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03/02/2020 – Acheter en France devient plus compliqué pour les résidents suisses.

 

Pour une majorité de genevois, l’accession à la propriété n’est pas possible en Suisse. A défaut de pouvoir concrétiser leur projet dans leur pays de résidence, il fallait se tourner vers la France voisine pour réaliser son rêve de posséder sa maison. Cette tendance a été très amplifiée depuis l’entrée en vigueur des accords de libre circulation en 2003. La vague des achats en France avait connu un ralentissement il y a quelques années avec la montée en puissance du MCG et la préférence cantonale mais depuis quelque mois, les résidents suisses n’hésitaient plus à franchir la frontière pour acheter leur résidence principale. Cette tendance pourrait rapidement s’arrêter car il devient de plus en plus difficile de trouver un financement.

 

Les banque frontalières ferment le robinet des crédits

Quelques établissements bancaires avaient durci leurs conditions depuis quelques mois mais le mouvement s’est généralisé en ce début d’année 2020. Si par le passé, il était possible d’acheter uniquement avec l’argent de son 2ème pilier, cette période est maintenant révolu et les conditions d’apport ont été durci. Pour envisager d’obtenir un crédit immobilier il faut maintenant pouvoir financer l’intégralité des frais avec son apport personnel et apporter 10% du prix d’achat du logement. En dessous de ce pourcentage, il ne sera plus envisageable de devenir propriétaire en France. 

 

Des relations bancaires pas suffisamment rentables

Avec les taux d’intérêt négatifs et la réduction des marges  sur les assurances emprunteurs, les banques gagnent moins d’argent sur une opération de crédit. Pour rentabiliser l’opération de crédit, elles se “rattrapaient” sur la banque du quotidien, les flux des salaires, cartes bancaires etc…ou mais voilà une bonne partie des non-résidents qui achète en France continue de vivre en Suisse et n’utilise que faiblement leur compte en France. Dans ces conditions, les banques ont donc décidé d’accompagner les acheteurs présentant le moins de risque pour eux, à savoir ceux disposant d’un apport significatif pour qu’en cas de défaut de paiement, la somme due soit assurément couverte par la valeur du logement.

 

Pour certains profils, c’est mission impossible 

La situation professionnel est un critère pris en compte par les établissements bancaires au moment d’accorder. Si pour les personnes en période d’essai, il faudra attendre le terme, pour les indépendants la situation est beaucoup moins simple. Seul les professionnels de santé trouvent grâce auprès des banques. Pour les autres, le rêve aura du mal à devenir réalité.

 

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