pour les frontaliers.

En Suisse, le baromètre conjoncturel de la tendance pour l’hiver 2013 est attendu demain. Là aussi, pas de grande surprise avec quelques secteurs qui vont encore porter la croissance en Suisse alors que l’industrie et le tourisme continuent de souffrir de la force de la monnaie et du ralentissement de l’économie mondiale.

Hollande plus fort que Jules César. Il a réussi a expulsé Obélix-Depardieu hors de Gaule. Bravo, dehors les riches ! A noter qu’il a choisi la Belgique plutôt que la Suisse. On ne sait pas encore si c’est pour une question de climat ou de fiscalité.

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.


10/12/2012 – Courte reprise pour l’euro

 

Alors que l’on pensait finir l’année avec un cours euro/chf à 1.205, surprise la semaine dernière avec une parité qui rebondit jusqu’à 1.215. Le fait générateur de cette reprise est à attribuer à l’Espagne et à l’intervention du MES (Mécanisme Européen de Stabilité) pour sauver les banques ibériques. Pour le marché, c’est le signe que les solutions européennes fonctionnent et que le risque de disparition de la monnaie unique est limité. Que de chemin parcouru en un an !

Mais cette embellie sur l’euro fût vite stoppée par le risque de crise politique en Italie, faisant replonger le cours vers 1.206 ce matin.

 

Pour la semaine à venir, nous estimons que le cours euro/chf devrait se maintenir entre 1.204 et 1.215.

 

En Italie, Berlusconi fait son retour entraînant la démission de Mario Monti, acteur emblématique du règlement de la crise européenne. Cette démission pourrait amener un trouble politique en Italie, alors que le gouvernement en place s’était montré courageux et efficace face à la situation du pays. Malgré tout, il ne devrait pas y avoir de grandes inquiétudes sur l’issue d’un scrutin électoral anticipé. Berlusconi  va se faire étendre et Monti va récupérer les pleins pouvoirs par le peuple ! Tant mieux.

 

La Grèce fait des affaires à bon compte et fait fondre ses dettes. Avec 10 Milliards, la Grèce peut racheter à ses créanciers 30 Milliards de dette. Comment ? C’est très simple, compte tenu du risque de défaut qui pèse encore sur le pays, le prix des obligations est massacré sur le marché. Une obligation de valeur nominale de 100 euros se négocie actuellement autour de 33 euros. La Grèce, forte des prêts consentis par la troïka, peut ainsi réduire rapidement sa dette de 20 Milliards. Bien joué !

 

Côté Suisse, le dernier baromètre conjoncturel fait ressortir un ralentissement, voir une perte de vitesse de l’économie du pays avec des disparités fortes selon les secteurs d’activité. A Genève, la publication de l’indicateur conjoncturel LEA-PICTET-OSTAT, laisse entrevoir pour le canton  en 2013 une reprise de la croissance (ca fait du bien pour un lundi matin). Tendance qu’il convient de relativiser vu la situation économique de nos voisins européens.

 

Ce week-end, Genève fêtait le 410ème anniversaire de l’escalade ; et encore autant à attendre avant de voir la traversée de la rade ?

 

Allez tout de bon comme on dit chez nous !

  


03/12/2012 – Ca commence à ne plus être drôle !

 

Au rythme où tombent les informations peu réjouissantes, l’arrivée annoncée du père Noël pour le 25 Décembre (il doit encore confirmer) pourrait être la meilleure nouvelle de cette fin d’année.

 

Concernant le cours euro/chf, pas de grand mouvement mais une très légère reprise de la monnaie unique. Difficile d’identifier une réelle tendance de marché tant le poids de l’intervention de la BNS pèse sur la tendance. Nous finirons donc l’année  entre 1,20 et 1,21. Ce n’est pas terrible pour l’économie suisse, mais cela demeure une excellente nouvelle pour les frontaliers et les résidents suisses qui font leurs achats en France.

 

L’économie suisse justement confirme ses signes de ralentissements selon le dernier baromètre conjoncturel. Rien de catastrophique pour le moment, mais un second mois de repli pour cet indicateur multi-sectoriel. C’est la baisse des commandes vers les pays de la zone euro qui affecte les perspectives des entreprises helvétiques. Ralentissement en vue dans le secteur de la construction mais la consommation intérieure reste soutenue.

 

La France est en train de couler, pendant que le gouvernement souhaite revoir le congé parental et qu’il baisse le pantalon de Mr Mittal ! Et pendant ce temps, Pépé et Lonlon sont sur un bateau, Pépé pousse Lonlon dans l’eau, qui est-ce qui reste ? Et bien on en sait rien et cela fait 2 semaines que cela dure….

 

Une petite tribune pour le Grand Genève : Coup de gueule ce matin sur la position  détestable prise par la Tribune de Genève sur le traitement de l’information concernant les frontaliers. Dernier article en date ce matin, avec la hausse du nombre de permis G qui augmente plus rapidement que les emplois à Genève. C’est évident et cela devrait encore se poursuivre dans les prochains mois, vue l’absence de  logements à Genève! La force du franc suisse a encore renforcé le flux migratoire et on ne compte plus le nombre de permis B ou C qui basculent en France et donc en permis G. A croire que la Tribune a été chercher un journaliste en Thurgovie, pour ne pas se rendre compte du nombre de grues qui entourent Genève. Dommage, le Grand Genève mérite à mon sens un autre traitement de l’information que cette orientation populiste qui vise à créer la polémique. Mais cela fait vendre du papier !

 

Allez, tout de bon comme on dit chez nous !

 


26/11/2012 – Il va falloir faire avec…

Le franc suisse conservera encore durablement sa force face à l’euro et il n’y a pas de grand changement à attendre avant longtemps. Même si on avait pu envisager un retour du cours pour 1,25, il semble établi que pour cette fin d’année, le cours euro/chf restera proche de 1,20. Durant la semaine écoulée, la tendance vers le cours plancher s’est encore confirmée avec des amplitudes de variations qui demeurent extrêmement limitées.

La Grèce est à nouveau au coeur de toutes les attentions. Un nouveau plan d’aide devrait entrer en vigueur aujourd’hui. Mais promis, on recommence dans 3 mois ! Youpi !

Et si le Barça rejoignait le championnat de France ! Cela pourrait être une des conséquences du vote pour le parlement en Catalogne. Le parti nationaliste au pouvoir a perdu des sièges au profit des indépendantistes de gauche, l’initiative d’un référendum n’est plus très loin. Messi à Annecy contre l’ETG, ça le fait non ?

Cela va tellement mal au Portugal, qu’il a été décidé de ne pas envoyer de représentant pour le grand concours de l’Eurovision. Ils y participaient depuis 1963 sans y avoir ramené la moindre victoire. Une décision judicieuse dont la France et la Suisse pourraient s’inspirer (en même temps tout le monde s’en fou !)

Plus que 4 semaines pour les frontaliers qui voudraient faire baisser leur fiscalité, tant côté Français que Suisse.

Allez, tout de bon, comme on dit chez-nous !


19/11/2012 – De la tension dans l’air !

Mais toujours aucun mouvement significatif sur le cours euro/chf qui demeure entre les limites de 1,203 et 1,205. Comme nous l’avions annoncé, le cours est resté stable et nous devrions rester sur la même ligne jusqu’à la fin de l’année.

C’est beaucoup plus tendu en revanche entre la France et la Suisse, concernant  l’entraide administrative en terme fiscal. Malgré les accords, l’administration française dénonce l’attitude de son homologue hélvètique  pour répondre à ses demandes d’informations. Selon le quotidien Le temps, seul 12 à 15% des dossiers auraient un retour complet…. La Suisse voudrait «vendre» son programme RUBIK. Le projet RUBIK consiste à proposer aux Etats européens, au lieu d’une chasse aux évadés fiscaux, longue, compliquée donc onéreuse, une imposition à la source, même conséquente, sur l’ensemble des avoirs de leurs compatriotes. L’Angleterre a déjà accepté le principe et l’Italie semble très intéressée. Ainsi, les capitaux demeurent en Suisse et permettent de sauver quelques milliers d’emplois. A suivre…

Côté français, c’est pour le moins tendu entre les prétendants au trône de l’UMP laissé vacant par Nicolas Sarkosy. Mais quel spectacle affligeant ! Une honte de plus pour un pays déjà sans gouvernance. Il y a des moments où je me surprends à envier les italiens aussi pour leurs hommmes politiques. (Je ne parle pas de Berlusconi mais de Monti)  

Pour les frontaliers, côté change et taux des crédits immobiliers, c’est grand beau en revanche cela semble se tendre du côté de l’assurance maladie. A lire l’arcticle du Messager sur le sujet. 

http://www.lemessager.fr/Actualite/Faucigny/2012/11/15/article_messager_1655792.shtml#.UKoQDGgRH9M.email

A ce stade des discussions, la dernière option envisagée par Etienne Blanc, à savoir l’impossibilité pour les frontaliers de retourner vers la sécu au moment de la retraite semble à creuser.

Allez, tout de bon comme on dit chez nous.


14/11/ 2012 – Les taux des crédits immobiliers CHF à leur plus bas niveau depuis le début de l’année !

Nous annoncions en septembre 2012 : « Les taux des crédits en devises CHF enregistrent actuellement leur meilleur niveau de l’année 2012 ! ».

Mais voici que ce niveau vient encore de reculer : en effet, les taux  fixes et capé 1 des crédits immobiliers en CHF baissent, en moyenne, de 10 centimes par rapport au mois dernier.

 

Quelques points de détail sur les taux des prêts en devise CHF :

Les taux fixes :

- Près de 70 % des établissements bancaires ont baissé leur taux fixes pour les crédits en CHF, toutes durées confondues.

- C’est le 1er mois de l’année où le taux moyen sur 25 ans passe en dessous de la barre des 3%, pour s’établir à 2.93 % !

- Le meilleur taux fixe, sur 25 ans, s’établit à 2.40 % un record en cette année 2012 !

- Sur 20 ans, on peut trouver un taux à 2.25 % (qui était le meilleur taux fixe du mois dernier, mais sur 15 ans).

 

Les taux capé 1 :

- Ils ont encore baissé en ce mois de novembre, de 8 centimes en moyenne, toutes durées confondues.

- La plus forte baisse est enregistrée sur 25 ans, avec un départ à 2.29 % (libor CHF 3 mois à 0.03 % inclus).

 

Evolution des taux de prêt en devise Novembre

 

Du fait de ces taux très bas, ce mois de novembre est donc propice à l’investissement immobilier, tout comme à la renégociation de ses encours de crédits. 

En effet, dans un contexte économique chahuté et incertain, il peut être opportun de sécuriser sa dette avec un taux fixe plus qu’attractif.

 

Nos conseillers sont à votre disposition pour étudier vos demandes de prêts immobiliers en CHF !


12/11/2012 – Assurance frontalier à l’horizon 2014 : quelles conséquences pour mon budget ?

Revenons sur le sujet de la CMU, qui hante maintenant les esprits de bon nombre de travailleurs frontaliers. Pour l’occasion, nous traiterons le sujet uniquement sur l’axe du prix de la couverture santé en faisant un comparatif de 3 situations différentes.

Nous avons fait ce travail sur des niveaux de couverture médium. Mais les prestations n’étant pas exactement les mêmes, ce comparatif est purement indicatif dont le but est d’évaluer le coût des couvertures santé. Et pour les frontaliers, cela coûtera forcément plus cher. En l’état actuel des choses, il convient d’être attentif à l’évolution des négociations en cours sur le sujet , notamment via le groupement transfrontalier.  L’échéance demeure fixée à Mai 2014,  et en temps politique, c’est relativement du terme. Rappelons que pour un suisse qui vient s’installer en France, il a toujours le choix de conserver une assurance LAMAL, et que si la CMU devait s’imposer à ceux qui ont fait le choix de s’assurer côté français, le droit d’option perdure. A savoir le choix de s’assurer en France ou Suisse, au moment de la survenance d’un événement significatif ( Mariage, divorce, naissance etc…).  Mais nous reviendrons plus en détails lors d’un prochain article sur les événements qui permettent de revoir son choix en termes d’assurance.


12/11/2012 – Mais où allons-nous ?

La difficulté dans une période difficile est de trouver une issue qui permettra de retrouver des jours meilleurs. Mais dans le contexte actuel, c’est bien l’absence de perspectives qui nous plonge dans l’incertitude.

Sur le front du cours euro/chf, nous sommes repartis en direction du cours plancher. L’atonie de l’économie européenne ramène les investisseurs vers des horizons plus surs et inévitablement vers le franc suisse. La tendance des 2 dernières semaines nous oriente à nouveau vers 1,20 et il ne faut pas attendre de changement de tendance dans les prochains jours. Une bonne nouvelle pour les commerces de la zone frontalière. Au moins, on sait déjà où le père Noël fera ses courses cette année !

Le dernier rapport conjoncturel pour la Suisse fait ressortir un ralentissement de la croissance avec toujours de très fortes disparités selon les secteurs d’activités. L’économie suisse continue d’être tiraillée entre une demande intérieure positive et les influences négatives de l’évolution internationale. L’industrie et l’hôtellerie souffre alors que l’activité des secteurs du bâtiment et de l’assurance continuent à bien se porter.

Côté européen, on sait depuis longtemps que la Grèce va à la faillite. Mais on continue de mettre un emplâtre sur une jambe de bois. La semaine dernière, le parlement grec a voté un nouveau plan d’économie, sans même que le peuple se mobilise ! Soit les Grecs ont abdiqué, soit ils ont compris que rien n’allait changer…

La France va mal, très mal pourtant elle est gouvernée par des dirigeants intelligents, mais qui ne savent pas où ils vont ! C’est la conclusion des décisions de la semaine passée. Que penser d’un gouvernement qui décide, pour les entreprises, 10 milliards d’impôts supplémentaires et dans la semaine suivante revient avec un allègement de charges fiscales de 20 Milliards ? Ils ont au moins eu l’intelligence de faire marche arrière alors que la direction prise était la mauvaise. Ne sachant que faire de l’improductif Montebourg, le gouvernement a décidé de l’envoyer en Libye. Une nouvelle preuve d’intelligence….

Barack casse la baraque et repart pour 4 ans de plus. Aucune euphorie sur les marchés, car la dette américaine continue de s’envoler et on ne voit pas trop de signe d’amélioration. En tout cas, cette réélection fait plaisir aux européens, c’est déjà ça !

Pour les frontaliers, le taux de change continue à assurer leur bonheur. Autre bonne nouvelle du côté des taux des crédits immobiliers qui amorcent une nouvelle baisse ce mois. Pour ceux qui ont financé leur logement avec un prêt en devise en taux Libor variable adossé à un 3ème pilier, le moment semble opportun pour passer sur un crédit à taux fixe amortissable. Histoire de savoir où ira votre budget avec le retour de l’inflation.

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.


05/11/2012 – Le franc suisse repart à la hausse


Après plusieurs semaines autour de 1,21, le cours euro/chf replonge vers le cours plancher des 1,20. Les nombreuses incertitudes qui pèsent sur l’économie européenne inquiètent à nouveau les marchés. La Grèce nous rejoue cette semaine une comédie dont elle seule a le secret avec l’adoption d’un nouveau plan d’économie qui ne sera pas mis en œuvre. Après le secteur privé, il faudra que les états européens abandonnent une partie de la dette grecque. Il semble bien difficile de voir une autre issue et cela coûtera beaucoup d’argent aux contribuables européens….mais moins qu’une faillite.


Angela a été claire, il faudra au moins 5 ans pour que l’Europe retrouve des couleurs. Cela ne fait pas rigoler, mais ça a le mérite de donner une visibilité honnête de ce qui nous attend. Dire que Francois le naïf nous annonçait, il y a quelques semaines, que l’Europe était sortie de la crise…. C’est sûr qu’en rétablissant la retraite à 60 ans et en créant des emplois financés par l’Etat (emplois d’avenirs, contrat génération), la France n’a définitivement pas la même vision de la situation que ses partenaires européens.


En Suisse, si les perspectives se sont un peu assombries on parle encore de croissance, en partie grâce (ou à cause) du cours plancher. Sur le sujet, je vous recommande l’interview du patron de la BNS dans Le Temps, où il défend ses positions et l’orientation prise par la banque nationale. Plus d’informations sur : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/4a1d3df2-250a-11e2-8363-1aab015aedca/Le_taux_plancher_fix%C3%A9_par_la_BNS_ne_cr%C3%A9e_de_lien_ni_avec_la_zone_euro_ni_avec_lUnion_europ%C3%A9enne


Mais les événements de la semaine nous portent loin de l’arc lémanique avec l’élection américaine, finalement beaucoup plus ouverte que prévue, et « l’élection » d’un nouveau premier ministre en Chine. Dans la même semaine, c’est les 2 plus grosses puissances économiques qui renouvellent leurs dirigeants. La Chine qui a porté la croissance mondiale ces 10 dernières années pourrait à nouveau retrouver des niveaux de croissance plus importante.


Pas grand-chose à attendre pour le cours euro/chf  dans les prochains jours, nous devrions rester entre 1,205 et 1,21.


Pour les frontaliers, la période reste très favorable pour investir dans l’immobilier avec des conditions de taux de crédit et de change qui ont rarement été aussi favorables. Et comme le marché semble marquer le pas dans certains secteurs, il est possible de négocier le prix des logements.


Allez, tout de bon comme on dit chez nous. 





29/10/2012 – Tempête et tsunami…


Ces événements météorologiques n’auront pas réussi à impacter le cours de change euro/chf qui semble avoir trouvé un refuge stable et confortable à 1,21. 


Après la tempête du week-end, les Suisses découvrent qu’ils ne sont pas à l’abri des tsunamis. Le premier a eu lieu dans le lac Léman en 564, avec des vagues de 13 mètres qui auraient frappées Lausanne et Genève. Le second touche le géant UBS qui envisage la suppression de 10’000 postes sur un effectif de 60’000 collaborateurs. A priori, les mesures concernent principalement Londres et les Etats-Unis, mais la démarche et le changement de stratégie sont lourds de symbole. Le secteur bancaire souffrira dans les prochains mois en Suisse. Cette tendance est également soulignée par le dernier baromètre conjoncturel du KOF qui fait ressortir pour la Suisse une stagnation du marché de l’emploi durant les 3 prochains mois alors que les perspectives de l’économie du pays demeurent « modérément favorables ». Ce qui est déjà une belle performance quand on regarde ce qui se passe en Europe et dans le Monde.


En France, nous constatons la tempête des chefs d’entreprise pour éviter le naufrage du pays. Après l’action remarquée sur les réseaux sociaux « des pigeons » sur la taxation des plus-values, c’est au tour des patrons du CAC 40 de s’adresser au gouvernement pour proposer un plan de relance pour le pays qui s’enfonce dans la crise. Une initiative unique et originale pour bousculer un gouvernement à la dérive.


L’ouragan Sandy pourrait quant à lui bouleverser les résultats de l’élection américaine. A quelques jours du vote, Obama joue gros dans sa gestion de la crise. Le séisme Romney n’est plus très loin….


Au Japon, les tsunamis sont connus mais le prochain qui s’annonce concerne l’Etat qui à défaut de ressources rapides pourrait tout simplement s’arrêter de fonctionner…


Dans ces conditions, il semble difficile, dans les prochains mois, d’envisager un recul du franc suisse. Nous maintenons notre perspective de stabilité autour de 1,21 pour les 10 prochains jours. Les échéances importantes sont programmées le 7 et 8 Novembre avec les élections américaines et la nomination d’un nouveau patron pour la Chine.


Finalement, après l’alerte Tsunami autour de la CMU et dont les effets se feront connaître en Mai 2014, les frontaliers continuent de bénéficier de conditions très favorables. Nous renouvelons notre conseil d’épargne, le 3ème pilier pour les frontaliers Genevois et le PERP pour les Vaudois, sont des solutions qui combinent rendements et avantages fiscaux. De quoi être bien protégé en cas de tempête….


Allez tout de bon, comme on dit chez nous.





22/10/2012 – La BNS a (presque) gagné son pari…


Audacieux et risqué, le défi lancé par la BNS aux marchés lors de l’introduction du cours plancher semble en passe d’être gagné tant il apparaît aujourd’hui improbable que le cours euro/chf puisse franchir la barre des 1,20. Cette mesure, introduite au nom de la sauvegarde de l’économie nationale, a permis d’éviter le pire. Si l’activité économique en Suisse marque des signes de ralentissement et que les perspectives de croissance pour 2013 sont modestes, on n’ose imaginer un scénario avec la parité du change entre le franc suisse et l’euro. Mais le risque d’inflation pourrait faire son apparition. En effet, dans son «combat» pour maintenir le cours plancher, la BNS a émis de la monnaie en masse pour acheter des euros. Cet afflux de masse monétaire pourrait à moyen terme créer un risque d’inflation. Mais vu l’ampleur de la crise qui frappe le monde, cette hypothèse n’est pas pour demain.


Du côté des européens, le dernier sommet a abouti à un compromis sur la supervision des banques européennes. Plus ennuyeux, l’attitude du président français qui a de nouveau attaqué frontalement Angela Merckel, lui reprochant de prendre des positions pour des fins électorales. Angela n’a pas apprécié et c’est la France qui va trinquer !


La France, l’autre pays qui va bien, et cela va tellement bien, que le président Hollande envisage des mutuelles pour tous, le gouvernement met au panier direct le projet de choc de compétivité pour les entreprises et  Vincent Peillon promet des hausses de salaires pour les enseignants en légalisant le cannabis…« Coule » la France !


Sur le front du change, nous restons solidement arrimés autour de 1,21. Pas grand-chose à attendre dans les prochains jours qui pourrait provoquer des changements significatifs.


J-70 : c’est le délai qu’il vous reste si vous souhaitez payer moins d’impôt en France comme en Suisse ! Dépêchez-vous de prendre rendez-vous avec un conseiller Mon-taux.com car il n’y en aura pas pour tout le monde.


Allez, tout de bon comme on dit chez nous !





15/10/2012 – Le temps des questions


Après des mois de pessimisme et une lueur d’espoir entrevue dans l’été, les marchés financiers sont plongés dans l’incertitude et aucune tendance ne semble se dessiner. Il en est de même pour le cours de change euro/chf qui se stabilise autour de 1,21. Nous nous trouvons à un moment charnière et les prochains grands événements pourront nous porter vers l’espoir de jours meilleurs ou … nous faire replonger.    


La zone euro va-t-elle s’en sortir ? La situation européenne, au centre des préoccupations depuis de nombreux mois, a montré qu’elle avançait dans son processus de construction. Lentement, avec la démarche d’un crabe, les européens avancent. En 18 mois, ils ont réussi à intégrer une certaine solidarité alors que les précédents traités l’excluaient explicitement. Les états ont tous engagés des réformes pour réduire leur endettement. Tout n’est pas terminé, car l’Europe doit maintenant retrouver le chemin de la croissance. Le prochain sommet européen va se centrer sur ce nouvel objectif, essentiel pour sortir définitivement de la crise. L’Italie et l’Allemagne engagent des réductions d’impôts pour favoriser la consommation des ménages ce qui est perçu comme des signes d’un temps nouveau ou la croissance aura pris le pas sur l’austérité.


Qui sera le prochain président des Etats-Unis ? Barack Obama. C’est ce qui semblait encore évident il y a quelques semaines, mais depuis quelques temps des sondages indiquent que son adversaire pourrait finalement s’imposer. Cela reste peu probable, mais l’élection de Romney pourrait étouffer à court terme la croissance américaine.


Et la Chine dans tout cela ? Elle arrive aussi à un tournant de son histoire et le nom  du successeur de Hu Jintao sera connu fin octobre. Le modèle chinois, qui a tiré l’économie mondiale durant la dernière décennie, atteint aujourd’hui ses limites. La question est de savoir si les chinois seront capables de se renouveler face aux nombreux enjeux de demain.


Comment se porte la Suisse ? Pas mal en regard de ses voisins européens mais la force de la monnaie reste un handicap pour le pays. Certains secteurs exportateurs commencent à montrer des signes de faiblesse, les beaux jours de la finance sont derrières nous mais la consommation intérieure reste soutenue. Toutefois, la Suisse restera forte avec un niveau de dette limité et un afflux massif de nouveaux contribuables directement recommandés par Mr Hollande. En Suisse, on est capable de baisser les impôts à 13% pour toutes les entreprises et pour sauver des emplois …


La France a-t-elle attrapé le syndrome de Baumgartner ? Rappelons que ce phénomène est aussi appelé en français celui de la chute libre. Sauf que dans le cas de la France et contrairement à l’aventurier autrichien de l’espace, rien ne dit que l’atterrissage va bien se passer. Pourtant le gouvernement semble avoir trouvé le remède à la crise : l’impôt ! Et pour le coup, il taxe tout ce qui bouge : les chefs d’entreprise, les personnes âgées, les entreprises, les frontaliers, les télévisions dans les résidences secondaires et bientôt : les jours de soleil, la vue sur le Mont-Blanc, les bouchons sur la route du travail …ça va bien se passer ! (Pas sûr en fait) .


Pour les cours euro/chf, pas de grand changement à attendre, il devrait rester encore autour de 1,21 pour la semaine à venir.


Qu’il fait bon payer ses impôts en Suisse ! C’est la conclusion qui s’impose pour un frontalier genevois quand on voit le programme qui attend les contribuables français. Pour les autres, il vous reste 2 mois pour faire baisser votre imposition, après quoi inutile de se poser trop de question, cela va saigner !


Allez tout de bon, comme on dit chez nous.





15/10/2012 – Assurance maladie, et si le sujet n’était pas clos ?


Alors que l’on pensait la discussion terminée, avec une entrée en vigueur confirmée pour Mai 2014, le sujet de l’assurance maladie des frontaliers revient sur la table. Gerard Bapt, rapporteur socialiste à l’assemblée, proposerait de mettre à contribution les 130 000 travailleurs frontaliers suisses afin de revoir à la baisse le taux de la CSG sur les retraites les plus modestes. La commission de l’assemblée se réunit demain alors que le texte sera examiné la semaine prochaine à l’assemblée nationale. Pendant ce temps, le groupement transfrontalier est toujours en négociation avec les services de Bercy. Plus d’informations sur : http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202323951471-retraites-la-taxe-pourrait-etre-attenuee-500156.php


En attendant, et pour prendre conscience des enjeux dans le budget des frontaliers, nous mettrons en ligne un tableau comparatif des coûts des assurances maladies privées, Lamal et CMU. A suivre…





08/10/2012 – On ne bouge plus !


Après avoir passé des semaines au cours plancher fixé par la BNS, le cours euro/chf semble se stabiliser maintenant autour de 1,21. A vrai dire, nous avons vécu une semaine calme sur le front du change sans annonce majeure. 


Coté européen, la demande d’aide de l’Espagne est toujours dans les tuyaux. Cette attente provoque de nouvelles incertitudes autour du soutien de la construction européenne. Les espagnols auraient pourtant tout intérêt de passer «sous protection européenne» pour réduire le coût de leur dette. Ils devraient s’inspirer de leurs voisins portugais qui font maintenant leur retour sur les marchés avec des conditions nettement plus favorables. L’Irlande a aussi démontré que le passage sous tutelle de l’Europe en contrepartie de plan de réduction des dépenses pouvait produire des effets favorables. L’Europe lance aujourd’hui sa solution anticrise : le MES (Mécanisme Européen de Stabilité). Ce fonds ne règle pas le problème de la dette mais il permet au pays en difficulté de faire baisser leur taux de refinancement. 


En Suisse, l’économie montre les premiers signes de ralentissement et commence à souffrir de la récession qui frappe l’Europe. La croissance est portée par la consommation intérieure qui demeure forte notamment grâce à un taux de chômage qui reste très bas. Bonne nouvelle en terme de chômage, Genève n’est plus en dernière position avec 4,7%, le canton est devancé par celui de Neuchâtel. Le taux de chômage en Suisse demeure à 2,8%. De quoi faire pâlir n’importe quel dirigeant européen. 


Pour la semaine à venir, nous maintenons nos prévisions pour le cours euro/chf entre 1,205 et 1,23.


Côté frontalier, on respire un peu mieux depuis que le «transfert» à la CMU a été reporté à la date initiale de Mai 2014. Il faudra suivre l’évolution des discussions dans les prochains mois. Nous mettrons prochainement en ligne un comparatif des coûts de l’assurance maladie, version assurance privée française, vs CMU + complémentaire et LAMAL + complémentaire. Pas de panique c’est « seulement » pour Juin 2014 !


Allez tout de bon, comme on dit chez nous !





01/10/2012 – Assurance maladie frontalier : répit jusqu’en Mai 2014

Le gouvernement français n’a finalement pas donné suite à son projet concernant l’assujettissement obligatoire à la CMU des travailleurs frontaliers. Il semblerait que l’intervention des élus locaux a porté ses fruits. Dans le cadre de la présentation du budget de la sécurité sociale, la ministre de la santé a épargné les frontaliers. C’est une excellente nouvelle à court terme, mais on devrait reparler rapidement du sujet car l’échéance est maintenant à Mai 2014.

 

Suivez-nous sur Twitter pour avoir toute l’actualité : https://twitter.com/MonTauxCom


01/10/2012 – Sale semaine pour les frontaliers…

Sur le marché des changes, c’est un peu le statu quo en attendant des éclaircissements de la situation espagnole. Après avoir décollé de son cours plancher, l’euro/chf est resté relativement stable autour de 1,21. 

 

Aucun événement marquant la semaine dernière et pourtant c’est le retour du sceptiscime qui domine en ce qui concerne l’Euro. L’Espagne, dans une situation difficile, a présenté un budget courageux avec des coupes budgétaires importantes dans les dépenses de l’Etat. Malgré tout, le déficit reste supérieur à l’objectif et l’Espagne devra passer sous la tutelle de l’Europe. La question qui reste en suspens est : Quand ? 

 

Côté Suisse, le baromètre conjoncturel du KOF « ralenti sa hausse » ! Si les nouvelles sont un peu moins bonnes depuis quelques semaines, les perspectives de l’Economie suisse restent positives.

 

Dans ces conditions, le franc suisse va continuer d’être recherché sur les marchés et le cours euro/chf devrait rester dans les limites 1,205 à 1,23 dans les prochains jours.

 

Si du coté du change, il fait encore bon d’être un travailleur frontalier, du côté du gouvernement français, ils se sont lâchés ! D’abord sur le sujet de l’assurance maladie, avec la fin avancée (mais si seulement elle était clairement annoncée) du recours  aux  assurances  privées, c’est le budget des frontaliers qui sera sérieusement amputé. Il s’agit pour le moment d’informations relatées par la presse économique et il faut attendre la présentation du budget de la sécu 2013 qui a lieu aujourd’hui pour en savoir un peu plus. Le groupement transfrontalier a obtenu un rendez-vous auprès de la ministre la santé, mais l’affaire paraît bien mal engagée… Mauvaise nouvelle également pour les frontaliers qui perçoivent des revenus ou/et qui sont taxés en France (frontaliers du canton de Vaud). Le gel du barème de l’impôt risque de faire mal d’autant que le plafond des « niches fiscales » va être ramené à 10’000 €. La bonne nouvelle, c’est qu’il vous reste 3 mois pour bénéficier du cadre fiscal 2012 et faire baisser vos impôts !  

 

Enfin, c’est la dernière de « L’amour est dans le pré » ce soir sur M6. Une bonne nouvelle pour vos soirées du Lundi soir.

 

Allez tout de bon, comme on dit chez nous !

 

 

 

 


24/09/2012 – L’euro à nouveau malmené…

 

Comme nous pouvions nous y attendre, le chemin vers le retour en grâce de l’Euro sera long et semé d’embûches. Si le cours euro/chf a décollé du cours plancher fixé par la BNS, il mettra du temps pour s’apprécier par rapport au franc suisse. Nous avons débuté la semaine légèrement sous la barre des 1,22 pour finir à 1,21 après un passage à 1,208. Des nouvelles tensions pèsent sur certains pays de la zone euro ce qui a ramené un peu d’inquiétude autour de la monnaie unique. La position de l’Espagne sera suivie de près cette semaine avec en ligne de mire une possible demande d’aide à l’UE qui s’accompagnerait d’une mise sous-tutelle des comptes du pays. Mais l’ibérique est fier et ne veut pas se soumettre, alors il essaye de s’en sortir par lui-même. Les mesures économiques adoptées par l’Espagne sont courageuses et vont dans le sens d’un apurement de ses dettes, mais n’arrivent pas encore à rassurer les marchés. Résultat : les taux des emprunts espagnols sont élevés et le pays n’arrive plus à faire face. Nous serons fixés en fin de semaine pour l’Espagne mais il faudra à nouveau compter sur le retour du feuilleton grec où rien ne s’arrange ! La troïka (UE, FMI, BCE) s’est fâchée tout rouge devant l’incapacité des autorités aux pouvoirs à faire avancer les décisions. Un jour ou l’autre, il faudra lâcher la Grèce…

 

Pour le change, nous devrions passer la semaine entre 1,205 et 1,25 avec une possible remontée du cours en fin de semaine après les décisions concernant l’Espagne. 

 

Pour les frontaliers et les résidents suisses qui achètent en France voisine, le taux de change reste encore très favorable. Nous recommandons maintenant la souscription de couverture de change pour conserver les bonnes conditions pour les 12 prochains mois. Les mauvaises nouvelles viennent du gouvernement « normal », qui va se lâcher sur la fiscalité et l’assurance santé des frontaliers (voir notre article sur le sujet : http://www.mon-taux.com/2012/09/24/24092012-assurance-sante-frontalier-le-changement-cest-maintenant-ou-presque/). Heureusement, il y aura bientôt l’Investissement Duflot qui offrira une réduction d’impôt de 17 à 20% du prix du logement. Mais pour pimenter le tout, il faudra que le revenu du locataire n’excède pas un certain plafond et que le loyer soit inférieur de 20% des prix du marché. A quoi ça sert que Dulfot, elle se décarcasse !

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !

 


24/09/2012 – Assurance santé frontalier : le changement c’est maintenant (ou presque) ?


Nous étions déjà revenus la semaine passée sur le sujet (page facebook) par rapport à un article du journal économique Les Echos largement repris par la Tribune de Genève. Dans le cadre du projet de loi de finance applicable au 1er janvier 2013, il semble que le gouvernement soit déterminé à avancer la date de basculement à la CMU des travailleurs frontaliers initialement prévue en Mai 2014. Une telle mesure permettrait de collecter plus de 400 millions d’euros pour la sécurité sociale mais représente un important changement pour les travailleurs frontaliers. 


Un coût d’assurance santé en forte hausse et la fin de la possibilité de se faire soigner en Suisse !


Ce n’est pas ce que l’on pourrait appeler une bonne nouvelle pour les travailleurs frontaliers. Ceux qui ont fait le choix de s’assurer en France devront, si la loi entre en application, cotiser à la sécurité sociale, via la CMU, pour un montant de cotisations de 8% mais qui pourrait rapidement tendre vers 13% du salaire fiscal de référence ! L’assurance santé en place se transformera alors en complémentaire santé. Pour les soins, l’assuré frontalier n’aura plus la possibilité d’être pris en charge en Suisse (hormis soins d’urgence) mais uniquement auprès des organismes de santé en France.  Cela ne se fera pas sans difficulté, car l’offre de soin en zone frontalière française est déjà saturée, sans compter la situation des patients actuellement suivi en Suisse. 


Si ce changement rapide de statut est bon pour les comptes de la sécu, il ne le sera assurément pas pour la zone frontalière qui s’est développée sur une organisation transfrontalière de la santé. Au delà de l’avantage économique que cela a pu procurer aux travailleurs frontaliers, c’est tout le fonctionnement de la santé qu’il faut revoir. Vu de Paris, cela représente quelques millions de recettes supplémentaires, mais au niveau du Grand Genève, cela ne va pas se faire sans difficulté ! 




20/09/2012 – Vive la rentrée !

Actuellement, les taux des crédits en devise CHF enregistrent leur plus bas niveau de l’année 2012 !

C’est la rentrée, et grâce à la baisse des taux des crédits immobiliers en francs suisses, et donc des coûts de crédits, les acheteurs se font plus nombreux en ce mois de septembre. 

Quelques points de détail sur les taux des prêts en devise CHF :

  • Taux capé 1 :

- Pour les taux capé 1, c’est 75 % de nos partenaires bancaires qui ont baissé leur taux, en moyenne, de 11 centimes.

- La plus forte baisse est enregistrée sur le taux capé 1, sur 25 ans, avec un départ à 2.27 %( libor CHF 3 mois à 0.05 % inclus).

  • Taux fixe :

- 83 % des établissements bancaires ont baissé leur taux fixes, toutes durées confondues : en moyenne, ceci représente une baisse de 24 centimes, par rapport au mois d’août 2012.

- Le meilleur taux fixe, sur 25 ans, s’établit à 2.60 % : c’était le meilleur taux fixe 20 ans du mois dernier !

Evolution des taux des prêts immo en CHF Septembre

Pour le 1er semestre 2012, la production de crédits immobiliers est en recul : -  33,1% en glissement annuel, selon l’observatoire Crédit Logement  – Institut CSA. 

Il en est de même pour la production des crédits immobiliers en francs suisses. 

Et d’ici la fin de l’année, les organismes de crédit vont devoir atteindre leurs objectifs commerciaux. 

La baisse des taux est donc un levier important pour poursuivre l’opération séduction des établissements bancaires auprès d’acheteurs potentiels.

Les autres conditions d’octroi de crédits immobiliers restent surveillées par les banques et les organismes de caution (apport, durée de financement, …), mais pour les emprunteurs au profil sérieux et sécurisant, l’investissement immobilier peut être réalisé, aujourd’hui, à moindre coût. 

A vos projets immobiliers !


19/09/2012 – Utiliser son 2ème pilier pour financer son logement, c’est encore possible !

Le 1er Juillet, une mesure du conseil fédéral est entrée en vigueur visant à renforcer la place financière suisse et a encadré les conditions d’intervention des banques dans le cadre du financement d’immeuble d’habitation. Il s’agit notamment d’imposer un apport de la part de l’emprunteur d’au moins 10% du projet qui ne provient pas du 2ème pilier. Cette dernière condition a amené de nombreuses confusions dans les esprits au moment où l’on parle également d’une révision de la loi sur la LPP.

Les restrictions décidées par le conseil fédéral sont à destination des banques suisses pour le financement de logement en Suisse. Les banques qui réalisent des financements immobiliers en francs suisses pour des logements sur France ne sont donc pas concernées par ces dispositions.

D’autre part, les mesures sont destinées aux banques suisses mais n’affectent pas les caisses de pension. Pour un suisse ou un travailleur frontalier désirant accéder à la propriété en France, le financement des fonds propres à 100% par la caisse de pension ne pose donc aucune difficulté. Il s’agit même d’une pratique de plus en plus courante pour faire face aux exigences des banques françaises en termes de fonds propres et face à la hausse des prix de l’immobilier en zone frontalière.

D’un point de vue de la fiscalité, le résident suisse au moment du retrait devra s’acquitter de l’impôt en Suisse alors que le travailleur frontalier subira une imposition à la source avant de déclarer ce capital en France en mai de l’année suivante, pour une taxation à 6,75% de son capital en Septembre. Il pourra ensuite s’adresser à l’administration fiscale suisse pour récupérer l’impôt prélevé à la source !

Avec le projet de réforme du 2ème pilier et alors que l’on entend parler d’une limitation des conditions de retrait, bon nombre de futurs propriétaires utilisent leurs avoirs de prévoyance  pour financer leur logement principal en France voisine. Mais que ne ferait-on pas pour avoir un chez soi ? 

Pour plus d’information : http://www.admin.ch/aktuell/00089/index.html?lang=fr&msg-id=44781


17/09/2012 : Fin de la crise pour l’euro ?

Non assurément pas ! Toutefois, la décision de la BCE et la levée du blocage pour le MES par la Cour Constitutionnelle Allemande ont permis de ramener de la confiance en la monnaie unique avec pour effet la remontée du cours face aux principales monnaies internationales. Pour le cours euro/chf, il a quitté le cours 1,20 pour flirter avec les 1,22. Est-ce la fin du cours plancher ? La BNS a-t-elle gagnée son pari ? Pas encore car si les derniers événements sont favorables à l’euro, les pays européens demeurent très endettés et l’économie européenne tourne au ralenti sous l’effet des plans d’austérité. La position de la BCE est de racheter dans des proportions illimitées des dettes des pays européens en difficulté et la création du MES (Mécanisme Européen de Stabilité). Cela signifie qu’en cas de situation très dégradée d’un état, celui-ci pourra compter sur « l’Europe » pour soit racheter ses crédits et faire baisser ses taux soit pour obtenir directement des capitaux à des taux acceptables en bénéficiant de la caution de l’ensemble des pays européens. Ces solutions jouent un rôle de protection contre des conditions de refinancement des états et sont suffisamment fortes pour rassurer les marchés sur l’existence de la monnaie unique. Mais cela n’apporte en aucune manière une solution à la situation de surendettement des états. En effet, la situation demeure fragile et la moindre mauvaise nouvelle pourrait à nouveau faire plonger le cours. La BNS n’a pas encore gagné la partie mais elle devrait être un peu soulagée.

Pour le cours euro/chf, nous devrions fluctuer pour la semaine à venir entre 1,21 et 1,25. Avec une confiance retrouvée, l’euro pourrait continuer dans les prochaines semaines à s’apprécier face au franc.

Ce n’est pas encore la fin de l’euro/chf à 1,20, mais pour les frontaliers qui voudraient protéger leur pouvoir d’achat, il faudra penser à souscrire une couverture de change auprès de votre partenaire bancaire. Pour ceux qui envisagent de devenir propriétaire, les conditions n’ont jamais été aussi favorables entre le taux de change et le taux des crédits immobiliers en francs suisses.

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.


10/09/2012 : L’euro retrouve de la vigueur…

Un an après l’instauration du cours plancher euro/chf à 1,20, l’euro reprend quelques couleurs sous l’impulsion d’annonces rassurantes de la Banque Centrale Européenne. Les propos du patron de la BCE ont rassuré les marchés sur l’avenir de la zone euro, de la monnaie et pour une fois avec des annonces de mesures concrètes. Cette intervention n’a pas sonné la fin de la crise, mais elle est une étape importante qui va apporter plus de stabilité et ouvrir des perspectives pour l’Europe. Prochain grand rendez-vous, Mercredi 12 Septembre avec la position de la Cour Constitutionnelle Allemande qui doit donner sa réponse sur le MES (Mécanisme de stabilisation européen, ou la dette des états est mutualisée). Une réponse positive serait une nouvelle avancée pour la zone euro.

1 an de cours plancher et combien d’emplois sauvés ?

Le bilan de cette mesure est positif. Si dans les premiers mois, cette mesure a amené beaucoup d’inquiétude, il faut avouer qu’elle a été gérée avec beaucoup de dextérité par la BNS. A un moment où l’Europe, 1er partenaire économique de la Suisse, a traversé une zone de forte turbulence, l’introduction du cours plancher a permis d’apporter un peu de stabilité pour les entreprises du pays. Même si les derniers chiffres du chômage sont un peu moins bon, le taux plancher a permis d’éviter une chute de l’économie helvétique. Il faudra encore pouvoir compter quelques mois sur ce dispositif et jusqu’à ce que l’euro retrouve du crédit, au mieux pour début 2013 ?

Pour le cours euro/chf, il faudra attendre mercredi et la réponse de la Cour Constitutionnelle Allemande pour retrouver une orientation marquée. Une réponse positive pourrait nous ramener vers 1,25, dans le cas contraire, nous pourrions assister à un retour rapide vers 1,20.

Pour les frontaliers, la saison des couvertures de change va reprendre. Bien sûr, le cours n’est pas encore parti vers les niveaux des années 2009, 2010, mais il faut s’attendre à un peu de mouvement. Si vous avez en projet l’acquisition d’un logement à construire en zone frontalière et que vous optez pour un crédit immobilier en devise, ne faites pas l’économie de la couverture de change sinon votre projet pourrait vous coûter plus cher que prévu !

Du côté des impôts, Herr President Hollande (qui applique à la lettre les recommandations d’Angela) a annoncé que cela coûterait beaucoup plus cher (on vous avait prévenu). Les frontaliers genevois peuvent se frotter les mains d’être imposés à la source pour les autres, il faudra rapidement se positionner sur les dernières solutions défiscalisantes ou sortir son mouchoir. 

Enfin, la meilleure nouvelle du jour c’est que nous sommes lundi. Et le lundi, c’est le jour de L’amour est dans le pré. On saura enfin si Thierry, 43 ans, éleveur de vaches laitières dans la Manche a trouvé la femme de sa vie ! Et lui en terme de vigueur, il en connait un rayon.

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.


03/09/2012 : La rentrée très attendue de Mr Draghi…

Très attendue pour les uns, redoutée pour les autres, la rentrée fait chaque année l’événement pour les petits comme pour les grands. Sur les marchés financiers, il y en a un dont la rentrée est très attendue mais aussi redoutée : c’est Mario Draghi, le patron de la Banque Centrale Européenne. Et sa rentrée à lui, c’est jeudi ! Face à la crise des dettes qui frappe l’Europe, super Mario a fait des promesses cet été qu’il va devoir mettre en œuvre. En effet, pour calmer la hausse des taux des pays du sud de l’Europe, il a annoncé que la Banque Centrale Européenne disposerait de moyens suffisants et illimités pour faire baisser les taux de financement des pays en difficulté. Alors que de nombreuses rumeurs circulent, il sera intéressant de voir les solutions qu’ils proposent. 

L’Espagne est en feu : la Catalogne une des plus riches régions du pays est aux abois. La situation n’est plus tenable pour le gouvernement Rajoy et l’Espagne va devoir se résoudre à demander la protection de l’Europe. Cette « mise sous tutelle » s’accompagne d’un plan d’austérité drastique, mais comme les espagnols ont déjà fait plus d’économies qu’attendu….cela ne pourra être que bénéfique.

En France, François II commence à prendre la mesure de la situation et ne fera pas finalement ce qu’il avait promis (ben tiens !). En attendant, le gouvernement a réussi à faire baisser le prix de l’essence de 6 cts et se récupérera sur les impôts ! Youpi …pour ceux qui roulent. 

Au niveau économique, la Suisse continue de vivre dans un monde parallèle. Le dernier baromètre conjoncturel publié vendredi reste très bien orienté avec « une tendance persistante de la croissance ». Une bonne nouvelle pour notre région transfrontalière. 

Dans ces conditions, le change euro/chf a peu de chance de connaître des mouvements significatifs dans les prochains jours. Le cours plancher à 1,20 a des beaux jours devant lui !

Après les genevois, les frontaliers sont de retour sur les routes et le prix des carburants a baissé, il risque d’y avoir du monde. C’est la rentrée aussi sur le front de l’immobilier, ou la demande de logement reste soutenue même si l’on ressent un certain ralentissement coté Haute-Savoie. Le contexte favorable du taux de change et la baisse des taux des crédits immobiliers en francs suisses devraient encore inciter les genevois à venir se loger en France voisine . C’est le Grand Genève !

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


27/08/12 – Une rentrée chargée…

Adieu mer bleue et sable fin, parasols et crustacés, c’est la rentrée et elle s’annonce chargée sur le front des marchés financiers et du change. Si le cours euro/chf reste invariablement fixé au cours planché, les actions ont pris tranquillement 10% pendant la période estivale. Mais les prochains jours s’annoncent difficiles entre ralentissement économique et crise de la zone euro.

Pour cette rentrée, l’Allemagne est omniprésente comme pour réaffirmer son leadership et que l’Europe ne se construira pas sans maitrise budgétaire. Le 1er ministre grec revient bredouille de sa tournée européenne. Les grecs devront d’abord montrer qu’ils ont fait des réformes avant de pouvoir bénéficier d’un délai supplémentaire, cela s’annonce donc serré. Coté espagnol, il va être difficile de pouvoir faire face au poids de la dette dont le coût s’est considérablement alourdi ces derniers mois avec la hausse des taux. L’Espagne ne s’en sortira pas sans le soutien de l’Europe, mais cela signifie qu’elle devra se placer sous la tutelle de Bruxelles. Cela s’annonce douloureux !

Coté Suisse, pour le moment, aucun signe d’une dégradation de la situation économique. Mais la situation pourrait se dégrader sous les attaques des pays voisins. Dernier événement en date, la fiscalité très favorable appliquée aux entreprises du négoce international est remise en cause par l’Union Européenne. Ce secteur d’activité qui prenait le relais de la gestion de fortune pèse considérablement dans l’économie des cantons de Genève et de Vauds (à lire l’article du Temps ce matin http://www.letemps.ch/Page/Uuid/3518abf6-efba-11e1-8bdb-e94a7ecbe188/Les_pressions_de_lUE_menacent_le_paradis_du_n%C3%A9goce).

Le cours euro/chf est donc toujours sur le cours à 1,20. Cela devrait durer encore quelques semaines et nous n’envisageons pas d’évolution avant la fin du 4ème trimestre. Toutefois, nous continuons de recommander à ceux qui achètent en VEFA  ou qui vont construire, de faire bloquer le cours de change de leur prêt en devise afin de ne pas avoir de mauvaise surprise pendant la période de construction..

Pour les frontaliers, il faudra réapprendre la patience sur la route et avec les travaux du CEVA, cela s’annonce sportif. 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


20/08/12 – Rien de nouveau sous le soleil ?

C’est la conclusion qui s’impose en suivant la courbe du cours euro/chf depuis le début l’année. Le taux de change reste sur la courbe à 1,20 grâce à l’intervention de la BNS pour faire face à une Europe en crise.

En Suisse, la situation des affaires s’est encore améliorée en Juillet selon le dernier baromètre du centre conjoncturel. Toutefois, les prévisions sont moins favorables pour la fin de l’année avec des positions contrastées selon les secteurs d’activités. En effet, l’industrie souffre d’une conjoncture économique mondiale difficile tout comme l’hôtellerie qui fait état d’une situation médiocre face à la force de la monnaie nationale. La situation déjà jugée très bonne dans le secteur de la construction a encore tendance à s’améliorer et le secteur financier est porté par les assureurs qui considèrent leurs effectifs insuffisants. Malgré des appréciations sectorielles très nuancées, la situation des entreprises en Suisse peut être jugée favorable au regard de celle qui prédomine dans la zone euro. 

L’Europe a beaucoup « pataugé » politiquement (c’est de saison vous me direz) et les annonces économiques sont peu optimistes pour les prochains mois et pourtant …. La construction européenne avance, doucement, mais elle avance. Au risque de me répéter, le dernier sommet européen a été une grande avancée et l’on commence à voir poindre des solutions concrètes. Ce week-end le patron de la BCE, Mario Draghi, a proposé d’intervenir de manière illimitée sur le marché obligataire pour réduire les écarts de taux de  financement des pays de la zone. Les allemands semblent avoir donné leur accord pour cette solution qui passera par l’émission massive de monnaie, c’est donc en bonne voie et cela devrait ramener durablement un peu de calme sur les marchés financiers. L’euro n’est encore pas mort !

Le cours euro/chf restera sur le cours plancher, mais nous pourrions constater les premiers signes d’une appréciation de la monnaie unique.

Pour les frontaliers, les conditions de change restent très favorables. Malheureusement, le nombre de jours de congé n’étant pas indexée au taux de change, il ne reste que quelques jours pour profiter du soleil. Pour le taux change, cela devrait pouvoir durer un peu plus longtemps…

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


13/08/2012 – Les taux continuent de baisser

 

En moyenne, les taux des crédits immobiliers en franc suisse continuent de baisser, et ce, sur toutes les durées :

- pour les taux fixes, une baisse de 4 centimes en moyenne.

- pour les taux capé 1, la baisse est encore plus importante : 15 centimes en moyenne.

 

Quelques points de détails sur les taux des prêts en devise CHF :

  • taux capé 1 :

Tout d’abord, notons que le taux libor CHF 3 mois, en baisse depuis mai 2012, est passé de 0.095 % au 01.06.2012, à 0.052 % aujourd’hui !

 - la plus forte baisse est enregistrée sur le taux capé 1 25 ans : -18 centimes avec un taux moyen à 2.95 %. Ce niveau de taux est à relativiser, car 2.95 %, c’est aussi le taux fixe mini, sur la même durée !

- Très peu de changement au niveau des taux mini, hormis sur la durée de 25 ans : un taux qui démarre à 2.56 % (max 3.56 %) contre 2.62 % en juin (max 3.62 %)

 

  • taux fixe :

- 50 % de nos partenaires bancaires ont baissé leur taux depuis le mois de juin. Un seul a remonté ses taux (en moyenne +45 centimes ; cette hausse reste tout à fait isolée), et pour les autres, pas de changement.

- Les taux mini restent très bas. Il est toujours possible d’emprunter sur 25 ans, avec un taux fixe en-dessous de 3 % !

 

La clientèle de primo-accédants reste courtisée avec des offres spécifiquement intéressantes. Sous conditions, il est parfois possible de trouver un taux fixe sur 20 ans, en-dessous de 2.50 % !

Notons que l’apport est toujours un élément important pour pouvoir emprunter dans de bonnes conditions.

Du fait de ces niveaux de taux très bas, la période est donc tout à fait propice à l’achat immobilier.

 

 


30/07/12 – Les banques centrales vont sauver … le mois d’Aout

  

Si la fin du monde nous est promise pour la fin de l’année, pour l’euro il faudra encore patienter.

Le soutien à la monnaie unique a été appuyé ces derniers jours par les dirigeants politiques européens et la semaine qui vient devrait être marquée par des actions fortes en faveur l’euro.

Mario Draghi, le très germanophile patron italien de la Banque Centrale Européenne a promis pour les prochains jours une intervention qui « croyez-moi suffira ». Pour faire baisser les taux d’intérêts espagnols et italiens, la BCE devrait acheter massivement des dettes de ces pays, ce qui fera baisser la pression sur la zone euro. Dans le même temps, Mario Monti, le 1er Ministre s’envole dans un tour d’Europe pour convaincre les derniers réfractaires, alors qu’Angela, semble avoir donné son aval. Cela va donc bouger dans le bon sens pour soutenir l’Euro, alors que la banque centrale américaine pourrait intervenir pour racheter massivement des obligations sur le marché et que la banque d’Angleterre va émettre du papier. Ces opérations concertées ne vont pas régler définitivement la crise de l’euro mais vont nous permettre de passer un mois d’Aout plus tranquille, c’est déjà ça ?

La Suisse n’est définitivement pas dans le même monde. Le dernier baromètre conjoncturel publié vendredi fait ressortir une augmentation de la confiance dans la croissance de l’économie. Avec des perspectives de stabilité du marché du travail dans les prochains jours, la Suisse affiche une santé remarquable par rapport à ses voisins et au reste du monde. Et cela ne pourra faire que relancer l’intérêt pour la monnaie nationale !

Pour le cours euro/chf, nous n’attendons toujours pas de mouvement significatif. Quand bien même les actions entreprises par les européens devraient enlever de la défiance à l’égard de l’euro. Il y a une telle pression sur le franc suisse qu’il faudra du temps pour voir baisser le cours. Le cap 1,20 est maintenu pour les prochains jours !

C’est les vacances pour notre rubrique change. Je vous donne rendez-vous dès lundi 20 Août pour suivre l’évolution du cours euro/chf. Les collaborateurs de Mon-taux.com restent mobilisés tout l’été pour vous aider à trouver la meilleure solution pour votre crédit immobilier en devise.

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !

 

 

 


23/07/12 – L’été sera chaud

 

 

Si ce n’est pas le cas pour la météo autour de Genève en ce début d’été, cela risque de l’être sur le « front » du cours euro/chf avec une crise européenne qui ne trouve toujours pas d’issue.

Chaud pour l’Espagne où après les banques ce sont les régions qui appellent à l’aide et qui font grimper les taux d’intérêts à des niveaux insoutenables (7,55 % ce matin !). L’Espagne est condamnée à demandé l’aide de l’Europe pour s’en sortir. Elle n’empruntera alors plus sur les marchés mais sera financée directement par des capitaux européens à des taux bien moins élevés. Cela ressemble aux euro bonds, cela à le même effet que les euro bonds, mais ce n’est pas des euro bonds !

La contrepartie, c’est la mise sous tutelle et la mise en place d’un plan d’austérité… mais comme c’est plus ou moins chose faite, il n’existe pas vraiment d’inconvénient à cette option. Mario Monti l’a bien compris, et il ne serait pas surprenant que l’Italie opère de la même manière dans les prochaines semaines. Bien que cela ne soit pas une solution sur le long terme, ce mode opératoire offre une opportunité de sortir de cette crise des dettes souveraine ou certains pays se financent à des taux très élevés pendant que d’autre, comme l’Allemagne, bénéficie de taux négatifs !

Chaud pour la Grèce avant une nouvelle visite de la troïka (3 principaux créanciers publics qui sont le FMI, l’Union européenne et la BCE) et pour obtenir une nouvelle enveloppe de financement. Le problème c’est que la Grèce est en retard dans son plan d’économie et que les aides passées n’ont pas servi à grand-chose sinon reporter le problème. Pour sortir de la crise, il faudra se résoudre à sortir la Grèce de l’Euro…vite.

Cela va risquer d’être chaud aussi pour la BNS, qui, pour soutenir le cours euro/chf devra continuer d’acheter massivement des euros. « Vous reprendrez bien quelques milliards d’Euro ? » L’addition est de plus en plus salée et l’introduction de mesures dissuasives (taxe sur l’achat de francs suisses, taux d’intérêts négatifs…) pourrait se préciser. Toutefois, la période estivale étant traditionnellement un plus calme, nous pourrions ne pas connaitre de grand changement jusqu’à la rentrée .Le cours euro/chf restera donc sur la cours plancher à 1,20 encore quelques semaines.

Chaud aussi pour les frontaliers, mais seulement pour ceux qui sont en vacances dans les pays du Sud ….l’Espagne, l’Italie, la Grèce ! L’été sera chaud.

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.

 

 

 


16/07/2012 – Cours euro/francs suisse à 1,20, ca va durer encore longtemps ?

 

Voilà une question « piège » pour débuter la semaine et je profite des vacances de nos fidèles lecteurs  pour me risquer à l’exercice.  Cette réflexion personnelle n’a aucune prétention sinon qu’une réflexion sur différentes hypothèses qui pourraient influencer le cours euro/francs.

Pourquoi le franc suisse pourrait baisser par rapport à l’euro ?

En septembre 2011, la BNS a volé au secours de l’économie suisse en instaurant le cours plancher au cours euro/franc suisse. La valeur de l’euro est largement dépréciée sur les marchés en raison de l’endettement abyssal des états membres mais surtout face à l’incapacité des dirigeants européens à trouver une issue. La sortie de crise de la zone euro passe par un assainissement des dettes publiques (ce que les pays ont mis en place sous la pression de l’Allemagne), un plan de relance de la croissance (Merci au peuple français qui a fait élire Francois le normal) et plus de construction européenne. Si le volet de l’austérité s’est imposé partout en Europe, le dernier sommet européen aura marqué le lancement du plan de relance mais surtout une progression significative pour l’avenir de l’Europe. Les effets ont été de courtes durées sur les marchés car il faudra du temps pour mettre en place les différents mécanismes, mais, lors du dernier sommet des chefs d’Etat, l’Europe a avancé vers plus d’intégration, plus de solidarité. Il faudra du temps, pas mal de temps même pour affronter les nombreux obstacles qui s’annoncent et  pour que l’Euro retrouve de la crédibilité sur les marchés. Dans cet environnement, il faut compter durablement sur un franc suisse fort par rapport à la monnaie unique.

De l’autre coté de la frontière, la BNS joue les pompiers de service et achètent des milliards d’euro pour tenir le cours plancher à 1,20. Voir remonter le cours plancher à 1,30 ou 1,40 comme le réclame certains industriels, est très improbable car cela coûterait très, très cher. En revanche, des propositions ont fait jours depuis plusieurs semaines pour l’introduction d’une taxe sur l’achat de francs suisses pour les investisseurs étrangers ou la mise en place de taux d’intérêts négatifs. Ces dispositions sont crédibles et elles pourraient voir le jour rapidement si la pression sur le cours devait se faire encore plus forte. Ces mesures dissuasives auraient pour effet de repousser les investisseurs vers d’autres supports et nous pourrions voir baisser le cours du franc suisse par rapport aux autres monnaies dont l’euro. A ce stade, cette hypothèse me semble la plus crédible et pourrait être mise en place avant la fin de l’année.

Le franc suisse peut-il encore monter face à l’euro ?

Oui c’est encore possible. Si les marchés mettent le cours sous pression et que la BNS ne peut plus intervenir, alors le cours pourrait rapidement plonger vers la parité. Cela serait une catastrophe pour l’économie suisse et pour toute la zone frontalière. Ce scénario, s’il est possible, reste très improbable et serait le plus sombre  pour notre région. Mais avant que la BNS ne cède, il existe des « pare-feu » que nous avons vus dans le paragraphe précédent et qui devraient logiquement nous éviter ce scénario.

Comme vous l’aurez compris, des nombreuses incertitudes demeurent, du côté Suisse comme du côté Européen, rendant difficile tout pronostic sur l’évolution du cours euro/chf. A défaut de prévisions solides, chacun profitera des avantages de la situation, achetant sa maison en France voisine, en constituant des réserves grâce à l’augmentation de son pouvoir d’achat, en se payant de belles vacances…. pourvu que ça dure !

Allez tout de bon, comme on dit chez nous.

 

 


10/07/2012 – L’euro à nouveau sous pression

Le répit aura été de courte durée avant que les marchés ne remettent la pression sur la zone euro et la monnaie unique.

Pourquoi ? Tout simplement pour tester les dispositions entérinées lors du dernier sommet qui semblait marquer un tournant significatif dans le règlement de la crise. Oui mais voilà, le marché ne se satisfait pas des belles paroles et souhaite voir comment fonctionne le mécanisme de protection contre les taux de financement élevés.

Ce matin, le taux d’emprunt espagnol passe de nouveau la barrière des 7%, niveau au dessus duquel les états ne peuvent plus faire face. Dans les faits, la principale déception réside dans la non intervention vendredi de la BCE. Alors que Mario Draghi, président de la BCE, était attendu sur une nouvelle baisse des taux, il devait apporter des garanties et son soutien aux pays et aux banques européennes. Il n’en a rien été et l’euro a replongé !

Côté Suisse, c’est la fête ! Roger gagne à Wimbledon, le Tour de France fait étape à Porrentruy et le taux de chômage à Genève passe sous la barre des 5%. Quel contraste ! L’économie Suisse se porte bien, même si elle souffre de la force de sa monnaie et de la faiblesse de l’économie européenne. Le franc suisse n’a donc pas fini d’être recherché et la BNS d’intervenir pour soutenir le cours plancher. Toutefois, si le dernier bulletin conjoncturel du KOF (Centre de recherches conjoncturelles de l’EPF Zurich) est positif, il fait ressortir les nombreuses incertitudes autour de l’évolution de la zone euro et des exportations qui pourraient menacer le rythme de la croissance en Suisse.

Pour le cours euro/chf,  pas de grand changement à attendre. Il restera dans les prochains jours sur le cours plancher à 1,20.

Du soleil, des routes désertées, un cours de change au top, des taux de crédit en baisse ! Il fait toujours bon d’être frontalier et de nombreux genevois l’on bien comprit. Nous ne le dirons jamais assez, profitez de l’augmentation de votre pouvoir d’achat pour faire de l’épargne. La situation peut se retourner tellement rapidement.

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.   

Christophe Chevassus

 

 

 


02/07/12 – Un grand pas pour l’Europe, un petit pas pour le franc suisse

 

Il fallait beaucoup d’optimisme pour croire que ce énième sommet européen débouche sur une avancée majeure et pourtant ils l’ont fait. Dans la douleur et face à une situation de crise aiguë, les dirigeants de l’Europe ont enfin pris les mesures tangibles que les marchés attendaient depuis des mois. Renforcement du contrôle des budgets des états, en contrepartie d’une grande intervention de la BCE et le financement direct des banques sans passer par les états. Réactions immédiates sur les places financières, la monnaie unique repart à la hausse vis-à-vis des principales monnaies étrangères. Le cours euro/chf décolle légèrement du cours plancher pour atteindre 1,2037 que nous n’avions plus atteint depuis  plus d’un mois. Une variation modérée pour la parité euro/chf car il faudra du temps pour que l’euro retrouve la confiance des marchés. Mais la construction européenne a avancé lors de ce sommet. Tout n’est pas réglé, nous connaitrons encore des montants de tension et les efforts à accomplir sont encore très importants, mais l’Europe progresse et cela va renforcer sa monnaie.

En Suisse, le dernier baromètre conjoncturel est encore largement positif laissant penser que la croissance va encore gagner en dynamisme d’ici la fin de l’année.

Pour la semaine à venir, le cours euro/chf pourrait fluctuer à nouveau dans des limites de 1,20 à 1,21. A priori, il ne faut pas attendre de mouvement majeur sur le cours à court terme.

Pour les frontaliers, c’est bientôt les vacances et ceux qui travaillent à Genève vont bientôt pouvoir diminuer leur temps de trajet par 2 voire par 3 !!!  Autre bonne nouvelle, si vous avez en projet l’acquisition d’un bien immobilier, les conditions de taux des crédits immobiliers en devise restent très bien orientées. Prudence, sur les délais, car dans les banques frontalières, c’est aussi les vacances et pour le coup, cela va beaucoup moins vite pour la finalisation des dossiers.

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.

 

 


25/06/12 – Le sommet de la dernière chance ?

 

Pour l’euro, le prochain sommet européen du 28 et 29 Juin est d’une importance capitale. Alors que l’Allemagne impose une austérité sans faille aux pays du Sud, ces derniers sont au bord de la rupture.
Mario Monti a prévenu, s’il revenait les mains vides, il se verrait dans l’obligation de démissionner, laissant place à de nouvelles élections législatives et de nombreuses incertitudes. Angela est prête à faire des concessions qu’en contrepartie de pouvoir maitriser les budgets des états et éviter de nouvelles dérives (augmentation du nombre de fonctionnaires, réduction de l’âge de la retraite) : plus d’intégration européenne pour plus de solidarité !

La partie va être très serrée. En attendant, la chancelière allemande se rend à Paris mercredi pour expliquer au président normal, qui a déjà dû remballer son projet d’euro obligations, qu’il n’avait pas les moyens de faire le malin et qu’il devra se plier au risque de voir l’Europe se disloquer.
Pendant que l’Europe s’enfonce semaine après semaine, la Suisse continue d’afficher une insolente bonne santé. Le dernier baromètre conjoncturel reste positif pour l’activité économique en suisse malgré le franc fort. Pour Genève, Daniel Loeffler, responsable de la promotion économique, reste également optimiste pour les prochains jours, même si la force du franc commence à être pesante pour les multinationales implantées dans le canton. De son côté, la BNS a réaffirmé encore ce week-end sa volonté de maintenir le cours plancher à 1,20.
Sur le marché des changes, la semaine devrait être assez nerveuse dans l’attente des résultats du sommet européen. Pour les prochains jours, le cours euro/chf devrait rester sur la limite à 1,20. Nous pourrions constater un changement la semaine prochaine selon les résultats du sommet européen.
Pour les frontaliers vaudois,  ainsi les frontaliers genevois disposant de revenu en France, l’état est à la recherche de 7 à 10 milliards d’€uros et il est probable qu’il compte sur vous. Au programme des réjouissances fiscales dans les prochaines semaines, introduction d’une tranche d’imposition à 45% pour ceux qui perçoivent plus de 150 000 euros et 75% pour les revenus supérieurs à 1 Million d’€uros.(Et il parait que Noah, une des personnalités préférées des français, le Noah qui s’est planqué en Suisse pendant sa carrière pour éviter les impôts, trouve ça très bien….pour les autres ! ).
Autre disposition sympathique, les exonérations de droits sur les donations et successions passerait d’un seuil de 159’000 euros à 100’000 euros et le délai serait reporté à 15 ans contre 10 ans actuellement.
Heureusement, les footballeurs français se sont montrés à la hauteur de l’événement, tant sur le terrain qu’en dehors, normal quoi ! Pendant ce tant, l’Allemagne du foot donne une leçon au pays du sud. Après la Grèce la semaine passée, c’est l’Italie qui se profile pour une nouvelle correction avant de retrouver l’Espagne ou le Portugal en finale. La semaine sera cruciale pour l’Euro et pas que sur les terrains de football.

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.

 


18/06/12 – Bouffée d’air après un week-end d’élections

Il y avait pas mal d’enjeux dans le résultat des élections de dimanche en Grèce. Au-delà du vote pour une majorité parlementaire, les grecques votaient pour ou contre une sortie de la zone €uro. Une majorité s’est dessinée pour le maintien de l’€uro avec tous les efforts induits. C’est à court terme une bonne nouvelle pour l’Europe et sa monnaie, mais sur le long terme on peut s’interroger sur la capacité de la Grèce de se sortir de cette situation délicate. Les capitaux continuent de fuir le pays (500 millions à 1 milliard par jour !), les recettes fiscales ont chuté en Mai sur 1 an de 10% et la demande intérieure a reculé de 22% depuis la cure d’austérité imposée par Bruxelles. Un vote en faveur de la sortie de la zone €uro aurait créé une zone de très forte turbulence autour de l’€uro. Nous l’avons évité pour le moment mais c’est probablement reculé pour mieux sauter.

Pas de remontée significative de l’euro par rapport aux francs suisses. La Suisse s’en sort toujours mieux que la zone euro. Les prévisions du secrétariat à l’économie (SECO) laissent entrevoir de bonnes perspectives pour l’économie Suisse et ce malgré un franc fort. L’activité est toujours portée par la consommation intérieure, qui reste dynamique avec une absence d’inflation et des taux d’intérêts bas, mais surtout grâce à ses exportations. Deux secteurs boostent les exportations à savoir l’horlogerie et les pharmaceutiques, pour les autres secteurs d’activité, cela devient beaucoup plus compliqué ! A noter que l’horlogerie et la pharma représentent plus de la moitié des exportations de la Suisse.

Pas de mouvement significatif sur le cours euro/chf, qui reste sur la ligne des 1,20. Il faudra surveiller l’attitude des autorités fédérales qui pourraient introduire dans les prochains mois une taxe sur le franc suisse pour les investisseurs étrangers. Cela pourrait faire baisser l’intérêt du franc, donc baisser le cours…..à suivre. En l’absence décision du conseiller fédéral, nous resterons sur le cours plancher à 1,20. Si vous avez ou allez contracter un prêt en franc suisse pour financer votre futur logement, nous continuons de recommander d’opter pour la couverture du risque de change.

En France voisine, on a voté ce week-end pour les élections législatives. Alors que le pays est dans une situation économique très difficile, les Français ont choisi de voir la vie en rose en donnant les clés du pays au PS pour les 5 prochaines années. François le normal a maintenant les coudées franches et je peux dès à présent vous annoncer que cela va taper fort au niveau des impôts. Notre président normal a transmis aux partenaires européens son projet de relance de la croissance : cool ! 120 milliards de dépenses publiques alors que nous n’avons pas le 1er€uro en poche. Une idée géniale ! Faire des dettes pour rembourser ses dettes… Angela risque de ne pas trop apprécier, elle qui parlait de voix vers la médiocrité quand François le normal la trompe avec Mario Monti. En tout cas, elle pourra toujours emprunter la technique de feu de la compagne du président normal,   Twitterwieler. En un Twitt, elle a fait tomber son ex.

A Genève, c’était aussi week-end d’élections où toutes les initiatives ont été battues en brèche. Sans trop de surprise, c’est Pierre Maudet qui siégera au conseil d’Etat, le candidat Stauffer arrive en 3ème position : une bouffée d’air …pour les frontaliers.


11/06/12 – Un peu de détente, mais pas pour longtemps

 

La pression sur l’euro s’est légèrement détendue ce matin après l’annonce ce week-end d’un plan d’aide de 100 milliards de l’Union Européenne en faveur de l’Espagne pour sauver son système bancaire. Cela permet de rassurer les marchés quelques jours avant les élections grecques dont les résultats vont probablement ramener pas mal de trouble autour de la monnaie unique.

Mais au-delà de l’aide financière apportée aux banques espagnoles, on aperçoit les premiers signes d’une avancée vers une sortie de crise (je reste très prudent sur le sujet, mais j’ai résolument envie d’être optimiste ce matin !).  1er signe positif : pour une fois les européens n’ont pas attendu que la situation soit trop dégradée pour intervenir et ils sont intervenus de manière importante.

Au passage, le señor Rajoy a bien joué le coup, en ne demandant rien, il a reçu de l’aide mais sans la contre partie de nouvelles mesures d’austérité.

2ème signe positif et celui qui donne le plus d’espoir : un  projet d’union budgétaire  au niveau européen, avec à terme un « ministre de finances de l’Europe ». Les dirigeants de la Commission européenne, de l’Union européenne, de l’Euro groupe et de la Banque centrale européenne plancheraient sur un plan pour unifier les politiques budgétaires afin de sauver l’euro. Tout déficit serait soumis à autorisation et financé par des euro-obligations. La sortie de crise passera par plus de construction européenne, c’est sûr !

Pendant que les européens progressent, lentement mais surement, la Suisse continue de montrer des signes de bonne santé avec la semaine dernière la publication des chiffres du chômage, à 3% pour le pays, mais en légère baisse par rapport au mois précédent. Le « mauvais »  élève genevois est stable à 5,2% de la population.  De quoi rester optimiste, même si le départ de Merck-Serono  n’est pas dans les chiffres et les travailleurs frontaliers non plus….

Le cours euro/chf fluctue à nouveau ce matin, dans des proportions limitées, mais cela pourrait ressembler aux premiers signes d’une amélioration (je vous avais prévenu, j’ai décidé d’être très positif ce matin). Il ne faut pas attendre de mouvement important, mais peut-être un sensible décollement du cours plancher.

Pour les frontaliers, c’était week-end d’élections législatives, vu la météo et les taux d’abstention, cela n’a pas motivé grand monde !  Aucune surprise : si au niveau national la gauche se dirige vers une majorité, en zone frontalière autour de Genève, c’est clairement une vague UMP. Pas vraiment de changement à attendre au niveau local.

Et en plus il parait que c’est bientôt l’été…

 

Allez tout de bon, comme on dit chez nous.

 

 


04/06/12 – Sale temps sur les marchés !

 

Posted by Christophe

Ce matin, il  n’y a pas que la météo qui est en berne, les places financières  sont aussi au plus bas et dans ces conditions le Franc Suisse est plus que jamais une monnaie très recherchée. Bloquer le cours de change euro/chf à 1.20 va coûter de plus en plus cher à la BNS. Cette politique a été contestée ce week-end par  l’ancien patron d’UBS, Oswald Grübel, qui suggère des mesures sur les taux d’intérêts, des dispositions et autres mesures techniques, plutôt que de fixer le franc à l’euro. Pourquoi pas, mais  en attendant, les banques suisses annoncent des résultats en baisse, évoquant évidemment la crise mais également la force de la monnaie…
Après la pluie le beau temps. Le problème en ce moment c’est que l’on demande où il est bien passé le beau temps.

Aux Etats-Unis, la reprise est la plus molle depuis la crise de 29, et Barack vient d’enregistrer une nouvelle  hausse du chômage. Il n’a pas trouvé la solution mais le responsable : l’Europe et son incapacité à sortir de la crise. Barack please help us !

Du côté des dirigeants politiques, c’est silence radio pour trouver une solution. Angela boude dans son coin car elle refuse toujours les eurobonds, François le normal et ses ministres sont en train de réaliser qu’ils n’ont pas décroché le job du siècle et le père Rajoy prèche la sérénité pour  redonner de l’espoir…. Cela me rappelle l’histoire du gars qui saute sans parachute du dixième étage d’un immeuble et qui dit à chaque étage  « jusque là ça va ! »

L’inaction des dirigeants européens, a irrité le patron de la BCE, Mario Graghi, qui pose la bonne question « Qu’est-ce que l’on veut faire de l’Euro et de l’Europe ? ». La sortie de crise passera forcément par plus de constructions européennes.

Pour revenir sur le taux de change, nous resterons encore cette semaine sur le cours plancher. Mais il faut rester vigilant à d’éventuelles mesures qui pourraient avoir une incidence sur le cours rapidement.

Dans notre zone frontalière française,  les élections  législatives approchent à grand pas et j’ai le sentiment que les frontaliers ne pèsent pas lourd. Avez-vous entendu beaucoup de candidats qui parlent de la fin de l’assurance maladie privée en 2014 et surtout où iront se faire soigner les frontaliers ?  J’ai probablement dû rater un truc.

N’ayant pas trouvé d’information à même à vous redonner le sourire, je vous propose  un sketch des inconnus sur la bourse. Assez drôle de revoir cela en 2012, surtout la fin….. (Regardez bien le drapeau)

 

 

 

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !

 


29/05/12 – L’europe joue avec le feu

 

 

Après la Grèce, le Portugal et l’Irlande, voici l’Espagne qui se trouve au bord du gouffre. Rien ne va plus en Espagne, le système bancaire est à l’agonie, plombé par une crise immobilière sans précédent et une économie atone. Alors qu’il emprunte  à 7%, l’état espagnol n’a plus les moyens de renflouer ses banques. Pendant ce temps là, personne ne réagit au niveau européen, pas de sommet en vue, mais pas de crise pour la France qui s’apprête à remettre en place la retraite à 60 ans ! Si rien n’est fait rapidement au niveau européen, la feuille de route est toute tracée, après l’Espagne, c’est l’Italie puis la France… Les dirigeants européens doivent arrêter de colmater les brèches à posteriori, mais mettre en place une solution de fonds pour régler une fois pour toute le problème des dettes publiques.  Le système de financement est devenu absurde : la BCE prête aux banques qui achètent des emprunts d’états lesquels états renflouent les banques ! Il faut une intervention massive et directe de la BCE pour sécuriser l’ensemble.
Côté Suisse, on cherche de nouvelles mesures pour dissuader les investisseurs d’investir dans le franc suisse. Thomas Jordan, le nouveau patron de la BNS a fait part de la création d’un groupe de travail sur le sujet, mais pour le moment aucune information sur les dispositions envisagées. Il a toutefois réaffirmé la position ferme de la BNS de soutenir le cours à 1.20. Insuffisant selon le patron du Groupe Swatch qui estime qu’il faudrait remonter le cours euro/chf vers 1.30/1.35 pour soulager les entreprises qui souffrent énormément de la situation du franc fort.  
Pour la semaine à venir nous maintenons la tendance d’un cours euro/chf sur la limite des 1.20. Toutefois, l’instauration de mesures dissuasives pourrait faire remonter le cours rapidement.
Pour les frontaliers, et particulièrement ceux qui construisent ou achètent sur plan, vu les nombreuses incertitudes qui pèsent nous recommandons de faire bloquer le taux de change par une couverture de change à terme. Pour ne pas jouer avec le feu !

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous !


22/05/12 – La BNS sous pression

La partie engagée par la BNS pour soutenir la monnaie nationale est en train de se durcir. Et cela  risque de couter très cher ! Rappelons qu’en fixant un niveau  plancher au cours euro/chf, la Banque Nationale Suisse a voulu protéger l’économie du pays et s’est engagée à vendre des francs suisses pour acheter des euros au cours minimum de 1,20. Sous l’effet de surprise et en laissant vivre des rumeurs de remontée du cours plancher, cette politique avait été plutôt bien gérée pendant les 4 derniers mois de 2011 avec un cours euro/chf qui flirtait avec les 1,25. Mais les fortes inquiétudes qui pèsent sur la zone euro ont rapidement ramené les investisseurs à délaisser la monnaie unique au profit du franc suisse, obligeant la BNS à intervenir massivement.  L’impasse dans laquelle se trouve la Grèce, l’agonie de l’Espagne et les élections en France ont renforcé les inquiétudes ces dernières semaines. Dans ces conditions, la crainte de passer sous la barre des 1,20 se fait de plus en plus pressante, ce qui pourrait nous amener rapidement vers un cours à 1,15 voire 1,10.

Dans ce contexte, la nouvelle amélioration de l’indice du climat de la consommation des ménages en Suisse publié ce matin par le SECO (Secrétariat à l’économie), ne fait que renforcer l’orientation des investisseurs. L’embellie s’explique essentiellement par des perspectives plus optimistes des ménages quant à l’évolution du chômage et à l’évolution de l’économie dans les 12 prochains mois.

En Europe, le sommet du 23 Mai devrait s’inscrire sous le signe de la croissance et du compromis. L’axe franco-allemande qui avait conduit les précédentes discussions n’est plus qu’un souvenir. Le président français ayant trouvé du soutien auprès des membres du G8 ce week-end, la pauvre Angela se retrouve quelque peu isolée. Mauvais week-end pour la chancelière qui a pu aussi assister à la défaite du Bayern Munich  sur ses  terres ! Décidément quand rien ne va……. Bon nombre de dirigeants européens du sud essentiellement (tiens, tiens), se rapprochent de la position de François le  Français dans sa quête de la croissance. Sauf que si tout le monde est d’accord sur le sujet, personne n’apporte réellement des solutions et qu’en Europe le seul pays qui dispose encore de moyens reste l’Allemagne ! Il faudra donc trouver un compromis entre croissance et rigueur, à défaut de reconstituer l’axe franco-allemand. C’est indispensable pour ramener un peu de calme sur les marchés faute de quoi nous risquons de rentrer dans une forte zone de turbulence.

Pour les prochains jours, et si la BNS tient le coup, le cours euro/chf devrait rester coller sur la limite à 1,20.  Mais attention, nous pourrions passer sous le cours plancher dans les prochains jours….

Allez tout de bon, comme on dit chez nous !

 


14/05/12 – Un petit rien …

 

Quand on regarde l’état de l’Europe et sa monnaie, pas besoin de compétences spécifiques pour constater que la situation  est très, très dégradée. Un petit rien pourrait faire basculer les choses, un petit rien qui peut tout changer, un petit rien pour continuer l’aventure de la construction européenne et basculer vers son démantèlement.  Et ce petit rien, nous l’avons peut-être vécu ce week-end  avec la lourde défaite électorale du parti d’Angela Merckel lors des élections dans la région la plus peuplée d’Allemagne, et alors même que la CDU a mené campagne sur le thème de la rigueur budgétaire. Pour autant les allemands n’ont pas fondamentalement changé de position, mais ils recherchent eux aussi un peu d’espoir dans  cette Europe où l’austérité a été érigée comme maître-mot de cette sortie de crise. Le peuple allemand veut aussi entendre parler de croissance ! Voilà qui pourrait faire le bonheur du nouveau président français, François Le Normal. Sauf que si le bon François entend relancer la croissance par des dépenses publiques, outre-rhin, on n’est pas prêt de sponsoriser ses petits camarades du Sud et on fait plutôt rimer croissance avec plus de réformes et de libéralisme. Pas grand-chose à attendre de la 1ère rencontre Hollande-Merckel mardi, il faudra du temps mais le contexte pour engager des discussions est un petit peu plus favorable pour le président français.

Autre sujet d’inquiétude, la Grèce qui n’a plus de gouvernement ni de majorité. Celle-ci est dans le mur et sa sortie de l’Euro sera une libération, pour les autres pays de la zone €uro. La réunion des ministres des finances de la zone €uro pourrait donner le ton sur le versement des prochaines aides sans lesquelles le pays sera déclaré en faillite. En attendant, cela crée de nombreuses incertitudes qui pèsent sur la monnaie européenne.

L’euro a baissé face aux autres principales monnaies et la BNS n’en finit pas d’intervenir pour maintenir la parité euro/chf  à 1,20. Mais cela coûte cher, très cher et on voit mal comment la pression pourrait se relâcher, quand bien même les experts du FMI estiment le franc suisse surévalué. Nous resterons encore cette semaine collés sur le taux plancher mais le risque d’une cassure vers 1,15 voir un 1,10 semble grandir de semaines en semaines.

Dans l’environnement actuel, nous continuons d’encourager les frontaliers à profiter de l’augmentation de leur pouvoir d’achat pour faire de l’épargne en prévision de jours moins favorables ou de l’acquisition d’un bien immobilier. L’apport personnel est maintenant devenu la clé à l’obtention et  de la négociation des meilleures conditions de financement pour les prêts en devise.

Un petit rien qui permet de concrétiser son rêve d’accession à la propriété.

 

Allez tout de bon, comme on dit chez nous.

 


11/05/12 – Taux des crédits immobilier en Franc Suisse généralement à la baisse, le printemps immobilier est là !

 

Les taux des crédits immobiliers en francs suisses restent généralement bas pour ce printemps. A souligner, un recul très significatif pour le taux fixe mini 15 ans : -0.20  points par rapport au mois d’avril 2012; le meilleur taux fixe 15 ans s’établit donc à 2.40 % actuellement !

Et même si en ce mois de mai 2012, la moyenne des taux fixes enregistre une hausse , celle-ci est  très légère : +0.03 en moyenne.

Voici quelques points de détails :

- Comme indiqué plus haut, il est envisageable de trouver  aujourd’hui un taux fixe 15 ans à 2.40 %, et il est également possible de trouver un taux fixe 20 ans à 2.70 % (contre 2.80 % en avril 2012).

- Les taux capé +1 sont également à la baisse : la plus forte baisse est enregistrée sur le taux mini capé + 1 25 ans, qui recule 0.12 points. Le taux de départ s’établit donc à 2.70 %.

- La plus forte hausse, mais toute relative : + 5 centimes pour le taux fixe 25 ans. Le taux moyen s’établit à 3.44 % et le taux mini à 3.10 % (contre respectivement 3.39 % et 3.05 % le mois dernier).

 


Les banques poursuivent leur opération séduction en proposant des taux très attractifs, surtout sur les durées de 15 et 20 ans .Le but étant de dynamiser l’activité crédits immobiliers qui reste un axe phare des établissements bancaires.

Et l’attentisme qui semblait être observé,  par les futurs propriétaires, pendant la période préélectorale,  semble se résorber depuis quelques jours.

Le printemps immobilier serait-il enfin installé ?

 

 

N’hésitez pas à faire appel à Mon-taux.com pour les trouver, et ainsi gagner du temps, et de l’argent !

 

 


07/05/2012 – Et maintenant ?

 

Qu’est-ce qui nous attend dans les prochaines semaines ?  C’est la question qui arrive après les élections en France et en Grèce.

Beaucoup d’incertitudes qu’il faudra rapidement lever sous peine de voir exploser la zone euro. En France c’est fait, François 2 ou François dit Le Normal est élu à la tête du pays et les premières mesures symboliques sont….. des dépenses. Cela tombe bien on ne savait pas quoi faire des « excédents budgétaires » (vieux  français qui signifiait avoir un budget positif, n’existe plus en France depuis 40 ans mais encore largement répandu en Suisse). Il va falloir tout de même qu’il soit drôlement fort le François pour aller expliquer aux allemands qu’il faut mettre en place un plan de relance sans réduction des dépenses publiques, sans réforme, sans austérité. Le risque qui en découle est une fragilisation du modèle européen avec une Europe à 2 vitesses. Autre fait important, peut-être encore plus que l’élection de François Hollande, c’est le résultat des élections en Grèce où les partis modérés au pouvoir ont perdu la main au profit des partis extrêmes. C’est tout le plan de sauvetage monté par les européens qui vacille et la monnaie unique par la même.

Malgré le traumatisme Merck-Serono, les dernières informations conjoncturelles sont positives en Suisse et la situation des affaires dans les entreprises se sont stabilisées. Les entreprises suisses s’attendent à une légère relance de la demande dans les mois à venir. Dans ces conditions, il faudra une BNS super forte pour maintenir le cap des 1,20.

Pour en revenir à notre cours euro/chf, pas grand-chose à en attendre cette semaine. Nous resterons collés sur le taux planché. Peu d’espoir de voir rebondir la monnaie unique. Mais il demeure une grande question : combien de temps la BNS pourra-t-elle tenir ?

Allez tout de bon, comme on dit chez nous.

 


30/04/12 – Ca va commencer à être moins drôle

 

Ca va commencer à être moins drôle : A retrouver chaque semaine le cours euro/chf qui se colle de plus en plus sur le plancher à 1,20, effectivement cela laisse de moins en moins de surprise.

Mais il faudra que la BNS se montre très forte dans les prochaines semaines car la situation en Europe risque à nouveau de se dégrader et par la même le cours de sa monnaie. La situation de l’Espagne est très grave et il faudra obligatoirement une intervention européenne.  L’Espagne, n’est pas la Grèce, ni l’Irlande, ni le Portugal, c’est beaucoup plus gros. Compte tenu de la situation des banques espagnoles, des régions qui refusent de faire des efforts et un taux de chômage qui a passé les 25%, il n’y a qu’une solution : effacer 25% de la dette espagnole. Si les européens ne le font pas rapidement, ce sera 50% de la dette qu’il faudra abandonner dans 1 an et une contamination de l’Italie et de la France !

Le plan de relance d’Angela, qui se prépare à accueillir François 2, ne pourra pas y faire grand-chose. Vous aurez compris que dans ces conditions, l’euro n’est pas prêt de reprendre du terrain face au franc suisse.

Pour la semaine prochaine, nous tablons sur le même rythme que les semaines précédentes avec une fluctuation entre 1.20 et 1.2050….On prend des risques ?

Au niveau local, la situation du franc fort, on commence à se rendre compte que cela pourrait devenir très ennuyeux. C’est bien pour les résidents suisses qui peuvent accéder à la propriété ou remplir leurs frigos à bon compte, c’est top pour les frontaliers dont le pouvoir d’achat à augmenter de plus de 15% en 2 ans qui partent en vacances plus loin, plus haut, plus souvent !

Sauf que Genève et sa région ont vécu la semaine passée un lourd séisme, qui, s’il n’a rien à voir directement avec le cours de change, a marqué les esprits: la fermeture du site genevois de Merck-Serono.

Il s’agit d’un choc pour une région qui était jusqu’à présent relativement épargnée et qui à son tour est frappée en son cœur par la crise. Un choc au-delà de la suppression de 1250 postes de travail, qui nous fait prendre conscience  que cela n’arrive pas qu’aux autres et qu’aujourd’hui avec un change à ce niveau, il est plus difficile de trouver du travail. Malgré tout, l’économie Suisse et Genevoise restent solides et je ne doute pas que les locaux de Sécheron trouvent rapidement de nouveaux locataires.


27/04/12 – Retrait du 2ème et 3ème pilier A : taxation à 6,75% pour l’achat de la résidence principale

Après de longues semaines d’attente, nous voici ainsi fixés sur la taxation du capital de prévoyance du 2ème  pilier et du 3ème pilier A dans le cadre du financement de la résidence principale. La circulaire ministérielle prévoit le droit à une taxation forfaitaire de 6,75% du capital, au même titre que lors du départ en retraite.

Il s’agit d’un soulagement pour tous ceux qui avaient rapatrié leurs avoirs de prévoyance depuis le 1er Janvier 2011 et qui restaient sous le coup d’une taxation pouvant aller jusqu’à 40%. Cette bonne nouvelle est à mettre au crédit du groupement transfrontalier qui mène les discussions depuis de longs mois.

D’un point de vue pratique, nous rappelons que le rapatriement des avoirs de prévoyance fait l’objet d’une imposition à la source au moment de la sortie des fonds. Pour récupérer l’impôt prélevé en Suisse, il faudra pouvoir justifier de s’être acquitté de l’impôt en France. Sachant que la déclaration à l’administration fiscale française doit être réalisée  l’année suivant le retrait  (ceux qui ont retiré leur pilier en 2011 doivent le déclarer en Mai 2012) pour une taxation en septembre, le délai pour récupérer l’impôt à la source  est de 12 à 18 mois !

Une bonne nouvelle pour tous ceux qui envisagent de devenir propriétaire dans les prochaines semaines.


23/04/12 – Zone de turbulence en vue ?

 

Posted by Christophe

Après plusieurs semaines de stabilité et une lente convergence vers 1,20, le cours euro/chf pourrait-il se décoller du cours plancher ?  C’est possible, est la direction reste incertaine. Comme depuis de long mois, l’évolution future du cours dépend de 2 paramètres : l’évolution de la crise de la dette et l’action de la BNS.

Côté euro, l’élection présidentielle française pourrait jouer un rôle majeur dans la gestion de la crise. L’élection de Hollande inquiète à travers sa volonté de renégociation des traités  mais surtout parce qu’il mettrait un terme au couple MERCKOZY qui a piloté le plan de sauvetage de la zone €uro. Coté Suisse, si pouvoirs politiques et économiques sont favorables à une baisse de la monnaie, il faudra voir comment le nouveau patron de la BNS va gérer la situation.

Au risque de nous répéter, la gestion du taux plancher pendant les 6 derniers mois a été remarquable. Nous devrions bientôt savoir comment le capitaine pourra tenir le cap lorsque les mouvements seront plus importants. Si le cours devait passer sous les 1,20, il faut s’attendre a une envolée du franc en direction de 1,15. Mais nous n’en sommes pas là !

Alors pour la semaine à venir, nous restons sur notre ligne de conduite à savoir 1,20 jusqu’à 1,21. « La terre » pourrait trembler après le deuxième tour. 

Le résultat des élections présidentielles montre bien que la région est dé corrélée du reste du pays. Les résultats du 1er tour, la victoire de Francois Hollande et l’importance des votes pour les extrêmes sont les reflets d’un pays qui souffre, un pays en crise, un pays qui cherche du changement. Si vous examinez les résultats des agglomérations proches  de Genève, vous trouverez des positions bien différentes avec un président très soutenu, des extrêmes neutralisées et un modem en bonne position. Pas de volonté de changement, au contraire pourvu que cela dure !

Allez, tout de bon comme on dit chez nous !  


23/04/12 – SPECIAL IMPÔTS FRONTALIERS

 

Nous avons déménagé sur France en Mars 2012. Comment devons-nous déclarer nos revenus, sachant que nous sommes maintenant imposés à la source ?


 
Une personne qui s’installe en France en cours d’année doit déposer une déclaration de revenus au mois de mai de l’année suivante. Dans le cas présent, il n’y a pas lieu de faire une déclaration cette année, ce sera pour. 2013.
Lors de l’établissement de la déclaration, il faut mentionner la date de son installation dans la rubrique “autres renseignements” en bas de la page 4. Les revenus perçus avant cette date sont taxés en Suisse. Comme vous n’avez reçu de votre employeur qu’un seul certificat de salaire pour l’année écoulée, vous devrez faire un calcul au prorata du nombre de mois passés de chaque côté de la frontière. Le versement d’un bonus significatif impose de retraiter la répartition du revenu en fonction de sa date de versement.
Pour être complet, vous pouvez vous télécharger les formulaires 2042 et 2047 sur le site impot.gouv.fr. Il faudra patienter encore l’année suivante pour pouvoir effectuer sa déclaration en ligne. Si vous avez conservé des comptes ou des contrats d’assurance vie en Suisse, il conviendra également de les mentionner.
Nos conseillers sont à votre écoute pour toute information sur le sujet.

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Source Mon-taux.com : les informations diffusées dans cet article sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par Mon-taux.com.

Les informations n’ont qu’un caractère indicatif et ne constituent en aucune manière une incitation fiscale. Mon-taux.com ne pourra être tenu responsable des erreurs, échéances ou omissions qui ne peuvent être exclus ainsi que des conséquences des opérations ou transactions effectuées sur la base de ces informations. Le lecteur demeure seul responsable de l’interprétation et de l’utilisation des informations mises à sa disposition.

 


18/04/12 – SPECIAL IMPÔTS FRONTALIERS

 

 Peut-on déclarer et déduire ses intérêts d’emprunt, même s’il s’agit d’un crédit en devise ? (suite)

Nous avons vu hier que pour la résidence principale, pour les emprunts contractés à compter du 1er Janvier 2011, il n’est plus possible de bénéficier du crédit d’impôt mis en place par le président Sarkozy au lendemain de son élection en 2007.

Pour les investissements locatifs en revanche, les intérêts des crédits ayant servi à financer ou rénover le logement peuvent venir en déduction des revenus locatifs.  Pour cela, il faut ne pas avoir opté pour l’option Micro-foncier dans le cadre d’un logement loué nu ou pour le statut micro-entreprise pour les logements meublés (sous réserve que le montant des loyers n’excède pas 32’000 €uros). Ces deux derniers statuts, permettent d’obtenir un abattement forfaitaire, simplifiant les modalités de déclaration. Ils sont recommandés lorsque les charges sont réduites et inférieures aux montants des abattements (30% pour la location nue, 50% pour la location meublée). Si le financement a été réalisé en franc suisse, alors vous devrez appliquer aux intérêts le même taux de change que pour la déclaration de votre salaire, soit 0,81€ pour 1 franc.

Le traitement fiscal des revenus fonciers et du statut LMNP pourra être complété par des explications détaillées de nos conseillers.

 

 

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17/04/12 – SPECIAL IMPÔTS FRONTALIERS

 

 Peut-on encore déduire des impôts  les intérêts d’emprunt ?  Même s’il s’agit d’un crédit obtenu en Franc Suisse ?

Le traitement fiscal des intérêts d’emprunt sera différent selon la destination de l’objet du financement.  Il faut considérer d’une part le cas de la résidence principale et d’autre part le logement locatif, sur lequel nous reviendrons demain. A noter que la monnaie de référence du crédit, n’a aucune incidence sur son traitement fiscal. 

 

Si votre crédit immobilier est exprimé en Franc Suisse, il conviendra d’appliquer un cours de change de 0,81 €uros pour 1 Franc, comme pour les déclarations de revenus.Concernant la résidence principale, il faut parler de crédit d’impôt (l’état vous doit de l’argent) plutôt que réduction d’impôt (si vous ne payez pas d’impôt en France vous ne pourrez rien déduire), ce qui est plus favorable aux frontaliers. 
Ce crédit d’impôt concerne les personnes qui ont souscrit un ou plusieurs prêts pour acquérir ou faire construire leur résidence principale entre le 6 mai 2007 et le 31 décembre 2010. Cet avantage a été supprimé à compter du 1/01/2011 dans le cas du rabot des niches fiscales.
Toutefois, vont pouvoir bénéficier pour la première fois de ce dispositif, les personnes qui ont acheté en VEFA un bien immobilier en France au titre de la résidence principale, à l’aide d’un financement dont l’offre de prêt immobilier a été émise avant le 01/01/2011 et à condition que la date d’achèvement des travaux soit intervenue avant le 30.09.2011. Ça marche aussi pour les non-résidents qui sont devenus résidents français sous réserve que les critères ci-dessus soient respectés (rescrit du 30.03.2010). Enfin, pour bénéficier de cet avantage il faut que la banque qui a consenti le crédit soit une banque domiciliée dans l’Union Européenne.
Avantage fiscal pouvant être cumulé avec le statut de quasi-résident qui permet de déduire les intérêts d’emprunt du logement familial !

 

 

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16/04/12 – SPECIAL IMPÔTS FRONTALIERS

 

    Je suis Frontalier(ère) sur Genève et mon (ma) conjoint(e)  travaille sur France.

Je peux déduire mes primes « 3ème pilier A » de mon revenu imposable dans la limite de  Fr. 6’682.- en 2011 pour une personne affiliée à un 2ème pilier. Existe-t-il en France un contrat d’assurance-vie permettant de réduire la fiscalité sur le revenu en France ?

 

L’équivalent du 3ème pilier A se nomme en France le PERP.

Il concerne une personne salariée en France tout comme les frontaliers du canton de Vaud.

Ce contrat d’assurance vie « retraite » permet de déduire les primes versées dans la limite de 10% du revenu imposable plafonné à 8 PASS soit 28 281 € actuellement (ou 3 533€ maximum pour les personnes sans ou à faibles revenus). Le capital du PERP acquis à terme (l’âge légal de la retraite) vous permettra d’obtenir des revenus complémentaires sous la forme de rentes viagères. Les sommes versées sur ce contrat d’assurance peuvent être investies au choix sur un  fonds Euro sécuritaire ou, si vous acceptez une prise de risque sur le capital, sur des fonds plus dynamiques. Vous gardez la main à tout moment, pour modifier cette clé de répartition.

Les versements sur les PERP sont libres, donc aucune obligation de versements systématiques comme pour le 3ème pilier A.

N’hésitez-pas à nous consulter en cas de besoin ! 

 

 

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16/04/12 – Le change toujours au plancher

 

La semaine passée a vu le cours euro/chf se dégager très légèrement du taux plancher, mais sans grande conviction.

Alors que nous avions commencé la semaine à 1,2003 nous avons connu un taux plus haut à 1,208 pour terminer la semaine à 1,202.

Pas de grand mouvement donc, et un match engagé entre la BNS et le marché pour rester au dessus du cours plancher. Une BNS qui n’est pas aidé par une économie suisse qui s’en sort mieux que les principaux pays européens et qui conforte sa force.

Si l’Espagne et l’Italie sont les prochains grands pays menacés, la France est au cœur des observations des investisseurs. Après une campagne électorale sans relief et déprimante, des candidats complètement déconnectés de la réalité, la France va être chahutée par les marchés. Et si les candidats à la présidentielle ont tous dénoncé les marchés, il ne faut pas oublier que ce sont eux qui financent le train de vie du pays depuis 1974…

 

Pour la semaine, nous estimons que nous resterons dans la même perspective avec un cours qui restera proche de 1,20 et un maximum à 1,21.

 

Le taux de change à ce niveau reste un grand avantage pour le pouvoir d’achat des frontaliers mais aussi pour les genevois qui cherchent à accéder à la propriété en France voisine. Les conditions d’achat pour un logement en zone frontalière demeurent très favorables avec un taux de change bas et des taux de crédit très intéressants. Les prix devront être examinés avec attention, car la demande est forte et l’offre limité, notamment pour les logements existants.

 


13/04/12 – SPECIAL IMPÔTS FRONTALIERS

Nous nous sommes mariés en Mai 2011, je travaille à Genève depuis le mois de Septembre 2011 et mon épouse sur France.

Doit-on faire plusieurs déclarations d’impôts, comment déclarer mes revenus en Franc Suisse ?


 Les personnes qui se sont mariées ou pacsées en 2011 doivent désormais faire une déclaration d’impôt commune.

Chaque époux ou partenaire peut néanmoins demander une imposition séparée (revenus globalisés mais avec possibilité de paiement personnalisé), que pour les revenus 2011.

 

Concernant votre salaire perçu en Suisse, sa contre valeur en €uro devra être reportée sur votre déclaration habituelle (Imprimé fiscal 2042). Pour déterminer la somme à reporter, vous devez remplir une « Déclaration de revenus encaissés à l’étranger » (imprimé fiscal 2047) et son annexe pour les salaires suisses.

 

1ère  étape : Remplir l’annexe à l’imprimé fiscal 2047. C’est finalement assez simple. Il faut vous munir du certificat de salaire remis par votre employeur suisse et il suffit de reporter les montants. Pour 2012, le cours de change reconnu par l’administration fiscale pour les revenus 2011 est 0,81 €uros pour 1 Franc Suisse. Vous pourrez également déduire les primes versées pour votre assurance maladie dans la limite de 2343 €uros, enfants compris. Une fois les calculs réalisés, vous obtenez la somme en €uro qui sera imposée en France. 

2ème étape : Reporter la somme sur l’imprimé 2047. Pour les frontaliers qui travaillent sur le canton de Genève, ce sera dans le cadre VI pour les autres cantons le cadre I traitements et salaires.

3ème étape : Reporter l’information dans le formulaire 2042. La somme est à reporter à la ligne AJ (ou BJ)  en l’ajoutant aux traitements et salaires que vous auriez perçus en France pendant l’année 2011. Important pour les frontaliers Genevois et pour ne pas être imposé 2 fois, il faut remplir la ligne 8TK du formulaire 2042 du montant déclaré dans la 2047.

 

 

Source Mon-taux.com : les informations diffusées dans cet article sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par Mon-taux.com.

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12/04/12 – Une baisse des taux de crédit toute relative !

 

En ce mois d’avril 2012, seule la moyenne des taux fixes est en recul. Les taux minimum, quant à eux, qu’ils soient fixes ou capé +1, remontent en moyenne de 0.08 points, sur l’ensemble des durées ! Et les taux moyens capé +1 suivent la même tendance à la hausse : + 0.05 en moyenne.

La plus forte baisse s’enregistre sur le taux fixe moyen 25 ans, qui perd 0.08 points, pour s’établir à 3.39 %, contre 3.47 % en mars 2012. 60 % de nos partenaires bancaires ont baissé leur taux fixe 25 ans. Certains d’entre eux ont abandonné 15 centimes sur ce taux, voire 20 centimes pour l’un d’entre eux.  Sur 15 ans, le taux fixe moyen s’établit à 2.97 % (contre 2.98 % en mars 2012) et sur 20 ans, pas de changement.

 

Pour tous les autres types de taux (mini et moyen capé +1), la hausse est au rendez-vous :

  • Les taux mini enregistrent sur 15 et 20 ans une augmentation de 10 points de base.
  • Sur 25 ans, le taux mini repasse au-dessus de la barre des 3 %, avec 0.05 points de +, pour atteindre donc 3.05 %.
  • Les taux mini capé +1 suivent la même tendance pour les durées de 15 et 20 ans : + 10 points de base. Et la plus forte hausse du moment est enregistrée par le taux mini capé +1 sur 25 ans qui s’établit à 2.82 % contre 2.69 % le mois dernier.
  • Pour les taux capé + 1 moyens, ceux-ci s’établissent à 2.71 % sur 15 ans (+ 0.04), 2.89 % sur 20 ans (+ 0.08) et 3.18 % sur 25 ans (+0.02).

La concurrence entre établissements prêteurs, qui s’amorçait en mars 2012, s’accentue en ce mois d’avril.

Taux des crédits immobiliers en Franc Suisse

Taux des crédits immobiliers en Franc Suisse

 

Les conditions de taux d’une banque à l’autre peuvent donc être très proches pour les dossiers de qualité, et ce, pour plusieurs raisons :

  • Les encours de production de crédits immobiliers sont en baisse par rapport à la même période de 2011, ce qui encourage les banques à revoir leur taux à la baisse.
  • Les établissements bancaires tentent de faire le nécessaire pour amener une clientèle, plutôt attentiste en cette période pré-électorale, à franchir le pas de l’accès à la propriété.
  • Les futurs propriétaires, quant à eux, souhaitent généralement emménager pour l’été dans leur nouveau bien. Les transactions se signent aujourd’hui pour une finalisation d’ici à 3 mois. Les banques se doivent donc d’être attractives dès à présent.

Malgré des conditions d’octroi de crédits toujours strictes, il est encore possible de trouver de très bonnes conditions financières pour vos projets immobiliers.

 

N’hésitez pas à faire appel à Mon-taux.com pour les trouver, et ainsi gagner du temps, et de l’argent !  

 


12/04/12 – SPECIAL IMPÔTS FRONTALIERS

 

Un petit mois avant le début de la campagne de la déclaration d’impôt sur le revenu français, et quelques jours après la date limite pour l’option du statut de quasi résident, nous vous proposons jusqu’à début Mai, d’aborder chaque jour une question concernant la fiscalité des frontaliers. L’objectif étant de vous communiquer un maximum d’informations pertinentes qui vous permettront de remplir vos obligations déclaratives en toute conformité, et le cas échéant, de profiter des derniers avantages permettant d’optimiser votre fiscalité. Bien entendu, vous aurez la possibilité de poster vos questions, avis ou remarques après chaque publication. Enfin, nous traiterons les cas particuliers lors d’un entretien individuel.
 
Pour débuter cette série, nous souhaitons revenir sur le traitement fiscal des avoirs de prévoyance 2ème et 3ème Pilier A ; la suite d’un long feuilleton…

 

J’ai retiré courant 2011  mon 2ème  et mon 3ème pilier A pour acheter ma résidence principale en France. Est-ce que je vais payer des impôts et combien ?

Depuis le 1er Janvier 2011, le retrait en capital des avoirs de prévoyance 2ème et 3ème pilier A est imposé en France.  La Suisse prélèvera un impôt forfaitaire en fonction du canton. Cet impôt vous sera restitué dès lors que vous pourrez justifier que vous vous êtes acquitté  de l’impôt en France. Comme vous serez imposé en France l’année suivant le retrait, il faut compter un délai de 12 à 18 mois pour récupérer l’impôt collecté par la Suisse.
En France, la loi de finance prévoit que le capital de prévoyance retiré soit considéré comme un revenu exceptionnel, et à ce titre, il viendra s’ajouter aux revenus imposables du titulaire. Selon les revenus de la famille et sa composition, l’imposition pourrait monter jusqu’à 41%.

 Toutefois, l’administration fiscale française, admet un droit d’option à une taxation forfaitaire de 7,5% de ce capital après abattement de 10% dans les conditions suivantes :

  • retrait considéré comme non fractionné. La notion de fractionnement doit être comprise comme n’ayant pas la capacité de reconstituer le capital retiré. En clair, cela fonctionne pour le départ en retraite uniquement (sous réserve qu’il n’y ait pas eu de retrait après le 01/01/2011).
  • faire la demande expresse et irrévocable. Le contribuable devra cocher une case au moment de la déclaration d’impôt.
  • que les cotisations aient été déductibles du revenu imposable. Ce qui est le cas de la LPP et du 3ème pilier A.

 

Le groupement transfrontalier négocie encore actuellement avec Bercy les conditions d’application de cette fiscalité notamment la taxation forfaitaire  en cas d’utilisation des capitaux pour l’acquisition de la résidence principale ou le remboursement du crédit immobilier ayant financé ma résidence principale. L’argument mis en avant par le groupement est de considérer l’acquisition de la résidence principale comme un investissement en vue de la retraite….Réponse attendue 2ème quinzaine d’Avril.
 
En attendant que faire :

  • Vous envisagez d’acheter ou de construire : dans la mesure du possible, évitez le retrait des avoirs de prévoyance. Si vous devez passer par là, calculez et budgétez le montant qui vous sera réclamé par les impôts.
  • Vous avez retiré vos avoirs de prévoyance en 2011 ou 2012 : faites le calcul du montant de l’impôt. Prévoir une épargne ou commencez à discuter avec votre banquier pour un crédit personnel !
  • Vous avez lié un 3ème pilier à un crédit immobilier en franc suisse : il faudra renégocier votre crédit pour le passer en crédit amortissable et non plus in fine. Conservez votre 3ème pilier uniquement dans une optique retraite. Évitez de le casser mais préférez une suspension du paiement des primes.

 
Pour une personne domiciliée en Suisse qui envisage d’acheter sa future résidence principale en France, sur la base de nos connaissances actuelles, la fiscalisation des avoirs de prévoyance se fera dans le lieu de domicile fiscal au moment du retrait, soit en Suisse.

 

A demain, pour une nouvelle question d’impôt.

 

Source Mon-taux.com : les informations diffusées dans cet article sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par Mon-taux.com.

Les informations n’ont qu’un caractère indicatif et ne constituent en aucune manière une incitation fiscale. Mon-taux.com ne pourra être tenu responsable des erreurs, échéances ou omissions qui ne peuvent être exclus ainsi que des conséquences des opérations ou transactions effectuées sur la base de ces informations. Le lecteur demeure seul responsable de l’interprétation et de l’utilisation des informations mises à sa disposition.

 


12/04/12 – Assurance Emprunteur : Etes-vous bien couvert contre le risque de change ?

 

Assurer son prêt immobilier Chf

L’assurance emprunteur est le contrat qui va couvrir votre crédit immobilier pour les risques décès et invalidité. Cette assurance, obligatoire à la mise en place d’un crédit, est dans la plupart des cas exprimée en €uro alors que les frontaliers empruntent en Franc Suisse. Si les variations de change euro/chf sont nettement moins importantes depuis 6 mois, cela n’a pas toujours été le cas. Pour ceux qui ont contracté un crédit immobilier en devise entre 2004 et fin 2010, il est probable qu’avec l’effet du change, le montant de la dette en €uro soit supérieur à la somme empruntée. Dans le même temps, le montant couvert par l’assurance n’a pas forcément évolué avec le change.

Que se passe-t-il en cas de décès et quelles sont les alternatives ?

Pour une somme de 300’000 €uros empruntés en Septembre 2007, soit avec un change euro/chf à 1,67, cela correspondait à un prêt de 501’000 CHF. En Mars 2012, en tenant compte des remboursements, la dette en franc Suisse s’élève à 442 000 CHF, soit avec le taux de change actuel 368’000 €uros. La compagnie couvre son assuré sur la base du tableau d’amortissement initial exprimé bien souvent en €uros et donc en Mars 2012 un capital de 264 000 €uros. Dans notre cas, et alors que l’emprunteur paye une prime d’assurance pour être couvert à 100%, en cas de décès, il manquerait 104’000 €uros pour solder le crédit !

Alors que faire ?

Tout d’abord reprendre le contrat d’assurance que vous avez souscrit avec votre crédit afin de comprendre les conditions de couverture. Si vous avez un doute, prenez contact avec votre conseiller bancaire afin qu’il vous précise les conditions de couvertures qui s’appliquent dans votre situation. Si vous identifiez des lacunes de couvertures, vous pouvez demander à la banque de revoir les conditions d’assurance et notamment le tableau d’amortissement. Mais l’option la plus simple et la moins chère, demeure la conclusion d’une assurance temporaire décès. Ce nouveau contrat ne vous engage pas pour une durée indéterminée, il est donc facile d’y mettre un terme dès lors qu’il n’est plus nécessaire. La procédure est d’autant plus simple que le contrat n’est pas lié directement au contrat de crédit. Pour un assuré âgé de 40 ans, garantir un capital de 100 000 €uros coûte environ 300 euros/année.

A noter, que les emprunteurs concubins sont particulièrement exposés dans la mesure où ils ne sont pas les héritiers du co-emprunteur. Dans ce cas et pour conserver la jouissance du logement, le survivant devra racheter à ses héritiers la part du concubin décédé.  

Bien entendu, les conseillers Mon-taux.com restent à votre disposition pour tout renseignement ou l’établissement d’une offre personnalisée. 

 

 


12/04/12 – Doucement mais sûrement

 

Doucement mais sûrement : le cours euro/chf se rapproche du cours plancher fixé à 1,20 par la BNS. Sur les 2 derniers mois, les fluctuations sont limitées, mais la tendance est clairement orientée vers le cours plancher. La limite a même été franchie la semaine dernière avec une courte incursion sous le seuil fixé par la BNS le 6 septembre 2011. La dégradation de la situation économique de l’Espagne et la capacité des pays fragiles à réduire leur endettement ont semé le trouble  sur la zone €uro. Immédiatement, les marchés sont repartis à l’achat sur la valeur refuge que représente le franc Suisse pour tester l’engagement de la BNS à défendre la monnaie nationale. Cela n’a pas tardé, la banque nationale a massivement vendu des francs suisses pour faire remonter le cours. Son président par intérim, Thomas Jordan, a indiqué que l’institution était prête à tout pour lutter contre le franc fort et qu’elle pourrait acheter des monnaies étrangères dans des proportions illimitées.

Pour l’économie suisse, limiter la force de sa monnaie est indispensable. Si les derniers indicateurs économiques  helvétiques sont plutôt bien orientés,  c’est en partie grâce aux relations commerciales géographiquement diversifiées, aux relations privilégiées avec l’Allemagne, mais surtout grâce à la demande intérieure. Là où la zone €uro peine, la Suisse table sur un taux de croissance de 0,8% pour 2012.  De quoi renforcer encore la confiance dans le franc Suisse et faire grimper son cours !      

 


10/04/12 – Nous sommes repassés sous les 1,20

 

Cela fût bref, mais Jeudi en fin de matinée, le  cours euro/Chf a franchi le seuil plancher fixé par la BNS. Les difficultés rencontrées par l’Espagne ces dernières semaines ont ravivé les tensions autour de la zone Euro. Avec un taux de chômage dépassant largement les 20% et devant faire face à de lourdes mesures d’austérité pour assainir ses déficits publics, l’Espagne n’y arrive pas. Sanction immédiate des marchés avec une hausse des taux d’intérêts et surtout Jeudi, l’Espagne n’a pas trouvé tous les financements dont elle avait besoin. Cela a entrainé immédiatement un plongeon de la monnaie unique et donc une intervention de la BNS pour maintenir le cours plancher. Ces nouvelles difficultés de la zone Euro vont mettre sous pression la BNS. Cette dernière avait fort habilement géré les 7 premiers mois de taux plancher mais la nouvelle période dans laquelle nous rentrons pourrait s’avérer très compliquée. La volonté de défendre la parité eur/ Chf est là, mais cela risque de coûter très cher. A noter que depuis le mois de Janvier, la BNS a perdu son patron. Le président par intérim, Thomas Jordan, devra rapidement se montrer convaincant  car cela risque de tanguer…

 

Pour la semaine à venir, nous prévoyons un peu plus de fluctuation toujours dans le canal 1,20 jusqu’à 1,22.

 

Si le change va, tout va pour les frontaliers ? Pas si sûr, car même si les indicateurs économiques suisses montrent que les entreprises s’en sortent pas si mal, il faut craindre l’absence de croissance dans la zone euro et le  ralentissement de  l’économie chinoise. Enfin si le résultat ne changera pas grand chose pour les frontaliers, dans 15 jours les français auront voté pour le 1er tour de l’élection présidentielle. Ça ne fait pas rêver au contraire. Depuis le début de la campagne, on a entendu parler de viande Halal, de Made in France, de surenchères fiscales et du permis de conduire mais aucun qui veut s’attaquer au train de vie de l’état. C’est moins vendeur, mais vraiment indispensable !

 

Allez tout de bon, comme on dit chez nous.

 


02/04/12 – Nouvelles inquiétudes autour de la zone Euro

 

Après 3 mois d’amorce de retour de confiance autour des pays de l’Euroland, nous revenons sur terre pour comprendre que l’austérité seule ne sauvera pas l’Europe. La forte mobilisation populaire en Espagne contre les nouveaux plans d’économie, dans un pays où la situation de l’immobilier est sinistrée et le taux de chômage dépasse les 20%, inquiète à nouveau les marchés. Des inquiétudes qui laissent poindre le spectre du syndrome  grec et c’est la monnaie européenne qui se déprécie face au franc suisse pour toucher 1,2029 et finir la semaine à 1.2036. L’Europe ne se sortira pas de ce mauvais pas sans un retour de l’inflation et il faudra se résoudre à l’accepter quand bien même cela ne soit pas dans la doctrine des principaux chefs de gouvernements européens. Côté Suisse, le parti socialiste préconise de remonter le change à 1,40 pour réindustrialiser le pays (vous n’avez pas déjà entendu cela quelque part…).

Pourquoi pas, mais dans l’environnement actuel cela va coûter très, très cher. Enfin, quand David Hiler annonce que les comptes de l’état de Genève affichent un bénéfice de 193 millions de Francs, on comprend définitivement que les finances publiques en Suisse et en Europe ne sont pas gérées de la même façon !

Pour la semaine à venir, tablons pour une fluctuation entre 1,20 et 1,21. Toujours pour le plus grand bonheur du pouvoir d’achat des frontaliers !

 

Bonne semaine.

 

Tout de bon, comme on dit chez nous !

 

 


26/03/12 – Euro et Franc Suisse ne font plus qu’un ?

 

1.205 pour être plus précis, mais c’est bien l’absence de volatilité entre les 2 monnaies qui frappe l’esprit quand on regarde la courbe du cours euro/chf, surtout sur les 4 derniers mois. Alors si le cours ne bouge plus cela veut-il dire que le cours est bloqué définitivement à ce niveau ?

Définitivement, non mais pour longtemps, c’est probable. Pour les marchés, la qualité ou autrement dit la valeur du Franc Suisse est beaucoup plus sécuritaire que l’Euro sur lequel planent encore de nombreuses incertitudes. Qui sait où nous en serions sans l’instauration du cours plancher !

 

La crise politique de la gestion de la monnaie unique s’éteint doucement, mais les perspectives économiques ne sont guères réjouissantes pour les pays européens. Les plans de rigueur se succèdent alors que les hausses ont fleuri bien avant le printemps. (Il y a même un pays dont le candidat à l’élection présidentielle a promis d’instaurer un impôt sur le revenu à 75% !). Tandis que l’on retrouve un peu de calme autour de la monnaie unique, la Suisse continue d’afficher une excellente santé. Le pays ne croule pas sous les dettes, l’activité économique reste favorable grâce à l’exportation de produits à forte valeur ajoutée (pharmaceutique, horlogerie). Dans ces conditions, il ne faut pas attendre de grandes fluctuations du cours.

 

Alors qu’est-ce qui pourrait faire évoluer le cours de l’euro par rapport au Franc Suisse ?

Vers le bas : l’euro pourrait encore se déprécier si la BNS abandonnait le taux plancher (très improbable à ce stade), ou en cas de nouvelle crise de la zone euro combinée à une attaque du cours plancher par les marchés. Nous pourrions rapidement nous retrouver à 1.17, 1.18.

Vers le haut : l’euro mettra du temps pour retrouver du crédit par rapport au Franc Suisse. Probablement beaucoup de temps, à moins que la BNS ne relève le cours plancher.

Pour la semaine à venir et pour les frontaliers, le cours de change sera comme la météo. Beau, très beau et le change entre 1.20 et 1.1215.

 

En France voisine, nous avons assisté à une courte pause dans la campagne électorale (ça fait du bien, non ? ) suite aux attentats de Toulouse. Courte pause mais pas d’amélioration dans les propositions des candidats. Pauvre France, on s’en prend à rêver de pouvoir cloner Mario Monti !   Pour le moment, le triste spectacle électoral ne refroidit toujours pas les genevois de venir acheter leur logement en France. A vrai dire, ils n’ont pas vraiment le choix non plus. .

Bonne nouvelle tout de même, nous habiterons tous dans la même région  et en plus avez la possibilité d’en choisir le nom ! http://www.choisirnotrenom.com/.

Quand je vous disais que nous ne ferons bientôt plus qu’un !

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.

 

 


19/03/12 – Touche pas à mon taux !

 

C’est le signal qui a été donné en milieu de semaine passée par la BNS en réaffirmant son engagement indéfectible à défendre le franc contre l’euro. Résultat, nous avons commencé la semaine avec un cours euro/chf à 1,2053 pour la finir à 1,2058 après avoir touché mercredi 1,2139.

L’embellie de la monnaie unique fut donc de courte durée puisqu’elle a duré à peine 24h. La situation économique reste très préoccupante dans la zone €uro où les mesures d’austérités continuent de plomber la croissance. Les marchés financiers sont repartis à la hausse sous l’effet d’injection massive de liquidités par la BCE, via les quelques 500 Milliards de prêts à 1% consentis aux banques. Le risque de blocage étant éloigné, les investisseurs sont revenus sur les marchés actions.  En Suisse, le SECO (Secrétariat à l’économie) a revu ses prévisions de croissance très légèrement à la hausse malgré un franc fort. Pour la semaine à venir, nous tablons toujours sur une fluctuation du cours euro/chf entre 1,20 et 1,22. Si tout roule du côté du change pour les frontaliers, l’assemblée générale du groupement a mis en lumière les dangers qui les guettent. Au 1er rang biensûr, le climat de discrimination qui règne autour des HUG et des institutions cantonales. Dommage !

 

Cela me rappelle une phrase de Coluche :

” Il paraît que Dieu a dit:  Il y aura des hommes grands et il y aura des hommes petits.

  Il y aura des hommes beaux et il y aura des hommes moches.

  I l y aura des hommes blancs et il y aura des hommes noirs.

  Et tous seront égaux mais ce sera pas facile.

  Et il y en a qui seront noirs, petits et moches et pour eux ça sera très dur !”

 

Pour le domaine de l’assurance-santé, il me semble bien compliqué de voir évoluer les choses et les frontaliers devront passer par la CMU complétée d’une mutuelle en France en 2014. Cela risque d’être moins bien, mais surtout plus cher. Sans compter que tout le personnel hospitalier travaille déjà aux HUG !!!! Comment va-t-on faire quand 60 000 frontaliers vont revenir se faire soigner en France ?

 

Les conditions d’accession à la propriété en France demeurent très favorables (Franc Suisse fort et taux des crédits immobiliers en franc Suisse très bas).  Nous attirons une nouvelle fois l’attention de ceux qui envisagent d’acheter un logement en France voisine en utilisant leurs avoirs de prévoyance (2ème et 3ème Pilier), car nous ne savons toujours pas à quoi nous en tenir en termes de fiscalité.  Pour mémoire, la taxation en France du retrait en capital des avoirs de prévoyance a été votée en décembre 2010, pour une entrée en vigueur au 1er Janvier 2011 !!!! La déclaration de ce retrait sera à faire au mois de mai 2012, pour une taxation en septembre. Presque plus long que d’obtenir un permis de construire à Genève…

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.

 

 


12/03/12 – On ne bouge plus (beaucoup) !

 

Posted by Christophe

C’est le sentiment que cela donne quand on regarde la courbe Euro/Chf depuis plusieurs semaines.  La semaine passée le cours est resté dans le périmètre de 1,205 n’enregistrant que de très faibles variations. Le nouvel épisode du pseudo sauvetage grec n’a pas porté profit à l’euro par rapport à la force de la monnaie helvétique.

En même temps, il serait tout de même curieux de penser que l’Europe est sauvée parce que l’on vient de rayer 53% de la dette d’une Grèce, qui  a triché sur ses comptes publics, qui est incapable de collecter l’impôt  et à qui on vient de redonner 250 milliards ! Non, l’Europe a encore du chemin à faire pour que sa monnaie retrouve de la crédibilité.

Heureusement, nous pouvons compter sur Super François, qui a encore réaffirmé qu’il souhaitait revoir le pacte budgétaire européen pour y inscrire des mesures de croissance. Sur le fond, il n’a pas tort mais Angela refuse toujours de lui parler « cela ne sert à rien cependant d’insister » dit-il.

Le début d’une belle histoire d’amour, non ?

Les signes de ralentissement de l’économie chinoise sont à prendre très au sérieux. N’oublions pas que c’est la croissance des pays émergents qui permet à la Suisse d’exporter massivement ses montres… Enfin, grand respect au peuple suisse qui a largement rejeté les 6 semaines de congés payés. Cet effort permettra de maintenir la compétitivité des entreprises du pays sur la scène économique internationale. Vivement que le petit Nicolas introduise le référendum !!!

 

Revenons au change où nous prendrons un grand risque cette semaine en jouant un canal plus restreint, 1,20 à 1,21.

 

Pour les frontaliers, cette semaine pas grand chose donc à attendre du côté du change. En revanche, espérons que le congrès des frontaliers vendredi 16 mars à Archamps nous apporte des réponses sur la fiscalité du 2ème et du 3ème  pilier en cas de retrait pour l’achat d’un logement en résidence principale. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous interroger sur le sujet. Fin du suspens cette semaine ? Ce serait bien et cela éviterait surtout des situations inconfortables.  Enfin si vous envisagez d’acheter une résidence secondaire à la montagne, dépêchez-vous ! Le peuple suisse a voté ce dimanche une mesure visant à réguler et limiter les résidences secondaires dans les stations pour éviter de faire monter les prix. On dit pourtant ce qui est rare est cher ? Pas sûr d’avoir tout compris de cette mesure. En attendant, les amateurs de sports d’hiver vont probablement se rabattre sur la France pour acheter leurs résidences secondaires. Décidément, en terme d’immobilier il est difficile de comprendre les relations transfrontalières :

  1. Genève ne construit pas assez de logement et expulse ses résidents en France voisine. Après coup, elle les pointe du doigt et ne veut plus leur confier des postes à responsabilité…
  2. François II, futur roi de France, expulse les riches vers la Suisse.  Ils ne contentent plus de voler le job des Genevois et ils viennent prendre leur logement. Oui, mais où vont-ils payer leurs impôts ?
  3. La Suisse limite le nombre de résidences secondaires et repousse ses touristes vers les pays limitrophes. Cool, François va pouvoir taxer les résidences secondaires !!!

 

Eh bien, vous voyez, finalement ca bouge beaucoup plus que prévu.

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.

 

 


08/03/12 – Taux des prêts en Chf, Mars 2012 : Disparité et stabilité !

 

Bien que quelques banques aient joué des coudes en ce début de mois, en ajustant leurs taux, à la baisse ou à la hausse d’ailleurs, la plupart d’entre elles ont opté pour le statut quo en ce mois de mars 2012.

Au final, les taux fixes moyens ne bougent pas pour mars 2012.

 

Voici la tendance :

 

  • ­Pour 2/3 de nos partenaires, pas de mouvement de taux. Pour les autres, on enregistre de fortes disparités, quelle que soit la durée : quand certains ont décidé d’abaisser de 10 centimes, ce sont les autres qui ont procédé à une augmentation, jusqu’à 20 centimes.

 

  • Sur 25 ans, le taux fixe mini reste à 3 %. En revanche, les durées de 15 et 20 ans enregistrent une hausse, respectivement de 0,20 et 0,25 ! Le meilleur taux fixe du marché passe donc de 2,30 % à 2,50 % sur 15 ans, et de 2,45 % à 2,70 % sur 20 ans !

 

  • Le seul taux moyen qui a enregistré une variation ce mois-ci, le taux capé+1 sur 15 ans, avec une hausse de 0,05, en passant de 2,65 % à 2,70 %.

 

Les écarts entre les partenaires bancaires se resserrent et la stabilité au niveau des taux est donc de mise.

Les banques voient-elles leurs problèmes de refinancement s’éloigner grâce aux prêts massifs accordés dernièrement par la BCE ?

Dans tous les cas, pour les frontaliers, les taux restent à un niveau intéressant, ce qui est plutôt positif, surtout en cette période où le printemps immobilier approche ; période qui voit d’ailleurs s’accentuer la concurrence entre établissements prêteurs.

 

 

 



05/03/12 – Et si on se refaisait une crise de l’Euro ?

 

Si la monnaie unique s’est légèrement ressaisie face au Franc Suisse la semaine passée en finissant la semaine quasiment au plus haut  à 1,2066 en l’ayant commencé à 1,2047, elle a perdu du terrain par rapport aux autres principales monnaies. Même si les européens ont fait quelques progrès pour régler le problème de la dette, la situation reste précaire. Côté Suisse, le dernier baromètre conjoncturel du KOF (Centre conjoncturel de recherche de l’EPF ZURICH), a mis un terme à sa tendance négative pour la première fois depuis Mai 2011. Et on peut lire dans le dernier bulletin que le tourisme en Suisse n’est que très peu impacté par le franc fort, les visiteurs chinois et touristes domestiques  compensant la défection des européens. En Europe, on devrait à nouveau entendre parler de la Grèce dont les créanciers privés doivent se prononcer sur l’abandon consenti ou forcé d’une partie de leur créance. Selon l’issue des négociations, la Grèce pourrait être placée en situation de défaut. Les solutions de sortie de crise validées par les dirigeants européens, doivent maintenant passer l’épreuve des états. L’Irlande a déjà prévu de faire voter le peuple pour l’inscription de la règle d’or. Rappelons que les Irlandais avaient refusé le traité de Lisbonne en 2008, avant de l’adopter en 2009 sous la contrainte. Que se passera-t-il s’ils devaient à nouveau refuser ? Nous avons encore du temps avant d’être confronté à ce nouveau problème. L’Europe n’est pas sortie d’affaire.

 

Pour la semaine  à venir, le cours euro/chf devrait se maintenir dans les limites de 1,20 à 1,22. Pas de grande surprise à attendre.

 

Les relations transfrontalières fonctionnent au mieux. Alors que les genevois en peine pour trouver un logement dans leur canton achètent massivement en France voisine, la France sous l’impulsion de François II, expulse ses millionnaires vers la Suisse. On n’a pas fini d’entendre les partis extrémistes, les français ne se contentent pas de prendre le travail des genevois, ils viennent aussi prendre leurs logements. Entre pays pauvres et pays riches, on n’a décidément pas les mêmes soucis. A défaut de voir converger les politiques transfrontalières, c’est à travers le football que Genevois et Français vont se retrouver. Après la faillite de Neuchâtel Xamax, le dépôt de bilan du Servette et l’annonce de la création d’un taux d’imposition à 75% pour les revenus supérieurs à 1M€, tout laisse à penser qu’ils seront à la lutte pour…. les dernières places européennes ! Finalement, en tant de crise, il n’y rien de mieux que le sport pour rapprocher les peuples.

 

Allez, tout de bon, comme on dit  chez nous !

 

 


27/02/12 – La descente vers 1,20 se poursuit

 

La semaine passée a été conforme à ce que l’on constate maintenant depuis bientôt 3 mois, avec une tendance baissière du cours euro/chf vers le plancher à 1,20. Nous avons commencé la semaine à 1,2083 pour la finir à 1,2051 après avoir touché 1,2040. L’euro qui se ressaisit face au dollar continue de se déprécier face au franc suisse. Côté Suisse, les exportations sont portées par l’industrie horlogère qui continue de faire de belles affaires notamment en Asie et ce malgré la force de la monnaie nationale. Nous aurons cette semaine la publication du  baromètre conjoncturel qui devrait nous confirmer que l’économie suisse est solide mais commence à tousser. Le calme est revenu autour des dettes européennes. Même si nous ne sommes pas encore complètement sortis de la crise, les mesures semblent porter leurs fruits. Coup de chapeau à l’Italie, qui est en train de montrer que l’on peut réussir sans manger que des choux, des pommes de terre et des saucisses…. alors que pendant le même temps, Super Nico, candidat président, continue de promettre des millions d’euros pour sauver ( ?) des usines (et pêcher quelques voix ?).

 

Pour la semaine à venir, nous maintenons notre canal de fluctuation pour le cours euro/chf entre 1,20 et 1,22. De très nombreux ordres automatiques (stoploss) ont été placés sur le marché. Il est probable que plus nous allons nous rapprocher de 1,20, plus nous allons retrouver de la volatilité.

Dur, dur pour les frontaliers avec la fin ce lundi des vacances et week-end de rêve sur les pistes ! Heureusement, il y a encore de nombreuses raisons de se réjouir cette semaine :

- le cours de change reste très favorable

- les taux des crédits immobiliers en franc suisse restent bas

- The Artist a cartonné aux Oscars (ça vaut bien le A que la France a perdu chez S&P, non ?)

- le change reste bon et c’est la fin du mois ! (précision importante)

- Eric Stauffer est candidat à la succession de Mark Muller comme conseiller d’état genevois

- encore 1 mois pour opter pour le statut de quasi-résident, si 90% de vos revenus sont perçus à Genève

- le change est très favorable et il faut continuer à mettre des ventes à terme auprès de votre banque française

 

On vous avait bien dit que cela serait une bonne semaine…

 

Allez, tout de bon !

 

 


20/02/12 – C’était aussi les vacances pour le cours euro/chf

 

Posted by Christophe

On pourrait le croire quand on regarde la fluctuation du cours euro/chf la semaine passée. Nous avons commencé la semaine à 1,2092 pour la finir à 1,2083, sans jamais dépasser 1,2114 et avec un plus bas à 1,2067. Les chanceux qui auront profité des pistes enneigées n’auront rien manqué ! Sans amélioration de la situation de l’Europe, le franc Suisse restera scotché à son cours plancher et sans grand espoir de le voir baisser.

Au grand dam des acteurs économiques suisses qui souffrent chaque mois un peu plus. Le ministre de l’économie Suisse en visite en Pologne a rappelé une nouvelle fois que la monnaie helvétique est surévaluée et que cela pénalise les entreprises du pays.  Il faudra pourtant s’y faire, car cela risque de durer. Après les déboires de son président, la BNS se dotera d’un nouveau président rapidement et au plus tard avant le mois de mai. A priori, pas de changement de stratégie à attendre au niveau de la banque nationale.

 

Après 3 semaines de tergiversation, les ministres des finances de la zone euro devraient ce lundi enfin sceller le sort de la Grèce. Ne nous y trompons pas, nous avons gagné 6 mois mais la Grèce tombera en faillite et sortira de la zone €uro.

Pour la semaine à venir, comme ces dernières semaines, nous maintenons notre perspective de fluctuation du cours euro/chf entre 1,20 et 1,22.

Les frontaliers ou plus généralement, les résidents sur le territoire français, seront les boucs émissaires et probablement les premières victimes des difficultés économiques liées à la crise et à la  force du franc. Les dispositions prises aux HUG la semaine passée  et soutenues par les autorités politiques ne font qu’attiser les flammes mais ne règlent aucun problème….dommage. Ils auraient mieux fait de partir en vacances, non ?

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.

 

 


16/02/12 – Pas de hausse de TVA pour les achats de logements sur plan

 

Voilà une bonne nouvelle pour ceux qui envisagent d’acheter un logement à construire. Si le parlement français a voté hier le passage au 1er Octobre 2012 de  la TVA à 21,2% contre 19,6% actuellement, cette hausse ne s’appliquera pas pour les logements vendus sur plan (VEFA) ou pour les contrats de construction de maison individuelle. Pour pouvoir bénéficier de cette mesure, il faudra que le contrat ou pré-contrat ait été signé avant la date d’entrée en vigueur du nouveau taux.

 

Précisons que pour éviter toute contestation de la part de l’administration fiscale, il faudra que la date  soit certaine, c’est-à-dire qu’elle ait fait l’objet d’un enregistrement chez le notaire.
Cette mesure est à mettre sur le compte d’un amendement du député Gilles Carrez qui s’en est expliqué « Si vous achetez un logement ou signez un contrat de réservation, vous vous engagez sur un prix mais vous allez payer ce logement au fur et à mesure qu’il sera construit et une partie importante du paiement se fera au-delà du 1er octobre alors que vous avez emprunté avec un calcul de mensualités précis. Si le taux de TVA change, ce sera à l’acquéreur dans la plupart des cas de payer la différence mais sur des montants très importants ».

 

Il s’agit d’une bonne chose tout particulièrement autour de Genève où le marché de l’immobilier demeure très dynamique, soutenu par un taux change très favorable et des taux de financement en franc suisse encore très bas. Mais le marché actuel où, en la rareté des biens disponibles, oriente les acheteurs vers les logements vendus sur plan.
 


13/02/12 – Reprise autour de l’euro ?

 

On pourrait le croire avec un cours euro/chf qui est reparti à la hausse avec un pic à 1,2122 après avoir commencé la semaine à 1,2055. L’euro s’est ressaisi par rapport aux monnaies principales avec les perspectives d’un prochain accord de la Grèce pour un nouveau plan de restructuration. La monnaie unique retrouve un peu de crédibilité alors que dans le même temps la BNS réaffirme son extrême volonté à défendre le cours plancher à 1,20.  Le relâchement autour du cours euro/chf est temporaire. Les émeutes de cette nuit à Athènes et la brutalité de l’austérité qui sont imposées au peuple grec ne peuvent être que très inquiétantes. La Grèce ne pourra pas tenir ses engagements, mais nous avons gagné quoi ? 3 à 6 mois ?

Dans ces conditions, il semble inévitable que le franc suisse soit à nouveau très recherché par rapport à l’euro et que nous soyons bloqués pour pas mal de temps autour du cours plancher. Pour la semaine à venir, nous estimons que le cours devrait fluctuer entre 1,20 et 1,22.

 

Quand on voit la situation du peuple grecque à qui la France (oh combien exemplaire dans la gestion de ses dettes publiques !!) et l’Allemagne imposent des mesures draconiennes avec entre autre un smic à 750 €uros, on peut dire que le statut de frontalier est finalement très, très confortable. Car si la France n’est pas dans la situation de la Grèce, il faut s’attendre à des augmentations d’impôts significatives. Les frontaliers imposés en France vont s’en rendre compte dans les prochains mois, tout comme les frontaliers genevois percevant des revenus fonciers. Heureusement, il existe encore quelques solutions pour optimiser sa fiscalité, mais il faudra agir rapidement. N’hésitez pas à nous appeler, nous pourrons vous aider.  Je vous rappelle que le principal perdant de la prochaine élection présidentielle sera le contribuable. On vous aura prévenu !

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.

 

 


06/02/12 – Le cours euro/chf se dirige vers son cours plancher

 

Le pessimisme de la fin d’année où l’euro devait disparaître et les banques tomber en faillite, a laissé la place à une vision beaucoup plus optimiste sur les places financières. Les Etats-Unis surprennent avec les premiers frémissements de reprise alors que du côté des européens,  les mesures adoptées pour le traitement de la dette a rassuré les marchés. 

Si l’horizon semble s’arranger, il faut noter dans le même temps, que  le franc suisse a repris sa marche en avant face à la monnaie unique. Nous avions débuté l’année avec un cours eur/chf à 1,24 alors que nous tutoyons le cours plancher à 1,20 depuis une dizaine de jours. La BNS reste solide sur ses positions malgré le départ surprise de son président, englué dans une histoire de change pour le compte de son épouse.

 

Le cours euro/chf se dirige donc lentement vers les 1,20 qui pourrait s’avérer comme un test de la détermination des autorités monétaires helvétiques à soutenir l’économie du pays. Il est probable qu’un tel scénario générerait quelques secousses sur le marché.

 

En attendant, nous estimons pour les prochaines semaines que le cours devrait rester dans un canal 1,20 à 1,235.  

 

 


06/02/12 – Taux des prêts en Chf, Février 2012 : On repart à la baisse !

 

Tout le monde l’aura remarqué, l’environnement financier et économique est plutôt morose. Mais si cela a un effet sur l’accession au crédit, qui est rendue plus difficile, l’effet sur les taux, est, quant à lui, plutôt favorable.

En effet, aussi surprenant que cela puisse paraître, nous assistons à une baisse des taux des prêts en CHF auprès de la plupart des banques de la zone frontalière. Est-ce l’effet  des prêts à 1% que la Banque Centrale Européenne a accordé, qui a relancé le marché interbancaire ?

 

Voici la tendance :

  • Baisse des taux fixes, comprise entre 0.05 et 0.20, sur l’ensemble des durées, et pour la majorité de nos partenaires. Pour les autres, pas de changement, les taux de février sont ceux de janvier.
  • C’est le taux fixe moyen sur 20 ans qui enregistre la plus forte baisse : il passe de 3.25 % à 3.10 %. Le meilleur taux, sur cette même durée, affiche même une baisse de 0.20, en passant de 2.65 % à 2.45 % ! 
  • Pour les taux capé 1 la situation est plus mitigée : 50 % de nos partenaires baissent leurs taux, en moyenne de 10 centimes. 25 % d’entre eux n’effectuent pas de changement, et enfin, le quart restant présente une légère hausse, de 0.05.

La tendance globale est donc, pour ce mois de février 2012, à la baisse, et l’ensemble des banques françaises de la zone frontalière semble vouloir maintenir une activité du crédit immobilier.

Ces conditions financières favorables ne doivent pas occulter le fait que les conditions d’octroi de financement se durcissent. L’apport de 10 % minimum, hors frais, reste le point de départ d’un plan de financement viable. Et cette condition sera encore à l’ordre du jour pour plusieurs mois. 

En terme de prévision, la BCE souligne d’ailleurs que « les banques de la zone euro s’attendent â un nouveau resserrement des conditions du prêt, mais à un rythme moins soutenu qu’au 4ème trimestre de 2011 ».

 

 


06/02/12 – Quasi-résident , un statut fiscal souple et qui peut rapporter gros.

 

Depuis 2009, l’imposition forfaitaire à la source n’est plus une fatalité incontournable pour les frontaliers genevois. Suite à un jugement du tribunal Fédéral, saisi par un  Genevois ayant élu domicile en France, un frontalier dont 90% de ses revenus proviennent de Suisse peut obtenir le même traitement qu’un contribuable domicilié sur le canton de Genève, soit une imposition au frais réel. Coup de projecteur sur un statut encore méconnu mais très avantageux !

 

Avec le versement de son salaire, le revenu du frontalier genevois est imputé d’un impôt forfaitaire dont le taux est déterminé par le revenu de l’employé et sa situation familiale : l’impôt à la source. Les frontaliers mariés exerçant tous les deux une activité lucrative dans le canton, sont imposés selon le barème applicable aux personnes célibataires, l’administration régularisant l’impôt sur la base du cumul des revenus et des charges de familles, avec bien souvent un supplément d’impôt. Enfin, le frontalier, sur la base d’une réclamation peut demander des déductions supplémentaires que sont :

- la prise en compte des enfants majeurs à charge poursuivant des études et jusqu’à 25 ans révolus.

- le rachat d’années effectuées auprès de leur caisse de pension (2ème pilier)

- les versements sur le 3ème pilier A ainsi que les pensions alimentaires

- les frais de garde pour les parents divorcés qui vivent séparément.

 

Si le régime de l’impôt à la source est plus que jamais en vigueur,  grâce à cet arrêt du tribunal fédéral, le frontalier a désormais la possibilité de faire valoir à l’administration fiscale cantonale, avant le 31 mars, une demande de rectification afin d’obtenir la déduction de ses frais effectifs.

 

Ce statut fiscal est particulièrement valable pour les frontaliers qui effectuent un trajet important entre leur lieu de travail et leur domicile ainsi que les propriétaires ayant contracté un emprunt pour leur résidence principale. Ces derniers devront ajouter à leur revenu la valeur locative de leur logement mais pourront déduire, toujours du revenu, les intérêts d’emprunt et les travaux afférents à leur habitation.

 

Exemple : pour un frontalier disposant au cours de l’année fiscale d’un salaire annuel de 80’000 CHF(a), propriétaire d’une maison à Bons en Chablais pour laquelle il a payé 12’000 CHF(b) d’intérêt et a réalisé pour 7 000 CHF(c) de travaux d’entretien . La valeur locative sur sa taxe d’habitation est de 4500 €uros, soit 5 625 CHF(d) ( 4500 X 1,25) qui viendra s’ajouter à son revenu. Au final, le frontalier ne sera pas taxé sur 80’000 CHF mais sur 66’625 CHF de revenu (80000 (a) + 5625 (d) – 12000 (b)-7000 (c).

Le choix du statut de quasi-résident n’est pas définitif et peut être revu chaque année en fonction de l’évolution de la situation du contribuable. Dans tous les cas, il faut commencer par évaluer l’intérêt que représente cette option avant de transmettre une réclamation à l’administration fiscale. Le frontalier a la faculté de faire lui-même les démarches, toutefois il semble important de se faire accompagner par des professionnels pour éviter que ce choix ne se retourne contre vous. Si le groupement transfrontalier propose ses services (payants) pour cette prestation, nous recommandons le recours à une fiduciaire squi maîtrise parfaitement les rouages de l’administration fiscale cantonale. En l’occurrence, nous avons retenu la société GVA CONSEILS SA, qui exploite le site www.quasi-résident.ch et qui s’est spécialisée depuis 2 ans sur ce type de déclaration. 

 

Enfin il faut noter que quelque soit le choix qui est fait en terme de traitement fiscal en Suisse, cela n’a aucune incidence sur la déclaration d’impôts en France. Bonne nouvelle car du côté français, on a bien compris que côté impôts les choses n’allaient pas s’arranger.

 

 


06/02/12 – Frontaliers : il faudra déclarer vos comptes en Suisse à l’administration fiscale française !

 

Certains le savaient déjà, peu l’ont déjà fait et pourtant il faudra bien déclarer ses comptes et contrats d’assurance détenus à l’étranger sous peine d’une amende d’au moins  1’500 €uros. Dans le cadre des mesures prises pour sanctionner l’évasion fiscale, Bercy va encore durcir les peines des contribuables qui n’auraient pas déclaré l’existence de compte à l’étranger. S’ils ne sont pas visés au premier chef, les frontaliers ne pourront échapper à l’exercice. Détails et sanctions encourues.

 

Les personnes physiques, associations et sociétés n’ayant pas la forme commerciale, domiciliées en France, doivent déclarer, lors de leurs déclarations de revenus ou de résultats, les références des comptes ouverts, utilisés ou clos par elles à l’étranger. Chaque compte doit faire l’objet d’une déclaration disctincte sur l’imprimé fiscale n°3916  ou sur papier libre. La déclaration porte sur le titulaire et les coordonnées du compte mais en aucun cas sur le montant des avoirs détenus.

 

L’absence de déclaration est passible d’une amende de :

        - 1’500 euros par compte non déclaré,

        - 10’000 euros par compte non déclaré, lorsque le compte est détenu dans un territoire dit “non coopératif”.

Si la Suisse ne fait plus partie de la liste noire de l’administration fiscale française, cette dernière envisage de muscler encore plus les sanctions.

 

Pour ce qui concerne l’assurance vie (3ème pilier A et B), les résidents français souscrivant des contrats auprès d’organismes établis hors de France doivent déclarer sur papier libre lors de leur déclaration de revenus, les contrats, leurs dates d’effet et leur durée ainsi que les opérations de remboursement effectuées au cours de l’année civile.

 

Le défaut de déclaration est sanctionné par une amende de 25 % des versements effectués sur les contrats non déclarés, sauf si on montre que le trésor n’a subi aucun préjudice ; l’amende serait alors limitée à 5% des versements.

 

A noter que le délai de reprise de 10 ans s’applique désormais à toutes les situations de non respect des obligations déclaratives.

 

Enfin, si cette déclaration peut être considérée comme intrusive, elle ne générera pas directement une nouvelle taxation, mais un meilleur contrôle des fonds détenus à l’étranger !

 


01/02/12 – L’actualité des prêts en devises : Fiscalité du 2ème pilier (et 3ème pilier A). Rien n’est encore joué.

 

Nous sommes toujours dans l’attente des pouvoirs publics français, qui devraient rendre une décision quant à la fiscalité qui sera appliquée au retrait du 2ème pilier pour constituer les fonds propres d’un projet immobilier. Nous devrions avoir une réponse avant … le mois de Mai ! En attendant, et si vous avez un projet en cours, nous vous recommandons vivement de faire évaluer l’impôt théorique afin de l’intégrer dans le plan de financement, et ainsi éviter de se retrouver dans une situation très difficile.

Exemple : vous allez retirer 70 000 CHF de votre LPP pour acheter votre logement. Dans ces conditions, la banque accepte le financement de votre projet immobilier. Vous avez engagé, dans votre projet, l’ensemble de vos économies, et la mensualité du crédit consenti correspond à 33% de votre revenu, soit le maximum de votre capacité de remboursement. Comment faire face au 20’000 CHF (estimation théorique) d’impôts que pourraient vous réclamer les impôts français ?

Notre conseil : si c’est possible, évitez le retrait de votre 2ème pilier pour votre projet.

 

Intégrer un 3ème pilier dans son financement : ce n’est pas toujours une bonne idée !

Il s’agit, là encore, d’une thématique que nous avons largement abordée, mais ce type de montage n’est plus pertinent pour tous les frontaliers. Il pourrait encore avoir du sens pour les frontaliers à fort niveau de revenu (à partir de 138 601 CHF pour un célibataire, 175 000 CHF pour un couple marié, 185 000 CHF pour un couple avec 1 enfant, etc….). Dans tous les cas, et avant de prendre une décision, vous devez obtenir un comparatif chiffré des différentes solutions proposées. L’adossement de votre 3ème pilier  au financement immobilier ne sera pas forcément profitable ! A noter que certains établissements bancaires ont supprimé la solution du prêt lié au 3ème pilier de leur offre.

 

Frontaliers Genevois : vous pouvez déduire les intérêts d’emprunts de votre revenu imposable.

A travers le statut de quasi-résident, les frontaliers Genevois, dont 90% des revenus proviennent de Suisse, peuvent faire déduire les intérêts d’emprunts de leurs revenus imposables.

La contrepartie à cet avantage consiste à l’intégration de la valeur locative du logement dans les revenus. Pour faire cette estimation, nous avons négocié un partenariat avec la société Fiduciaire GVA Conseil SA, qui exploite le site quasi-résident.ch.  N’hésitez pas à les solliciter.

 

 

 


30/01/12 – Coup de froid sur le cours Euro/Chf

 

Il n’y aura probablement pas que les températures qui vont plonger cette semaine. Il faut s’attendre à voir le cours euro/chf se rapprocher du plancher des 1,20 fixé en septembre par la BNS. C’est la suite d’un mouvement qui s’est enclenché au milieu de la semaine passée après avoir touché la barre des 1,21. Si l’opération du taux plancher a parfaitement fonctionné jusqu’à maintenant, il n’avait encore jamais été testé par le marché. Cela pourrait être le cas dans les prochains jours avec un renforcement de la pression sur le franc et sur la motivation de la BNS à maintenir son cours plancher. Et pourtant côté suisse, le dernier baromètre économique indique un ralentissement de l’activité sous l’effet d’un franc trop fort.

 

L’approche du nouveau sommet européen qui débute aujourd’hui et les interminables discussions sur la renégociation de la dette de la Grèce ont pesé dans le cours de la monnaie unique. Toutefois et à défaut de certitudes, le contexte semble beaucoup plus positif qu’en fin d’année et la grande opération de financement illimité des banques auprès de la BCE a ramené un peu de confiance sur les marchés. Prochain signe fort, la mise sous tutelle de la Grèce par l’Allemagne en contrepartie d’un abandon de ses créances à hauteur de 60%.

 

Pour les frontaliers si le change reste favorable, c’est le gouvernement français qui va s’attaquer à votre pouvoir d’achat avec une hausse de la TVA à 21,2%, mais bonne nouvelle pas avant le 1er octobre ! Le « futur ex-président » Sarkosy, nous a aussi annoncé une taxe sur les transactions financières (est-ce que rapatrier son salaire de franc suisse en euro sera considéré comme tel ?) et tout de même une bonne nouvelle pour les propriétaires de foncier, l’augmentation de 30% des droits à construire. Alors que Genève n’arrive pas à régler son problème de logement, on va pouvoir encore densifier la population en zone frontalière ! Cool, on n’a pas fini de faire la queue à la douane. En quelques années, les temps de trajet ont presque doublé. Noté que vu les températures, vous avez le temps de vous réchauffer !

 

Allez, tout de bon, comme on dit chez nous.  

 

 


23/01/12 – Une semaine au plancher : le cours euro/chf a passé la semaine aux alentours du cours plancher de 1,20 fixé par la BNS

 

Posted by Christophe

Le cours a commencé la semaine comme il l’avait terminée autour de 1,2075 et sans jamais passer au-delà des 1,2090. Si la monnaie européenne n’a pas réussi à peser lourd face au Franc Suisse, elle a retrouvé grâce sur les marchés face au dollar, yen et livre sterling.

L’avancée des négociations sur la restructuration de la dette Grecque, les conditions favorables de refinancement des états européens sur le marché et quelques bons indicateurs en Allemagne ont redonné de la crédibilité à l’Euro, que bon nombre voyait condamné par la dégradation des notes d’une partie des pays membres. L’accalmie est probablement de courte durée, et il faut s’attendre à une nouvelle mise sous pression du cours euro/chf pour tester le cours plancher à 1,20 et les intentions de la BNS.

Pour la semaine à venir, nous prévoyons des fluctuations du cours entre 1,20 et 1,225.

Pour les frontaliers, pas de souci du côté du change qui reste positionné à un bon niveau pour maintenir du pouvoir d’achat. L’administration fiscale française souhaite faire la chasse aux comptes bancaires ouverts à l’étranger en renforçant les amendes qui pourront aller jusqu’à 5% des avoirs concernés. Le compte salaire et les économies des frontaliers rentrent dans cette catégorie.  Nous rappelons ici que leur déclaration ne génère aucune fiscalité, hormis l’ISF, si votre fortune nette ne dépasse pas 1,3 Millions d’euros. Nous reviendrons sur ce sujet en temps et en heure, mais 2012 sera encore une grande année d’évolution de la fiscalité. Et ça ne va pas forcément aller dans le bon sens …


En attendant le soleil fait son retour,  alors tout de bon, comme on dit chez nous ! 

 

 


17/01/12 – Perte du triple A de la France et crédits immobiliers en devise : à quelles conséquences doit-on s’attendre ?

 

Difficile d’avoir échappé ce week-end à la décision de l’agence de notation S&P de dégrader la note de la France d’un cran. Cette décision était attendue, il est complexe d’en mesurer l’impact, surtout dans notre région frontalière où le marché de l’immobilier reste soutenu.

 

Interview de Christophe Chevassus fondateur de “mon-taux.com”.

 

Question : La perte du triple A aura-t-elle des conséquences sur le crédit immobilier en franc suisse ?

Le pronostic est difficile, mais si la crise des dettes souveraines devait s’aggraver, nous pourrions assister à une hausse des conditions de financement. Depuis quelques mois, nous avons assisté à un accroissement de l’écart entre les conditions de financement des banques de la zone frontalière. Nous penchons pour une convergence des conditions d’intervention, avec une légère hausse pour les établissements les plus compétitifs et une baisse pour les autres. Dans tous les cas, les banques vont continuer à rechercher l’acquisition de nouveau client et elles pourront moduler leur niveau de marge en fonction de leur stratégie commerciale.

Si une hausse des taux pourrait freiner les acquéreurs, il n’en demeure pas moins que le marché de l’immobilier en zone frontalière est porté par l’incapacité de Genève à proposer des logements et par un taux de change très favorable. Et de ce point de vue là, il ne faut pas s’attendre à de grands changements avant un moment.

 

 

 

Q : Si les établissements bancaires n’ont plus de liquidité, doit-on craindre qu’ils arrêtent d’accorder des crédits ?

Non, cette hypothèse semble peu vraisemblable d’autant que si les banques ne se prêtent plus d’argent entre elles, la Banque Centrale Européenne (BCE) a pris des mesures en octroyant des crédits à 1% à 3 ans et sans plafond à l’ensemble des établissements bancaires européens. Nous devrions ainsi éviter une crise du crédit (“crédit Crunch”) qui pourrait bloquer une économie qui tourne déjà au ralenti. En revanche, nous avons assisté depuis plusieurs mois à un durcissement des conditions notamment autour de l’apport personnel qui devra maintenant se situer au delà de 10%, voire 20% dans le cadre de résidents suisses souhaitant s’installer en France.

 

 

 

Q : Doit-on craindre une hausse des taux des prêts immobiliers en devise qui pourrait ralentir l’activité immobilière dans la zone frontalière ?

La perte du triple A pourrait entrainer à terme une dégradation de la note des établissements bancaires, donc une augmentation de leur coût de refinancement. Pour les principaux acteurs de l’activité du crédit immobilier en franc suisse qui sont principalement des établissements bancaires français, la “prime” de risque est déjà intégrée dans les taux depuis quelques mois à travers l’augmentation du coût des liquidités.

 

En clair et avant la crise, les banques se refinançaient entre elles sur le marché interbancaire. Depuis le début de la crise, les banques n’ont plus confiance les unes envers les autres et se prêtent de l’argent à un prix beaucoup plus élevé. L’exemple des crédits à taux variable est très parlant avec à l’été 2012 une marge pouvant aller jusqu’à 0,5% alors que 6 mois après elle se situe à 1,50%.

 

 


16/01/12 – La BNS devra sortir l’artillerie lourde

 

Posted by Christophe

Pour maintenir le cours plancher à 1,20 et après l’annonce vendredi soir de la dégradation de la note par S&P de 9 pays européens, la BNS devra largement intervenir sur le marché pour éviter une envolée de la monnaie helvétique par rapport à l’Euro. Le cours Euro/Chf s’est largement affaibli tout au long de la semaine passée pour atteindre 1,2063 vendredi, soit son plus bas niveau depuis 3 mois.

Dans la situation actuelle, il faut bien lire que c’est l’euro qui faiblit plutôt que le franc suisse qui se renforce. Les changements et perturbations à la tête de la BNS, ne devraient pas impacter l’engagement de la banque nationale à maintenir son soutien à l’égard de l’économie du pays.

Côté européen, la décision de l’agence de notation de dégrader la France et maintenir la note de l’Allemagne, si elle parait fondée, confirme le leadership d’Angela sur l’avenir économique de l’Europe avec comme leitmotiv ” Ja, Y faudra zerer la zenture ! Bitte ” .

Les marchés vont tester le cours plancher à 1,20 et mettre la BNS sous pression. Cette dernière ne devra réagir fortement et massivement pour éviter d’être mise trop sous pression. Pour la semaine à venir, nous estimons que le cours devrait fluctuer entre 1,20 et 1,22.

 

Pour les frontaliers, la bonification du change demeure une bonne nouvelle à cours terme pour les salaires. L’évolution de ces derniers jours va dans ce sens. L’environnement actuel nous invite encore à des mesures de prudence, car si l’évolution du cours euro/chf fait le bonheur de vos fins de mois, il met en danger la compétitivité des entreprises suisses. Force est de constater qu’à Genève tout est mis en œuvre pour décrédibiliser l’intérêt pour le pays : un conseiller d’état en vient aux mains dans une discothèque avec un barman pour un besoin pressant, la police genevoise en grève et la dé-réorganisation du réseau TPG. Doit-on voir dans ces actions de la solidarité transfrontalière pour peser sur le franc suisse? En tout cas, on peut dire qu’ils se donnent de la peine ! Pas sûr que la BNS comptait sur ce genre de munition.

 

Alors tout de bon, comme on dit chez nous.

 


16/01/12 – Crédits immobilier en Francs Suisses : Stabilité des taux mais durcissement des conditions

 

Pour ce début d’année, pas de changement sur le front des taux des prêts en devise avec des taux qui marquent une stabilité après une fin 2011 orientée à la hausse. Il faut avouer que malgré le contexte économique et la dégradation de la situation des établissements de crédit, les taux fixes restent à des niveaux avantageux, pour peu que l’on dispose d’une mise de départ conséquente.  

Dans ces conditions et avec un bon niveau de revenu, un emprunteur pourra encore trouver des conditions de financement en franc suisse à taux fixe à 2,85% sur 25 ans, alors que pour un dossier plus “standard” le taux grimpe en moyenne à 3,50%.

 

Les crédits immobiliers à taux variable ont particulièrement souffert de la crise et leurs conditions se sont dégradées ces derniers mois. Le niveau des marges sur les financements variables indexés sur le Libor 3 mois est passé de 0,5% à l’été 2011 pour atteindre aujourd’hui 1,80% en moyenne. La faute à la difficulté des banques locales à se refinancer sur le marché interbancaire, devenu quasi inexistant depuis le début de la crise sur les dettes des pays européens.
Dans ces conditions, les crédits Capé + 1 ne présentent plus un grand intérêt avec le meilleur taux de départ sur 25 ans à 2,78% et un taux moyen à 3,11%. Sachant que la partie variable de ce type de financement en devise est constitué du Libor 3 mois actuellement à 0,06%, il est probable que sur la durée du crédit cela ne s’avère pas vraiment un bonne affaire.

 

Si le niveau des taux reste acceptable, nous avons assisté ces dernières semaines à un durcissement des conditions d’intervention des établissements bancaires frontaliers. Aujourd’hui il n’est plus possible de trouver un crédit immobilier en franc suisse pour un emprunteur sans apport. Il faut aujourd’hui au moins 10% (20 % pour les résidents suisses) pour espérer obtenir un accord de crédit.

A noter que depuis quelques mois, BNP PARIBAS n’accepte plus de financement au delà de 20 ans.  

 

 

 

 

 


10/01/12 – Le marché de l’immobilier, dans la zone frontalière, pour 2012

 

 

Posted by Sandrine

Lors de leurs récentes publications, tous les professionnels de l’immobilier se sont accordés à dire que le nombre de transactions immobilières sera en recul (-10 % à -15 %), et qu’il n’y aura pas de chute brutale ni marquée des prix ; en revanche, leurs  avis  divergent quant à l’évolution réelle du marché immobilier hexagonal et les prix eux-mêmes.

 

Mais qu’en est-il, plus spécifiquement, de la zone frontalière ? 

 

Les transactions : un niveau soutenu dans notre région !

Des facteurs indiscutables feront naturellement diminuer le nombre de transactions :

  • La suppression du PTZ+ dans l’ancien
  • Le resserrement des conditions d’octroi de crédits
  • Les réformes fiscales sur le régime des plus values et sur l’investissement locatif
  • La baisse des intentions de mises en vente de la part des propriétaires

Mais d’autres facteurs soutiendront, en 2012, l’activité immobilière dans notre région :

  • Une demande  toujours forte
  • Une incapacité, pour Genève, à absorber cette demande de logements
  • Un taux de change, actuellement favorable, pour les acquéreurs.

 

Et les prix de l’immobilier alors ? Un équilibre fragile !

Après une très forte hausse en 2011, les prix de l’immobilier semblent faire une pause !

L’accession au crédit est rendue, depuis quelques mois, plus difficile, et coûteuse.  Cette situation ne devrait pas s’améliorer dans les mois à venir, du fait d’un environnement économique quelque peu morose, et des exigences bancaires elles-mêmes. Donc, moins d’acquéreurs ! 

Parallèlement à cela, du fait d’une fiscalité moins avantageuse, et d’un taux de change défavorable pour le remboursement de leur prêt, certains propriétaires  (ceux qui le peuvent), vont  « faire le dos rond » quelques temps, avant de vendre. Donc, moins de vendeurs !

En résumé, un équilibre de l’offre et de la demande, un comportement attentiste en cette période  pré-électorale, en clair des prix figés, et accrochés à leur sommet. Le scénario est peu souhaitable, mais à assimiler sérieusement !

Et l’équilibre reste fragile : si la situation économique devait encore se dégrader, et donc forcer certains propriétaires à se défaire de leur bien (pour se désendetter), et si les taux de crédit continuent leur ascension (ce qui peut être accentué par la perte du triple AAA français), les prix décrocheront : scénario également peu souhaitable, plutôt brutal, mais à envisager.

 

Une légère baisse des prix pour 2012 permettrait de « compenser » une hausse des taux de crédits déjà amorcée depuis plusieurs mois… Malgré cette hausse, il faut tout de même rappeler que le niveau des taux reste très bas ce jour, et que l’investissement immobilier reste, quant à lui, un moyen sûr d’épargner et de se constituer, à long  terme, une bonne retraite !

 

 

 

 


09/01/12 – Et on repart comme en 2011 !

 

Après une courte semaine d’accalmie, la morosité est de nouveau de mise, provoquant un nouvel élan d’intérêt pour le franc suisse qui a fini la semaine à 1,2138 contre l’euro soit quasiment son plus haut niveau depuis 3 mois. Ce n’est pas une très bonne nouvelle pour l’économie Suisse où la dernière publication des chiffres chômage est en légère hausse à 3,3% pour décembre mais 3,1% en moyenne annuelle, soit une des 3 meilleures années sur les 9 dernières. Face au bon élève helvétique, la cacophonie européenne repart de plus belle avec comme chef d’orchestre un français, président candidat qui s’agite à nouveau dans tous les sens, sauf dans le bon ! Comme dans le même temps, la défiance des banques européennes entre elles se renforce et que la Grèce (que l’on avait un peu vite oubliée) se signale par de nouveaux appels à l’aide, inévitablement l’euro replonge sur le marché des changes. Et comme en 2011,  Nicolas va rendre  visite à Angela pour préparer un nouveau sommet. Avec son passage en force sur la taxe sur les transactions financières, il risque bien de se faire tirer les oreilles.

 

Il se pourrait dans les prochaines semaines que le cours plancher à 1,20 soit testé par le marché pour mesurer la force d’intervention de la BNS. Dans ces conditions, il semble difficile d’envisager une remontée du cours plancher vers 1,30. Pour la semaine à venir, nous estimons que le cours CHF/EURO devrait rester dans les limites de 1,205 à 1,235.

 

Du côté des frontaliers, c’est la reprise pour un grand nombre ce lundi matin. Les conditions sont superbes pour la pratique des sports d’hiver (et nettement mieux que la semaine passée) mais aussi sur le front du change. Les taux des crédits immobiliers en franc suisse ont légèrement remonté dans le dernier trimestre mais demeurent encore très intéressants. Que des bonnes nouvelles finalement, comme en 2011 !

 

Et comme on dit chez nous, tout de bon !

 

 


04/01/12 – Evolution du prêt à taux zéro : les conditions se resserrent pour les Suisses et les frontaliers.

 

La nouvelle formule du prêt à taux zéro (PTZ) qui a vu le jour début 2010 fait l’objet, un an tout juste après sa sortie, de profondes modifications, plan d’austérité oblige. Comme pour la version initiale, il reste accessible aux résidents suisses désirant faire l’acquisition de leur résidence principale en France ainsi qu’aux travailleurs frontaliers.

 

Les principaux changements consistent en l’intégration d’un plafond de ressources et sera dorénavant réservé au financement de logement neuf.

Vous trouverez plus de détails dans notre guide du crédit immobilier (voir le guide).

Ces nouvelles conditions devraient limiter le nombre de bénéficiaires mais ce financement à 0% demeure intéressant pour les jeunes primo accédants surtout  vu la part de logements neufs en projets ou construits autour de Genève.

 

A noter que toutes les banques frontalières ne proposent pas le PTZ en complément d’un crédit immobilier en francs suisses alors que d’autres ne l’offrent pas aux non-résidents (résident suisse qui va acheter sa résidence principale en France). Si le PTZ demeure un coup de pouce intéressant dans le cout global d’un projet immobilier, il ne se substitue pas à l’apport personnel sur lequel les banques sont de plus en plus exigeantes.

Dans tout les cas, demandez à votre banquier ou à nos conseillers spécialistes des crédits aux frontaliers si vous pouvez bénéficier de cette mesure.

 


03/01/12 – C’est toujours la fête pour le franc Suisse

 

En finissant l’année 2011 sous les 1,2130 le cours euro/chf a transcrit la défiance des marchés à l’égard de la monnaie unique et leurs confiances dans la monnaie helvétique. Nouveau vent de panique autour de l’euro la semaine dernière, qui l’a fait plonger par rapport à l’ensemble des monnaies.

L’Europe n’arrive pas à convaincre, mais notons que tous ceux qui avaient prédit la fin de l’euro avant la fin de l’année ont déjà perdu.Cela ne les empêchera pas de prévoir de nous donner de nouvelles prévisions « éclairées » pour 2012. En attendant, le niveau du franc continue de peser sur l’activité économique. Migros et Coop sont les derniers en date à avoir réclamé une remontée du taux plancher à 1,30 pour que leurs magasins restent concurrentiels en zone frontalière. Quand on connait le poids de ces 2 acteurs sur un marché oligopolistique, il y a de quoi s’inquiéter.

 

Pour la semaine à venir, nous estimons que le cours devrait fluctuer entre 1,21 et 1,235. La BNS ne semble pas encore prête pour remonter son taux plancher. Excellentes nouvelles pour les frontaliers : les écoliers Genevois et Vaudois sont en vacances jusqu’au 9 Janvier d’où une circulation plus fluide (plus que dans les supermarchés en France voisine) et un taux de change toujours bien orienté.

De quoi donner le sourire au moment de la reprise, non ?   

 

 

 


03/01/12 – 12 questions pour 2012

 

Toute l’équipe de Mon-taux.com vous adresse ses meilleurs vœux.

 

Pour cette nouvelle année que beaucoup nous annonce compliquée, nous resterons aux côtés des frontaliers pour les accompagner et les conseiller pour le financement de leurs logements, pour leur fiscalité et pour préparer leur retraite.  Alors que nous sortons d’une année 2011, marquée par une crise sans précédent que la plupart analystes financiers n’avaient pas vu venir, alors que l’euro aurait dû disparaitre avant la fin de l’année selon d’autres analystes financiers, je vous propose de passer en revue les 12 questions pour cette nouvelle année et je tenterai d’apporter mes réponses dont certaines s’avéreront probablement fausses…..mais à défaut de boule de cristal !

 

  • Est ce que le franc suisse restera fort par rapport à l’euro ? Oui, vu la situation économique de la Suisse et de la zone Euro, la monnaie helvétique restera forte. Le franc conservera toute son attractivité, pour le plus grand bonheur des frontaliers mais au grand dépit des entreprises suisses.

 

  • La BNS remontera-t-elle son taux plancher ? Tant que les perspectives sur la zone euro ne sont pas éclaircies, la BNS maintiendra ses interventions pour maintenir la compétitivité de ses entreprises, éviter récession et chômage. Les milieux économiques réclament  une parité euro/chf à 1,30. L’opération cours plancher a bien fonctionné à 1,20, mais demeure une opération très périlleuse. Pas sûr que la BNS soit prête à prendre ce nouveau risque à court terme.

 

  •  Les banques vont-elles continuer à accorder des crédits immobiliers en CHF ? Oui, sans aucun doute mais les conditions se durcissent. Les dossiers sans apport ne trouvent plus preneur en franc suisse. Si nous trouvons encore des solutions pour les primo accédants disposant uniquement des frais, pour les financements importants, il faudra disposer d’un apport conséquent pour le projet et faire de l’épargne auprès de la banque retenue ! En 2012, pour bien emprunter, il faudra avoir épargné.

 

  • Les taux d’intérêts des prêts en devise vont-ils monter ? Probablement, si les banques ne se font pas plus confiance entre-elles. Alors que les principaux indices de financement en francs suisses chutent depuis plusieurs mois,  le LIBOR 3mois se négocie 0,05% et les obligations de la confédération à 20 ans se situent à 1,11%, nous avons assisté dans le même temps  à une hausse des taux des crédits immobiliers sur la même période (la marge bancaire sur le Libor 3 mois est passée de 0,5 à 1,80% en 6 mois). Les banques manquent de liquidités et cela augmente le prix de l’argent sur le marché.

 

  • L’euro va-t-il survivre ? Oui, à mon sens le chemin sur lequel nous emmène l’Allemagne est bon mais restera chaotique. Possible que certains pays sortent de la zone Euro.

 

  • Qui sera le prochain Président de la République Française ? Aucun des candidats déclarés, j’espère. Ils sont tellement loin des réalités économiques. En tout cas, il ne faudra pas s’attendre à beaucoup de changement avec au programme : Plus d’impôt et moins de services publics ! Youpi !

 

  • Que va devenir la nouvelle formule de circulation des TPG ? Et bien je crois que l’on n’a pas fini de râler, mais comme il parait que c’est très Genevois….

 

  • Comment va évoluer le marché du logement en zone frontalière ? La demande va rester forte en 2012. Porté par l’incapacité de Genève à répondre à la demande de logement et un taux de change très favorable, le  marché de l’immobilier va rester soutenu. Seule ombre au tableau, la situation des établissements de crédits qui durcissent leurs conditions et augmentent leurs taux.

 

  • Comment sont taxés les avoirs de 2ème en cas de retrait en capital pour l’achat d’une résidence principale ? À l’heure où je vous écris ces quelques lignes cela demeure le plus grand flou. Les dernières informations en notre possession ne sont pas très favorables avec un cumul aux autres revenus imposables ….donc des taux d’imposition approchant dans certains cas les 30% !!! Promis, dès que l’on a des nouvelles officielles, nous les publierons. En attendant, prudence, prudence !!!!

 

  • Faut-il encore faire un 3ème pilier ? Oui pour votre retraite et si vous êtes imposé à la source. Non, si vous ne payez pas d’impôt en Suisse et non si vous souhaitez intégrer ce 3ème pilier dans votre financement immobilier. Le gain potentiel est trop incertain.

 

  • Peut-on investir en bourse ? Oui, le potentiel sur les entreprises cotées est important. Il pourrait monter de 15 à 20%, avant de retomber à nouveau….c’est juste une question de cycle !

 

  • Quelle est la meilleure application Iphone pour les frontaliers ? Celle de Mon-taux.com, n’hésitez pas à la charger et en plus elle est gratuite. Vous êtes déjà plus de 1500 à l’avoir sur votre mobile ! Ça méritait bien un coup de pub.

 

Je vous renouvelle mes vœux pour cette nouvelle année. Et comme on dit chez nous, Tout de bon !

 

 Christophe Chevassus   

 


19/12/11- Plus belle la vie ?

 

Ne nous y trompons pas, pour ce dernier commentaire sur l’évolution du change, en 2012, nous voulons résolument voir le verre à moitié plein !

 

Et puis peut-être que l’année prochaine l’euro n’existera plus, les banques européennes n’auront pas survécu à la faillite des états européens, nous en serons rendus à cultiver la terre (heureusement que l’on ne construit pas trop de logements à Genève finalement !), élever des  vaches et des chèvres pour survivre….NON, nous serons optimistes !!!!

La semaine passée a démontré que malgré l’énième plan de sauvetage de la zone €uro, les européens n’ont pas vraiment réussi à convaincre. L’euro a largement souffert, se dépréciant face à l’ensemble des monnaies. Le cours euro/chf a tenu une grande partie de la semaine entre 1,231 et 1,239 avant de s’effondrer autour de 1,22 vendredi.

 

Dans la semaine, la BNS a renouvelé toute sa détermination à maintenir un cours plancher mais plutôt au niveau actuel qu’à 1,30 en menant une politique de taux proche de 0. La force de la monnaie helvétique, va continuer à peser sur l’activité économique du pays.  Mais comme l’euro peine à retrouver de la crédibilité, le franc suisse continue de s’apprécier. Nous estimons que le cours euro/chf se maintiendra encore de longues semaines dans le canal 1,20 à 1,25.

 

Les solutions à long terme validées par les européens lors de leur dernier sommet n’apportent qu’une réponse partielle à ce qu’attendaient les marchés. Le « nein » allemand à l’intervention de la BCE pour l’achat d’obligations des pays européens et l’absence de projet de relance de la croissance, laissent une Europe en panne, et dont les seules perspectives sont l’enchainement de plans d’austérité !

 

Top non ? Et quand on voit les  « pseudos » programmes des candidats à l’élection présidentielle en France, il y a de quoi craindre …le pire.

Entre les 32H de travail hebdomadaire des écologistes et le retour au franc français avec une parité 1 €uro pour 1 FRF (cela couterait plus de 1 million d’emplois en France), on peut se réjouir qu’Angela ait pris les rênes de l’Europe ( quoique …? ).

En 2012, on risque de ne pas rire tous les jours…..alors profitez bien des fêtes de fin d’année. La neige est au rendez-vous pour les amoureux de la glisse et le change reste bon pour les frontaliers ! Elle est pas belle la vie !

 

 


12/12/11 – L’Europe adopte un plan de sauvetage à 26, quel impact sur le franc suisse ?

 

Après une semaine annoncée à haut risque pour la zone euro, nous aurions pu assister à de fortes fluctuations sur le cours euro/chf. Il n’en a rien été et le cours est resté dans les limites de 1,232 à 1,244. La BNS continue ses perfusions en injectant massivement du franc suisse sur les marchés afin de maintenir une parité salvatrice pour son économie. Ce week-end, le chef économiste de la confédération laissait entrevoir que la Suisse pourrait rentrer en récession pour les 6 prochains mois tout en restant positif sur les perspectives économiques du pays.

La mauvaise passe que traverse la confédération est conjoncturelle (comment ne pas être impacté par la crise que traverse l’Europe ?), mais les fondamentaux restent  solides (endettement faible, financement du chômage anticyclique). Un retour du cours euro/chf vers 1,30 pourrait contribuer à une amélioration de la situation. La convergence budgétaire décidée vendredi par les européens pourrait y contribuer.

 

On aurait pu y croire, mais l’agence de notation Moody’s est venue jeter un froid ce matin en annonçant une future dégradation des notes des pays européens en l’absence de mesures décisives à la protection de la zone euro. A peine apercevons-nous une éclaircie, que de nouvelles perturbations viennent affecter nos perspectives. Le franc suisse restera fort encore pour longtemps. Il faudra du temps pour que l’euro retrouve sa crédibilité face à la monnaie helvétique, probablement beaucoup de temps !

 

Pour la semaine à venir, nous estimons que le cours euro/chf se maintiendra entre 1,22 et 1,25.

 

Toujours tout bon pour les frontaliers et les commerçants de la zone frontalière. Et comme le dit un vieux dicton de la région, en ce jour de commémoration de la résistance genevoise face à l’envahisseur savoyard :    «  Si le change est bon pour l’escalade, à Noël tu ne mangeras pas que de la salade ! ».

 


05/12/11 – Argent, trop cher, trop grand, la vie n’a pas de prix !

 

Ce titre du groupe Téléphone illustre au mieux la situation de la Suisse et des prochaines décisions des autorités politiques et monétaires du pays. Le franc fort amène la Suisse vers la récession, la hausse du chômage, bref une dégradation majeure de la situation économique du pays. Jusqu’où les instances helvétiques doivent-elles aller pour contrer cela ?  Faut-il relever le taux plancher à 1,30 ? Des taux de rémunération négatifs ? Des décisions difficilement applicables mais salutaires à court terme d’autant que la zone Euro peine (c’est le moins que l’on puisse dire) à retrouver la confiance des marchés.

Le prochain sommet européen du 8 et 9 décembre sera déterminant. On le répète à chaque sommet depuis 6 mois, mais celui-ci nous apparait vraiment clé pour la zone euro. L’Allemagne va faire adopter à ses partenaires son plan de sortie de crise qui passe par de la rigueur budgétaire et la convergence fiscale. Certains points de discordes subsistent entre les différents partenaires, mais nous ne doutons pas de la force de persuasion d’Angela. Elle les fera plier !

 

Pour le cours Euro/CHF, dont les fluctuations se sont limitées la semaine passée à 1,222 et 1,239 nous ne devrions pas avoir de surprise dans les prochains jours, voire jusqu’à la fin de l’année. Nous estimons que le cours devrait évoluer entre 1,22 et 1,25. Placées sous perfusion par la BNS, les évolutions même favorables de la zone euro n’impacteront que modérément le cours.

L’environnement reste favorable aux frontaliers à l’aube des fêtes de Noël, aussi bien pour les achats de fin d’année que les conditions d’accès au logement qui demeurent intéressantes malgré une augmentation des taux des crédits en devise. Encore un peu tôt pour tirer un bilan de 2011, mais elle aura été belle du côté du pouvoir d’achat de ceux qui travaillent en Suisse et vivent en France.

 

Petit cadeau Mon-taux.com pour cette fin d’année : Téléphone lors d’un concert en Allemagne ! Pensez à baisser le son !

 

 

 



02/12/11 – Quelle fiscalité pour le retrait du 2ème pilier pour financer son logement ?

 

Si la chose semblait entendue depuis la fin du printemps, une récente communication du groupement transfrontalier nous amène à attirer l’attention des frontaliers qui envisagent de retirer leurs avoirs de LPP pour acquérir leur logement (réduire leur crédit habitat en cours, financer des travaux). Ce nouvel impôt voté à la hâte fin 2010 aura finalement largement mobilisé notre attention tout au long de l’année 2011, et pourrait réserver de très mauvaises surprises en Septembre 2012.

 

Historique et explications

 

Rappel des faits :

Jusqu’au 31/12/2010 : le retrait du capital de prévoyance (2ème pilier et 3ème pilier A) est soumis à un impôt à la source en Suisse. Avec cet avis de taxation, le frontalier se rendait auprès de son centre des impôts, qui tamponnait le document pour justifier d’en avoir pris connaissance. Il suffisait alors de retourner tout cela à l’administration fiscale cantonale dont dépend la caisse de pension. Cette dernière vous renvoyait après plusieurs semaines un chèque correspondant au montant de l’impôt prélevé. Jusqu’à fin 2010, l’histoire s’arrêtait là, car du côté français aucune taxation n’était prévue pour le capital hormis ISF.

Sur les derniers jours de 2010 et sur demande de la Suisse, la France vote en catimini l’imposition du retrait en capital des avoirs de prévoyance (2ème pilier et 3ème pilier A) et ce quelque soit le motif (retraite, logement résidence principale…..). En l’absence de fiscalité similaire, il est décidé que ce capital viendra s’ajouter aux revenus du bénéficiaire dans le cadre de sa déclaration d’impôt en France. Pour éviter une trop forte taxation, et dans un élan de générosité, le législateur accepte le principe de l’échelonnement. Au final, l’addition sera très salée pour les plus forts revenus avec une taxation du capital qui pourra passer les 30% !

Très rapidement le groupement des frontaliers se mobilise et obtient, non sans mal, un accord pour une taxation forfaitaire du capital à 7,5% après un abattement de 10% soit 6,75%. La tension retombe car ce chiffre est proche de ce qui se pratique du côté helvétique.

Coup de théâtre début novembre, le groupement des frontaliers avertit ses membres dans sa newsletter n° 56 du mois de Novembre , que selon une réponse ministérielle, la taxation forfaitaire n’est applicable que lorsque le versement de la prestation n’est pas fractionné et que les cotisations versées durant la phase de constitution des droits aient été déductibles. En clair, pas de problème pour le retrait au moment du départ en retraite, en revanche pour celui qui retire en capital les avoirs de sa LPP lorsqu’il quitte la Suisse de manière définitive ou lorsqu’il utilise une part pour l’accession à la propriété individuelle, il ne pourra pas bénéficier de l’imposition forfaitaire mais sera soumis à l’impôt sur le revenu !! Cette mesure pourrait toucher aussi bien le 2ème pilier que le 3ème pilier A….

Bien évidement, le groupement est intervenu auprès du ministère afin de faire évoluer cette réglementation notamment pour ce qui concerne le financement de la résidence principale.

Dans l’attente d’une réponse précise sur le sujet, nous ne pouvons que vivement encourager les frontaliers qui envisagent d’utiliser leur capital de prévoyance dans leur projet immobilier, de trouver une autre alternative ou de prévoir un capital pour faire face à l’impôt. Il n’est pas conseillé d’intégrer le 3ème pilier dans le plan de remboursement de votre financement immobilier, tant que les incertitudes au niveau fiscal demeurent pour que ce type de montage offre un avantage durable.

 

Nos conseillers sont à votre disposition pour étudier votre cas personnel et pour vous aider à construire une solution de financement fiable et pérenne.

 

 


28/11/11 – On y va, ou bien ?

 

Formule populaire largement utilisée à Genève et sa région qui traduit au mieux l’incertitude actuelle qui influence le cours euro/chf. Alors que ce dernier avait commencé la semaine au delà de 1,24 et qu’il allait boucler à 1,2256, nous avons assisté à un ultime rebond jusqu’à 1,2380 sous le coup de nouvelles rumeurs. Et notre formule reprend alors tout son sens : la BNS va-t-elle remonter son taux plancher vers 1,30 ?

 

Cela fait maintenant plusieurs semaines que le bruit court, mais toujours rien à l’horizon. Ce week-end, le vice-président de la BNS, confirmait que la banque nationale était prête à prendre de nouvelles mesures pour soutenir l’économie nationale. C’est fort bien joué de la part des autorités monétaires helvétiques qui arrivent grâce à cette menace à faire relâcher la pression sur le Franc Suisse et du coup réduire leur intervention.

 

Du côté des européens, les questions actuelles sont plutôt : on va la sauver la zone euro ou bien ? et encore, Angela va-t-elle lâcher du lest ou bien ? Nous avons eu une bride de réponse ce week-end avec projet de super zone euro au sein de la zone euro… Les pays de la « super zone » s’engageraient sur des efforts budgétaires voire structurels tout en acceptant plus de sanctions et plus de contrôles de Bruxelles. Plus de développement dans les prochains jours, et en attendant l’Italie emprunte à 8% à 2 ans (intenable à terme) et Moody’s, lassé d’avertir les européens les uns après les autres a innové en mettant un avertissement à toute la zone euro, Allemagne y compris !

 

Compte tenu de tous ces éléments, le cours euro/chf devrait passer la semaine entre 1,22 et 1,25 ou bien ?

 

 


21/11/11 – Fébrilité autour du cours Euro Chf

 

Toujours placé sous haute surveillance par les autorités helvétiques, l’évolution du cours Euro/Chf a montré la semaine passée beaucoup de fébrilité avec des fluctuations en dents de scie mais dans une marge très limitée, soit entre 1,232 et 1,244.

On peut expliquer ce phénomène par le récurrent problème des dettes souveraines européennes d’un côté, et de l’autre, les «  menaces » d’intervention de la BNS pour relever le cours plancher. Ces incertitudes contribuent à faire fluctuer le cours sans grande tendance.

 

Pour la semaine à venir, ce sont les USA qui devraient se retrouver sous les feux de rampes avec leurs dettes abyssales. Ils sont à nouveau confrontés à une échéance à court terme pour la mise en place d’un plan d’apurement. Parions que cela devrait amener de nouvelles inquiétudes qui vont porter les investisseurs vers l’or et le franc suisse….A moins que la BNS ne brandisse sa menace de relèvement du taux plancher ?

Pour cette semaine, nous estimons que le canal de fluctuation devrait se situer entre 1,215 et 1,25.

 

Si les conditions de change perdurent, nul doute que le père Noël en zone frontalière, n’aura pas trop de soucis pour remplir sa hotte ! En tout état de cause, quand on voit la foule ce week-end dans les centres commerciaux en zone frontalière, on comprend bien vite que la force du franc fait le bonheur des commerçants français. Mais pas seulement, car Balexert affichait largement complet samedi après midi avec de nombreuses voitures immatriculées… en France voisine.

Franc fort ou pas, nous restons une zone économique privilégiée et c’est peut-être la meilleure nouvelle de ce début de semaine. Pourvu que cela dure…

 


16/11/11 – Prêt à taux zéro : bientôt la fin pour les résidents suisses et les frontaliers ?

 

C’est ce qui semble se dessiner dans la nouvelle loi de finance 2012 et le recentrage annoncé la semaine passée par le 1er ministre. Sous recentrage et plan d’austérité oblige, il faut voir un recentrage vers les ménages les plus modestes par l’introduction de plafonds de ressources. Ce dernier point exclura de fait bon nombre de frontaliers ou de résidents suisses de ce dispositif d’encouragement à la propriété.

L’impact de cette mesure devrait toutefois resté limité pour le bassin genevois. En effet, la durée de remboursement du PTZ+ est déterminée  par le montant des revenus des emprunteurs. Pour les plus haut revenus, cette durée souvent limitée à 5 ans, fait gonfler le montant des mensualités faisant passer le ratio charge revenu au-delà de la barre des 35%. Dès lors, bon nombre d’emprunteurs renoncent à la mise en place de ce dispositif.

Pas de problème en revanche pour les jeunes et les néo frontaliers (Frontaliers installés dans la région depuis moins de 2 ans).  Les conditions du PTZ+ étant déterminées par le revenus fiscal de référence de l’année N-2, ceux qui ont acquis récemment le statut frontalier pourront continuer a bénéficier de cet avantage.

 En outre, et comme nous l’avons annoncé il y a quelques jours, le financement à taux zéro ne concernera que le financement des logements neufs à partir du 1er Janvier 2012.

Il faudra  attendre un prochain décret pour confirmer l’ensemble de ces dispositions et la publication des barèmes détaillés.

En attendant, et compte tenu des délais de traitement administratif, il ne reste que quelques jours pour bénéficier des conditions 2011 !

 


16/11/11 – Délais supplémentaire pour le Scellier 2011

 

Présenté par le député Gilles Carrez, un amendement a été validé hier accordant des délais supplémentaires pour pouvoir bénéficier de la réduction d’impôt de 22%. Pour ce faire, il faut que la réservation du bien soit enregistrée chez un notaire ou au service des impôts au plus tard le 31 décembre 2011 et que la vente soit actée au plus tard le 31 mars 2012. Pour les projets en VEFA, l’achèvement des travaux doit intervenir au plus tard 30 mois après la date de déclaration de l’ouverture du chantier.

Passé ce délai, et après les différents coups de rabot de l’administration fiscale, le taux de réduction d’impôt Scellier sera ramené à 13% avant de disparaitre définitivement au 31/12/2012.  

 

Plus que quelques jours pour saisir ces dernières opportunités. Nous avons encore quelques objets autour du bassin Genevois.

 


14/11/11 – Petit à petit, le franc suisse se replie

 

C’est le constat de la semaine passée avec un cours euro/chf qui est passé de 1.21 à 1.24 suite aux dernières déclarations de la BNS. Désigné coupable des nombreuses suppressions de postes annoncées ces dernières semaines sur le territoire helvétique, le franc suisse reste à un niveau élevé. Trop pour la BNS qui a clairement laissé entendre qu’elle pourrait à nouveau intervenir  pour sauver des emplois.  Dans ces conditions les frasques de dirigeants européens et les problèmes de dettes publiques ne semblent pas peser bien lourd sur le cours. Forte de la réussite de son cours plancher à 1,20 grâce à une gestion très intelligente de la situation, la BNS pourrait positionner un nouvel arrimage du france suisse autour de 1,30.

A défaut de cette mesure, nous envisageons une fluctuation du cours  euro/chf entre 1,22 et 1,26.

 

Pour les frontaliers, ce niveau de cours reste historiquement intéressant. Les fortes fluctuations que connaissent les marchés doivent amener de la prudence. Dans ces conditions, bloquer un cours de change pour rapatrier son salaire et pour la construction de sa maison reste une idée.

 

 

 


08/11/11 – URGENT :SUPPRESSION DU PRET A TAUX ZERO POUR LES LOGEMENTS ANCIENS

 

 

Le prêt à taux zéro (PTZ+) dans l’ancien sera supprimé au 1er Janvier 2012, il ne reste plus que 48 jours pour pouvoir en bénéficier !

Pour se faire, il faut que les offres de crédits soient éditées avant le 31/12/2011. Compte tenu des délais de traitement administratif,  il faudra déposer à la banque  un dossier complet (compromis signé et DPE (Diagnostic de Performance Energétique) obligatoire) avant le 13 Décembre 2011.

Nos conseillers sont à votre disposition pour vous accompagner dans votre projet ou pour de plus amples informations.


07/11/11 – Prêt à taux zéro recentré, scellier supprimé et prélèvement libératoire augmenté

 

Telles sont les principales mesures du plan d’austérité, présenté ce jour par Francois Fillon, qui impacteront le patrimoine. Sur un plan prévoyant 18,3 milliards d’économies pour 2012 et 2013, avec des décisions fortes comme l’augmentation de la TVA de 5,5% à 7%, ainsi que l’avancement de la retraite à 62 ans dès 2017, nous mettrons le focus sur 3 mesures qui concernent la gestion du patrimoine :

-  à compter de 2012, le prêt à taux zéro (ptz+) ne devrait plus concerner que les projets immobiliers dans le neuf. Rappelons que le PTZ+ est ouvert à tous depuis le début de l’année 2011, et sans conditions de ressources. Les suisses qui décident d’installer leur résidence principale en France pourront toujours prétendre à ce type d’aide pour le financement de leur futur logement. L’éco PTZ sera réduit de 20%.

- la loi scellier sera supprimée à la fin de l’année 2012. Ses avantages seront réduits pour sa dernière année. Nous sommes encore dans les derniers jours pour faire un investissement avec les conditions de 2011.

- le Prélèvement Forfaitaire Libératoire (PFL) sera porté de 19% à 24%. Si on lui ajoute la CSG aujourd’hui à 13,5%, c’est à 37,5% que seront taxés les intérêts sur livrets bancaires, les dividendes, assurance –vie.  Rappelons que l’option  PFL reste une alternative qui permet d’éviter de reporter les revenus de ces placements dans votre déclaration fiscale. Concrètement cela signifie qu’un compte sur livret qui rapporte 5% brut, vous donnera 3,125% net, contre 3,375% précédemment. Pour  prendre la bonne option du prélèvement, il faut tenir compte du revenu global, mais surtout de la TMI (Tranche Marginale d’Imposition).

 

Nous suivrons dans les prochains semaines la mise en œuvre de ces mesures. Nos conseillers sont à votre disposition pour un conseil personnalisé.

 

De son coté, et par solidarité avec la nation, le gouvernent et le chef de l’état français ont accepté de geler leur rémunération…..c’est déjà pas si mal ?

 

 


07/11/11 – L’euro se ressaisi, avant un retour à 1,30 ?

 

C’est ce que l’évolution de la semaine passée  pourrait nous laisser penser, avec un cours euro/chf qui a débuté à 1,2130 pour toucher  1,2245 vendredi.  Ce matin, le cours s’envole déjà au-delà de 1,2376. Même si nous avions constaté depuis quelques semaines que le cours euro/chf n’était plus connecté à la réalité du  marché, mais « piloté » par la BNS, les derniers dénouements de la crise des dettes publiques  européennes semblent avoir ramené de la confiance dans la monnaie unique. A défaut de solution définitive, le couple franco allemand a encore démontré la semaine passée toute sa détermination pour sauver l’euro. Tout le monde a bien compris que la croissance allait ralentir significativement sous le coup des mesures d’austérités qui s’enchainent dans les pays européens. Et pourtant sans croissance, il sera difficile pour eux de réduire leurs dettes.

 

Côté helvétique, le franc  fort commence à laisser des traces, la situation économique se dégrade et les annonces de suppression de postes se succèdent. L’arrimage du franc suisse à l’euro à 1,30 a également refait surface la semaine passée. Dimanche, le président de la banque centrale  helvétique indiquait que si cela était nécessaire, la BNS était prête à prendre de nouvelles mesures. Ces derniers événements pèsent sur la monnaie nationale suisse. Pour la semaine à venir, nous estimons que le cours fluctuera entre 1,2150 et 1,26.

 

Le cours de change reste très avantageux pour les frontaliers qui commencent eux aussi à payer le prix des suppressions de postes. Dans ce contexte, nous rappelons les mesures de prudence  dans la gestion  des finances des travailleurs frontaliers : profiter du taux de change pour augmenter sa capacité d’épargne et dans le cas d’un projet immobilier, opter pour un prêt en devise avec des taux fixes ou avec un cap très bas.


31/10/11 – Le cours euro/chf insensible au nouveau plan des européens

 

 

La semaine passée fut à haut risque pour les marchés financiers, avec en point d’orgue le sommet européen de mercredi. Aucune nouvelle ni décision n’aura  finalement affecté le cours euro/chf qui a commencé la semaine au dessus de 1.23 pour la finir à 1,215. Alors que l’axe franco-allemand a affiché toute sa détermination à désamorcer la bombe des dettes publiques, les mesures qui ont été prises ont eu pour effet de faire remonter fortement l’euro face aux autres monnaies… sauf pour le franc suisse.

Il faut voir derrière cette tendance, la forte influence de la BNS qui « manipule » le cours Euro/Chf par des achats et ventes massives de monnaie. La BNS annonce ce matin que ses interventions sur les cours lui auraient coûté 4,7 milliards à fin septembre contre 11,7 milliards à fin juin.  L’instauration du cours plancher  pour sauver  l’économie helvétique  semble avoir  fonctionné en lui permettant de réduire ses coûts. En revanche, les derniers indicateurs de l’activité économique en Suisse se sont très largement dégradés et  les suppressions de postes se multiplient, avec encore ce matin, des annonces du côté du Crédit Suisse.

Pour la semaine à venir, nous estimons que le cours eur/chf devrait fluctuer entre 1,21 et 1,25.

Pour les frontaliers et ceux qui vivent sur la frontière, nous réitérons nos recommandations de prudence. Si le contexte actuel est super favorable, une hausse du chômage couplée à une hausse des taux pourraient avoir des effets terribles pour notre région.  Pour se protéger, nous conseillons de faire de l’épargne et d’opter pour des crédits à taux fixe ou avec des plafonds de cap très bas !

 


24/10/11 – En attendant que les européens se mettent d’accord

 

Après un début de semaine dynamique où le cours euro/chf a touché le 1,2474, nous avons assisté à une rechute vers 1,22 au gré des atermoiements du couple franco-allemand. S’il a été question de l’arrimage du franc suisse à l’euro au cours de 1,25, cette idée a été rapidement oubliée par la BNS afin de ne pas se heurter directement aux marchés. Les prochains jours devraient apporter enfin des réponses pérennes à la crise des dettes européennes.

Les banques vont perdre au moins 50% de leurs créances sur la Grèce, et l’Italie a été sommée de faire d’avantage d’efforts. Certes, il faudra payer le prix fort, mais c’est à ces conditions seulement que nous pourrons envisager de sortir « définitivement » de ce contexte. Les résultats de la réunion de mercredi impacteront fortement la position de la monnaie unique.

 

Dans ces conditions, et sur la base des premiers signes des accords à venir, nous estimons que le canal de fluctuation devrait se situer entre 1,22 et 1,27.


17/10/11 – L’euro se maintient alors que les états européens sont dégradés

 

Curieuse semaine sur le marché du change, alors que les agences de notation ont dégradé plusieurs états européens, l’euro s’est apprécié tant par rapport au dollar qu’au franc suisse. Le cours euro/chf est resté dans le canal 1.23 à 1.2429. C’est parfait pour la BNS, qui n’est plus obligée d’intervenir sur les cours. La semaine passée le focus a été mis sur les banques et l’engagement des états européens à les recapitaliser.  Ces mesures visent à préparer  de futurs abandons de créances (pertes) sur les pays européens en difficulté. Concrètement et pour faire simple, si on a prêté 100 à la Grèce, elle ne remboursera et ne paiera des intérêts  plus que sur 40. Les 60 de différence seront définitivement perdus pour le créancier. Comme le prêteur ce sont les banques, grâce aux  économies des épargnants…..il vaut mieux que les banques soient soutenues par les états. Pour la semaine à venir, nous prévoyons une fluctuation en 1,22 et 1,26.

 

Nous maintenons nos encouragements à la prudence pour les frontaliers, car si les choses se sont un peu calmées sur le front du change avec l’intervention de la BNS, rien n’est réglé sur le front des dettes publiques. Nous ne sommes pas à l’abri de nouvelles fortes variations et continuons de vous encourager à couvrir le risque de change, notamment pour les opérations de crédit immobilier.

 


10/10/11 – Pari gagné pour la BNS ?

 

Encore un peu tôt pour l’affirmer. L’évolution du cours euro/chf cette dernière semaine en passant 1.21 à 1.24 pourrait laisser penser que les investisseurs délaissent quelque peu le franc suisse. A cours terme, cela redonne déjà un peu d’air pour les entreprises  exportatrices suisses. Du côté des dirigeants européens, si les discours ne sont pas encore harmonisés, il semble que les nombreuses interventions et mobilisations du couple franco allemand rassurent les marchés. Ces derniers ont besoin de visibilité et avec les derniers engagements en faveur de la recapitalisation des banques, le scénario du défaut de paiement de la Grèce semble s’imposer. Si elle coûtera beaucoup d’argent aux états comme aux privés, cette solution permettra de repartir sur des bases solides et redonnera de la vigueur à la monnaie unique. En attendant, nous estimons pour la semaine à venir que le cours fluctuera entre 1,21 et 1,26.

Pour les frontaliers,  si un retour autour de 1,25 du cours euro/chf  devait s’imposer dans les prochaines semaines, cela permettrait de relâcher un peu la pression sur l’emploi  tout en maintenant un niveau de revenu intéressant. Nous maintenons nos recommandations de prudence et ne pouvons que vous encourager de profiter de ce contexte favorable pour constituer de l’épargne. Encore faut-il bien choisir sa solution d’épargne, car le contexte n’est pas très rassurant. A court terme, privilégiez les livrets sécurisés et garantis, et surtout diversifiez.  Nous reviendrons prochainement sur la situation de vos placements.

 

Olivier notre spécialiste du patrimoine pourra vous conseiller dans vos démarches. (olivier@mon-taux.com), pour que vos choix d’investissement restent un pari gagnant !


06/10/11 – Jusqu’à nouvel ordre, la BNS a décidé d’acheter l’euro au minimum à 1,20 CHF

 

Voilà en quelques mots le résumé de ce qui s’est passé ce dernier mois pour le cours euro/chf. Contrairement à ce que nous aurions pu attendre, le cours n’est pas resté collé au taux plancher, mais a continué de fluctuer entre 1,20 et 1,23 alors que dans le même temps l’euro se dépréciait face aux autres monnaies. Pour protéger l’économie du pays, les autorités monétaires suisses ont pris un risque important et engagé un bras de fer contre les marchés. A ce jeu, tous les coups sont permis et les dernières rumeurs de relever à 1,25 le taux plancher a eu un effet immédiat sur le cours. A ce jour et depuis le 6 Septembre, on ignore les montants engagés par la BNS pour acheter des euros, mais on peut supposer qu’au-delà d’1,20 elle n’est pas besoin d’intervenir massivement. La cacophonie des autorités politiques européennes continue de plomber la valeur de l’euro.  Aucune amélioration de la valorisation de la monnaie unique ne pourra être constatée tant qu’aucune solution fiable n’aura été trouvée !

 

Pour les mois a venir, l’évolution des taux d’intérêts dépendra de la pression qui va s’exercer sur le franc Suisse. Tant que les européens n’auront pas régler leurs problèmes de gestion de la dette, il ne faut pas attendre de reprise significative des taux. Par contre les tensions sur les liquidités  des banques pourraient les amener a resserrer encore leurs conditions et les voir augmenter leurs marges.

 

Conseil Mon-taux.com : dans un contexte très incertain, privilégiez la sécurité en fixant un cours de change pour votre salaire ou pour le décaissement de votre crédit construction.

 


06/10/11 – Crédits immobiliers en franc suisse. Les écarts se creusent.

 

Malmenées sur les marchés et par les agences de notations, les banques ont toutes durci significativement leurs conditions d’octroi. Bien que les établissements bancaires aient pris la même orientation en termes d’acceptation de crédit, leurs positions sur le front des taux sont divergentes. Si par le passé l’écart entre les offres était de l’ordre de 0,20, il est aujourd’hui supérieur à 0,60. Actuellement, la meilleure offre à taux fixe pour un crédit en devise sur 25 ans s’élève à 2,50% contre 2,70% début Août, soit pour un crédit de 300’000CHF, une économie par mois de 40.-CHF soit 12’000.-CHF sur toute la durée du financement. Pour ce qui concerne les taux variables, la meilleure offre pour un prêt Capé + 1 est située à 2,15% pour un maximum à 3,15%. Alors que le Libor 3 mois flirte avec un taux zéro (0,03% à ce jour), les banques qui pratiquent encore ce genre de financement en ont profité pour remonter leurs marges, passant de 0,60 en Août à 1,10 à fin septembre.

 

Conseil Mon-taux.com : ce mois encore compte tenu des conditions, nous plébiscitons le taux fixe. Les conditions de départ des crédits à taux variables et capé sont très alléchantes. Mais il faut se projeter sur la durée totale de votre financement. Et si on se base sur l’historique des 20 dernières années du Libor 3 mois, vous serez très rapidement au sommet du cap…

 

 


06/10/11 – Frontaliers, il y a des solutions pour optimiser votre fiscalité avant la fin de l’année

 

Posted by Christophe

Dans un contexte économique difficile et avec un franc suisse plus fort que jamais, nous avons souhaité faire un petit tour d’horizon des opportunités qui s’offrent aux frontaliers pour optimiser leurs investissements et leur fiscalité en 2011.

 

A quelques semaines d’un nouveau coup de rabot sur les « niches fiscales », nous passerons en revue les solutions les plus intéressantes tant du côté français que suisse. Dans tous les cas, il faudra que les opérations soient réalisées avant le 31/12/2011.

 

Les solutions en Suisse

Pour les frontaliers qui sont imposés à la source, les versements sur le 2ème ou 3ème pilier constituent les rares alternatives qui permettent de réduire la fiscalité. Dans les 2 cas, il faut être conscient qu’il s’agit d’investissement à long terme car les fonds sont bloqués jusqu’au départ à la retraite sauf conditions spécifiques (achat de la résidence principale, remboursement de la dette sur la RP, départ définitif de la Suisse, devenir indépendant, invalidité). La taxation en France à 6.75% (actuellement) du capital de prévoyance, doit aussi être prise en compte dans la démarche.

2ème pilier : il n’y a pas de plafond maximum mais vous êtes limité par les conditions du plan de prévoyance de votre entreprise. Vous devez interroger votre caisse de pension pour connaître le montant disponible.

Notre conseil : à privilégier en fin de carrière, les fonds sont immobilisés moins longtemps. Faire des versements annuels fractionnés sans dépasser le montant qui neutralisera l’impôt à la source.

3ème pilier A : vous pouvez en avoir plusieurs sans pouvoir dépasser le montant de versement de CHF 6’682.- sur l’ensemble des contrats. Vous pouvez trouver ce type de solution soit auprès des banques suisse soit vers les compagnies d’assurance. Dans les 2 cas, vos versements pourront être investis sur des fonds de placement.

Notre conseil : privilégier la souscription auprès des compagnies d’assurance pour avoir des garanties en cas de décès. Le 3ème pilier bancaire ne vous impose aucun versement régulier, nous le conseillons pour ceux qui recherchent de la souplesse dans la gestion de leur épargne.

 


 Les solutions en France

Le gouvernement français réduira encore les fameuses « niches fiscales » dans les prochaines semaines. Le prochain coup de rabot annoncé ne sera probablement pas le dernier. Pour les frontaliers qui paient des impôts sur le revenu en France, nous avons identifié quelques pistes d’investissement qui pourront vous permettre de réduire votre imposition. Si les marchés actions offrent à notre avis d’importantes opportunités, ils sont trop volatiles pour pouvoir s’y engager. Nous orientons nos recommandations vers l’immobilier, en faisant attention à la qualité de votre investissement et en respectant les 3 règles d’or de ce marché : l’emplacement, l’emplacement et l’emplacement !

Loi Scellier : investir dans un logement locatif dans le cadre du dispositif Scellier vous permet encore d’obtenir une réduction d’impôt de 22% sur 9 ans du prix du bien. Pas besoin d’un gros apport et c’est finalement le locataire et l’état, via l’avantage fiscal consenti, qui paient une grosse partie du crédit.

Notre conseil : Attention à l’emplacement de votre bien (IL FAUT ALLER SUR PLACE !!!). Privilégier les petites surfaces (studio à T2, max T3) et faites comme si vous deviez y habiter pour en mesurer les avantages et les inconvénients.

LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel) : dans le même esprit que le Scellier, vous devenez acquéreur d’un appartement ou d’une chambre meublé et géré par un exploitant. Vous signez avec ce dernier un bail de 9 à 11 ans avec un rendement garanti et vous pouvez bénéficier, en plus de la récupération de la TVA à 19,6% d’une réduction d’impôt de 18% sur 9 ans du prix du logement. Les investissements peuvent être réalisés dans des résidences de tourisme, des résidences étudiantes ou hôtelières, voire des logements pour personnes âgées qui dans tous les cas proposent des services à ses clients. Vous ne vous occupez de rien, le gestionnaire gère le remplissage, l’entretien courant et les rendements sont corrects (entre 3.5% et 4%)

Notre conseil : Vérifier le bail avec précaution, notamment les conditions de sortie. S’assurer de la qualité du bailleur et de sa solidité financière. Et toujours vérifier l’emplacement !

SCPI SCELLIER : il s’agit d’un placement financier investi exclusivement dans des logements répondant au dispositif Scellier. C’est ce que l’on appelle de la pierre papier. Le gros avantage de cette solution, c’est que vous pouvez souscrire à partir de 10’000.- € et que cela peut être financé par un crédit immobilier. Comme pour Scellier, vous obtenez une réduction d’impôt de 22% sur 9 ans du capital investi. Autres avantages, vous ne vous occupez de rien et votre investi est réparti sur plusieurs résidences dans toute la France. Le nombre de part étant limité, il ne faut pas attendre.

Notre conseil : si cette solution est accessible pour un montant limité, il faut absolument l’envisager sur du long terme car les conditions de sortie sont limitées avant l’échéance.

Autres investissements générant une défiscalisation en 2012 sur les revenus 2011, les FCPI, FIP et SOFICA.

Les SOFICA vous permettent d’obtenir un taux de réduction d’impôt allant de 36 à 43%, avec un minimum de 5 000€ de souscription et un maximum de 18 000€ soit un gain de 7 740€ d’impôt. La souscription de ce placement destiné à financer l’industrie cinématographique et audiovisuelle, nécessite d’accepter un risque en capital et une durée de détention de 8 ans environ.

Il s’agit d’un produit financier rare et confidentiel, n’hésitez pas à nous solliciter si vous êtes intéressé par cette offre.

Les FCPI et les FIP permettent une réduction d’impôt de 22%. La souscription maximum pour une personne seule  est de 12 000€ soit un gain de 2 640€ et le double pour un couple. Le FIP et FCPI sont des fonds de communs de placement à risque qui impliquent une durée d’investissement de 8 ans environ.

 

Nous avons sélectionné des partenaires, programmes et gestionnaires qui répondent à nos critères d’exigence pour assurer la qualité de votre investissement.

Olivier, notre spécialiste de la Gestion de patrimoine se tient à votre disposition au 022/556.02.03.

 

 


06/10/11 – A partir de quel taux d’imposition à la source est-il pertinent d’adosser un 3ème pilier lié (3A) à son crédit immobilier en franc suisse ?

 

Introduit en zone frontalière depuis une dizaine d’années, l’intégration d’un 3ème pilier dans le financement de sa résidence principale a été une solution largement retenue par les frontaliers genevois. Ce montage, qui consiste à amortir son crédit par la constitution d’une épargne, permet de combiner acquisition immobilière et optimisation fiscale.

L’introduction en début d’année de la taxation, en France, du retrait en capital des avoirs de prévoyance (2ème pilier et 3ème pilier A) modifie la donne. Pour y voir plus clair et comprendre les mécanismes de ce type de solution, nous décomposons le mode de calcul pour fixer de nouveaux repères.

Le montant maximum de la tranche financée avec un prêt in fine ne pourra être supérieur au montant garanti par le 3ème pilier après 25 ans de cotisation. Pour un emprunteur, aujourd’hui âgé de 37 ans, le capital garanti après 25 années de primes s’élève à 181 000.- CHF.

Les taux des prêts en devises in fine sont généralement plus chers que les taux des  crédits amortissables. Nous retiendrons, pour notre exemple, un écart de 0,40 ainsi qu’une base de taux moyen constaté sur les 20 dernières années à 2,50% pour le taux fixe 25 ans. Pour l’assurance, notre calcul est basé sur un taux moyen constaté de 0,34%.

 

Coût d’un financement in fine adossé à un 3ème pilier lié:

Montant des intérêts payés annuellement : 181 000.-CHF à 2,90%, soit 5 249.-CHF
Total des intérêts payés sur la durée du financement : 5 249 x 25     = 131 225.-CHF
 Impôts au remboursement du 3ème pilier lié (6,75% du capital) =  12 217.-CHF
 Montant annuel versé sur le 3ème pilier 6682.- CHF, soit sur 25 ans =  167 050.- CHF
 COÛT TOTAL PRÊT IN FINE =  310 492.-CHF


 

Coût d’un crédit amortissable :

Pour un financement de 181 000.- CHF sur 25 ans à 2,50%, vous payerez 300 mensualités de 812.- CHF soit un montant total  de = 243 600.- CHF
Assurance emprunteur lié au crédit à 0,34%/an, soit une prime mensuelle de 51,28.- CHF pour un total de = 15 385.-CHF    
COÛT TOTAL D’UN PRÊT AMORTISSABLE = 258 985.- CHF

 

Résultats :

 La solution du financement en prêt in fine coûtera 51 507.- CHF de plus qu’un financement amortissable.  Pour que l’emprunteur trouve un intérêt à ce type de montage, il faudra que l’économie d’impôt à la source, grâce à son troisième pilier, soit d’au moins 2 060.- CHF par année.

Calcul du gain fiscal :

L’impôt à la source se calcule sur le salaire brut annuel, et le taux d’imposition est déterminé par la situation familiale du contribuable. Le montant versé sur un 3ème pilier lié vient en diminution du salaire brut annuel, ayant un effet, tant sur le montant taxé, que sur le taux de taxation. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter notre site.

Exemple : un frontalier genevois, dont la rémunération brute annuelle est de 138’601.- CHF, est taxé à 20,03%, soit un impôt de 27’761,78.- CHF. En réalisant un versement de 6’682.-CHF sur son 3ème pilier A, c’est un revenu annuel de 131’919.-CHF qui sera taxé à 19,38%, soit un impôt de 25’565.- CHF. Dans le cas présent, le souscripteur fait une économie annuelle d’impôt de 2’195.-CHF.

 

Conclusion : 

Dans notre exemple, pour qu’il représente un gain, il faut que le revenu annuel de l’emprunteur soit d’au moins 138 601.- CHF pour un célibataire, et par extension, 175’000.- CHF pour un couple marié, 185’000.- CHF pour un couple avec 1 enfant, 190’000.- CHF pour un couple avec 2 enfants….

Le financement de sa résidence principale, avec un prêt en devise in fine, est une opération quelque peu complexe, mais son intérêt peut être facilement calculé.

Nous pouvons donc en conclure que ce type de montage reste intéressant pour les salariés disposant de revenus conséquents. 

Bien entendu, ces calculs sont valables dans l’environnement fiscal actuel. Il faudrait les revoir en fonction de l’évolution du barème  de l’impôt à la source, mais aussi de la taxation sur le capital de prévoyance.

Nos conseillers sont à votre disposition pour vous aider sur ce sujet.

 

 


03/10/11 – La semaine fut belle … du côté de la météo

 

Si l’été semble vouloir marquer de son empreinte ce début octobre, du côté des actualités des marchés financiers les mauvaises nouvelles se succèdent. Tous les indicateurs économiques sont orientés à la baisse tant en Suisse, aux Etats-Unis que dans les différents pays européens. Dans ces conditions, et alors que les rumeurs d’arrimage du cours euro/chf à 1,25 semblent s’estomper, la monnaie helvétique a repris son chemin  en direction des 1,20 en finissant la semaine à 1,216 après l’avoir commencée à 1,226.

La lente agonie de la Grèce et l’incapacité des autorités politiques à trouver des solutions durables continuent de peser sur la monnaie unique. Le franc suisse est toujours très recherché même si le dernier baromètre conjoncturel ne laisse rien présager de bon pour l’économie helvétique. Pour la semaine à venir, nous maintenons notre canal de fluctuation entre 1,20 et 1,25.

 

Pour les frontaliers, le niveau de change reste très avantageux mais continue de faire monter les prix de l’immobilier dans la zone frontalière. Nous renouvelons nos encouragements à profiter du change actuel pour constituer une épargne de précaution. C’est d’autant plus important si vous envisagez d’acquérir un bien immobilier en résidence principale ou secondaire, les banques sont de plus en plus exigeantes en terme de fonds propres «  La cigale, ayant chanté tout l’été se trouva fort dépourvu quand la bise fut venu…».

 

 


26/09/11- Les rumeurs font grimper le cours Euro/Chf

 

Déflation, prévisions pessimistes, ralentissement de la croissance, crise des dettes souveraines …..Voilà en quelques mots le contenu de tout ce que l’on a pu lire encore ces derniers jours sur notre environnement économique.

Et dans ces conditions, le franc suisse aurait dû se renforcer  face à l’Euro. Il en fût tout autre, avec un cours Euro/Chf qui a commencé la semaine à 1,20 pour atteindre jusqu’à 1,2340 sur les fonds de rumeurs d’intervention de la BNS.

Dans son bras de fer avec les marchés, la BNS s’en sort plutôt bien. Dans le prolongement du plan de soutien voté par les autorités helvétiques, des rumeurs ont circulé que la BNS allait relever le taux de change plancher à 1,25. Il n’en est rien pour le moment et alors que l’Euro cède du terrain face aux autres monnaies, l’application du cours  plancher est en train de marquer les esprits des investisseurs.

Pour la semaine, nous jouons la sécurité avec des fluctuations entre 1,20 et 1,25.

 

De nombreux frontaliers s’interrogent sur la pertinence de bloquer le cours de change pour le déblocage de leur prêt en devise, notamment dans le cadre d’une construction.

Compte tenu de toutes les incertitudes et la très forte volatilité, il semble plus prudent de faire bloquer le taux de change de son crédit immobilier en franc suisse au plus vite surtout lorsque le budget de l’emprunteur est serré.

Rappelons que la couverture de change, si elle n’est pas encore proposée par tous les établissements bancaires de la place, est avant tout une sécurité de réaliser son projet dans des conditions acceptables mais en aucun cas un outil  spéculatif !

 

 

 


21/09/11 – Le Franc Suisse à 1.25 ?

 

Telles sont les dernières rumeurs qui circulent autour d’une future  intervention de la BNS pour soutenir l’activité économique en Suisse. Ces informations interviennent en marge des décisions prises par le conseil national pour venir au soutien de l’assurance chômage, pour accompagner les mesures de chômage partiel lié à la force de la monnaie helvétique.

Le cours a rapidement réagit en se décollant de 1,20 pour atteindre rapidement 1,22. La décision de la BNS, si elle est assez risquée, devrait intervenir rapidement.

Frontalier, profitez-en pour faire votre change…

 


Le 20/09/11 – Reportage France 3 : Mon-taux.com interrogé sur l’envolée du Franc Suisse et ses conséquences


19/09/11 – Bonne semaine pour …la BNS

 

Il y a maintenant une dizaine de jours que la Banque Nationale Suisse  (BNS) a décidé d’acheter des EUROS en les payant au moins 1,20 CHF et cela lui réussit plutôt bien.

 

La semaine passée, le cours a fluctué entre 1,2023 et 1,2095. Dans ces conditions, nous ignorons si la BNS a dû intervenir et dans quelles proportions. Il n’en sera probablement pas de même cette semaine, avec la Grèce qui sera une nouvelle fois au cœur de toutes les attentions. L’idée de la faillite, tout du moins du défaut de la Grèce est maintenant bien présente dans les esprits. Mais les conditions de sortie du problème de la dette sont loin d’être réglées avec des dirigeants européens aux points de vue divergents.

 

A ce rythme, l’euro n’est pas prêt de reprendre de la valeur. Pour la semaine à venir, nous estimons que le cours fluctuera entre 1,20 et 1,22. Ce plancher continue de profiter aux frontaliers pour leur quotidien, ainsi qu’aux résidents suisses pour l’acquisition de leur logement en France voisine et pour remplir le réfrigérateur.  Pourvu que ça dure !

 


12/09/11 – Cours plancher à 1,20 : ça fonctionne bien, pour le moment …

 

L’intervention courageuse de la BNS la semaine passée a été couronnée de succès. Le cours euro/chf qui plongeait sous les 1,10 en début de semaine est remonté immédiatement à 1,20 sous l’effet de l’annonce des autorités monétaires suisses, avant de naviguer au dessus de la valeur plancher. Au plus haut de la semaine, nous avons même atteint 1,219. Sur le plan de l’euro, la semaine s’annonce cruciale pour la Grèce dont le défaut de paiement sera avéré si elle n’obtient pas le déblocage d’une tranche de financement. Le gouvernement Grec a pris de nouvelles mesures ce week-end pour essayer de ne pas trop dégrader  son déficit. Mais l’idée de la sortie de la Grèce de la zone €uro semble faire son chemin…. Sa probable future faillite pourrait amener l’euro à se déprécier fortement. Il faudra alors voir la réaction de la BNS et si elle sera capable de tenir le cap de ce taux plancher. Pour la semaine à venir, nous misons sur des fluctuations entre 1,20 et 1,22.

 

Pour les frontaliers, la décision de ce taux plancher doit être vu comme une bonne nouvelle tant pour la sauvegarde de l’emploi, que pour leurs relations avec leurs collègues genevois.  Les conditions de change restent favorables pour leur  pouvoir d’achat et ne devraient pas freiner l’extrême tonicité du marché immobilier autour du Léman. C’est bien pour ceux qui doivent vendre leur logement, l’augmentation des prix compensera partiellement la différence de change de leur prêt en devise en francs suisses.

 

 


06/09/11 – Cours Euro/Chf : la BNS fixe un taux plancher à 1,20

 

Sous la pression des milieux économiques, la BNS a fixé un taux planché à 1,20 pour le Franc Suisse contre l’Euro.  Cette mesure vise à sauvegarder un niveau d’activité suffisant pour protéger l’emploi.

Avec une telle mesure, la BNS engage un bras de fer contre les marchés financiers. Si les effets à court terme vont dans le sens de l’action menée par les autorités monétaires helvétique, il faudra voir  si elle est capable de tenir sur du long terme et surtout face aux futurs mauvaises nouvelles qui pourrait arriver des pays de la zone euro.

 

Si cette mesure demeure exceptionnelle, elle n’est pas inédite puisque la Suisse avait fixé une parité avec le Deutsch Mark de 1978 à 1982. Pour l’époque, les résultats d’une telle mesure ont été très contestés et avait contribué à générer une large inflation.

2011 restera définitivement une année exceptionnelle pour le Franc Suisse…

 


06/09/11 – 1000ème demande de financement !

 

Après 10 mois d’existence, nous avons enregistré ce week-end la 1000ème demande de crédit immobilier sur notre site. Chaque semaine, vous êtes de plus en plus nombreux à nous solliciter pour vous accompagner pour le financement de votre projet immobilier. Je suis très heureux de constater que nos valeurs de qualité, d’équité et d’indépendance trouvent un large écho auprès de la communauté des frontaliers. Face à une concurrence toujours plus agressive, avec des solutions souvent aléatoires tournées autour du 3ème pilier, de courtiers à la recherche de la plus grosse commission, nous ne transigerons pas sur notre ligne de conduite : défendre l’intérêt de nos clients à travers des propositions honnêtes et claires.

 

Si le site internet est un moyen simple et rapide pour obtenir de l’information, je suis convaincu que la proximité et l’expérience de nos conseillers vont vous aider à faire le meilleur choix pour vous. Avec des bureaux à Plan-Les-Ouates et à Ferney-Voltaire, et de larges plages horaires, nous avons vocation à vous faire gagner du temps et simplifier vos démarches.

 

Au-delà de l’activité du crédit immobilier, vous êtes plus de 16 000 à venir chaque mois sur notre site qui dépasse maintenant les 48 000 visites mensuelles. Pour continuer de vous satisfaire, nous travaillons à apporter régulièrement des évolutions tant au niveau du contenu que du graphisme. Nous proposons depuis fin mai l’assurance santé frontalier avec là aussi un comparatif de 3 compagnies d’assurance, nous avons déjà édité 3 newsletters et préparons de nombreuses nouveautés pour les semaines à venir.

 

Je profite de cette occasion pour vous remercier de votre confiance et de votre fidélité. Parce que l’environnement et la règlementation sont de plus en plus complexes, parce que la situation des frontaliers est exploitée par beaucoup mais mal connue de beaucoup (souvent les mêmes), nous continuerons d’apporter un conseil et une information indépendante pour simplifier la vie de part et d’autre de la frontière.

 

A bientôt,

 

Christophe Chevassus

Fondateur Mon-taux.com

 


05/09/11 – Le Franc Suisse reprend son envol

 

Poussé par des statistiques économiques positives en Suisse et les nouvelles inquiétudes autour des dettes publiques des pays européens, le cours Euro/Chf qui avait commencé la semaine par une poussée jusqu’à 1.1945 a terminé pour ces premiers jours de septembre à 1.115.

Tous les efforts de ces dernières semaines de la BNS pour faire baisser le Franc Suisse ont été effacés en trois jours sous le coup d’une nouvelle crise grecque. La Grèce qui n’arrivera pas à respecter le plan de réduction de sa dette a ramené de l’inquiétude autour de la monnaie européenne.

Le nouveau plan d’aide qui a été conclu fin juillet doit maintenant faire l’objet d’une ratification de l’ensemble des pays européens. Or, la position de la Finlande et l’Allemagne qui ont déjà fait état de leurs réticences sur la mise en place de ce nouveau plan, pourrait créer de nouveaux troubles sur la position européenne. C’est donc une nouvelle semaine très agitée qui s’annonce sur le front du change.

 

Nous estimons que les fluctuations du cours Euro/Chf devraient varier dans les limites de 1.08 à 1.14.


C’est donc une rentrée de saison, mi-figue mi-raisin, qui attend les frontaliers avec un change qui booste leur pouvoir d’achat mais qui pèse sur l’emploi. La Tribune de Genève parle ce week-end de 25 000 suppressions de postes liés à la force du Franc Suisse. Rentrée sous le signe de la prudence, nous ne pouvons que recommander de profiter du taux de change favorable pour…. constituer de l’épargne. L’hiver sera rude !

 


29/08/11 – Retour au calme pour le cours Euro/CHF

 

Après plusieurs semaines de très forte volatilité, le cours Euro/Chf s’est stabilisé la semaine passée autour de 1,15. C’est le niveau « d’arrimage » de la monnaie helvétique à la monnaie européenne dont on entend parler notamment du coté de la BNS. L’Euro a repris encore quelques couleurs en fin de semaine après l’annonce de l’UBS de son intention de vouloir taxer les dépôts en Franc Suisse, poussant le cours jusqu’à 1,17.

L’injection massive de Franc Suisse par la BNS a porté ses fruits, en tout cas à court terme. Mais nous ne sommes pas à l’abri de plans d’austérité non respectés ou autres annonces discordantes des européens qui pourraient refaire plonger les cours. Pour la semaine à venir, nous estimons que les fluctuations devraient se situer entre 1,13 et 1,20.

Les frontaliers qui ont contracté un crédit immobilier en  Franc Suisse et qui doivent vendre leur logement ces prochains jours souffleront un (petit) peu.


 

Mais pour beaucoup, la question du moment est :

Avec le niveau de change actuel, faut-il encore conclure une vente à terme afin de  garantir son taux de change pour une année ?

Répondez et commentez sur notre page facebook !

 

 


22/08/11 – La BNS contre le reste du monde pour sauver le Franc Suisse

 

Nous avons assisté encore la semaine passée à d’importantes variations du cours Euro/Chf qui a largement fluctué entre 1,10 et 1,155.

La Banque Nationale Suisse (BNS) est massivement intervenue sur les marchés pour éviter à la monnaie nationale de s’envoler vers les sommets. En réalisant à plusieurs reprises des apports de monnaie et en baissant au plus bas ses taux directeurs, la BNS tente de faire baisser le cours du Franc afin de protéger l’économie du pays.

Vu le contexte économique en Europe, mais aussi aux USA, sa mission est des plus périlleuse et ses chances de succès limitées. Le Franc Suisse restera donc fort tant que nous n’aurons pas retrouvé une croissance forte. Vu les plans d’austérité qui sont en train de se mettre en place un peu partout dans les pays occidentaux, cela ne semble pas pour demain…

 

Pour la semaine à venir, nous estimons que le cours devrait fluctuer entre 1,10 et 1,15.

Avec la baisse des taux directeurs annoncée par la BNS, nous devrions assister à une nouvelle baisse des crédits immobiliers en Franc Suisse dans les prochaines semaines. Encore une nouvelle pression sur le marché de l’immobilier en zone frontalière qui devrait encore voir ses prix monter.

 

Nous ne pouvons que recommander de la prudence dans vos futurs investissements immobiliers, les prix ne monteront pas jusqu’au ciel !!!!!

 

 


19/08/11 – 0,01% !

 

C’est le niveau record que vient d’atteindre le Libor 3 mois, soit le principal indice sur lequel sont indexés les prêts en devise à taux variables en  Franc Suisse. C’est un record historique qui s’explique par les actions entreprises  par la  BNS en injectant à plusieurs  reprises de la monnaie sur le marché pour essayer de faire baisser le cours du Franc Suisse. Dans la foulée, le rendement des obligations de la confédération à 10 ans,  indicateur de référence  des taux à long terme, chute également à 0,99%.

 

Concrètement, et comme nous l’annonçons depuis 2 semaines, les taux des crédits immobiliers en devise devraient baisser dans les prochains jours de manière significative. Nous utilisons le conditionnel car il existe actuellement une crise de confiance entre les banques qui ont peur de se prêter de l’argent entre elles (!!!!), générant ainsi des surcoûts de refinancement. A priori, cela reste une très bonne nouvelle donc pour ceux qui sont en train de monter leur dossier de financement…

 

Conseil Mon-taux.com : Vu le niveau des taux actuels, il faut privilégier les financements à taux fixe. Le taux de départ des Capé est très bas, mais il ne pourra que monter.

 

Nos conseillers sont à votre disposition pour vous accompagner dans le choix de la meilleure solution de financement.

 

 


17/08/11 – Faut-il encore emprunter en Franc Suisse pour acheter une habitation en France ?

 

Voilà une question qui nous semblait encore insensée il y a 18 mois pour qui travaillait en Suisse et habitait en France.

Avec des niveaux de taux très bas et des mensualités dans la même monnaie que le salaire, le prêt en devise était depuis une quinzaine d’années la solution préférée des frontaliers pour financer leur résidence principale.

La hausse spectaculaire du Franc Suisse est passée  par là et bon nombre d’emprunteurs constatent que le montant de leurs dettes a augmenté de manière spectaculaire.

Explications et recommandations

“Hugo et Claire Genevois ont acheté fin 2007 un appartement à Annemasse pour 265’000 €uros qu’ils ont financé à hauteur de 20’000 €uros par leurs économies et par un prêt en devise pour 245’000 €uros  soit avec le taux de change de l’époque 406 700 CHF. Avec l’arrivée d’un enfant, la famille Genevois souhaiterait vendre l’appartement pour une petite maison. Ils ont trouvé un acheteur à 290 000 €uros et, très heureux de cette jolie plus-value ils se rendent chez leur banquier. Et là, c’est la douche froide ! Le conseiller les informe  qu’ils doivent la somme de 370 191 CHF soit au cours du jour (1,15) 321’905 €uros…..S’ils acceptent la vente, ils auront complètement perdu leur apport initial  et repartiront avec une dette 31 905 €uros !!!”


Cet exemple, de nombreux frontaliers le vivent actuellement. C’est le côté obscure du prêt en devise qui n’avait pas vraiment envisagé par beaucoup d’intervenant sur le marché. Malgré les nombreux avantages qu’il présente, le crédit immobilier en Franc Suisse pour financer un logement en France fait courir à l’emprunteur un risque de change. Ce risque existe en cas de revente du bien dans un délai court. Ceux qui iront au terme du financement ne seront pas impactés.

Aujourd’hui, nos meilleures offres de prêt en chf sur 25 ans sont à 2,54% contre 4,15% en Euro sur la même durée. (*)Pour un financement de 250’000.- €uros, cela porte le montant des intérêts à 87.976,05 € contre 152 114 €….une différence de 64 138 €uros qui amène à réfléchir.

 

Avec le Franc Suisse qui semble maintenant avoir atteint ses sommets, le risque semble bien moins important et vu les niveaux de taux, la solution du prêt en devise demeure une excellente solution.

Si vous envisagez  une revente dans un horizon à 5 ans ou dans le cadre d’un investissement locatif, le choix de la monnaie du financement méritera une réflexion poussée.

 

 

 

* hypothèse sur la base d’un taux de change constant sur toute la durée du crédit


17/08/11- Le Franc Suisse restera fort

 

Au risque de nous répéter de semaine en semaine, le Franc Suisse continue de battre de nouveau record. Pour le plus grand bonheur des frontaliers mais au grand désespoir des entreprises helvétiques exportatrices et celles actives dans le  tourisme.

Plombés par 30 années de dépenses publiques non maitrisées, une grande partie des pays européens et les États Unis doivent entreprendre des plans d’austérité afin de réduire leurs déficits.

Concrètement cela signifie, plus d’impôt et moins de service public. C’est ni bien ni mal, c’est indispensable et cela va ralentir la croissance de ces pays ! A travers l’Euro, les marchés ont sanctionné le ralentissement des pays concernés et l’incapacité des politiques européens à parler d’une seule voix dans des périodes difficiles.

La Suisse offre un tout autre profil avec un endettement limité tant au niveau de la confédération que des cantons. Les équilibres sont précaires et il faut encore s’attendre à d’importantes fluctuations sur le cours Euro/Chf.

 

Pour les prochains jours, nous estimons que le cours fluctuera entre 1,09 et 1,17. Mais tout reste possible !

 


17/08/11 – Taux des crédits immobiliers en Franc Suisse : stable en Juillet, baisse en Août

 

 

Si les prêts en devise à taux fixe n’ont pas bougé jusqu’à fin Juillet, nous pouvons constater depuis quelques semaines une baisse significative sur toutes les durées.

 

Dans le sillage des mesures prises par la BNS pour faire baisser le cours du Franc Suisse, le taux des obligations de la confédération à 10 ans a chuté de 1% en quelques semaines. Toutes les banques frontalières n’ont pas encore répercuté ce repli, mais les meilleurs dossiers se traitent maintenant à 2.56% fixe sur 25 ans contre 2.70% il y a quelques jours.

 

Les établissements bancaires ayant déjà réalisé de  gros volumes de crédit depuis le début de l’année, elles ne répercuteront pas systématiquement sur la baisse mais en profiteront pour conforter leurs marges. Nul doute qu’un très bon dossier (apport important, taux d’endettement limité) continuera de trouver un bon écho et de bonnes conditions auprès des banquiers.

 

La BNS est venue au secours de l’économie suisse avec émissions importantes de monnaie pour faire baisser la pression sur la monnaie. Elle a aussi ramené la fourchette de son directeur à court terme de 0 à 0,25 contre 0 à 0,75.Dans la foulée et après de longues semaines de stabilité, le LIBOR 3 mois a baissé la semaine passée de 0.18% à 0.05%. Rappelons que ce dernier indice sert à l’indexation des taux variables et capés.


Conseil Mon-taux.com : dans un contexte de taux très bas, ne vous laissez pas éblouir par le taux de départ des Capés, ils  ne pourront que monter. Privilégiez le taux fixe peut-être un peu plus cher au départ, éventuellement panachez avec une petite tranche de taux variable. Vous aurez un taux moyen très bas et surtout une meilleure résistance en cas de hausse des taux.



17/08/11 – Et maintenant, que faire avec ses Francs Suisses ?

 

Si la crise des dettes publiques a fait plonger les marchés financiers, elle a fait grimper la monnaie helvétique à des niveaux encore impensable  il y a quelques mois.

La semaine passée et pendant quelques minutes  1,007 franc suisse valait 1 euro. Dans ces conditions, si certains se sont rués sur les bureaux de change, d’autres s’interrogent sur la position à tenir et surtout  comment placer son argent.

 

Conserver ses économies en Suisse car le franc va rester fort

Faiblement endettée, à l’opposé de ses voisins européens, la Suisse et sa monnaie vont rester dans les années à venir un pôle d’attraction pour les entreprises et les investisseurs. Conserver des Francs Suisses peut s’avérer une belle opportunité notamment en raison de l’avantage fiscal. La rémunération  des comptes épargne en Suisse n’est pas réglementée et varie entre 0,125% et 1,30%. Les opérateurs internet (Swissquote), banque en ligne (BCV Direct) et les compagnies d’assurances (Axa bank) offrent les meilleures perspectives. Dans tous les cas, ce n’est pas le Pérou, mais c’est le prix de la sécurité. La caisse de pension peut donc s’avérer rentable sur le long terme, même si les rendements des placements sont bas. Pour ceux qui approchent de la retraite, le rachat d’années sur la caisse de pension peut s’avérer une belle opportunité notamment en raison de l’avantage fiscal.

Autre alternative, le 3ème pilier A bancaire qui propose une rémunération qui peut aller jusqu’à 2,5% et offre une réduction d’impôt. Prudence toutefois car vous ne pourrez pas disposer de votre argent librement, les conditions sont très encadrées et il vous faudra payer un impôt en France de 6,75% du capital. Cette solution s’avère rentable, pour peu que vous payiez de l’impôt à la source !

 

 

 

Profiter d’un taux de change favorable pour rapatrier en France et en Euros

C’est le choix de nombreux frontaliers et nous avons pu constater que les bureaux de change ont été très largement sollicités la semaine passée. Avec les bourses qui s’affolent, il faut être attentif aux solutions retenues.

Pour conserver son argent à court terme, rien de mieux que le Livret A et le LDD (Livret de développement durable) dont le rendement a été fixé à 2,25% depuis le 1er Août. Pas de taxe sur ces placements mais des montants limités respectivement à 15’300.- et 6’000.- Euros par souscripteurs.

Les banques en ligne et autres compagnies d’assurances proposent des taux boostés pouvant aller jusqu’à 5% brut (BforBank), pendant la période promotionnelle (3 à 6 mois) pour redescendre à 2,5% brut (soit 1,72% net). Ce type de placement n’étant pas limité, les plus « joueurs » pourront chasser les meilleurs offres sur internet et transférer leurs économies au gré des opportunités.

Sur un horizon à plus long terme, le plan épargne logement peut représenter une solution de sécurité avec un taux actuellement à 2,5%. L’or bat tous les records depuis quelques semaines mais reste très recherché par les investisseurs.

L’investissement dans l’immobilier peut également s’avérer une option intéressante notamment dans le cadre du dispositif Scellier dont le nouveau plan de mesure pourrait avoir raison plus rapidement que prévu. Rappelons que le Scellier est pertinent pour les frontaliers vaudois, ou les genevois ayant un autre revenu en France. Si l’immobilier reste dans l’esprit de beaucoup une valeur sûre, le niveau élevé des prix actuels ne permettront pas systématiquement de dégager de grosses plus values.


Nos conseillers se tiennent à votre écoute pour vous conseiller vers une solution personnalisée.

 

 


15/08/11 – La semaine où 1 Franc Suisse valait 1 Euro

 

Les stands des fêtes de Genève ont été les premiers à le pratiquer, mais Mardi 9 Août en fin de journée, le cours Euro/Chf touchait un nouveau record à 1,0095 après avoir débuté la semaine à 1,10.

Ce matin, sous l’impulsion de la BNS qui a injecté massivement des Francs Suisses sur le marché et après les annonces de nouveaux plans d’économie en Italie, en France et en Espagne, le cours est déjà remonté au delà de 1,14. Les prochains jours devraient rester animés et la monnaie helvétique poursuivre sa remontée vers un niveau moins douloureux pour les entreprises. Sauf nouveau choc sur les dettes publiques européennes et américaines, nous estimons que le cours Eur/Chf fluctuera en 1,10 et 1,17.

 

Les frontaliers qui ont conclu une couverture de change à terme la semaine passée doivent avoir le sourire. Cette folle semaine aura fait quelques heureux. A plus long terme, il faut se réjouir de voir baisser le Franc Suisse, cela va redonner un peu d’air aux entreprises suisses et pourrait permettre d’éviter des vagues de licenciements.Pour ceux qui sont en train de vendre un bien immobilier qu’ils avaient financé avec un prêt en devise il y a plus de 18 mois, ce n’est pas encore la fête, mais une toute petite éclaircie. Décidément, les forains sont  les rois des sensations fortes !

 


08/08/2011 – La stabilité des taux des crédits immobiliers en Franc Suisse se confirme mais… une baisse est attendue

 

Les taux fixes des crédits immobiliers en devise n’ont pas bougé ce mois pour rester à des niveaux moyens de 2,90% sur 20 ans, 3% sur 25 ans. Certains établissements bancaires ont amorcé un très léger mouvement de baisse sur les durées longues. Toutefois, il faut noter le contexte particulier dans notre région où toutes les banques réalisent une année record en termes de crédit immobilier, battant largement les projections les plus optimistes. Dans ces conditions, elles se montrent beaucoup plus regardantes sur leurs marges et ne répercutent pas forcément les baisses de taux.

Du côté des taux variables, le taux du Libor 3 mois a chuté la semaine passée à 0,10% suite à l’annonce de la BNS. Les taux capés vont donc mécaniquement répercuter cette baisse. Pour les variables purs, certains dossiers se sont dénoués la semaine passée avec des taux à 0,60%, marge de la banque comprise. Il convient d’être prudent avec ces taux variables, car il est probable qu’une fois la tempête des dettes souveraines passée les taux pourraient repartir à la hausse rapidement.

Nous attendons tout de même une baisse de l’ensemble des taux dans les prochaines semaines avec la chute du taux des obligations de la confédération à 10 ans à 1,26% en ce début Août  contre plus de 2% en Avril. Bonne nouvelle pour  « les petits veinards »  qui sont encore à la plage …

 

 


08/08/11 – La semaine de tout les dangers

 

Nous avons vécu une semaine terriblement agitée par les problèmes des dettes publiques des pays européens et mais surtout des Etats-Unis.

Dans ce contexte le Franc  Suisse a battu un nouveau record à 1,0726 contre l’euro. L’annonce vendredi soir de la dégradation de la note Américaine a amené les autorités politiques et monétaires à intervenir durant tout le week-end pour éviter un nouveau krach.  Le signal fort de la  BCE de racheter des obligations Italiennes et Espagnoles semblent avoir rassuré les marchés, ce matin. Finalement, et c’est probablement une bonne nouvelle pour l’Euro, la crise que nous traversons est en train d’obliger les dirigeants européens à construire une politique budgétaire commune. Les marchés restent très agités  et nous devrions encore assister à une semaine ou il va se passer beaucoup de choses.

Nous prévoyons pour les prochains jours, une fluctuation du cours euro/chf entre 1,05 et 1,10.

Pour les frontaliers, le niveau de cours actuel demeure une très belle occasion de rapatrier une partie des économies réalisé en Suisse vers la France. Même si le cours Euro/Chf devait encore baisser, nous semblons avoir déjà dépassé les limites de la raison….

Petites astuces pour ceux qui veulent mettre en place des ventes à terme (VAT) pour rapatrier leur salaire. En fonction des frais fixes facturés par votre banque, vous pouvez faire plusieurs contrats à différents moments. Vous évitez de bloquer l’intégralité de votre salaire à un seul cours et de «  mettre ainsi tous vos œufs dans le même panier »…..Finalement, même dans la finance, il n’y a rien de mieux qu’un bon dicton de nos anciens !

 


04/08/11 – La BNS au secours du Franc Suisse

 

Voyant sa monnaie atteindre des sommets, la BNS ( Banque Nationale Suisse) est intervenue hier pour essayer de freiner l’irrésistible ascension de la monnaie nationale.

Après avoir informé le marché que le Franc Suisse était clairement surévalué, les actions de la BNS ont porté sur un abaissement des taux à court terme (Libor 3 mois) pour le ramener dans une fourchette entre 0 et 0,25.

Ces  annonces ont eu un effet immédiat sur les marchés avec un retour du cours euro/chf au dessus de 1,11.

Ce changement de stratégie de la banque nationale aura été salutaire à très court terme  mais on peut s’interroger sur la durée car les investisseurs semblent résolus à aller toucher la parité 1 CHF pour 1 Euro. A suivre …

 


02/08/11 – Mais où va-t-il s’arrêter ?

 

Le 1er Aout aura marqué la fête nationale Suisse mais aussi la fête de sa monnaie qui a battu hier tous les records avec un cours euro/chf à 1,1034 !!!!

Avec les inquiétudes qui planent sur la dette américaine et le risque d’une dégradation de sa note, les investisseurs ont acheté massivement du Franc Suisse. La situation devient très difficile pour les entreprises helvétiques  exportatrices et nous devrions dans les prochaines semaines assister à une hausse importante du chômage.

Pour la semaine à venir, nous estimons que le cours Euro/Chf devrait fluctuer entre 1.09 et 1.14.

Avec un tel cours de change, les frontaliers vont pouvoir bronzer tranquille !

 


25/07/11 – L’€uro retrouve de la crédibilité

 

Avec l’adoption d’un nouveau plan de sauvetage pour la Grèce, les européens ont démontré leurs déterminations et une certaine solidarité pour sauver l’Euro. L’impact sur le cours Euro/Chf a été immédiat avec un retour à 1.1892, après avoir entamé la semaine sous les 1.14.

Néanmoins, le Franc Suisse reste très recherché car si les mesures prises par l’Europe vont permettre au pays en difficulté de souffler, elles impliquent pour ces derniers, des plans d’austérité importants, moins de services publics, plus d’impôt donc un ralentissement de la croissance.

Côté Suisse, la force du Franc met très nettement à mal l’économie du pays. Les entreprises exportatrices comme celles du tourisme éprouvent de grandes difficultés et le chômage pourrait augmenter de manière spectaculaire ….Il faut espérer un retour du cours Euro/Chf au delà de 1,40, voire 1,50 pour permettre à ces dernières de s’en sortir. Pas pour cette semaine à venir où nous devrions rester sur des variations entre 1.14 et 1.19.

 


18/07/11 – Jusqu’où ira le Franc Suisse ?

 

Après avoir touché 1.1365 la semaine passée, les prochains jours pourraient nous emmener encore vers un nouveau record. La valeur refuge que représente le Franc Suisse est toujours très recherchée face aux tergiversations  des européens pour régler leur problème de dettes et une Amérique au bord du gouffre (l’état du Minnesota est en faillite depuis le 1er Juillet). Face à l’engouement mondial pour sa monnaie, les moyens d’interventions de la Banque Nationale Suisse sont plus que réduits. Dans ces conditions, le résultat du sommet Européen de Jeudi pourra avoir une forte influence sur les fluctuations du cours Euro/Chf.

Pour la semaine à venir, nous prévoyons des fluctuations entre 1.12 et 1.17.

 

Semaine contrastée pour les frontaliers, avec ce nouveau record pour le change mais l’horizon s’est un peu assombri avec les annonces de licenciements massifs chez UBS et Crédit Suisse. La compétitivité des entreprises suisses est mise à mal par une monnaie devenue beaucoup trop forte. Souhaitons finalement pour le bien de tous que le cours se stabilise vers des niveaux « raisonnables », mais ce n’est pas pour tout de suite !

 


11/07/11 – Les difficultés des Etats-Unis et de l’Euro font grimper le franc suisse

Comme nous l’avions prévu la semaine passée, le cours Euro/Chf a été très volatile avec un pic  à 1,2346 dans la foulée de l’annonce de la hausse des taux de la zone Euro, avant un retour sous les 1,19 en fin de semaine avec le retour des problèmes de dette pour les pays européens.

Le franc suisse devrait profiter une nouvelle fois des situations difficiles que traversent les Etats-Unis et l’Europe. Aux USA, l’économie américaine ne crée pas autant d’emploi que prévu et le trésor américain sera en défaut de paiement si aucun accord n’est trouvé au niveau politique pour remonter le plafond de la dette.

En Europe, plusieurs pays sont maintenant considérés en situation de quasi-faillite par les agences de notation. Les plans de sauvetage se succèdent mais aucun n’est à la hauteur de la situation.

Si les européens veulent parler d’une seule voix, de nombreux points divergeants subsistent en eux. Dans ces conditions le Franc Suisse sera à nouveau très recherché et pour cette semaine, le cours Euro/Chf devrait fluctuer entre 1,16 et 1,20.


04/07/11 Une semaine très agitée pour le cours Euro/Chf

 

Après avoir battu un nouveau record historique à 1,1810, le cours est remonté de manière spectaculaire vendredi à 1,2345 sous l’effet de l’approbation du plan d’austérité par le parlement grec. Cette embellie reste provisoire, car si la Grèce a obtenu les moyens de faire face à ses engagements à court terme, un nouveau plan est indispensable pour éviter un défaut de paiement à moyen terme.
Ce matin, les agences de notation émettaient déjà des réserves sur les modalités de remboursement d’un nouveau plan de sauvetage. Sans compter la ferme opposition de peuple grec qui refuse de nouveaux sacrifices. Le problème de le Grèce n’est pas encore réglé, mais cette accalmie temporaire fait du bien à court terme à l’économie Suisse qui souffre d’un franc trop fort. Nous devrions, dans les prochains jours, continuer à vivre des variations importantes sur le cours Euro/Chf.


Pour la semaine à venir, le cours devrait fluctuer entre 1,19 et 1,24.


Cette première partie de l’année  aura été marquée par une nette amélioration du pouvoir d’achat des frontaliers grâce au taux de change. L’effet du change aura aussi eu une incidence sur l’immobilier, avec une hausse importante des prix liée à une forte demande de logements de la part des résidents Suisses mais aussi du faible nombre d’objet d’occasion sur le marché ( les propriétaires qui ont financé leur bien immobilier avec un prêt en devise ces dernières années, sont bloqués par la différence de change).


Il est maintenant temps de penser aux vacances, même avec un taux de change à 1,23, c’est que du bonheur pour les frontaliers !

 


29/06/11 – Taxation du 2ème et 3ème pilier A validée à 6,75%

 

Dans sa séance du 24 Juin, le sénat français a validé la proposition de taxation des retraits en capital des avoirs de prévoyance des frontaliers avec un effet rétroactif au 1er Janvier 2011. La taxation définitive sera donc de 7,5% après un abattement de 10%, ce qui revient à 6,75% contre plus de 35% auparavant.

C’est donc une bonne nouvelle pour les frontaliers qui ont prévu de retirer ce capital pour leur retraite ou pour l’acquisition de leur logement.

 

L’intégration du 3ème pilier dans un financement  présente à nouveau un certain intérêt pour les personnes dont la tranche d’impôt à la source est supérieure à 20%. Pour ceux qui ont contracté un crédit immobilier adossé à un pilier dans les 36 derniers mois, il faut faire le calcul pour vérifier si la solution mise en place est toujours pertinente  dans ces nouvelles conditions(pour rappel un crédit in fine coute presque 2 fois plus cher qu’un crédit classique).

Les conseillers “Mon-taux.com” se tiennent à votre disposition pour réaliser cette étude.

 


27/06/11 – Le gouvernement Français renonce à la taxation de la résidence secondaire des étrangers et des français installés à l’étranger

 

Prévu initialement pour compenser l’allègement de l’ISF, ce nouvel impôt, qui devait s’ajouter à la fiscalité locale (taxe foncière  et d’habitation), semble finalement abandonné. Selon “Les Echos”, l’Etat a décidé de renoncer à cette mesure qui prévoyait à compter du 1er Janvier, une taxe annuelle de 20% de la valeur locative cadastrale du bien. L’abandon de cette taxe va obliger le gouvernement à trouver une solution de financement qui pourrait porter sur les plus values des propriétés non bâties.

Ces derniers mois, de nombreux résidents suisses avaient profité de la faiblesse de l’euro et des taux de crédit très bas pour acheter une résidence secondaire en France. Ils échappent pour le moment à un nouvel impôt.

 


27/06/11 – La Grèce fait flamber le Franc Suisse

Difficile semaine pour l’Euro, particulièrement malmené face au Franc Suisse, pour finalement un nouveau record à 1,1808. La monnaie unique continue de souffrir des craintes qui entourent l’endettement de la Grèce. Le nouveau plan mis en œuvre par l’Europe la semaine passée doit être validé par le parlement grec mais il s’accompagne de mesures d’austérités cruciales largement rejetées par le peuple et l’opposition.

Il faut bien comprendre que tant que des incertitudes demeurent sur la dette grecque, cela pèsera contre l’Euro et en faveur du Franc Suisse. Si le plan d’austérité grec devait être voté, nous pourrions repasser au dessus des 1,20, à défaut, le Franc Suisse pourrait battre un nouveau record historique.

Pour la semaine à venir nous prévoyons une fluctuation entre 1,17 et 1,21.

Le contexte reste toujours super positif pour les frontaliers à l’aube des vacances d’été et surtout en  fin de mois. La période reste favorable à la mise en place de  couvertures de change.

Petite astuce : Dans la mesure de vos possibilités et en fonction des frais fixes des banques, optez pour plusieurs tranches de couvertures de changes. Cela permet d’échelonner dans le temps et de ne pas mettre tout ses œufs dans le même panier !


20/06/11 – Le Franc Suisse passe sous la barre des 1.20

 

Un nouveau record historique a été franchi la semaine dernière pour le cours  €uro/Chf avec un cours à 1.1947. Le franc  suisse est très recherché face aux autres monnaies, notamment face à l’euro dans un contexte de dette grecque dont l’issue reste particulièrement incertaine. Vendredi, l’intervention conjointe de Nicolas Sarkozy et d’ Angela Merkel a permis de rassurer les marchés et faire remonter le cours au-delà des 1,21. L’évolution du cours €uro/Chf  dans les prochains jours sera très influencée par la solution retenue pour régler la crise grecque. Si une solution rapide et crédible devait être adoptée, nous pourrions assister à un retour rapide vers les 1,24. A défaut, nous n’excluons pas un retour sous les 1,20.

C’est encore très bon à la veille des vacances pour les frontaliers. Nous maintenons nos encouragements à profiter de cette augmentation du pouvoir d’achat pour constituer de l’épargne en perspective de jours moins favorables. Les situations peuvent évoluer très rapidement et n’oublions pas qu’il y a encore 36 mois, il était plus opportun de faire ses courses en Suisse plutôt qu’en France …… La roue tourne vite en termes de change.

 

 


14/06/2011 – Assurance emprunteur : Quelle solution choisir ?

 

L’assurance emprunteur, également appelée ADI (Assurance Décès/Invalidité) tient aujourd’hui une place importante lors de la négociation d’un financement immobilier.

Depuis le 01 septembre 2010 les emprunteurs ont le choix : contrat groupe ou contrat individuel.

Quelle est la meilleure solution ? Quelles sont les précautions à prendre ?

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L’assurance emprunteur n’est pas une obligation légale, c’est cependant une exigence des banques françaises qui demandent une couverture en cas de décès, perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA), invalidité permanente totale (IPT)et incapacité temporaire (totale ou de travail ou ITT).

Son rôle est de protéger  la banque qui est le bénéficiaire du contrat mais c’est aussi une protection primordiale pour l’emprunteur et sa famille.


 

Deux solutions se présentent : le contrat groupe proposé en général par les banques et le contrat individuel proposé par les compagnies d’assurances.

 

Le contrat groupe est souvent plus coûteux mais en général plus complet en matière de garanties. Il est aussi moins contraignant en cas de changement de situation et donc d’évolution du « risque couvert » pendant la durée du financement. Il facilite la prise de décision de la banque, permet une meilleure négociation sur le taux et les autres frais annexes.

 

Le contrat individuel est une assurance sur mesure, avec des tarifs plus compétitifs que l’assurance groupe dans la mesure où le prix sera directement lié au risque couvert et aux garanties proposées. Il faut savoir par contre qu’en cas de modification de situation (personnelle, professionnelle…) la contrainte d’en avertir l’assureur, en général dans les 30 jours suivant le changement, par lettre recommandée avec accusé de réception est une obligation pour conserver les garanties.

Les banques sont libres d’accepter ou non les assurances soumises par leurs clients si les garanties proposées ne sont pas au moins identiques à leur contrat groupe.


 

Notre conseil :   Moins de 35 ans, pas de problème de santé majeur et non-fumeur le contrat individuel permettra une économie maximum.

        Plus de 35 ans, avec une bonne négociation le contrat groupe offrira le meilleur rapport qualité/prix.


 

Quelles sont les précautions à prendre :

  • Comparer : demander systématiquement les conditions générales du contrat proposé,
  • Vérifier : la définition de l’incapacité et de l’invalidité qui peut différer d’un assureur à l’autre et si la prise en charge lors de la survenue d’un sinistre est indemnitaire (prise en charge uniquement en cas de perte de revenus) ou forfaitaire (montant et durée définis à l’avance),
  • Être très vigilant : apporter une attention particulière sur le paragraphe des Exclusions en cas de décès mais aussi et surtout en cas d’invalidité ou d’incapacité.


Pour une délégation d’assurance prévoir du temps pour rechercher, comparer et négocier le contrat mais aussi pour le faire accepter par la banque.

Attention toutefois aux contrats trop bon marché qui sont souvent médiocres en matière de couvertures apportées et donc sur la qualité des prises en charges.

 

Le contrat idéal sera celui qui offrira aux emprunteurs la sérénité pendant toute la durée du prêt car c’est lui qui permettra de conserver le bien financé en cas de sinistre.

 

 

 


14/06/2011 Fiscalité adoucie pour le 2ème et le 3ème pilier A

 

Après 6 mois d’inquiétude et d’incertitude, la nouvelle concernant la taxation du retrait en capital des avoirs du 2ème et 3ème pilier A vient de tomber :

L’état français accepte de revoir la loi de finance promulguée en fin d’année 2010. D’une taxation au titre de l’impôt sur le revenu pouvant aller jusqu’à 37%, nous passerons à un impôt forfaitaire de 6,75% (7,5% après un abattement de 10%).

 

Sous la pression des élus de la zone frontalière et du groupement des frontaliers, le gouvernement français a donc accepté de revoir sa copie et conformément à son engagement avec une imposition moins importante que celle pratiquée en Suisse. Si des discussions sont en cours au parlement,  menées notamment par le député haut-savoyard Marcel Sadié, le vote de la loi devrait intervenir rapidement avec un effet rétroactif au 1er Janvier 2011. Bonne nouvelle pour les futurs retraités et pour tous ceux qui ont retiré leur 2ème pilier pour acheter leur résidence principale.

 

Excellente nouvelle aussi pour ceux qui ont choisi d’intégrer un troisième pilier dans leur financement. Le nouvel impact fiscal étant réduit, cela ne devrait pas remettre en cause le montage choisi. Dans ces nouvelles conditions, l’emprunteur devrait tout de même payer à l’état français un impôt équivalent à 10 125 CHF pour un 3ème pilier  A valorisé à son terme à CHF 150’000.- Soit environ 5 ans de l’économie fiscale réalisée sur l’impôt à la source….

 

Faut-il encore intégrer le 3ème pilier A dans le crédit immobilier qui financera son logement ?

Non, si votre taux d’imposition à la source est inférieur à 20%, c’est à dire 140’000.- CHF de revenu pour un(e) célibataire, 211’000.- CHF pour un couple marié sans enfant 237’000 CHF pour un couple avec 1 enfant…… Ce type de montage ne concerne que les frontaliers genevois possédant un solide revenu. Dans tous les cas, demandez un calcul détaillé compréhensible de la part de celui qui vous proposera ce type de solution.

Et si vous ne comprenez pas ce type de financement, passez votre chemin et optez pour une solution classique….Trop compliqué est trop souvent synonyme de trop cher !

 

 


14/06/2011 – La dette Grecque divise l’Europe et plombe €uro

 

Cette semaine encore, l’Euro a très largement souffert du problème de la dette de la Grèce et des divergences d’opinion des politiques européens pour régler ce problème.

Comme toujours dans les périodes de turbulence, les investisseurs se réfugient sur le Franc Suisse qui a battu un nouveau record hier contre l’Euro à 1,2006. De son côté la Banque Nationale Suisse  ne devrait pas relever ses taux d’intérêt avant la fin de l’été.

La semaine devrait rester assez mouvementée sur le front du change après la  nouvelle dégradation de la note de la Grèce. Nous prévoyons pour cette semaine pour le cours Euro/Chf des fluctuations entre 1,18 et 1,23.

 


14/06/11 – Baromètre du taux de change

 

Ce dernier mois a été marqué par un mouvement à la hausse du Franc Suisse pour battre un nouveau record contre l’euro à 1,2006.

La tendance devrait se poursuivre dans les prochaines semaines, explications.

L’envolée de la monnaie Suisse  par rapport à l’Euro s’explique par l’opposition de l’évolution économique de la Suisse et de l’Europe.

Du côté de la zone Euro, les pays n’arrivent  pas à se sortir des problèmes de dette publique. Si l’Espagne a réussi à inverser la tendance, la Grèce n’en finit pas de creuser des déficits et a encore eu recours à de nouveaux plans de sauvetage. La situation du Portugal et de l’Irlande, n’est certes pas aussi dramatique, mais la situation continue de se dégrader.  De plus, les plans d’austérité qui accompagnent les plans de sauvetage (baisse des salaires, augmentation des impôts…) ont pour effet de ralentir la croissance.  La crise de l’Euro n’est pas encore terminée et cela va continuer à peser sur la monnaie unique.

 

Côté Suisse, les indicateurs économiques restent positifs malgré ce taux de change pénalisant. Le chômage recule encore en Mai à 2,9% contre 3% en Avril. La confédération comme les cantons sont peu endettés. Ils peuvent donc continuer à mener une politique fiscale « douce »  représentant ainsi un intérêt supplémentaire pour l’implantation des entreprises mais aussi des européens fortunés…

Non seulement l’écart se creuse au point de vue économique mais il renforce encore le rôle de  valeur refuge du Franc Suisse.

La situation devrait peu évoluer dans les prochaines semaines, même si une possible hausse de taux de la zone Euro pourrait ramener un peu d’intérêt pour la monnaie unique.

 

Pour le mois à venir  et sous réserve d’événement majeur, le cours devrait fluctuer entre 1,20 et 1,25.

 

 


14/06/11 – Stabilité des taux de crédit

 

Après plusieurs mois de hausse modérée, les taux des crédits immobiliers en Franc suisse marquent une pause. Le taux fixe moyen à 25 ans généralement constaté est stable à 3% alors que celui des taux capé +1 redescend légèrement à 2,45%.  Si les indices des taux longs ,et notamment le rendement des obligations de la confédération à 10 ans sont orientés à la baisse, les banques frontalières qui doivent faire face à une très forte demande n’ont en général pas encore répercuté ce mouvement. Nous n’excluons pas d’assister à une légère baisse dans les prochaines semaines.

 

Le taux Libor 3 mois reste stable à 0,18%. Dans un contexte économique déjà très favorable au Franc Suisse, il est difficile d’envisager une hausse des taux de la part de la BNS , qui aurait pour effet de faire monter le cours de la monnaie. Nous nous attendons à une stabilité des taux cours pour encore plusieurs semaines avec une orientation vers les 0,50% pour la fin de l’année 2011.

 


06/06/11 – Le Franc Suisse antidote à la morosité

 

Avec un nouveau record porté à 1,2057 le Franc Suisse continue de surfer sur les sommets et ce n’est probablement pas fini quand on compare la situation de la Confédération Helvétique par rapport à ses partenaires économiques : la dette grecque continue d’inquiéter les marchés, les chiffres de l’économie européenne s’essoufflent. Aux Etats-Unis, le chômage augmente et les résultats économiques sont inférieurs aux attentes. Dans ce contexte troublé, les investisseurs  se réfugient sur la monnaie helvétique faisant ainsi grimper son cours. Cette tendance va continuer de s’affirmer et l’euro devrait encore baisser pour se retrouver sous la barre des 1,20. Pour la semaine à venir, nous prévoyons une fluctuation entre 1,195 et 1,235.

L’horizon est donc toujours orienté au beau fixe pour les frontaliers avec ce taux de change qui n’en finit pas de grimper. La tendance devrait durer encore voire même battre de nouveaux record. L’occasion d’acheter son logement  ou d’augmenter son épargne. Souvenez de la fameuse cigale de Mr Lafontaine !

 

 


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30/05/11 – Ca plane pour le Franc Suisse

 

Encore un nouveau record pour la devise helvétique toute proche de franchir la barrière des 1,21 (nouveau record historique 1,2105).

Les derniers baromètres conjoncturels du mois de mai démontrent que l’économie Suisse continue d’être florissante malgré une monnaie forte.  A contrario, l’Europe, « engluée »  dans le règlement  de la crise grecque, présente des indicateurs en nette baisse. Ces dernières nouvelles ont donc largement pesé sur l’Euro. La sortie de tunnel n’étant pas pour tout de suite, il faut s’attendre encore pendant quelques semaines à voir le Franc Suisse côtoyer les sommets.

Pour la semaine à venir, nous prévoyons des fluctuations entre 1,20 et 1,24.

A l’image de la météo de ce matin, le taux de change est au grand beau pour les frontaliers. Cela demeure une très bonne nouvelle à quelques semaines des vacances. Compte tenu de la chute de l’USD et de l’Euro, les séjours en Europe et aux Etats-Unis  sont devenus très accessibles pour ceux qui ont un revenu en Franc Suisse.

 


23/05/11 – Nouveau record pour le Franc Suisse !

 

Après être passée pour la première fois sous la barre des 1,24, la monnaie helvétique bat un nouveau record ce matin à 1,2353. Le Franc Suisse est la monnaie forte actuellement sur le marché des changes face à un Euro qui n’en finit pas de trainer ses problèmes de dette Grec et un dollar en plein marasme. Si ce niveau de change fait le bonheur des frontaliers, il génère de l’inquiétude auprès de bon nombre d’entreprises et secteurs d’activité en Suisse. Au vu des événements récents, nous risquons de voir le cours de change tester les 1,20. Pour la semaine à venir, nous estimons que le cours Euro/Chf devrait fluctuer entre 1,22 et 1,26.

Avec ce nouveau record, c’est toujours plus de pouvoir d’achat pour les frontaliers et tous ceux qui perçoivent des revenus en Franc Suisse. En revanche, la situation se dégrade encore considérablement pour tous ceux qui ont contracté un prêt en devise ces derniers années pour acheter leur logement en France et qui souhaitent (ou doivent) revendre leur bien.  Même si les prix de l’immobilier continuent de progresser en zone frontalière, la hausse ne compense en rien la perte de change.

Aujourd’hui, nous sommes en droit de nous interroger s’il est toujours pertinent de financer un achat immobilier  en Euro par un prêt en devise en franc suisse …

 


16/05/11 – Toujours plus haut

 

Le Franc Suisse s’est à nouveau notablement apprécié la semaine passée en atteignant le seuil de 1,2550 face à l’€uro. La monnaie helvétique a de nouveau joué son rôle de valeur refuge alors que l’€uro est à nouveau dans la tourmente et que les cours des métaux précieux sont très volatiles.

Ce matin la monnaie unique plonge de plus belle avec l’affaire DSK. Alors que d’importantes discussions sont programmées cette semaine au sujet de la dette grecque, l’Europe perd, avec l’emprisonnement du patron du FMI, l’un de ses solides alliés. Ces nouvelles incertitudes vont peser sur l’Euro et il ne serait pas surprenant que le franc Suisse se rapproche des 1,24, soit son niveau historique le plus haut.

Dans ces conditions, nous estimons pour la semaine  à venir que le cours Euro / Franc Suisse devrait fluctuer dans un canal 1,24 à 1,275.

Pas de problème pour les frontaliers, l’excellente tenue du Franc Suisse continue de renforcer leur pouvoir d’achat. Pour les frontaliers qui sont dans leur déclaration fiscale, à noter que le cours retenu par les impôts pour les revenus de 2010 est de 0,73 (soit 1,369 si vous avez l’habitude de le lire dans l’autre sens). La vente à terme est toujours de saison !

 


09/05/11 – L’€uro rechute

 

Le discours sur les taux du président de la Banque Centrale Européenne a ramené le cours €uro/ Chf sous la barre de 1,27. L’absence de prévision d’une nouvelle hausse de taux a été interprétée comme un ralentissement de la croissance dans la zone €uro. La nouvelle réunion semi-secrète des principaux ministres des finances sur une nouvelle dégradation de la situation de la Grèce devrait peser sur le cours de l’€uro. Pendant ce temps là, en Suisse, le chômage est sur le déclin en passant de 3,4% à 3,1% et les indicateurs économiques sont toujours très positifs.

Pour le cours €uro/Chf, la tendance ne devrait pas s’inverser  et devrait fluctuer entre 1,24 et 1,27.

Pour les frontaliers, le cours €uro/Chf est à l’image de la météo depuis ce début d’année, c’est grand soleil au niveau des finances.

Pour l’achat d’immobilier en France voisine, il faut faire attention de ne pas se faire éblouir par les prix. Si le pouvoir d’achat des frontaliers grimpe, les prix de l’immobilier suivent la même tendance. Sauf que les taux d’intérêt des prêts en devises sont clairement à la hausse depuis le début de l’année. La période reste donc très favorable à l’achat d’un bien immobilier mais  comme matière de bronzage, il faut aussi être prudent pour éviter un mauvais coup ….de soleil !

 


02/05/11 – Les taux des prêts en devise toujours orientés à la hausse

 

Ce mois encore nous constatons une nouvelle augmentation des crédits immobiliers en Franc Suisse à taux fixes et capés. Plus marquée que les précédentes, cette hausse s’étale de 15 à 30 cts selon les durées et les types de financement (fixe ou capé). Le taux moyen généralement constaté pour un financement sur 25 ans est maintenant porté à 3% pour un taux fixe et 2.55% pour un Cape +1. Cette augmentation est en ligne avec la hausse des obligations de la confédération à 10 ans qui est passé de 1.85 à 2.10 en mois.

La hausse des taux devrait se poursuivre à ce rythme pour les 2 prochains mois avant de se stabiliser sur ce nouveau palier.

Le taux Libor 3 mois reste lui quasi-inchangé à 0.19 ce qui permet de mettre en place aujourd’hui des financements en CHF à taux variable à partir de 0.69%. La Banque Nationale Suisse (BNS) poursuit une politique de taux bas pour prévenir une hausse excessive du franc suisse vis-à-vis de l’Euro. Une remontée du taux Libor est à prévoir pour le second semestre de 2011 pour finir l’année entre 0.50% et 0.75%.

 

Conseil Mon-taux.com : dans le contexte actuel de hausse des taux, nous recommandons la mise en place de financements à taux fixes. Si les taux capé restent intéressants, il faut prendre en considération le niveau moyen sur toute la durée du crédit. Pour un Capé + 1  avec un taux initial à 2.55% sur 25 ans, il est fort probable que sur la durée totale du crédit le taux moyen soit plus proche du cap soit 3,55% que du taux fixe à 3% .


02/05/11 – Baromètre du taux de change

 

Depuis plusieurs mois, le Franc Suisse assure pleinement son rôle de valeur refuge dans un monde où se succèdent  catastrophes et  bouleversements géopolitiques.

Sur le dernier mois, la hausse des taux d’intérêt annoncée par la Banque Centrale Européenne  aura eu pour effet de faire remonter le cours de la monnaie unique jusqu’à 1,3175. . Cette tendance  a été de courte durée pour le cours €uro/Chf qui repasse sous la barre des 1.275 en raison des problèmes de dettes des pays occidentaux

L’excellente santé budgétaire  de la confédération et des cantons, un taux de chômage au plus bas et des entreprises bénéficiaires sont autant d’éléments qui renforcent l’intérêt pour la Suisse et sa monnaie.

Le cours de change restera dans ces niveaux actuels tant que le flou demeure sur les marchés financiers. Pour les prochaines semaines, le cours de change devrait s’installer solidement dans les limites 1,27 à 1,32.

 


02/05/11 – L’imposition en France des 2ème et 3ème piliers aura une incidence sur le financement du logement des frontaliers Comment en déjouer les pièges ?

 

Depuis le 1er Janvier 2011, le retrait en capital des prestations de retraite (soit les avoirs du 2ème pilier et 3ème pilier A ) est désormais taxé en France au titre d’un revenu exceptionnel. Selon le groupement des frontaliers qui lance une pétition pour faire évoluer la loi française sur le sujet, la taxation serait entre 25 et 35% du montant retiré.  Si cette mesure a un impact sur les futurs retraités, elle va toucher de plein fouet le financement du logement en zone frontalière.


Le deuxième pilier utilisé comme fonds propre pour l’achat de son logement

Face à des prix de l’immobilier de plus en plus élevés, de nombreux frontaliers utilisent leurs avoirs de 2ème pilier pour constituer leur apport en vue de la réalisation de leur projet. Jusqu’à fin 2010, si ce capital était imposé à la source, le frontalier avait la possibilité de récupérer cet  impôt. Depuis le  1er Janvier,  si la récupération de l’impôt en Suisse est toujours d’actualité,  il faut prévoir de payer un impôt en France. Le capital de prévoyance  viendra s’ajouter à la déclaration de revenus faite par l’assuré. Selon le groupement des frontaliers, le taux d’imposition oscillerait entre 25%  et 35% du capital retiré.  Mais la facture s’annonce salée : pour un retrait de CHF 100’000.-, il faut prévoir un impôt  de plus de 20’000 €.


La fin des 3èmes piliers adossés à un crédit immobilier

Très largement mis en avant par les courtiers pour l’avantage fiscal qu’il représentait en Suisse (possibilité de déduire le montant de sa prime de l’impôt à la source), l’intégration du 3ème pilier A dans un financement est une bombe qui est en train d’exploser. Né à la fin des années 90, cette  solution  consistait à scinder en 2 parties le remboursement du crédit : les intérêts payés à la banque et le capital versé sur un 3ème pilier A dont la valorisation à terme devait servir à solder le crédit. Sauf qu’avec ce changement de fiscalité le capital sera taxé à la sortie au moins à 25%. Pour un  couple de frontaliers qui a acheté son logement en 2000, avec un financement sur 15 ans adossé à des 3ème piliers, l’addition sera très lourde. S’ils auront effectivement soldé leur dettes à la banque en 2015, le fisc français leur réclamera une somme d’au moins 34’500.- €uros !!!

 

 


Alors que faire ?

Si la loi est en place, de nombreuses oppositions se lèvent du côté des frontaliers pour faire évoluer cette mesure. Soutenu par les élus locaux, le groupement des frontaliers multiplie les interventions auprès des hautes instances de Bercy. Si des réunions ont eu lieu avec les cabinets de Mme Lagarde et de M. Baroin, aucune décision n’est actée à ce jour sinon le principe de la taxation qui va rester en place.

Les discussions portent maintenant sur les conditions d’imposition.  Dans tous les cas et pour toute évolution, il faudra attendre la modification de la loi de finance qui pourrait intervenir en Juin mais plus sûrement en Décembre.

Dans ces conditions, quelques conseils en fonction de votre situation :


1. Vous allez acheter un bien immobilier :

Optez  pour un prêt en devise « classique », c’est-à-dire amortissable. La taxation en place actuellement en France est trop importante pour qu’un montage avec un troisième pilier soit intéressante. A noter que certaines banques ont déjà annoncé qu’elles ne proposaient plus  ce type de financement.


2. Vous venez de souscrire un crédit immobilier adossé à un 3ème pilier :

Pas de panique ! Toute modification de votre crédit ayant un coût, il convient d’attendre les évolutions des négociations sur le taux d’imposition. En fonction des résultats, il sera bien assez tôt début 2012 de renégocier ou pas votre crédit immobilier.


3. Vous envisagez d’utiliser votre pilier pour l’acquisition de votre futur logement :

Faites une évaluation du calcul de l’impôt dans le cadre fiscal actuel et intégrez cette somme dans votre budget pour 2012. Dans la mesure du possible, évitez de retirer ce capital et quitte à privilégier un financement plus important. Pour éviter ce retrait, certains établissements bancaires réfléchissent à financer plus de 100% du projet et de prendre en garantie le 2ème pilier de l’emprunteur.

 

La situation n’étant pas figée en regard des négociations en cours, nous ne manquerons pas dans un prochain numéro de vous tenir informé de la conduite à tenir par rapport à cette fiscalité.

 

Nos conseillers sont à votre disposition au +41 (0)848.46.47.48. pour une étude personnalisée.

 


02/05/11 – Le Franc Suisse ancré sous les 1.30

 

Cela semble se dessiner de plus en plus comme une évidence après les fluctuations de la semaine passée mais aussi au regard des dernières annonces. En Suisse, tout va pour le mieux avec une économie qui croit plus vite que prévu et malgré un Franc Suisse au plus haut. En Europe, l’inflation augmente encore  alors que le chômage stagne à 9.9%  et que les derniers indices de confiance tant des ménages que celui du climat des affaires sont en forte baisse.  Voilà donc la monnaie helvétique renforcée, ce qui devrait la positionner durablement sous la barre des 1.30 avant de partir à la conquête de nouveaux records ?

En attendant, nous continuons de privilégier pour la semaine à venir un cours €uro/Chf entre 1.27 et 1.30.

Les bonnes nouvelles se poursuivent du côté du change pour les frontaliers. Nous sommes régulièrement sollicités pour connaitre notre position sur la couverture de change à terme dans le cadre d’une construction ou d’une vente en VEFA.

Ces opérations servent à couvrir le risque de change lors du déblocage fractionné d’un prêt en devise. Chaque cas mérite une réflexion, mais personne n’est capable de prévoir l’évolution des cours dans un horizon à 6 ou 12 mois. Dans ces conditions, la couverture de change représente une sécurité, une garantie qui aura un impact sur toute la durée du crédit.

 


28/04/11 – Assurance et risque de santé : la convention AERAS revue pour 2011

 

Après un an de discussions, le 2 février 2011 a été signée la nouvelle mouture de la convention AERAS (s’assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé) par les pouvoirs publics, les banques et les assurances. Les nouvelles dispositions seront mises en place à compter du 1er septembre 2011. La convention AERAS facilite l’accès à l’assurance et à l’emprunt, pour les personnes malades, susceptibles de ne pas rembourser leur prêt.


L’invalidité enfin prise en compte.

Auparavant, la garantie invalidité-incapacité était souvent tronquée, voire refusée ; les emprunteurs avaient donc accès à une assurance limitée à la couverture du seul risque décès.

À compter du 1er septembre 2011, toutes les personnes dont le risque santé est grave pourront bénéficier d’une garantie d’assurance nouvelle. Cette assurance inédite couvrira le risque de perte totale d’autonomie et l’invalidité. Selon les pouvoirs publics, cette mesure ne devrait exclure aucune pathologie.

Les critères servant à définir le degré d’invalidité seront les mêmes pour tous les assureurs. Et c’était là le point important des négociations entamées il y a un an.


Surcoût de l’assurance pris en charge par les banques et les assureurs.

Les banques et assureurs s’engagent à prendre à leur charge le surcoût de l’assurance, au-delà de 1,4 point de taux effectif du prêt global (TAEG). Jusque-là le surcoût était pris en charge à partir de 1,5 point de TAEG. Ce dispositif est nommé « l’écrêtement des surprimes ».

Les conditions d’accessibilité à ce dispositif sont élargies et prennent en compte la situation familiale.

De plus, les moins de 35 ans à revenus modestes verront la surprime d’assurance lié au risque aggravé de santé entièrement prise en charge par les banquiers et les assureurs, à condition que ce prêt soit un PTZ+.


Questionnaires de santé partiellement supprimés.

À compter du deuxième semestre 2011, les questionnaires de santé sont supprimés pour tous les crédits à la consommation de moins de 4 ans et de moins de 17 000 €, souscrits par une personne de plus de 50 ans.

Pour plus de renseignement le gouvernement informe que le site internet areas-infos.fr va être rénové, et invite les futurs emprunteurs à s’y rendre.

 

 


28/04/11 – En France, les résidences secondaires des étrangers seront frappées d’une nouvelle taxe

 

Vous habitez à Genève et  vous avez acheté ou vous projetez d’acheter une résidence secondaire en France voisine, cette mesure vous concerne.

Dans le cadre de la réforme de l’ISF, l’état français envisage de faire payer une nouvelle taxe à tous les non résidents possédants des biens immobiliers en France sans y être domicilié. En complément de la taxe foncière qui finance les services publics locaux, ce nouvel impôt représentera une contribution aux services publics nationaux tels que les hôpitaux et autres grandes infrastructures. La nouvelle taxe sera basée sur la valeur locative de la résidence secondaire mais l’on ignore encore le barème.

 


25/04/2011 – La dette américaine fait remonter le Franc Suisse

 

La semaine passée, les États-Unis ont reçu un avertissement de la part de l’agence de notation Standard & Poor’s. En effet, cette dernière a émis des doutes sur la capacité de l’état américain à réduire son énorme dette. Le spectre des risques de « faillite » des pays européens a refait son apparition.  Il n’en fallait pas plus pour que le Franc Suisse enfile à nouveau son costume de valeur refuge. Cela s’est traduit par une chute du cours Euro/Chf à 1.27. La tendance devrait se maintenir pour cette courte semaine avec des fluctuations qui devraient rester dans le périmètre de 1.27 à 1.30.


C’est toujours tout bon pour les frontaliers ! Même avec les taux des prêts en devise remontent, le taux de change demeure un allié de poids dans l’achat de bien immobilier.

 


20/04/11 – Pourquoi le financement avec un 3ème pilier A ne présente plus aucun intérêt ?

 

Très à la mode depuis une dizaine d’années, ce type de montage est devenu complètement obsolète depuis que la France a décidé de taxer les retraits en capital des avoirs de prévoyance. Si de nombreuses sociétés de courtage proposent encore allègrement ces solutions, il est très facile de comprendre que l’avantage n’est pas forcément là où on voudrait vous le faire croire.


La loi de finance  promulguée fin décembre concernant la fiscalité du retrait en capital des avoirs de prévoyance aura un impact sur la situation des retraités mais plus immédiatement sur le financement de l’immobilier en zone frontalière. Le montage qui associe crédit immobilier et contrat d’assurance 3ème pilier a été adopté par des centaines de famille de la région. Le système de  taxation en place depuis le 1er Janvier remet complètement en question ce mode de financement. Démonstration en 3 points :

1) Le mode d’amortissement est plus coûteux :

Dans le cadre d’un financement avec un 3ème pilier, il faut faire une partie du crédit sous la forme d’un prêt in fine, c’est-à-dire un crédit qui ne se rembourse qu’en une fois à la fin. Un prêt de 150’000.- CHF sur 25 ans à 2,85%, vous coûtera 59’900.- CHF contre 106’875.- CHF pour un prêt in fine ! Le double ou presque.

 

2) Il n’y a plus d’avantage fiscal :

En versant le maximum sur son 3ème pilier, l’emprunteur fera dans le meilleur des cas une économie sur son impôt à la source de 2’000.- CHF par année soit CHF 50’000.- sur 25 ans. A la sortie, et depuis le 1er Janvier 2011, l’emprunteur devra s’acquitter d’un impôt en France estimé aujourd’hui par le groupement des frontaliers entre  25% et 35% du capital, soit en moyenne CHF 45’000.- sur un capital de CHF 150’000.-

 

3) Le taux des crédits est plus élevé :

Les conditions de taux pratiqués par les banques sont différentes selon les modes d’amortissement. Si cet écart reste substantiel, il oscille entre 0,20% et 0,45%, il n’en demeure pas moins qu’au final cette solution coûte plus chère.

Un mode d’amortissement qui coûte 2 fois plus cher, la perte de l’avantage fiscal et un taux de crédit plus élevé, il n’en faut pas plus pour fuir ce mode de financement dans le contexte actuel.

 

Mais alors pourquoi certains proposent encore ce genre de solutions ?

Les courtiers sont des intermédiaires commissionnés par les banques et les compagnies d’assurances. Si ce  changement de fiscalité n’a pas forcément été compris par tous, il n’en demeure pas moins qu’un dossier de crédit immobilier avec un troisième pilier A lui rapportera  au moins 3 fois plus qu’un simple dossier de financement !

A noter que le groupement transfrontalier mène actuellement des négociations avec les pouvoirs publics pour revoir les conditions de taxations de ce capital.

Si l’hypothèse d’une révision de l’impôt  à la baisse existe, le principe de la taxation reste dans tous les cas acquis. En l’attente d’une nouvelle décision des pouvoirs publics Francais, nous ne pouvons que déconseiller ce genre de solution.  En terme de financement immobilier, la simplicité restera votre meilleure alliée !

 

Nos conseillers sont à votre disposition  au +41 (0)848.46.47.48.  pour une étude personnalisée.

 


18/04/11 – Le Franc Suisse reprend son envol

 

Le Franc Suisse reprend son envol : La semaine passée, le Franc Suisse s’est à nouveau apprécié par rapport à l’ensemble des autres monnaies et notamment l’€uro. Alors qu’il a commencé la semaine au-delà de 1.31, le cours €uro/Chf a fini la semaine à 1.28. L’excellente santé budgétaire de la Suisse couplée à un taux de chômage au plus bas, renforcent l’intérêt de la monnaie helvétique d’autant que dans le même temps, le flou perdure sur de nombreux fronts des principales économies mondiales.

Pour la semaine à venir nous prévoyons une fluctuation entre 1.26 et 1.30.

 

De nouvelles opportunités apparaitront cette semaine pour les frontaliers qui voudront couvrir le change de leur salaire ou le déblocage de leur prêt en devise.

 

 


11/04/11 – FRONTALIERS : ATTENTION AU DANGER de financer son logement avec son 2ème ou 3ème pilier !

 

Depuis le 1er Janvier 2011, le retrait en capital des prestations de retraite (soit les avoirs des 2ème et 3ème pilier) est désormais taxé en France au titre d’un revenu exceptionnel.

Selon le groupement des frontaliers qui lance une pétition pour faire évoluer la loi française sur le sujet, la taxation serait entre 25 et 35% du montant retiré.

Si cette mesure aura un impact sur les retraites elle va toucher de plein fouet le financement du logement en zone frontalière.

Le deuxième pilier utilisé comme fonds propre

Face à des prix de l’immobilier de plus en plus élevés, de nombreux frontaliers utilisent leurs avoirs de 2ème pilier pour constituer leur apport en vue de la réalisation de leur projet. Jusqu’à fin 2010, si ce capital était imposé à la source, le frontalier avait la possibilité de récupérer cet  impôt. Depuis le  1er Janvier il doit prévoir de payer un impôt en France d’au moins 25% du montant retiré et avec un différé dans le temps pouvant aller jusqu’à 18 mois. En effet, une personne retirant début 2011 son 2ème pilier en capital, l’intégrera dans la déclaration d’impôt qu’il fera en France au printemps 2012 pour être imposé en Septembre 2012 ! Pour un retrait de CHF 100’000.- en 2011, l’administration fiscale réclamera entre 19’250 € et 26’950 € à la fin de l’été 2012.


La fin des 3èmes piliers adossés à un prêt en devise

Très largement mis en avant par les courtiers pour l’avantage fiscal qu’il représentait en Suisse (possibilité de déduire le montant de sa prime de l’impôt à la source), l’intégration du 3ème pilier A dans un financement est une bombe qui est en train d’exploser. Née à la fin des années 90, cette  solution  consistait à scinder en 2 parties le remboursement du crédit : les intérêts payés à la banque et le capital versé sur un 3ème pilier dont la valorisation à terme devait servir à solder le crédit au terme. Sauf qu’avec ce changement de fiscalité le capital sera taxé à la sortie au moins à 25%. Pour un  couple de frontaliers qui a acheté son logement en 2000, avec un financement sur 15 ans adossé à des 3ème piliers, l’addition sera salée.

Si ils auront effectivement soldé leurs dettes à la banque en 2015, le fisc français leur réclamera une somme d’au moins 34’500.- €uros !!!

Depuis 10 ans, ce sont des centaines de dossiers de financement qui sont montés de la sorte !

 


Alors que faire ?

Si la loi est en place, de nombreuses oppositions se lèvent du coté des frontaliers pour faire évoluer cette mesure ce d’autant qu’un certain flou subsiste quand  à cette imposition. Si les conditions devaient s’arranger, il n’en demeure pas moins, vu la situation financière de la France que le principe de l’imposition perdura.

Dans ces conditions, nous ne pouvons que mettre en avant des conseils de prudence.

 


⇒ Vous venez de souscrire un crédit immobilier adossé à un 3ème pilier :

Intervenez auprès de votre banque pour passer cette partie de votre financement en crédit amortissable. Si votre budget ne permet pas en plus de votre crédit des versements sur vos 3èmes piliers, suspendez vos versements. En stoppant vos versements, la compagnie baissera le niveau de vos garanties, mais vous préservez le capital épargné. Évitez de rompre un contrat qui a moins de 10 ans, vous ne retrouverez pas votre capital.


Vous envisagez d’utiliser votre pilier pour l’acquisition de votre futur logement :

Intégrer dans votre financement le montant des impôts et ce même s’ils vous seront réclamés l’année suivante.

Même si elles ne sont pas directement concernées au premier chef, les banques frontalières auront un rôle primordial à jouer dans les prochains mois. Elles devront être au premier rang pour attirer l’attention des clients mais également trouver des alternatives à des plans de financement qui ne seront plus tenables…

 

Nos conseillers sont à votre disposition au +41 (0)848.46.47.48. pour une étude personnalisée.

 



11/04/2011 – La hausse des taux de la BCE profite à l’Euro

 

Annoncé depuis le mois dernier, la Banque Centrale Européenne a relevé la semaine passée son taux directeur de 0,25%. Cela a eu pour effet de renforcer la valeur de l’€uro, bien  que dans le même temps ,le Portugal faisait appel au fonds de secours européen.

Le pacte européen de soutien semble avoir complètement rassuré les investisseurs contre un risque de faillite d’un des pays de la zone Euro. Le cours €uro/Chf a fluctué la semaine dernière entre 1,30 et 1,3236.

Pour la semaine à venir, nous estimons des variations entre 1.29 et 1.33.

Pour les frontaliers, il ne faudra pas manquer l’opportunité de bloquer un taux de change à 1.30.

 


04/04/11 – Et l’Euro remonta !

 

La hausse annoncée des taux européens est en grande partie responsable de cette situation, d’autant que dans le même temps la pression retombe un peu au Moyen-Orient et au Japon. Le Franc Suisse qui avait  pleinement  joué son rôle de valeur refuge se voit aujourd’hui quelque peu délaissé  par les investisseurs. L’€uro est remonté la semaine  dernière en passant de 1.2850 à 1.3169 !

Pour la semaine à venir, nous pensons que l’Euro va poursuivre sa hausse et prévoyons des fluctuations entre 1.30 et 1.33.

Pour les frontaliers, un retour du cours autour des 1.30 représentera une opportunité à saisir.  La hausse combinée des taux des prêts en devise et du change pourrait à terme, modérer la demande sur le marché de l’immobilier.

 


28/03/11 – Retour à la normale ?

 

Le Franc Suisse a retrouvé son niveau d’avant les catastrophes japonaises finissant la semaine à 1.2970.

L’€uro sort donc renforcé, malgré les vents de contestation des plans d’austérité en Europe, amenant notamment à la démission du 1er ministre portugais. L’environnement géopolitique restant très incertain, il n’est pas exclu d’être à nouveau confronté à de fortes variations.

A défaut, le cap des 1.30 devrait être maintenu encore quelques temps  et nous évaluons des variations entre 1.27 et 1.31 pour la semaine à venir.

 


21/03/11 – Une semaine mouvementée

 

Entre les catastrophes naturelles et la crise nucléaire japonaise combinées aux événements du Moyen-Orient, il n’en fallait pas plus pour créer un vent de panique sur les marchés avec un cours €uro/Chf  qui passe de 1.2970 à 1.2400 !!!

La résolution de l’ONU devrait lever les inquiétudes sur la Lybie et le refroidissement des centrales nucléaires nippones vont enlever un peu de pression sur le Franc Suisse. Face à ce fort intérêt pour la monnaie helvétique, et malgré une révision à la hausse de l’inflation, la BNS, lors de sa réunion trimestrielle, n’a pas touché à ses taux d’intérêt.

Pour la semaine à venir, nous pensons que le cours va fluctuer entre 1.25 et 1.29.

L’environnement reste donc très favorable aux frontaliers et en général à ceux qui ont des Francs Suisses pour acheter dans la zone €uro. Mais attention aux prix déjà élevés de l’immobilier en zone frontalière !

 


14/03/11 – Le Franc Suisse plus que jamais valeur refuge

 

Une fois encore le Franc Suisse a été très recherché en fin de semaine passée en finissant à 1.2828 alors qu’il avait franchi la barre des 1.30 quelques jours plus tôt.

En cause un contexte mondial très incertain qui devrait continuer à jouer en faveur de la monnaie helvétique durant les prochaines semaines.

Du côté de l’€uro, le week-end a été marqué par un accord entre les pays utilisant la monnaie unique. L’accord porte sur les fonds de soutien aux pays en difficulté ce qui aura pour effet de renforcer l’euro.

Pour la semaine à venir, le cours €uro/Franc Suisse devrait fluctuer entre 1.265 et 1.3050.

Le contexte demeure toujours très favorable pour le pouvoir d’achat des frontaliers en France et pour les genevois en mal de logement. La couverture de change reste une excellente solution pour sécuriser ce pouvoir d’achat jusqu’à une année.

 


08/03/11 – Hausse des taux des prêts en devise

 

Lentement mais sûrement, les taux des crédits immobiliers en CHF sont encore légèrement remontés début Mars pour atteindre en moyenne 2.75% sur 20 ans et 2.90% sur 25 ans.

Les prêts capé qui avaient été revus à la hausse un peu plus sèchement en Janvier et Février sont plutôt stables sur ce début de mois de Mars à l’image de leurs indices de référence le Libor 3 mois.

La tendance et le rythme devraient  se poursuivre dans les prochains mois avec des prévisions de croissance de l’ordre de 2% pour 2011.

Malgré tout, le risque d’inflation étant maitrisé « naturellement » par un Franc fort, la BNS devrait continuer de mener une politique de taux bas pour protéger le Franc Suisse contre l’€uro.

Dans les prochains mois, le Libor 3 mois devrait atteindre l’objectif de 0.25 et devrait poursuivre une hausse modérée pour atteindre les 0.75% à fin 2011 et 1.25% à fin 2012.

Cette mesure n’aura pas un gros impact sur le dynamisme du marché immobilier autour du Léman, qui reste largement dopé par un Franc Suisse toujours proche de son plus haut.

 

Dans ce contexte, et pour un investissement à long terme, il faut privilégier le taux fixe au Capé +1 qui se retrouvera très rapidement à son maximum.

Pour les frontaliers retardataires, il s’agit, sauf évènement géopolitique majeur, des derniers mois pour renégocier son crédit dans de bonnes conditions.

 

 


07/03/11 – La probable hausse des taux de l’€uro stoppe le Franc Suisse

 

La semaine dernière a été marquée par un retour en forme de l’euro suite aux mises en garde de la Banque Centrale Européenne sur un prochain relèvement de ses taux d’intérêts. Cette annonce a eu pour effet de faire remonter le cours euro/chf au-delà des 1.30. L’évolution des soulèvements populaires au Maghreb et au Moyen-Orient va générer d’importantes variations dans les prochains jours sur le CHF.

Pour la semaine à venir, nous estimons des variations dans les limites de 1.26 à 1.31.

Pas de panique pour les frontaliers, la remontée brutale de l’euro la semaine passée ne devrait pas altérer un franc suisse qui va rester élevé dans les prochaines semaines.

Pour ceux qui financent avec un prêt en devise une construction ou qui achètent un appartement en VEFA, la couverture du change reste vivement recommandée.


28/02/11 – Le Franc Suisse toujours aussi fort

 

Poussé par l’instabilité des pays du  Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, le cours €uro/ CHF est redescendu la semaine passée jusqu’à 1.2703. La bonne orientation des derniers indicateurs de l’activité économique en Suisse  va  peser en faveur de la monnaie helvétique dans un contexte géopolitique des plus incertains.

Pour la semaine à venir, nous prévoyons un cours Euro/Chf entre 1.245 et 1.29.

Concernant les frontaliers qui n’ont pas encore changé le salaire de Février, ils pourraient avoir de bonnes surprises dans la semaine à venir. Le taux de change continue de peser sur le marché de la revente des biens immobiliers en zone frontalière et contribue encore à faire monter les prix.

 


21/02/11 – Le franc suisse repart à la hausse

 

Après avoir touché les 1.3203 en début de semaine passée le cours €uro/CHF a largement baissé passant même sous la barre des 1.29.

La situation économique et le contexte géopolitique plaident en la faveur d’une nouvelle poussée du franc suisse.   La probabilité de  revoir la monnaie helvétique au delà  des 1.25 dans les prochaines semaines devient très forte. En attendant, pour la semaine à venir nous prévoyons des variations entre 1.27 et 1.31.

Pour les frontaliers, la question de la couverture de change se pose à nouveau. Se couvrir en-dessous de 1.30 sur une année reste une bonne idée, rappelant ici que la vente à terme reste une solution pour sécuriser un change et non un outil spéculatif.

 


Nouvelle présentation graphique du taux de change

 

Pour rendre le graphique du taux de change encore plus lisible, nous avons apporté quelques modifications avec la présentation de l’évolution du jour au lieu du mois en première page, mais surtout avec l’affichage du taux lorsque vous promenez votre curseur sur la courbe.

(voir page du taux de change en direct)

 

Nous espérons que ces améliorations vous apporteront encore plus de confort dans l’utilisation de notre site.

L’équipe de “Mon-taux.com” vous remercie pour votre fidélité et reste à l’écoute de vos remarques :  contact@mon-taux.com

 


14/02/11 – Durablement au-dessus de 1.30 ?

 

Pas si sûr, même si durant la semaine écoulée le cours Euro/Chf a passé la plus grosse partie de la semaine autour de 1.31, flirtant même avec les 1.32 ( 1.3195). Le regard des marchés financiers s’est quelque peu détourné du CHF, permettant à ce dernier de revenir vers un niveau plus raisonnable et surtout moins pénalisant pour l’économie helvétique.

Nous restons tout de même très prudents sur le cours Euro/Chf qui pourrait à nouveau s’emballer si la croissance économique mondiale devait ne pas repartir. Pour la semaine à venir, la fluctuation devrait osciller entre 1.29 et 1.33.

Le contexte du taux de change reste toujours très favorable pour les frontaliers, mais à l’image de la météo de ces dernières semaines : l’hirondelle ne fait pas le printemps ! La couverture de change à terme reste donc de saison…

 

 


07/02/11 – Le franc suisse perd de la valeur

 

Fort de chiffres économiques favorables aux USA  et en Europe, le franc suisse a logiquement perdu de sa valeur face à la monnaie unique fluctuant la semaine passée entre 1.27 et 1.30. La situation de la zone €uro reste très fragile et la moindre annonce pourrait faire grimper rapidement le franc suisse.

Pour la semaine à venir, nous voyons le franc suisse poursuivre son orientation à la baisse dans une fourchette entre 1.27 et 1.32.

Un contexte encore très largement favorable pour les frontaliers. Soleil, pouvoir d’achat….les frontaliers pourront se lâcher pour les vacances de février.

Pour l’immobilier en zone frontalière, cela ne devrait pas s’arranger. Surchauffe sur les prix et le baromètre franc suisse reste bien orienté .L’immobilier, il faut bien acheter.

 

 


31/01/11 – Des montagnes russes pour le cours €uro/CHF

 

Il faudra s’y faire, malgré la bonne tenue de la monnaie unique le cours €uro/chf  jouera aux montagnes russes dans les prochaines semaines (mois ?), sans dessiner une direction claire.

Il fluctue tantôt vers le haut, après les bonnes conditions de refinancement des pays du sud de l’Europe, tantôt vers le bas, avec un franc suisse qui fait plus que jamais, office de valeur refuge.

Encore bien des difficultés s’annoncent pour la BNS (Banque Nationale Suisse)  et pour les entreprises exportatrices. Pour la semaine à venir, nous prévoyons une fluctuation entre 1.26 et 1.31.

Dicton frontalier : A la saint Marcelle, si le franc suisse n’a pas touché le ciel, l’année s’annonce belle !

 


24/01/2011 – Encore une semaine agitée

 

Toujours d’importantes fluctuations la semaine passée  pour le cours EURO/CHF qui a fluctué entre 1.2771 à 1.3068.  Et il va falloir s’y habituer !

La bonne santé de l’économie suisse, malgré un Franc fort,  renforce encore l’intérêt du Franc suisse face à des pays européens qui peinent à retrouver de la croissance.  Le manque de visibilité à court terme va contribuer à éloigner le cours EURO/CHF de son point d’équilibre. Pour la semaine à venir, nous prévoyons des fluctuations pour le taux de change entre 1.275 et 1.325.

Pour les frontaliers, cela reste une très bonne nouvelle pour les derniers jours des soldes !!!

 


17/01/11 – Quelle correction !

 

L’€uro a retrouvé très rapidement des couleurs la semaine passée en passant de 1.2431 à 1.2954.  La position de la Chine qui a largement montré son soutien à l’Europe  et le refinancement réussi à des conditions modérées des pays du Sud  de l’Europe (Portugal, Italie, Espagne) ont contribué à redonner de la confiance en la monnaie unique. La situation reste toutefois assez fragile et les jours doivent confirmer la tendance. Pour cette semaine nous prévoyons une fluctuation entre 1.26 à 1.30.

Pour les frontaliers, le niveau reste très favorable à la réalisation d’une vente à terme.

 


12/01/11 – Hausse des taux des prêts en devise

 

Les frontaliers qui vont contracter un crédit  immobilier CHF devront  payer leur crédit environ 20 à 30 cts plus cher depuis le début de l’année.

La grande majorité des banques frontalières a relevé ses taux dans les premiers jours de 2011.

Malgré tout, le contexte reste très favorable avec des taux fixes toujours inférieurs à 3% sur 25 ans et surtout un taux de change autour de 1.25.

 

 


10/01/11 – Le cours €uro/Chf joue les montagnes russes

 

Très forte volatilité encore en ce début d’année puisque dans la semaine le cours est passé de 1.2411 à 1.2726 pour finir à 1.2442 !!!

Des signes positifs de reprise de l’activité économique au États-Unis ont contribué à faire remonter le cours, mais la faiblesse de la monnaie unique l’a ramené vers son niveau le plus bas.

Après la Grèce et l’Irlande, c’est le Portugal qui n’arrive plus à emprunter sur les marchés financiers et qui devra obtenir de l’aide du fond Européen. Cette nouvelle devrait encore peser sur l’€uro dans les prochains jours. Nous prévoyons une fluctuation entre 1.225 et 1.265 pour la semaine à venir.

A défaut d’un épais manteau blanc sur les sommets, les frontaliers apprennent  à surfer sur les fluctuations du change ! Attention à la chute….de neige. Pour l’euro, nous ne sommes peut-être encore pas au plus bas.

 

 


03/01/11 – 1.2407 Le Franc Suisse fini l’année à son apogée

 

1.2407, tel est le sommet atteint le 30 Décembre par le Franc Suisse par rapport à l’€uro.

Encore un nouveau record, mais est-ce le dernier ? Difficile de le dire.

Ce qui est sur, c’est que la BNS (Banque Nationale Suisse) ne dispose plus de beaucoup de moyens pour limiter la hausse de la monnaie nationale alors qu’en face les investisseurs du monde entier n’en finissent plus d’être sceptique sur les politiques de sauvetage de l’€uro.

L’économie Suisse devrait souffrir dans les prochains mois de la faiblesse de la monnaie européenne, l’Europe restant sa principale zone d’exportation. Pour cette semaine nous envisageons une fluctuation entre 1.23 et 1.28.

Un change qui fait le bonheur des frontaliers qui ont vu leurs revenus augmenter de l’ordre 19% en 1 an !  Bonne année, vous avez dit bonne année ?!

 


27/12/10 – 1.2422 Nouveau record pour le Franc Suisse

 

Ce nouveau sommet atteint le  22 Décembre en forme de cadeau de Noël pour les frontaliers.

Décidément, cette fin d’année aura été particulièrement agitée sur le marché des changes. Difficile de trouver de nouveaux repères dans ce contexte de forte volatilité et difficile de savoir si les investisseurs vont retrouver un peu de crédit à l’Europe dans sa capacité à gérer ses dettes.  La pause des fêtes de fin d’année devrait nous laisser un peu de répit. Donc pas de grand mouvement à prévoir cette semaine.

Vous êtes de plus en plus nombreux à visiter notre site et suivre l’actualité du change Euro/Chf sur www.mon-taux.com.

Nous allons essayer d’apporter quelques évolutions en 2011 pour améliorer encore l’information aux frontaliers.

En attendant, toute l’équipe de Mon-taux.com vous adresse ses meilleurs vœux pour la nouvelle année. Santé, bonheur et……un bon taux de change !

 


21/12/10 – Loi scellier : quelle réduction d’impôt pour les logements acquis en 2011 ?

 

Le coup de rabot annoncé sur les niches fiscales et les derniers délais accordés ont semé le trouble sur le niveau des réductions d’impôt dans le cadre de la loi Scellier.

 

L’avantage fiscal de la loi Scellier est maintenu pour 2011 avec des aménagements si le logement est BBC (Bâtiment Basse Consommation).

Nous rappelons que l’investissement immobilier dans le cadre de la loi Scellier pour les frontaliers prend tout son sens pour ceux qui travaillent dans les cantons de Vaud ou du Valais, ou pour les frontaliers Genevois ayant un autre revenu en France.

Nos conseillers en gestion de patrimoine sont à votre disposition pour optimiser votre fiscalité.


Taux de réduction d’impôt sur le revenu applicable en matière d’acquisition d’un immeuble en 2011,

dans le cadre du dispositif dit “Scellier”.


Ce schéma a été réalisé en fonction du projet

de loi de finances rectificative pour 2010 du 09/12/2010

 

Taux de réduction loi scellier

 


20/12/10 – Le Franc Suisse s’envole !

 

 

La semaine passée fut particulièrement difficile pour le Franc  Suisse qui s’est envolé face à la monnaie européenne. Un nouveau record historique a été battu avec un cours Euro/chf à 1.2721.

 

Pour les plus anciens qui ont connu le Franc Français, cela représente un cours à 5.15 !!!!  Mais pourquoi la monnaie helvétique atteint-elle de tels sommets ?   Face aux craintes qui pèsent sur la dette des pays européens, les doutes sur la reprise économique aux USA et la situation difficile du Japon, les investisseurs n’ont plus beaucoup le choix.

 

En achetant du Franc Suisse, Ils achètent donc en masse la monnaie d’un pays faiblement endettée et dont l’économie est plutôt satisfaisante. Mais jusqu’où irons-nous ? Difficile de le dire d’autant que l’euro continue de plonger en ce lundi. Pour cette semaine, nos prévisions seront donc larges entre 1.24 et 1.30.

 

Pour un frontalier, envisager cette situation il y a un an (cours 1.49), il  fallait croire au père Noël.

 

Joyeux Noël à tous.

 

 

 

 


13/12/2010 – L’Europe en difficulté fait briller le Franc Suisse

 

Dans la continuité de la semaine précédente, le franc Suisse a profité de la situation difficile que traversent l’Europe et sa monnaie pour s’apprécier.

En fin de semaine, le cours Euro/CHF est passé sous la barre des 1.30.

Pas de grand renversement de situation à prévoir pour les frontaliers cette semaine avec un cours Euro/Franc suisse qui devrait fluctuer entre 1.28 et 1.32.

Cette année c’est sûr, le père Noël fera ses courses en France…

 


06/12/2010 – Très légère hausse des crédits immobiliers en Franc Suisse

 

pret en devise

Dans un marché très dynamique et après une longue période de stabilité, nous constatons une légère reprise à la hausse des taux des crédits immobiliers en Franc Suisse.

Cela se manifeste principalement sur les durées de 15 à 20 ans et particulièrement sur taux Capé.

Le frontalier qui souhaite contracter un crédit immobilier pour acheter son logement ou renégocier son crédit devra payer en moyenne 0.10 de plus que le mois dernier. Rien de très significatif pour le moment et cela ne devrait pas avoir d’effet sur le marché de l’immobilier en zone frontalière qui continue à très bien se porter.

 

Le taux LIBOR à 3 mois, index de référence des crédits variables en devises, reste stable à 0.17%. L’occasion de rappeler qu’il est encore temps de faire renégocier son crédit immobilier pour les frontaliers qui ont obtenu leurs crédits ces dernières années.

 


06/12/2010 – Un Franc Suisse en pleine forme face à un Euro affaibli

 

Les menaces qui pèsent sur l’euro ont ramené, la semaine dernière, le change €uro/CHF sous les 1.30, niveau qui n’avait plus été atteint depuis mi-septembre.

Les inquiétudes sur les dettes des pays européens continuent de plomber la monnaie unique.

Pas de grand changement à prévoir pour la semaine à venir, avec encore une forte volatilité sur les changes. Le cours euro/chf devrait osciller entre 1.28 et 1.33.

Cela va donc continuer à doper le marché de l’immobilier en zone frontalière.

 

 


29/11/10 – Dure semaine pour l’Euro

 


La monnaie unique a été malmenée la semaine dernière en raison des risques pesant sur le Portugal et sur l’Espagne.

On pensait que les mesures prises pour « redresser » l’Irlande et ses banques, seraient en mesure de rassurer les marchés. Il n’en a rien été, avec toute la semaine des spéculations sur les pays de la péninsule ibérique. Cela a eu pour effet de ramener le cours Euro/Chf vers 1.32.

Pendant ce temps, l’économie suisse montre qu’elle souffre également du ralentissement mondial. Malgré cela les investisseurs gardent une très grande confiance dans le franc suisse. Repassera-t-on sous les 1.30 avant la fin de l’année ?

Pour la semaine à venir, nous jouons sur des fluctuations entre 1.31 et 1.35.

Frontaliers, il est à nouveau temps de se couvrir par une vente à terme.

 


22/11/2010 – L’euro largement influencé par la crise Irlandaise

 

La semaine passée a été marquée par de fortes fluctuations sur le marché des changes qui a évolué au gré de l’avancement des négociations sur la situation de l’Irlande.

L’expérience de la crise grecque a semble-t-il été bénéfique avec une intervention concertée et rapide de l’UE et du FMI.

Cela a permis de ramener un peu de confiance en l’Europe et la monnaie unique. Le franc suisse est monté jusqu’à 1.3360 pour revenir vendredi à 1.3673.

Pour cette semaine, nous attendons une fluctuation en 1.35 et 1.38. Dommage pour les frontaliers qui ont raté l’occasion de se couvrir (via une vente à terme) en dessous de 1.35.

Pas sur que l’on revoit ce niveau rapidement…

 


19/11/2010 – Délai jusqu’au 31 mars 2011 pour bénéficier de l’avantage de la loi Scellier version 2010

 

L’avantage fiscal de la loi Scellier devait initialement passer de 25% à 15% au 1er Janvier 2011 pour les logements non BBC (Bâtiment Basse Consommation).

A la veille de ce changement et compte tenu du niveau très bas des crédits immobiliers, les investisseurs se sont précipités in extrémis chez les promoteurs pour bénéficier de ces conditions avantageuses. Cela crée un engorgement tant chez les notaires que dans les banques.

L’assemblée nationale a voté un amendement permettant de mettre en place une période transitoire. Il sera donc possible de bénéficier des conditions actuelles si l’acte authentique est signé chez le notaire avant le 31 Mars 2011.

Il convient de rester vigilent sur la qualité intrinsèque du logement et ne pas faire qu’acheter un avantage fiscal.

Nous rappelons que ce type d’investissement est particulièrement pertinent pour les frontaliers non-imposés à la source (Vaudois) ou ceux qui perçoivent un revenu en France.

 

 

 

 


18/11/10 – Feu vert pour la renégociation de crédit

 

Les conditions actuelles de change et de taux de crédit sont hyper favorables aux frontaliers dans leur quotidien mais surtout dans le cadre d’un nouveau financement immobilier.

Cela n’a pas toujours été le cas, notamment fin 2007 où les taux de crédits immobiliers avoisinaient les 4% avec un change proche de 1.60.

Ce dernier point est très pénalisant aujourd’hui pour ceux qui souhaitent revendre leur bien acquis pendant cette période car, pour un logement d’une valeur de € 200’000.- fin 2007, ils ont emprunté CHF 320’000.-

Avec un taux de change à 1.33 ils doivent revendre actuellement leur bien 20% plus cher soit CHF 240’000.- pour pouvoir solder leur crédit.

L’effet de l’amortissement pourra réduire un peu le montant de la note, enfin pour ceux qui n’auraient pas fait le choix « judicieux » d’un amortissement indirect via un troisième pilier investi en fonds de placement et dont la valeur est aujourd’hui proche de zéro…

Pour ce qui concerne la renégociation de crédit de prêt en devise, nous ne rencontrons pas du tout ce problème car le nouveau financement en CHF viendra solder l’ancien financement en CHF. Il n’y aura donc aucun impact du change dans cette transaction.

La renégociation des taux est pertinente pour les taux fixes de moins de 5 ans avec un taux supérieur à 3.5% et une belle opportunité pour ceux qui ont emprunté avec un taux capé de faire baisser le taux du cap.

Alors à vos calculettes, et n’hésitez pas à simuler votre situation ou à solliciter les conseillers « Mon-taux.com » pour vous accompagner vers cette opération.

 

 


15/11/10 – Le Franc Suisse en hausse après une semaine agitée

 

La semaine dernière a été particulièrement agitée sur le front des monnaies avec le sommet du G20 qui a mis en évidence les divergences d’opinions des principales économies de la planète.

En fin de semaine, les nouvelles réserves des analystes sur la situation de l’Irlande ont eu pour effet de faire baisser le cours de l’euro. L’euro est une nouvelle fois déstabilisé ce weekend par la déclaration du ministre Portugais qui envisage clairement de sortir son pays de la monnaie unique. Pendant cette période, le franc suisse sort renforcé au grand dame de la BNS. Pour cette semaine, le cours devrait fluctuer entre 1.32 et 1.35.

Frontaliers, il est encore temps de signer une vente à terme !

 

 


15/11/10 – Stabilité des taux des crédits immobiliers en Franc Suisse

 

Les taux d’intérêts se maintiennent en Novembre à des niveaux extrêmement bas et devraient le rester encore quelques mois.

En effet, l’évolution de l’environnement économique reste très favorable au maintien de taux d’intérêts bas en Suisse. Le ralentissement de la croissance de l’économie suisse qui devrait passer de 3% en 2010 à 1.5% en 2011 est la conséquence de l’appréciation du Franc Suisse vis-à-vis de l’€uro et du Dollar.

Face à un faible risque d’inflation, la BNS pourra continuer de mener une politique monétaire très accommodante avec des niveaux bas, favorables à la relance de l’économie. Les objectifs de fluctuation des taux à courts termes de la Banque Nationale Suisse sont situés entre 0 et 0.75 alors que le taux LIBOR est à 0.17%.

Dans le contexte actuel, nous n’envisageons donc pas de hausse des taux avant la fin du 1er Semestre 2011.

Il s’agit d’une belle opportunité pour les frontaliers qui souhaitent contracter un crédit immobilier mais également pour tous ceux qui souhaitent renégocier leurs financements obtenus entre 2007 et fin 2008 entre 2000 et 2002.

 

Avec les problèmes récurrents de logement à Genève, Il faut donc s’attendre dans les prochains mois a voir flamber les prix de l’immobilier dans le genevois français.

 


08/11/10 – Allons-nous assister à un retour du Franc Suisse vers 1.30 dans les semaines à venir ?

 

Tout semble possible vu les incertitudes actuelles sur la reprise économique aux USA et en Europe.

Le franc suisse qui avait vu son cours baisser ces dernières semaines, bénéficie largement des doutes qui ont suivi les déclarations de la Fed sur sa politique monétaire.

Nous sommes passés dans la semaine de 1.383 à 1.344 ! Pour la semaine à venir le cours devrait fluctuer entre 1.32 et 1.36.

Pour ceux d’entre vous qui n’avaient pas encore fait de vente à terme, le moment est à nouveau favorable. Mais cela risque de ne pas durer !

 

 


05/11/10 – Fiscalité française : ce qui va changer au 1er Janvier

 

Le gouvernement français mise sur les contribuables aisés pour contribuer au financement des retraites. Mais les décisions prises  sur la fiscalité du patrimoine touchent un large public.

Nous reviendrons en détail dans les prochaines semaines sur ce qui vous attend au 1er Janvier.

Si la tranche d’imposition supérieure passera de 40 à 41%, cela ne concerne que les contribuables ayant un revenu imposable supérieur à € 69’783.- . Les frontaliers genevois imposés à la source ne seront touchés par cette augmentation que si leur revenu dépasse ce plafond et seulement pour la part des revenus perçus en France. Mais cette contribution, mise en avant comme une mesure phare pour le gouvernement, cache un lot de modifications qui concernera un plus grand nombre :

-          Les plus-values mobilières et immobilières seront taxées à 19% auxquelles s’ajoutent 12.3% de prélèvements sociaux

-          La suppression du seuil de cession et du crédit d’impôt sur les dividendes

-          Le relèvement de 1% du prélèvement libératoire forfaitaire pour les dividendes d’actions et produits des obligations

-          Taxation au premier euro des fonds euro d’un contrat multi support d’assurance-vie

-          La suppression du crédit d’impôt sur les intérêts des crédits d’emprunts pour la résidence principale (remplacé par le prêt à taux zéro)

-          La taxation des couples se mariant ou divorçant


Que pouvez-vous faire ?

En vérité pas grand-chose car la marge de manœuvre est limitée. Si vous avez des titres en bourse, optimisez vos cessions dans la limite du seuil de € 25’830.- avant le 1er janvier car après cette date vous serez taxé dès le premier euro, en fonction de votre tranche d’imposition, optez pour le prélèvement de l’impôt sur le revenu pour les distributions de dividendes plutôt que le prélèvement forfaitaire. Il faudra surtout privilégier la gestion de votre portefeuille au sein d’enveloppe de capitalisations favorables : PEA, assurance-vie, contrats de capitalisation.

Votre conseiller “Mon-taux.com” se tient à votre disposition pour vous accompagner dans vos choix d’investissements.

 


03/11/10 – Prix de l’immobilier : attention à l’arrivée de « L’étiquette énergie »

 

etiquette energetique

Benoit Apparu, secrétaire d’Etat au logement vient de confirmer l’arrivée de « l’étiquette énergie » à compter du 1er Janvier 2011 pour les biens immobiliers.

A partir de cette date, les annonces immobilières devront préciser la performance énergétique des appartements ou des maisons mis en vente ou en location.

Comme pour l’électroménager ou les voitures, la performance énergétique est classée de A à G. Cela devrait permettre de sensibiliser et encourager les propriétaires à réduire leurs consommations ou à rénover leurs logements. D’après les experts, cette mesure pourrait avoir un impact négatif sur la valeur des biens les plus énergivores, qui pourraient voir leur prix baissé de 10 à 15%.

 

 

 


01/11/10 – Le Franc Suisse ne fait plus recette !

 

Telle est la conclusion de la semaine passée avec un Franc Suisse qui a connu un accès de faiblesse malgré des fondamentaux économiques toujours aussi fort.

Le Franc Suisse a été délaissé au profit des principales monnaies du commerce mondial. Cela devrait donner un peu de souffle aux entreprises suisse et surtout à la BNS.

Pour cette semaine, les frontaliers doivent s’attendre à voir le Franc Suisse poursuivre son mouvement de repli pour fluctuer entre 1.37 et 1.39.


27/10/10 – Rachat de crédit ou renégociation : Quelles sont les conséquences d’un point de vue fiscal ?

 

Avec la forte baisse des taux d’intérêts, bon nombre de frontaliers profitent de l’occasion pour renégocier les conditions de leurs crédits immobiliers. On peut s’interroger sur l’impact fiscal d’une telle opération dans le calcul de l’impôt sur le revenu, tant pour le financement de la résidence principale, que pour les logements donnés en location nue.

Pour la résidence principale :

Depuis le mois de Mai 2007, les particuliers domiciliés en France, finançant à crédit l’acquisition de leurs résidences principales auprès d’une banque de l’Union Européenne, bénéficient d’un crédit d’impôt sur le revenu.

Pour un frontalier genevois, ne payant pas d’impôt en France, l’administration fiscale lui adresse un chèque du montant du crédit d’impôt.

Les intérêts pris en compte sont ceux payés annuellement au titre des cinq premières années de remboursement du crédit éligible, dans la limite de € 3’750.- pour un célibataire et € 7’500.- pour un couple marié (montant doublé en présence d’une personne handicapée et majorée de € 500.- par personne à charge).

L’administration fiscale a confirmé récemment qu’il est possible de prendre fiscalement en compte les intérêts de l’emprunt substitutif pour l’application du crédit d’impôt, dans la limite de ceux figurant dans le tableau d’amortissement initial. Les éventuels frais générés par la renégociation ne pourront être pris en compte.

En résumé :

  • Il est possible de prendre en compte fiscalement les intérêts de l’emprunt substitutif pour l’application du crédit d’impôt dans la limite de ceux figurant dans le tableau d’amortissement initial.
  • Il n’est pas possible de profiter de la renégociation du crédit pour amplifier les effets fiscaux du crédit d’impôt.
  • Les frais générés par la renégociation du crédit (pénalité, frais de dossier…)ne peuvent pas être pris en compte.

 

Le crédit d’impôt pour la résidence principale tombera au 1er Janvier 2011.

Le projet de loi de finance indique que le bénéfice du crédit d’impôt s’applique aux opérations pour lesquelles une offre de prêt a été émise avant le 1er janvier 2011, sous réserve que l’acquisition du logement s’achève au plus tard le 30 Septembre 2011.

 

Concernant la location de logements nus :

Seuls sont concernés les contribuables imposés sous le régime « réel » d’imposition, ceux ayant opté pour le régime « micro-foncier » n’étant pas concernés.

L’article 31 du CGI autorise notamment la déduction des intérêts de dettes contractées pour la conservation, l’acquisition, la construction, la réparation ou l’amélioration de la propriété.

En plus des intérêts d’emprunts, l’administration fiscale considère que les frais d’emprunt (frais de dossier, primes afférentes à l’assurance décès invalidité pour garantir l’emprunt….) sont considérés comme des charges déductibles au même titre que les intérêts d’emprunt dont ils découlent.

Dans ce cas aussi, l’administration fiscale admet la déductibilité des intérêts des emprunts substitutifs, dans la limite de ceux figurant dans l’échéancier initial.

 

 


25/10/10 – Investir dans l’immobilier ou revenir sur le marché actions ?

 

Les turbulences des 24 derniers mois, couplées aux larges incitations fiscales, ont tout naturellement poussé les investisseurs vers la pierre.

 

Si l’immobilier a joué pleinement son effet de valeur refuge pendant de longs mois, les niveaux de prix rencontrés aujourd’hui doivent amener l’investisseur à quelques réflexions.

 

Est-ce d’autant que pendant la même période, les marchés actions ont largement reculé. Le CAC40 a chuté de 35% sur les trois dernières années, hors les résultats des entreprises ont beaucoup progressé alors que la bourse n’a pas encore pris en compte….Et quand bien même les marchés actions ne devaient pas repartir rapidement à la hausse, les dividendes servis rapportent plus qu’un placement à terme.

 

Les opportunités sont là et votre conseiller « Mon-taux.com » vous accompagnera dans la réalisation de vos investissements.


 


22/10/10 – Le Franc Suisse passe la barre des 1.36

 

Après avoir fluctué une grande partie de la semaine entre 1.33 et 1.34, le Franc Suisse a fini la semaine à 1.3631. Cela n’était plus arrivé depuis le 11 Août.

Délaissé par les investisseurs, les actions de rééquilibrage de la BNS portent ces fruits.

Même si cela ne va pas dans le sens des frontaliers à court terme, cette dépression du Franc Suisse est un signe encourageant pour l’économie Suisse, les entreprises et l’emploi.

Nous devrions poursuivre le mouvement en fluctuant entre 1.35/1.365. La couverture de change à ce niveau reste une opportunité.

 


09/10/2010 – Scellier 2011 : vert ou moins attractif

 

 

Si tout n’est pas encore validé, nous connaissons maintenant les grandes lignes de l’évolution du dispositif Scellier qui entrera en vigueur au 1 Janvier 2011 :

 

  • Baisse des plafonds de location selon les zones géographiques qui vont être remises au niveau des prix du marché locatif. Dans certaines villes, les plafonds s’avéraient trop élevés et avaient contribué à troubler l’acheteur sur le potentiel réel de location du bien et permis au promoteur de doper sa marge…

 

  • Seuls les logements répondant aux normes BBC (Bâtiment basse consommation) pourront bénéficier d’une réduction d’impôt de 25% du prix de l’investissement plafonné à € 300’000.- Attention, il faudra être vigilant lors de l’achat d’un bien car si celui-ci ne correspond pas aux normes, le taux de la réduction d’impôt passerait à 13,5%. La rentabilité des investissements devrait être altérée par le surcoût lié aux normes de construction. Vigilance donc.

 

  • Au 1er Janvier 2012, vous ne pourrez plus réduire que 9% du montant de l’investissement de vos impôts, puis le dispositif disparaitra en 2013 pour les logements non verts.

 

  • Enfin, le label BBC ne concernant que les logements neufs, la rénovation ou réhabilitation ne bénéficieront pas de la réduction d’impôt du dispositif.

 


15/10/10 – Assurance vie : plafonnement des taux minimum garantis des fonds en euro

 

La ministre de l’économie, Christine Lagarde, a mis fin à la surenchère des contrats d’assurance-vie dopés pour les nouveaux adhérents au détriment des performances des contrats des anciens souscripteurs. Dorénavant les anciens contrats seront mieux protégés et seule, une petite partie des intérêts pourra servir de bonification d’entrée.

Désormais, le taux maximum garanti par un assureur, ne peut excéder une période de 6 mois, et sera déterminé en fonction de l’environnement des marchés obligataires. Le nouveau cadre légal de l’assurance vie fixe le plafond des taux garantis à 3,75%, et ce pour l’ensemble des produits.

Enfin, le législateur a mis un terme aux offres commerciales déraisonnables susceptibles de fragiliser l’assureur. Une enveloppe globale est maintenant créée afin d’identifier les ressources que l’assureur peut consacrer aux taux garantis.

Une bonne mesure pour protéger les intérêts des consommateurs.


15/10/10 – Vers une baisse du Franc Suisse ?

 

La parité Euro/Chf a commencé la semaine par un retour sous les 1.33 pour finir proche du niveau de la fin de la semaine passée à 1.34.

Avec une économie stable, un faible taux de chômage et des finances publiques ultra saines, la Suisse et son franc a pleinement joué son rôle de valeur refuge pendant la période de crise lié à l’endettement des pays de la zone €uro.

Aujourd’hui, il semble que le regard des investisseurs s’oriente vers la bagarre des monnaies que se livrent les grandes puissances mondiales. Dans ce contexte, nous n’attendons pas de mouvement spectaculaire cette semaine.

Nous rappelons que se garantir un change à ce niveau, via une vente à terme, reste une bonne opportunité.

 

 


08/10/10 – L’Euro fait du sur place alors que commence la « guerre » des changes

Après avoir débuté la semaine autour de 1.3465 CHF, l’Euro est retombé en cours de semaine autour de 1.32 pour finir la semaine juste sous le seuil des 1.35. Si cette barrière n’est pas franchie, on pourrait revoir une baisse vers 1.32.

L’actualité des changes a été particulièrement animée en fin de semaine avec des chiffres de l’emploi négatifs aux USA et une intervention du chef de fil des Ministres des Finances de la zone Euro annonçant que l’Euro était trop fort aujourd’hui. C’est peut-être le début d’une guerre des changes des puissances économiques (USA, EUROPE, CHINE) pour maintenir la compétitivité de leurs économies. Ces incertitudes devraient pesées sur les marchés.

Dans ce contexte, il est prudent de s’assurer contre une baisse du franc suisse à travers une couverture de change auprès de votre banque.


28/09/10 – BNP PARIBAS renforce sa gamme pour les crédits immobiliers frontaliers

 

Déjà très performant sur les prêts en devise à taux fixe, BNP Paribas renforce sa présence sur le domaine du financement des frontaliers avec des solutions de crédits à taux variables CAPE 1 et CAPE 2 très compétitives.

Indexés au Libor 3 mois, ces nouveaux prêts apportent plus de sécurité à l’emprunteur adepte de taux variable, en garantissant un taux maximum sur l’ensemble de la durée du crédit.

Le Libor « sec » est supprimé de la gamme avec effet immédiat. D’après nos informations, la banque devrait pouvoir bientôt proposer une couverture de change pour le financement des constructions (VEFA,CCMI…). Cela permettra de protéger l’emprunteur en cas de baisse du CHF pendant la période des travaux.

Pour plus d’informations ou pour recevoir une proposition chiffrée, n’hésitez pas à nous contacter.

 


08/10/10 – Le franc reste encore ferme cette semaine même s’il s’apprécie en passant de 1.3250 à 1.3420 (+1,2%)

 

L’Euro continue de souffrir d’une situation économique fragile. Le succès des récentes émissions obligataires, certes à des taux élevés, pourrait être les prémices d’une reprise de confiance des marchés vis à vis de la monnaie unique. L’économie suisse continue de montrer des signes de robustesse et cette bonne santé va renforcer l’intérêt du CHF.

Malgré tout, les actions de la BNS commencent à  porter leurs fruits et on se dirige tranquillement vers la barrière des 1.35. L’équilibre reste cependant fragile et on ne peut exclure un retour à 1,30 si de mauvaises nouvelles devaient tomber sur la zone €uro dans les prochaines semaines.

Mais ne pensions-nous pas en avoir fini avec les mauvaises nouvelles ?

 


07/10/10 – Immobilier : les prix en zone frontalière vont repartir à la hausse

 

Si le marché de l’immobilier autour de Genève a bien résisté à la crise, il existe de nombreux indices laissant entrevoir une hausse de prix dans les prochains mois :

  • La forte chute de l’Euro face au Franc Suisse a rendu plus facile l’achat d’un bien immobilier. Avec un change à 1,6468 en Janvier 2008, il fallait disposer de CHF 576’380.- pour acheter un appartement de € 350’000.- contre CHF 469’000.- aujourd’hui.

  • Les taux d’intérêts bas favorisent l’achat d’un bien immobilier.

 

 


07/10/10 – Suppression du crédit d’impôt et nouvelles conditions pour le prêt à taux 0%

 

La ministre de l’économie, Christine Lagarde est récemment intervenue dans les médias pour donner les grands principes de la réforme des dispositifs d’aide à l’accession à la propriété prévue dans le budget 2011.

Pas de grande surprise avec la fin annoncée du crédit d’impôt, promesse phare du candidat Sarkozy.

A noter que les bénéficiaires actuels continueront de bénéficier des mesures qui durent 5 ans. Le taux de TVA à 5.5% pour les travaux de rénovation sera probablement relevé.

 

Le dispositif Scellier, considéré comme trop attractif, sera au moins affecté par le coup de rabot général de 10%. Gros volet de la réforme, la révision du prêt à taux  zéro (PTZ) qui sera désormais sans condition de ressources mais réservé aux primo-accédants.

Il bénéficiera au neuf comme à l’ancien, mais le barème sera progressif.

Il sera plus favorable pour les bas revenus, les habitants de la zone A (marché immobilier le plus tendu) et les acquéreurs d’un logement neuf.

 


01/09/10 – Nouvelles mesures pour l’assurance emprunteur

A compter de ce jour, entre en vigueur les nouvelles dispositions en mesure d’assurance emprunteur pour les crédits immobiliers.

Les consommateurs peuvent maintenant choisir entre l’assurance proposée par la banque, qui octroie le financement, ou une assurance individuelle souscrite auprès d’un autre organisme.

On parle dans ce cas d’une délégation d’assurance.


La part de l’assurance pouvant représenter jusqu’à 15% du coût d’un crédit immobilier, il s’agit donc d’un enjeu important pour l’emprunteur. Si ce type de délégation était jusqu’alors « toléré» par les banques, elle s’accompagnait souvent d’une majoration du taux du crédit de 0.10% à 0.20%.

A travers ces nouvelles mesures, les établissements bancaires ne peuvent plus lier le crédit et l’assurance. Ils ne pourront refuser une assurance extérieure, qu’en justifiant par écrit le manque de couverture proposée par cette dernière.